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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Livre : "put**n de guerre", de Joshua Key  (Lu 6486 fois)

17 avril 2007 à 09:26:38
Lu 6486 fois

kartoffel


Le témoignage d'un soldat en Irak, les réalités de "Gulf War II" vues au jour le jour par un soldat qui a fini par déserter pendant une permission de la même manière qu'un soldat de la Wehrmacht aurait pu déserter en 1940.

Le comportement nazi de l'occupant à l'égard des irakiens, les viols de gamines, les meutres quotidiens et gratuits de vieux, d'enfants de femmes ou de n'importe qui, les soldats qui lâchent sur les civils toute leur frustration de se faire canarder par une résistance qu'ils ne voient jamais et à laquelle ils ne peuvent jamais répliquer. La haine de tout un peuple, conditionnée par des entraînements à la baïonnette où on leur fait lacérer des mannequins au cri de "à mort les hadji, à mort les moulouds" et la rengaine quotidienne qui dit que "ce sont tous des terroristes, même les enfants". Une guerre où quelques mots échangés avec un médecin irakien qui fume sa clope sur la terrasse d'un hôpital sont une fraternisation avec l'ennemi. Une guerre où un médecin américain qui n'a rien d'autre à faire refuse de soigner un routier irakien dont les tripes ont été mises à l'air par un obus rebelle : "je touche pas aux irakiens". Une guerre où on met à sac maison sur maison sans jamais rien trouver dedans et en envoyant systématiquement en détention tout mâle de plus de 1.50 après l'avoir copieusement tabassé. Une guerre où les têtes d'enfants éclatent sous les rafales de M-16, où on arrose au 12.7 les véhicules civils qui risquent de déranger la circulation des blindés américains et où des GIs jouent au foot avec les têtes de civils décapités à la mitrailleuse parce qu'ils étaient probablement au mauvais endroit au mauvais moment.

A tous ceux qui auraient encore des illusions au sujet de cette guerre, je ne peux que recommander la lecture de ce livre.

17 avril 2007 à 09:38:00
Réponse #1

Diesel


Je suppose que tu recommandes aux âmes sensibles de s'abstenir de le lire aussi.
C'est sans doute le genre de témoignage qui fait très mal.

Merci pour l'info Katho

17 avril 2007 à 10:02:52
Réponse #2

mazzeru


OK, encore un livre de plus sur l'horreur... >:(
attention, on va finir par devenir un forum philosophique.

Et ça nous étonne encore! Comme si une guerre, quelle qu'elle soit, puisse exacerber les penchants les plus nobles de l'homme...
Je crois me souvenir qu'au moyen âge, on faisait manger de la viande aux chevaux pour les rendre agressifs... :(
L'homme est un loup pour l'homme. Il est avant tout prédateur, et il suffit d'une situation de crise où tout semble possible pour que des instincts primaires réapparaissent, attisés par la haine, le sentiment d'impuni, la légitimation de l'action ou toute autre essence justifiant l'apparition d'un boulversement de l'ordre existant.

J'ai vécu enfant une "opération de maintien de l'ordre", dans un département Français (91) qui se nomme aujourd'hui l'Algérie. J'ai vu mon école maternelle sauter, mon père arrêté sans motif, des fouilles dans ma maison, des attentats, des clodos sur des tas d'ordure qui se faisaient shoter par des gosses de 10 ans, et tant de choses indescriptibles que 10 ans plus tard la peur et un instinct de survie incontrôlable me jettais à plat ventre en entendant le bruit d'un pétard ou d'un pot d'échappement...
J'ai aussi vu des familles qui, deux générations plus tard, restent marquées par cette épreuve.
Et encore, si je m'étais arrêté là dans cette prise de conscience de la folie humaine ;)

Que dire donc de toutes ces choses qui ont fait de nous des animaux dénaturés, comme le disait si justement Jean Bruller "Vercors".

Ne jugeons donc pas trop vite, car l'horreur peut plus vite qu'on le croit se trouver devant sa porte, et dieu seul sait comment chacun pourra réagir...

