Bonjour,
Je vais peut être vous choquer, mais j'ai un avis quelque peu polémique sur la question.
Aujourd'hui, la société a des règles. C'est ce qui garanti et stabilise son ordre social et son ordre économique.
Ces règles évoluent rapidement, et s'accélérent au fil du temps.
En 68, porter les cheveux longs ou un blouson noir était à la fois une marque de refus et d'appartenance, tout en faisant peur. Aujourd'hui, les chansons "révolutionnaires" de Gainsbourg ne choquent plus personne, et pire, sont passées dans les classiques

Alors, marquer son appartenance, ou son opinion en campant sur des positions extrêmes, violentes, agressives... amènent obligatoirement la société à évoluer, mais aussi à évoluer soi même... c'est la vie.
On commence révolutionnaire, et l'on fini quelque peu raisonnable, après être passé par multes étapes indispensables à son évolution.
J'ai porté les cheveux longs en 68... et je suis un affreux patron aujourd'hui... qui se lamente lorsque son schtoumps de fils porte des bénards qui tombent jusqu'au genoux, et que sa schtoumptette de fille porte les mémes bénards au raz de la ....
Ce qui m'interpelle aujourd'hui, c'est tout de même la violence permanente des rapports humaines. C'est vrai que l'on s'est toujours mis sur la courge, quelle que soit l'époque, mais le sentiment de violence gratuite est là, permanent, et entretenu par les médias et peut être aussi un peu par une société qui en a besoin et s'en nourri.
Je fais la guerre à mon fiston qui passe le plus clair de son temps devant un écran d'ordinateur à jouer sur des jeux de "boum boum baston", et qui est hyper agressif après cette détente qui n'en est pas une. Ce WE, je l'ai emmené au fond des bois ramasser des champignons et diverses bricoles, et j'ai constaté qu'en étant occupé, et en bougeant un peu de son cadre habituel, son comportement était plus raisonnable et détendu.
Celà m'à d'ailleurs permis d'apprendre qu'il se baladait en permanence avec un couteau sur lui... au cas où il était agressé par des "caillrats" ( qu'il dit)... il a 12 ans...
Autant vous dire que je lui ai expliqué un peu la musique, mais voilà... une société qui ne gère pas sa violence arrive inévitablement à une insurection imprévisible et spontannée. C'est sa double face de Janus.
Ne nous posons pas la question des responsabilités. C'est peine perdue, car nous sommes tous, nous même responsables. La seule question à se poser est sans doute comment répondre à la violence afin de ne pas l'attiser davantage. C'est très délicat, car cette réflexion d'intellectuel ne permet pas de se mettre à la place des CRS, Policiers, Mobiles on Gendarmes GD qui sont au contact tous les jours avec tout ça. Ce qui est vrai d'un coté est aussi vrai de l'autre. Se contrôler devient difficile dans une action ou tout est incontrôlable.
Alors, les insurections des Banlieux: fantasme ou réalité?
C'est un abcès qui se crève de temps en temps, et de manière de plus en plus régulière, notamment grace aux téléphones portables qui permettent à des foules de se regrouper rapidement. Faudra t il couper les téléphones portables pour autant?
J'espère ne pas avoir été trop rasoir dans mes propos de papy
