N'ayant ni votre culture de l'histoire militaire, ni la connaissance des USA ou de la région Persique, ni votre capital réflexion, je ne mettrai pas les pieds dans le débat que vous entamez. Et dit en passant, je n'ai rien personnellement contre les américains. Au contraire même, mon père a passé plusieurs mois aux US dans les années 70, se déplaçant en stop et vivant de petits boulots, et il m'a toujours vanté l'accueil qui lui était réservé partout où il allait. Et je ne parle même pas des touristes américains que j'ai croisés un peu partout en Europe, qui par définition ont un peu plus d'ouverture d'esprit que le gars qui reste chez lui à astiquer sa collection de calibres en alimentant les forums de "fuckfrance.com".
Moi, j'y connais rien, j'y étais pas, j'ai pas fait l'armée et jamais connu la guerre. Ce que je vous dit, c'est juste un condensé du livre écrit par un déserteur. C'est un point de vue, et je le trouve cohérent.
Par contre, le point sur lequel je voulais le plus mettre le doigt, le truc le plus flagrant dans le témoignage de ce soldat, c'est la totale absence d'objectif tangible assigné aux hommes du terrain, et en conséquence, la totale absence de résultats probants. Ils sont là, ne savent pas pourquoi, se prennent pendant des mois des obus de mortier par des gars qu'ils ne voient jamais et butent des petites filles pour évacuer leur nervosité.
Les raisons fantoches qui ont poussées à faire cette guerre (terrorisme, armes de destruction massive, démocratie) sont absentes du début à la fin de l'intervention américaine.
En second lieu, l'emploi militaires pour jouer le rôle de policiers vis à vis d'une population dont, lors de leurs classes, ils ont été endoctrinés à haïr chaque individu ne produit évidemment pas un effet des plus heureux. Pire, les nouveaux policiers irakiens, formés par les soldats américains, semblent avoir envers leurs propres compatriotes le même comportement tyrannique : viols, pillage etc... Je m'abstiendrai de commentaires plus provocateurs sur la dictature policière qui semble s'être installée.
Le mieux qu'ils aient réussi à faire, c'est à donner de bonnes raisons aux irakiens de renforcer leurs réseaux de résistance. On dirait que plus les américains sont là, plus ils remuent le couteau dans la plaie, plus la société irakienne aura de bonnes raisons de confier ses espoirs à des mouvances différentes, comme par exemple les islamistes.