Un livre est souvent plus profitable à celui qui l'écrit qu'à celui qui le lit, car il permet de sortir de soi les miasmes de l'horreur.En aucun cas, il ne fera disparaitre l'horreur qui demeure depuis la nuit des temps, selon nos références actuelles de ce qui nous apparait comme horrible.

« Modifié: 17 avril 2007 à 10:10:47 par mazzeru »

17 avril 2007 à 10:07:03
Réponse #3

Diesel


On eut pu penser que le vietnam leur avait mis du plomb dans la cervelle...  >:(  >:D
Pas plus que tout les conflits du monde ont mis du plomb dans la cervelle de l'humanité.
La seule chose que permet la guerre, c'est de régresser au point de n'avoir que des réflexes primaires : la peur la haine, l'envie de dominer l'autre à tout prix, etc .... tout ce que l'éducation et la morale tente d'inculquer est balayé face à l'horreur de la guerre.
Personne n'est préparé à ça et on ne prépare pas à cela non plus y compris chez les militaires.
 ***
Ouais, on devient un forum de philosophe ici.
au moins, on utilise encore un peu la partie noble de notre cervelle.  ;D

17 avril 2007 à 10:07:47
Réponse #4

kartoffel


Mazzeru, tu as raison. Je suis content de ne pas avoir connu la guerre, mais je peux te dire que dans ma famille on en entend encore parler aussi. Ma grand mère se réveille encore parfois la nuit en hurlant des trucs sur les russes...

Mais justement, il y a tellement de fleurs au fusil dès qu'on parle de la guerre en Irak. Je suis content que des mecs, des américains qui étaient eux mêmes convaincus du bien-fondé de l'opération, commencent à dire tout haut ce qu'ils ont vu, qu'ils fassent bien piger à leurs correligionaires à quel point cette mascarade semble avoir pour seul but de faire un peu tourner les usines d'armement et d'entretenir une opinion publique docile sous couvert de grande cause mondiale. Bref, j'espère que ce livre sera largement lu aux USA.

17 avril 2007 à 10:42:33
Réponse #5

mazzeru


James,

J'aime bien les Américains qui, ne l'oublions pas, ont permis à la France de reprendre sa liberté en 1944. Ca, c'est pour la page historique... et pour la reconnaissance.

A ce que je sais des Forces Américaines...c'est qu' il ne savent pratiquement rien faire sans leur technologie et utilisent le plus souvent un marteau piqueur pour estourbir une mouche. ;)

Leur doctrine guerrière est très particulière (N'oublie pas qu'un guerrier ne se rend jamais, même à l'évidence), et peu adaptée au guéguèrrilla, surtout pour des unités conventionnelles. Enlève à un GI gonflé à la muscu son bungalow climatisé et sa bouffe aseptisée et la plupart du temps, il n'y a plus personne et surtout un moral au plus bas.


Leur comportement collectif est de surcroit relativement déroutant, empreint de bonne conscience religieuse et de nostalgie de peuple neuf et sans histoire, le tout guidé par le gourou "média".

Sans généraliser, j'aurais tendance à leur attribuer un psychologie d'enfant sur certains points, ce qui expliquerait peut être leur tendance à croire n'importe quoi et à changer d'avis très vite.

Celà dit, je les aime bien quand même... surtout pour le Jerky et le ketchup  :D :D :D ( j'aime pas le coca cola)

17 avril 2007 à 11:09:55
Réponse #6

Diesel


J'aime bien les Américains qui, ne l'oublions pas, ont permis à la France de reprendre sa liberté en 1944. Ca, c'est pour la page historique... et pour la reconnaissance.
Comme la France a contribué à l'émancipation des 13 colonies britanniques histoire de foutre un peu le bordel chez les anglais aussi.
On n'est pas enchaîné à avoir une reconnaissance éternelle et aveugle dans tous les cas. ça ne veut pas dire qu'on est pas prêt à les aider en cas de problème mais d'être critique.
Il ne faut pas tout confondre non plus.

