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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Quand entre-t-on dans une phase de survie ?  (Lu 10515 fois)

27 juillet 2009 à 17:07:49
Réponse #25

régis


Merci RégisCollier, c'est une vraie leçon de courage.
 
Excellente question, tu m'oblige à me torturer les neuronnes.

Vagabond
Ho la la … !!!! :o
 la c’est des questions de Philosophie, c’est  grave … Ha non, c’est lundi , c’est normal… :crazy:
Attention, Vagabond, ne parle pas de torture …. :fouet:



27 juillet 2009 à 17:22:22
Réponse #26

vagabond


Je suis très économe, alors j'évite de me servir de mes neurones. Imagine le choc quand j'essaie de trouver un début de réponse à ta question !

Trève d'humour, je trouve que ta question est vraiment pertinente car si je réfléchi un peu, c'est une question qui pousse très loin les limites de mes perceptions du monde et de ma culture.

Vagabond

27 juillet 2009 à 17:25:07
Réponse #27

régis


Je suis très économe, alors j'évite de me servir de mes neurones. Imagine le choc quand j'essaie de trouver un début de réponse à ta question !

Trève d'humour, je trouve que ta question est vraiment pertinente car si je réfléchi un peu, c'est une question qui pousse très loin les limites de mes perceptions du monde et de ma culture.

Vagabond
je sais , je me doute ... moi j'ai passé quatre mois a me poser cette question, presque au quotidien , et je n'ai pas ou peut trouvé de reponse...

27 juillet 2009 à 17:49:47
Réponse #28

Humain



Ne serais t’on pas tous en situation de survie permanente … ???? :blink:


Sans doute oui, mais selon un code de couleurs comme pour celui de l'alerte:
Blanc: Le garde-manger est plein, le toit est solide, l'entourage est fiable, le job sûr, ..., puis jaune, orange, et enfin rouge...
C'est à chacun de faire sa propre "échelle de survie".

  l'Humain
« Modifié: 27 juillet 2009 à 18:51:22 par Humain »

27 juillet 2009 à 17:53:23
Réponse #29

régis


Sans doute oui, mais selon un code de couleurs comme pour celui de l'alerte:
Blanc: Le garde-manger est plein, le toit est solide, l'entourage est fiable, le job sûr, ..., puis jaune, orange, et enfin rouge...
C'est à chaqu'un de faire sa propre "échelle de survie".

  l'Humain
Oui, bien sur , mais l'echelle de survie on la fait bien souvent quand le "pepin" est arrivé ... d'ou le tres grand interré du forum de David, qui nous permet d'aprehender avant que cela n'arrive ...

27 juillet 2009 à 18:07:41
Réponse #30

vagabond


Oui, bien sur , mais l'echelle de survie on la fait bien souvent quand le "pepin" est arrivé ... d'ou le tres grand interré du forum de David, qui nous permet d'aprehender avant que cela n'arrive ...
Oui, mais faut-il encore avoir la capacité de s'adapter. Je crois que c'est des plus gros handicap en phase problème.

Vagabond

27 juillet 2009 à 21:35:41
Réponse #31

Patrick


Sans doute oui, mais selon un code de couleurs comme pour celui de l'alerte:
Blanc: Le garde-manger est plein, le toit est solide, l'entourage est fiable, le job sûr, ..., puis jaune, orange, et enfin rouge...
Sauf qu'en la matière, comme pour tout, le code blanc est une illusion à laquelle nous nous raccrochons comme un mantra. A l'opposé, le code rouge ne peut durer éternellement, non plus.

27 juillet 2009 à 22:11:43
Réponse #32

Anke


En fait nous sommes tous des grenouilles dans la casserole d'eau froide sur le feu. Notre pb, c'est juste de savoir ( comprendre ?) quand il va falloir sortir pour ne pas finir bouillis.... Alors on se regarde et on s'interroge : " Qu'est-ce t'en pense toi ? Elle est bonne ! Mwouais... un poil chaude non ? Pas con ! Allez viens on se casse de là ! Ok, attends j'appelle les potes . Eh, les mecs......"

