Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisament lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart de temps aucune réaction, aucune opposition, aucun instint de survie.
Si tu as le sens assez critique pour réagir et te poser des questions, c'est la marginalisation assurée avec les conséquences qui vont bien, ou se situe la frontière entre vie et survie ?
Ce n'est pas d'aujourd'hui, mais c'est le grand schéma des décisions qui peuvent faire très mal, j'illustre, pendant les conflits, les mêmes personnes sont soient des résistants soient des terroristes, tout dépend de la masse bien pensente qui les juge. C'est malheureusement valable pour toutes les actions de notre vie, rien n'est bien ni mal.
C'est aussi le principe de base des manipulations de masse, la plus grande ATTENTION est conseillé aux libertaires de tous ordres.
L'instinct de survie, c'est ce qui nous pousse à sortir de la situation de survie...
L'instinct de survie est à mes yeux, la petite flamme qui brille dans la nuit de ma volonté et qui fait, par je ne sais quel processus, que je respire encore. C'est cette formidable force qui donne le coup de fouet pour faire faire le geste qu'il faut à la dernière seconde.
La situation de survie, à mes yeux, c'est lorsqu'on perd ses certitudes et ses repères, je reprends l'exemple de mon ami, avec son cursus, la survie n'a pas le même sens pour lui que pour moi et il n'est nullement question d'instinct, celui là, il fera que je m'en sortirai s'il est gentil, sinon adieu monde cruel !
Quand je me suis retrouvé à la rue, je ne peux pas dire que mon instinct de survie m'ai beaucoup aidé, j'étais dans une situation (que j'avais indirectement construite) de survie urbaine. Après, quand ça chie vraiment, oui, l'instinct est là pour les coups de pied au cul (merci la vie). Pour le quotidien, il faut le construire.
Je pense que le fait de vivre cet état de survie, et de trouver la force de se battre, fait prendre confiance en soi pour les batailles à venir
Perso, je trouve que ça use sévère et je doute de plus en plus que je puisse mener encore beaucoup de combat, c'est ce que je ressents mais je ne suis un parangon pour personne et même pas pour moi-même car je sais par expérience que nous sommes tous capables de ressource que nous ne soupçonnons pas.
Humain, je suis assez d'accord avec toi, tout est dans le dosage, mais faut-il encore avoir le bon.
Vagabond