Tu laisserais ton meilleur pote frapper sa femme sous prétexte que c'est un ami d'enfance ?.  C'est juste pour illustrer hein.  ;)
« Modifié: 17 avril 2007 à 13:15:19 par Diesel »

17 avril 2007 à 11:11:30
Réponse #7

mazzeru


Je me méfie toujours lorsqu'on commence à parler de la femme de son pote...

Un vieux réflexe estudiantin, sans doute ;) :D :D

17 avril 2007 à 12:37:02
Réponse #8

Nimbus


La grande difference c'est qu'en 40, en nous liberant, ils ont pas tabasse les mecs de plus de 15 ans, viole les femme et autres gentillesses, bref, ils n'ont pas joue les nazis de base, et ca c'est une GRANDE DIFFERENCE....
Si si, ils l'ont fait aussi. Y a eu des vols, viols, des assassinats...

Sachant  que ça arrive avec toutes les armées au contact de civils en temps de guerre, il faut évidemment relativiser, voir le nombre d'incidents... Mais il ne faut pas faire d'angélisme, il y en a eu et ils ont été minimisés (d'ailleurs le traitement de l'affaire était souvent différent suivant que le coupable était blanc ou noir) .

17 avril 2007 à 13:07:08
Réponse #9

Kilbith


C'est la journée.... ;)

Ayant le privilège (?) d'être originaire de Reims (couloir d'invasion et détruite à 80% en 1918), d'avoir un grand père ayant fait la première GM et occupé la Sarre en 1919, d'avoir eu de la famille proche près de Dunkerque (Bray Dune) en 1940, Mers el Kebir le 3 juillet 1940, dans la poche de Falaise en 1944 (Condé sur Noiraud) et d'avoir un oncle ayant participé à la bataille d'Alsace et à l'entrée en Allemagne pendant l'hiver 1945....Je n'ai plus beaucoup d'illusions depuis longtemps sur les bons et les méchants...
Ayant quelques remarques à faire sur les comportements (par ordre d'apparition) des Cosaques, Prussiens, Allemands, Anglais, Américains, Francais (et la diversité de ses composantes en 1945)...

La guerre, c'est la guerre et vouloir y trouver des lois.... :'(


En revanche, sur le sujet de la culture militaire américaine qui est effectivement différente de la notre, je recommande vivement l'ouvrage d'un vrai connaisseur de ce sujet ; qui est en même temps quelqu'un qui fait honneur par son érudition à nos armes :

Général Vincent Desportes : "L'Amérique en Armes : anatomie d'une puissance militaire"  Economica 2002.
http://www.infoguerre.com/fichiers/amerique_en_armes.pdf

Did, ;)
« Modifié: 17 avril 2007 à 17:19:14 par Kilbith »

17 avril 2007 à 13:07:41
Réponse #10

mazzeru


Ben ouai

Ya pas de guerre propre et d'armée qui lave plus blanc que l'autre ( ou noir ...)

Quand on excite des mecs et qu'on leurs demande de tuer, le plus difficile, je crois, c'est de leurs demander d'arrêter...
Les règles habituelles sont tellement baffouées que certains n'arrêtent jamais... ou vont à la guerre pour continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait.
On appelle celà pudiquement " traumatisme de guerre", un stress qui ne s'en va jamais et qui fait se réveiller la nuit en hurlant.

Le principe, pour un civil, quelle que soit sa race, sa couleur, sa langue ou sa culture, c'est de ne pas rentrer dans les statistiques des "dommages collatéraux"...

Le principe, pour un militaire, c'est d'exécuter des ordres en restant vivant dans l'instant, en mettant tout en oeuvre pour gagner la guerre, et en ne devenant pas un criminel de guerre après avoir reçu ses médailles...

Les seuls gagnants du truc, c'est ceux qui regardent et jugent à la lumière de l'histoire et des commentaires des médias, assis derrière leur bonne conscience et devant leur écran de TV.