27 juillet 2009 à 22:16:05
Réponse #33

Humain


Sauf qu'en la matière, comme pour tout, le code blanc est une illusion à laquelle nous nous raccrochons comme un mantra. A l'opposé, le code rouge ne peut durer éternellement, non plus.
Non  :) . Ce n'est pas un "blanc plus blanc que blanc" mais plutôt un blanc cassé, un gris clair  ;D .
Le code rouge peut durer jusqu'au "pétage de plomb". "Heureusement" on s'adapte souvent à la situation pour repasser à l'orange. Mais est-ce forcèment une bonne chose?

27 juillet 2009 à 23:24:57
Réponse #34

vagabond


Le code rouge peut durer jusqu'au "pétage de plomb". "Heureusement" on s'adapte souvent à la situation pour repasser à l'orange. Mais est-ce forcèment une bonne chose?

Ne serais t’on pas tous en situation de survie permanente … ???? :blink:

Je ne sais pas pour vous, mais j'ai l'impression que ces deux phrases nous donnent un bon début de réponse !

Vagabond

28 juillet 2009 à 00:46:13
Réponse #35

vagabond


Un pas l'un après l'autre, sans pouvoir projeter la minute d'après, c'est comme ça que je m'en suis sorti, mais ça ne vaut que pour moi.

L'important, pour chacun, c'est de s'en sortir.

Vagabond

28 juillet 2009 à 01:09:13
Réponse #36

ptitloupdu61


olivier Clerc, écrivain et philosophe a envoyé un petit conte d'une grande richesse d'enseignement. Il s'agit du principe de la grenouille chauffée:


imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.
La grenouille trouve cela plutot agréable et continu de nager.
La température continue de grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant

L'eau est cette fois vraiment chaude; la grenouille commence a trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter, jusqu'au moment où la grenouille va tout simplemetn finir par cuire et mourrir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50 degrès, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisament lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart de temps aucune réaction, aucune opposition, aucun instint de survie.

28 juillet 2009 à 01:29:23
Réponse #37

ptitloupdu61


Quand j'ai cru vivre ma dernière seconde, mon dernier souffle, j'ai eu un quart de seconde pour réagir aux cris de mes enfants, et pour réagir que pour eux je devais me battre!!
Je pense que le fait de vivre cet état de survie, et de trouver la force de se battre, fait prendre confiance en soi pour les batailles à venir, mais la vie m'a aussi appris qu'il faut s'accrocher avant tout à soi même, car le plus   gros des rochers peut se montrer moins fiable qu'on ne le pensait, et céder!!!!! ;)

28 juillet 2009 à 07:18:46
Réponse #38

bison solitaire


Tous les posts sont captivants, mais ne confond-on pas là la situation de survie proprement dite de l'instinct de survie?
La situation de survie revêt plusieurs formes selon notre perception des choses (et là même en guise de métaphore je me rapproche des mots que j'ai emprunté à PP sur mon premier post sur le sujet).
L'instinct de survie, c'est ce qui nous pousse à sortir de la situation de survie...

28 juillet 2009 à 09:15:50
Réponse #39

Humain


Tous les posts sont captivants, mais ne confond-on pas là la situation de survie proprement dite de l'instinct de survie?
La situation de survie revêt plusieurs formes selon notre perception des choses (et là même en guise de métaphore je me rapproche des mots que j'ai emprunté à PP sur mon premier post sur le sujet).
L'instinct de survie, c'est ce qui nous pousse à sortir de la situation de survie...

Je me souviens de l'intervention de PP lors du premier stage de DIE:
pour un militaire, la situation de survie commence lorsqu'il a entamé sa dernier ration d'eau et de nourriture.


Donc la situation de survie serait l'environnement qui nous met en survie, et l'instinct de survie serait le moteur de la survie.
C'est la perception de la situation de survie qui enclenche l'instinct de survie.
Cette perception est subjective. Elle dépend de l'expèrience de la personne et de la vitesse d'arrivée de la situation de survie.

*Expèrience de la personne:
   Aucune expèrience:
                                    -Elle peut être en situation de survie très tôt faute de connaître le comportement adapté pour sortir d'un problème qui à l'origine serait mineur.
                                    -Mais elle peut aussi ne pas se sentir en situation de survie car elle ne la reconnait pas (soit pas déni, soit par bétise, soit par inexpèrience).
    Expèrience :             
                                     -On peut s'attendre à un comportement adapté qui réduira la situation de survie.
                                      -Mais la confiance en soi, donné par l'habitude, peut amener à être négligeant (par sur-évaluation de nos capacités, par difficulté à sortir d'un schèma mental pré-établi de sortie de survie qui à fonctionné par le passé mais qui ne serait pas adapté à la situation présente).

