Hmmm, les copains ont dit l'essentiel je pense, cependant :
Elle a certainement souffert de sa relation précédente et il se peut que tu en fasses les frais. Ce n'est pas une raison suffisante pour que tu t'emplatres la "totale" sous prétexte que tu es un homme compréhensif, car tu as, toi aussi ton histoire avec tes souffrances. Elles sont tout aussi recevables et acceptables que les siennes. Il est difficile d'accorder ses violons et avant de jouer le morceau comme il convient, les répétitions sont nécessaires.
Pour jouer en harmonie et en respectant la partition, chacun des instruments doit laisser suffisament de place aux autres ( respect par ex le premier violon ne peut jouer seul, il a aussi besoin de la contrebasse !). Les compromis ne durent qu'un temps et doivent ( amha) être posés dans la manière de les faire, mais aussi dans le temps ( je te laisse le temps d'arranger ton appart pour recevoir tes enfants avant de m'installer avec toi par ex), cad ( encore une fois !) dans un cadre bien défini par les deux parties. Ce n'est ni plus ni moins qu'une espèce de contrat écrit avec d'autfres mots que ceux de l'habitude. Il vous faut beaucoup parler, vraiment beaucoup. Mais la parole doit être partagée, cahcun des deux parle, c'est pas : un qui parle et l'autre écoute.
Si vous devez passer par la souffrance, soit, mais qu'aucun de vous ne puisse l'ignorer. C'est peut-être le prix à payer, mais il doit être payé ensemble.
Te protèger, certainement, mais prends garde tout de même à ne pas verrouiller la porte à double tour.
N'attends pas ( l'attente de l'autre, c'est l'esclavage à coup sûr), mais "laisse ouvert" en montrant que tu le fais. Ce faisant, tu poses tes limites et tu lui laisses le choix, ça je crois que c'est important. Et enfin, si vous pouvez vous extraire de la notion d'échec ou de responsabilité "fautive", ça sera pas pire ! Si vous n'y arrivez pas , c'est que vous n'êtes tout bêtement pas encore prêts ou pas assez prêts.
Après un "échec" conjugal, il est difficile d'avoir envie de reconstruire quelque chose avec un(e) autre et de reprendre les mêmes risques que la première fois, c'est simplement humain comme réaction, on a peur... C'est difficile d'avoir confiance...
Mais avant tout fais ce dont tu as envie d'abord car : personne ne peut prétendre faire les choix à ta place. Tes enfants vont faire leur vie dans très peu de temps ( ça passe super vite ! ça ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi, mais bon tu sais bien...) et saches le, même si tu n'avais pas divorcé, tu aurais "loupé" des trucs avec tes gamins. Les pères c'est fait pour ça, pour que les mômes se fassent les dents dessus, jusqu'à un moment où il ne faut plus qu'ils le fassent ( ça c'est encore un truc vachement simple !) et tu peux me croire, les gamins y vont pas se gèner....

Donc pour moi, en résumé, laisses donc la porte ouverte en mettant un petit mot dessus : " Je suis parti faire un petit tour, si tu veux rentre..."
Elle rentrera peut être et fera du café( confiance dans l'avenir, prête à tenter le coup, à mouiller le tee-shirt pour y arriver)... Ou elle ne rentrera pas( trop peur) et c'est toi qui le fera, mais de toute façon, il sera bon quand même.... le café.

Laisse la porte ouverte, l'air frais c'est jamais mauvais...