PS : James  Désolé, mais les Anglais à Mers el Kébir, il n'ont pas fait que de la figuration. J'aime aussi beaucoup leur christmas Pudding  ;) :D :D :D

17 avril 2007 à 13:28:55
Réponse #11

kartoffel


N'ayant ni votre culture de l'histoire militaire, ni la connaissance des USA ou de la région Persique, ni votre capital réflexion, je ne mettrai pas les pieds dans le débat que vous entamez. Et dit en passant, je n'ai rien personnellement contre les américains. Au contraire même, mon père a passé plusieurs mois aux US dans les années 70, se déplaçant en stop et vivant de petits boulots, et il m'a toujours vanté l'accueil qui lui était réservé partout où il allait. Et je ne parle même pas des touristes américains que j'ai croisés un peu partout en Europe, qui par définition ont un peu plus d'ouverture d'esprit que le gars qui reste chez lui à astiquer sa collection de calibres en alimentant les forums de "fuckfrance.com".

Moi, j'y connais rien, j'y étais pas, j'ai pas fait l'armée et jamais connu la guerre. Ce que je vous dit, c'est juste un condensé du livre écrit par un déserteur. C'est un point de vue, et je le trouve cohérent.

Par contre, le point sur lequel je voulais le plus mettre le doigt, le truc le plus flagrant dans le témoignage de ce soldat, c'est la totale absence d'objectif tangible assigné aux hommes du terrain, et en conséquence, la totale absence de résultats probants. Ils sont là, ne savent pas pourquoi, se prennent pendant des mois des obus de mortier par des gars qu'ils ne voient jamais et butent des petites filles pour évacuer leur nervosité.
Les raisons fantoches qui ont poussées à faire cette guerre (terrorisme, armes de destruction massive, démocratie) sont absentes du début à la fin de l'intervention américaine.

En second lieu, l'emploi militaires pour jouer le rôle de policiers vis à vis d'une population dont, lors de leurs classes, ils ont été endoctrinés à haïr chaque individu ne produit évidemment pas un effet des plus heureux. Pire, les nouveaux policiers irakiens, formés par les soldats américains, semblent avoir envers leurs propres compatriotes le même comportement tyrannique : viols, pillage etc... Je m'abstiendrai de commentaires plus provocateurs sur la dictature policière qui semble s'être installée.

Le mieux qu'ils aient réussi à faire, c'est à donner de bonnes raisons aux irakiens de renforcer leurs réseaux de résistance. On dirait que plus les américains sont là, plus ils remuent le couteau dans la plaie, plus la société irakienne aura de bonnes raisons de confier ses espoirs à des mouvances différentes, comme par exemple les islamistes.
« Modifié: 17 avril 2007 à 15:10:10 par kartoffel »

17 avril 2007 à 13:47:27
Réponse #12

Kilbith


N'ayant ni votre culture de l'histoire militaire, ni la connaissance des USA ou de la région Persique, ni votre capital réflexion, je ne mettrai pas les pieds dans le débat que vous entamez. Et dit en passant, je n'ai rien personnellement contre les américains. Au contraire même, mon père a passé plusieurs mois aux US dans les années 70, se déplaçant en stop et vivant de petits boulots, et il m'a toujours vanté l'accueil qui lui était réservé partout où il allait. Et je ne parle même pas des touristes américains que j'ai croisés un peu partout en Europe, qui par définition ont un peu plus d'ouverture d'esprit que le gars qui reste chez lui à astiquer sa collection de calibres en alimentant les forums de "fuckfrance.com".

Moi, j'y connais rien, j'y étais pas, j'ai pas fait l'armée et jamais connu la guerre. Ce que je vous dit, c'est juste un condensé du livre écrit par un déserteur. C'est un point de vue, et je le trouve cohérent.

Par contre, le point sur lequel je voulais le plus mettre le doigt, le truc le plus flagrant dans le témoignage de ce soldat, c'est la totale absence d'objectif tangible assigné aux hommes du terrain, et en conséquence, la totale absence de résultats probants. Ils sont là, ne savent pas pourquoi, se prennent pendant des mois des obus de mortier par des gars qu'ils ne voient jamais et butent des petites filles pour évacuer leur nervosité.
Les raisons fantoches qui ont poussées à faire cette guerre (terrorisme, armes de destruction massive, démocratie) sont absentes du début à la fin de l'intervention américaine.