*Vitesse d'arrivée de la situation de survie (métaphore de la grenouille):
    La situation arrive rapidement, le contarste est net: -Normalement on se rend compte du changement, donc on réagit.
                                                                                        -Mais on peut aussi rester prostrer par le choc.
    La situation arrive doucement:                                    -On se rend compte du changement, on réagit aussitôt. OÙ BIEN on se laisse aller parce qu'on s'habitue à cette situation ("la flemme tue" ).
                                                                                         -On ne se rend pas compte du changement de situation, .... aucune réaction positive possible.


  l'Humain
                                                                                   
« Modifié: 28 juillet 2009 à 09:34:59 par Humain »

28 juillet 2009 à 09:35:00
Réponse #40

vagabond



Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisament lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart de temps aucune réaction, aucune opposition, aucun instint de survie.

Si tu as le sens assez critique pour réagir et te poser des questions, c'est la marginalisation assurée avec les conséquences qui vont bien, ou se situe la frontière entre vie et survie ?

Ce n'est pas d'aujourd'hui, mais c'est le grand schéma des décisions qui peuvent faire très mal, j'illustre, pendant les conflits, les mêmes personnes sont soient des résistants soient des terroristes, tout dépend de la masse bien pensente qui les juge. C'est malheureusement valable pour toutes les actions de notre vie, rien n'est bien ni mal.

C'est aussi le principe de base des manipulations de masse, la plus grande ATTENTION est conseillé aux libertaires de tous ordres.

L'instinct de survie, c'est ce qui nous pousse à sortir de la situation de survie...
L'instinct de survie est à mes yeux, la petite flamme qui brille dans la nuit de ma volonté et qui fait, par je ne sais quel processus, que je respire encore. C'est cette formidable force qui donne le coup de fouet pour faire faire le geste qu'il faut à la dernière seconde.

La situation de survie, à mes yeux, c'est lorsqu'on perd ses certitudes et ses repères, je reprends l'exemple de mon ami, avec son cursus, la survie n'a pas le même sens pour lui que pour moi et il n'est nullement question d'instinct, celui là, il fera que je m'en sortirai s'il est gentil, sinon adieu monde cruel !

Quand je me suis retrouvé à la rue, je ne peux pas dire que mon instinct de survie m'ai beaucoup aidé, j'étais dans une situation (que j'avais indirectement construite) de survie urbaine. Après, quand ça chie vraiment, oui, l'instinct est là pour les coups de pied au cul (merci la vie). Pour le quotidien, il faut le construire.

Je pense que le fait de vivre cet état de survie, et de trouver la force de se battre, fait prendre confiance en soi pour les batailles à venir
Perso, je trouve que ça use sévère et je doute de plus en plus que je puisse mener encore beaucoup de combat, c'est ce que je ressents mais je ne suis un parangon pour personne et même pas pour moi-même car je sais par expérience que nous sommes tous capables de ressource que nous ne soupçonnons pas.

Humain, je suis assez d'accord avec toi, tout est dans le dosage, mais faut-il encore avoir le bon.

Vagabond

28 juillet 2009 à 09:42:03
Réponse #41

Humain



 Après, quand ça chie vraiment, oui, l'instinct est là pour les coups de pied au cul (merci la vie). Pour le quotidien, il faut le construire.
Perso, je trouve que ça use sévère et je doute de plus en plus que je puisse mener encore beaucoup de combat, c'est ce que je ressents mais je ne suis un parangon pour personne et même pas pour moi-même car je sais par expérience que nous sommes tous capables de ressource que nous ne soupçonnons pas.


Oui, il ne faut pas négliger la fatigue, l'usure, que cause un combat permanent pour la survie. Difficile d'être en code rouge sans aucune pause. Tôt ou tard on risque de laisser tomber, bien que je ne crois pas que ce soit systèmatique. En effet le combat nous change et nous amène à voir différemment la vie et ses épreuves, si bien qu'une situation "de crise" peut se transformer en situation "de vie".