Le mieux qu'ils aient réussi à faire, c'est à donner de bonnes raisons aux irakiens de renforcer leurs réseaux de résistance. On dirait que plus les américains sont là, plus ils remuent le couteau dans la plaie, plus la société irakienne aura de bonnes raisons de confier ses espoirs à des mouvances différentes, comme par exemple les islamistes.

Ben moi je trouve ton message super intéressant comme souvent....Ceci dit je n'ai pas plus de raison de prendre au pieds de la lettre les déclarations d'un déserteur que celles émanant d'un soldat membre du parti républicain, de la NRA et engagé volontaire....

Même inconsciemment, ils auront tendance à mettre l'accent sur ce qui les arrange. Ne serait-ce que pour gérer la "dissonance cognitive", courante dans cette situation. Un peu comme au bon vieux temps de la guerre "froide" ou les reporters de Minute prenaient les photos devant les files d'attentes de boulangerie à Moscou pendant que ceux de la Pravda photographiaient  les files d'attentes devant l'Olympia pour le concert de cloclo et titraient : "Un bon exemple de files d'attentes à Paris"....

Maintenant que des jeunes s'étant engagés faute de mieux, souvent paumés et désoeuvrés (sinon ils seraient restés au pays pour la majorité me semble-t-il), ayant le sentiment d'une relative impunité, pouvant mourir à tout moment (quid d'une éventuelle sanction à venir), armés (c'est toujours plus facile), entrainés à ne pas s'identifier à l'adversaire ou à ce qui lui ressemble (et dans le cas d'une guerilla, l'adversaire c'est potentiellement tout les "autres" : c'est un des objectifs d'une guerilla), sans présence féminine et sans contrôle social habituel (amis, familles...) depuis des mois, soumis à un état agentique (c'est la base de l'entraînement quand même) et sous stress....abusent de la situation...Je ne suis pas à convaincre !

Dans une guerre la vérité est la première victime.
« Modifié: 17 avril 2007 à 14:20:55 par Kilbith »

17 avril 2007 à 13:51:38
Réponse #13

mazzeru


Yep,Yep  TAFDAK

Souvenons nous de la Roumanie

La vérité est ailleurs, comme pour Xfile

Fermez le Banc  ;) :D :D :D

17 avril 2007 à 14:04:17
Réponse #14

Diesel


Dans une guerre la vérité est la première victime.
Raison de plus de laisser parler tout le monde histoire de ne pas se contenter que d'un point de vue
Didier tu es mon idole.  :love:

Ceci dit, j'aurai tendance à accorder plus de crédit à un déserteur qu'à un mec de la NRA.  ;D

17 avril 2007 à 15:58:48
Réponse #15

vince


Je plussoie énormément avec ce que dit Mazzeru dans son premier post, pour moi aussi avoir vécu quelques années en zone de conflit.
Par contre, je considère pas les ricains comme la femme de mon meilleur pote. D'abord l'analogie interpersonnelle n'a rien à voir avec les relations internationales ; un Etat n'a ni amis ni morale disait le grand charles. Bref, pour relier ceci aux dires de Mazzeru et à mon expérience : je ne me fais aucune illusion sur les autres, sur moi, sur une armée en campagne, sur les rapports officiels, sur la fabrique de l'information, sur mes voisins sympathiques, ni même sur mon meilleur ami (enfin j'essaie 8) )
Je trouve donc que parler d'ingratitude est insultant pour ceux qui n'éprouvent rien de spécifique pour les États-unis parce que c'est forcer une opinion historique générale à coups de moralisation, et remettre en cause mes qualités relationnelles à propos de rien moins qu'un immense pays.
Je sais que Braudel a vieilli, mais je pense souvent à un vieux prof qui nous demandait pourquoi l'occident serait plus mickey, macdo, wallstreet que la Bible et les Grecs. Grossière schématisation, mais ça fait du bien de le dire et cette section est faite pour délirer... ;D
« Modifié: 17 avril 2007 à 16:52:25 par vince »

17 avril 2007 à 16:31:29
Réponse #16

Kilbith


Salut,

Vince sur la deuxième partie de ton message...