28 juillet 2009 à 23:57:39
Réponse #42

régis


Bonsoir à toutes et à tous ….
Les codes… les Hommes …en fait je crois et j’aime  croire que l’on ne sait pas trop en fait…
J’ai une référence dans mon métier …
Des expériences ont étés faites il y a quelques années aux états unies, sur des sujets sportifs de haut niveaux  face à des situations dites « d’urgences », Incendie, explosion, évacuation en nombres, panique soit des situation qui peuvent être assimilé à de la survie…et pourtant avec des sujets soit dit « identiques » les réactions étaient totalement différentes ….cela allait du très calme au paniqué, en passant par le tétanisé ou l’agité….
Moi-même en accompagnant deux amis sur le terrain pendant pas plus de cinq jours de raid en Corrèze, il a fallu en évacué un, et quand je dis évacué !!! C’est évacué … !!! Pompier et toutes le cavalerie … parce il a fondu un plomb, alors que rien ne si prêtais …
Nous ne sommes pas sur de notre réaction face a une situation qui nous arrivera demain …je le croit …. :'(


29 juillet 2009 à 00:13:20
Réponse #43

vagabond


Nous ne sommes pas sur de notre réaction face a une situation qui nous arrivera demain …je le croit …. :'(
Ca, c'est un truc dont je suis plus que sur, dans des situations identiques j'ai eu des réactions complètements différentes sans que je puisse me l'expliquer. Je ne sais même pas si il y a une explication rationnelle et accessible à mes connaissances.

Vagabond

29 juillet 2009 à 00:21:41
Réponse #44

régis


Ca, c'est un truc dont je suis plus que sur, dans des situations identiques j'ai eu des réactions complètements différentes sans que je puisse me l'expliquer. Je ne sais même pas si il y a une explication rationnelle et accessible à mes connaissances.

Vagabond
non, je ne croit pas , mais faut t'il ce poser le question ??? sinon on ne vie plus , on ne "survie " plus ..certain on besoin d'un Every day carry (EDC), d'autre un parapluie, a chacun de voir ... :up:

29 juillet 2009 à 00:54:43
Réponse #45

vagabond


Je me suis posé la question, mais je suis resté un ignare, je n'ai pas trouvé l'ombre d'un début de raisonnement, méa culpa, mes deux neuronnes n'ont pas réussi à me concocter autre chose qu'un mal de tête.

Vagabond

30 juillet 2009 à 11:49:11
Réponse #46

Maiwenn


Salut à tous,

Voila j'ai ma théorie sur la question "Quand entre-t-on dans une phase de survie ?" :

D'après la pyramide des besoins de Maslow ci-joint, on peut élaboré la théorie suivante :

Chacun ce construit selon des besoins dit primaire qui forme la base de ce que l'on est.
Ensuite vient la sécurité,le social,l'ego, pour finalement atteindre l'épanouissement.

C'est un peu un château de carte si l'on enlève un des besoins qui se trouve au niveau inférieur des autres,
les niveaux supérieur disparaissent.

En situation réel de survie ( ex : perdu en montagne seul ) on perd tout nos besoins fondamentaux,
c'est a ce moment là que chacun va essayer de retrouver des repères  qui lui permetterons de retrouver au moins les bases (Besoins primaire : manger,boire).

Je pense que la phases de survie se déclenche lorsque la recherche de ces besoins entre en ligne de priorité fondamentale ce modèle est applicable a tout les mode de survie (Que ce soit dans la vie de tout les jours comme dans les situation les plus précaire).

C'est peut être pour cela que l'on aime partir en foret avec un minimum de choses et que l'on se met en situation de "Survival Warrior" sans doute afin d'affronter la vie de tout les jour avec plus de sérénité et moins d'angoisse.

référence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow

bye bye  :closedeyes:
 

30 juillet 2009 à 12:07:05
Réponse #47

régis


Jolie Post ... Maiwenn,
 je suis tres "Fier" de toi ....... :akhbar:
Mais maintenant j'ai mal a la tete ..... :bang:

30 juillet 2009 à 12:13:53
Réponse #48

régis


Et voila … on emmène c’est enfants quand ils sont petits en raid sur le terrain,  :sgt:
et quelques années après ils post des « trucs » comme cela sur mon forum préféré … :blink:
Ho la la … j’ai mal au crane à force de réfléchir …. :lol:
Merci Maiwenn !!!! ;D

 


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