Sans tomber dans le romantisme, et sans dénigrer Fernand....il faut admettre que même les états peuvent avoir des affinités, ne serait-ce qu'en raison de leur géographie...

Et puis, perso, si mes amis peuvent parfois m'enerver, je les distingue clairement de mes ennemis. Mes amis me feront parfois du tort, mes ennemis me feront toujours du tort.

D'un autre coté, les ennemis ne risquent pas, eux, de trahir.... :D :D :D

did, ;)
« Modifié: 17 avril 2007 à 17:17:45 par Kilbith »

17 avril 2007 à 16:40:46
Réponse #17

vince


Ouaip Kilbith
c'est pour ça qu'au fond, j'essaie de pas trop personnifier les collectifs qui sont avant tout des concepts ; c'est difficile on est vachement formatés. Sinon après on est obligé de définir des identités collectives et on n'est pas couchés. Déjà que définir un individu, un ami ou un ennemi, c'est pas simple...  :)
à pluche



17 avril 2007 à 19:02:39
Réponse #18

emmuel


Salut,

Vince sur la deuxième partie de ton message...

Sans tomber dans le romantisme, et sans dénigrer Fernand....il faut admettre que même les états peuvent avoir des affinités, ne serait-ce qu'en raison de leur géographie...


Il semblerait (Cf la doctrine des bonnes intentions de chomsky, chez fayard, mon histoire d'amérique, Russel banks, chez Actes Sud) que le gouvernement américain, de grosses entreprises industrielles (come Ford), ainsi qu'une bonne partie de la population, ai eues pas mal d'affinités avec l'allemagne nazie, avant que des considérations économico-géopolitico-commerciale ne fassent pencher la balance vers la libération. Ce qui a commencée par une bonne campagne de propagande sur le territoire américain pour "vendre" l'engagement armé à la population.

D'ailleurs, si je ne m'abuse ça avait déja été le cas en 14 quand les sous-marins allemands commencaient à menacer le trafic commercial…
Ce qui ne signifie pas que je m'en plaigne… Quelles qu'en soient les causes, les résultats sont là…
Mais l'origine de l'action n'a pas grand chose avec la morale ou la cause liberté…

17 avril 2007 à 19:08:58
Réponse #19

emmuel


Quand aux actes répréhensibles des forces d'occupation américaine… ou de toute armée il me semble que le camps du vainqueur juge les crimes non ? Il y a une "anecdote" à ce sujet que je livre à votre reflection. Durant le tribunal de Nuremberg, un Capitaine de sous -amarin allemand a été inculpé. Il a appelé pour sa défense une capitaine de sous marin américain, passible d'inculpation pour les mêmes actes. Ce capitaine de sous-marin allemand en est sorti indeme.

17 avril 2007 à 19:30:15
Réponse #20

Kilbith


Salut Emmuel,

Je n'ai jamais dit que les américains étaient rentré en guerre en 1917 pour remercier Lafayette et faire payer les Hessois qui étaient au service des anglais.... ;D ;D ;D

c'est vrai que Georges Washington a été condamné à mort pour félonie par nos tribunaux durant la guerre de Sept ans (indian wars). C'est vrai que le "sang impur" de la Marseillaise s'adressait initialement aux américains.....c'est vrai que Lindbergh n'était pas pour la guerre contre l'allemagne (litote) de même que le président américain avait fait de la non intervention la promesse principale de sa campagne. D'ailleurs les américains n'ont pas déclaré la guerre à l'allemagne à la suite de Pearl Harbour, Hitler les a précédé. Par certain qu'ils l'auraient fait...majorité peu vraisemblable : la loi prêt bail (lend and lease) était passée de très peu.
http://www.armee-americaine.net/main.php?p=interventionnisme

Une démocratie ne s'engage dans une guerre (une vraie, celle ou elle risque de disparaître) que lorsqu'il n'est pas possible de faire autrement. C'est comme ça. Même quand elle s'engage...ce n'est pas gagné : voir l'invasion de la Pologne en 1939. "Mourir pour Dantzig" cela ne déclenche pas l'enthousiasme chez le citoyen électeur.

Maintenant, le pauvre type qui s'est pris une balle à Omaha beach....au delà de toute considération géostratégique il a peut être laissé des orphelins, une veuve, une mère inconsolable....le moins que je puisse faire c'est de l'en remercier. ;)

Maintenant, je suis d'accord : les états n'ont pas d'âmes....ils ont des intérêts. Ne reprochons pas aux autres ce que nous ferions à leur place....


Pour ton second message : Tafdak.

did, ;)
« Modifié: 17 avril 2007 à 22:44:32 par Kilbith »

18 avril 2007 à 01:37:00
Réponse #21

emmuel


Je n'ai jamais dit que les américains étaient rentré en guerre en 1917 pour remercier Lafayette et faire payer les Hessois qui étaient au service des anglais.... ;D ;D ;D
Moi non plus je ne disais pas que tu le disais. Juste je rebondissais.

Maintenant, le pauvre type qui s'est pris une balle à Omaha beach....au delà de toute considération géostratégique il a peut être laissé des orphelins, une veuve, une mère inconsolable....le moins que je puisse faire c'est de l'en remercier. ;)

Ca va sans dire. Mais ça va mieux en le disant, oui.
Je voulais aussi souligner qu'à un moment donné, n'importe qui aurait pu le remercier. Là, on lui a dit que c'était nous qui étions les gentils et il l'a cru. On a eu de la chance.
Ce dont il faut se rendre compte c'estqu'ona bénéficiés d'une propagande très très efficace… En 14 aussi. La chose était toute nouvelle… La méthode arrivait de Londres. 
C'est très efficace, la propagande, mais ça a son revers, heureusement.
Pour fonctionner réellement elle doit se faire de plus en plus subtile et le recours violent, la censure, ce genre de choses se font plus rare dans les pays où elle fonctionne très bien, dans les pays où parfois on la surnomme improprement "culture". La France, les Etats-Unis, l'Angleterre, par exemple.
Alors un peu paradoxalement c'estce système même qui permet au gars d'écrire son livre, de le publier, et de le diffuser. Chose impensable il y a quarante ans me semble-t-il, mais peut-être me je plante.

18 avril 2007 à 09:44:25
Réponse #22

Diesel


Alors un peu paradoxalement c'estce système même qui permet au gars d'écrire son livre, de le publier, et de le diffuser. Chose impensable il y a quarante ans me semble-t-il, mais peut-être me je plante.
Oh tu sais, faut-il encore pouvoir le publier.  ;)
Il y a quelques cas comme ça de livre qui n'ont jamais trouvé d'éditeur. Le système peut être vérouillé si besoin.
Certains livres tristement célèbres depuis sont passé à la trappe. Pas plus tard que cette année la fameuse bio de Cécilia S. a eu quelques problèmes pour être édité par exemple. Son ex-nouveau-futur-en attendant la prochaine-mari n'a semble t-il pas aimé et l'a fait savoir directement à l'éditeur.

La "propagande" fait parti intégrante de notre vie. En fait on passe notre vie à en bouffer à toute les sauces et tu es bien placé pour le savoir en plus Juju.  ;D
Beaucoup de démocratie ce sont rendu compte que c'était plus simple de noyer mes gens sous des tonnes de papier que d'interdire un truc . Le temps de faire le tri et hop, c'est oublié.
Sans compter que la liberté de la presse est souvent bien relative ou inféodée.
Il suffit de regarder à qui appartiennent les grands groupes de presse et comment sont traités certains sujets.
L'autocensure est encore pire que la censure direct ici bas. ^-^

On parlait de quoi déjà au fait ?.  ;D

 


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