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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Récit d'une crise d'hypoglycémie  (Lu 29046 fois)

20 mars 2007 à 17:41:25
Lu 29046 fois

Sirius 1988


Bonjour tout le monde !

Puisque que je vous aime bien, je vous fait un petit copié-collé de l'article que je viens d'écrire sur mon blog au sujet d'une crise d'hypoglycémie. Je pense que cela pourra vous intéresser. Bonne lecture :

[...]"En quoi cette journée d'entrainement du vendredi 16 mars 2007 se différençiat-elle des autres ? Tout avait pourtant bien commencé, comme à mon habitude je commençais ma séance d'entrainement par du VTT. Il était aux alentours de 13H30, lorsque je donnait le premier coup de pédale, quelques minutes plus tard, bizarement, la fatigue se fit déjà sentir. Je me disais que ceci était certainement dut au fait que la grippe que j'ai eut récemment m'avait quelque peu affaiblis, et que ça irait mieux par la suite. Je décidais donc de continuer. Un peu plus d'une heure plus tard, toujours anormalement fatigué, après de longues portions de chemins boueux, j'atteignais enfin la ville de Verneuil-sur-Avre, située à 25 kilomètres de chez moi. Quelques minutes plus tard, ma tête se mit à tourner légèrement et je ressentais des vertiges ainsi qu'une légère nausée. Dans un premier temps je soupçonnais une déshydratation, mais après avoir réfléchis et but quelques gorgées d'eau, je me penchais dorénavant plutôt vers l'hypothèse d'une crise d'hyploglycémie. En effet, la grippe des jours passés, m'avait coupé l'appétit et je m'étais donc très peu alimenté. Malheureusement, je n'avais rien pris à mangé sur moi, grossière erreur de ma part.

A cet instant s'offrait donc à moi plusieurs possibilités :
- Rentrer par les chemins boueux que j'avais pris pour venir jusque ici ? Non, trop long et trop fatiguant pour que j'ai une chance d'arriver jusque chez moi.
- Sonner à une maison en espérant qu'une aimable personne m'offre un bout de pain et quelques morceaux de sucres ? Non, trop facile, je ne pouvais tout de même pas m'en sortir aussi aisément ! Il fallait que je souffre et que cela me serve de leçon. Une autopunition en quelque sorte ...

Finalement, je pris donc l'initiative, de rentrer chez moi par la route en prenant garde aux véhicules qui me dépasserait. J'étais distant de chez moi d'environ 25 kilomètres, j'estimais donc qu'il me faudrait environ 1H30 pour rentrer chez moi (contre un peu moins d'une heure en temps normal), en prenant en compte le fait que j'étais en train de faire une crise d'ypoglycémie. En plus de cela, comme-ci les éléments, eux aussi, étaient contre moi, j'avait le vent de face ...

Tandis que les coups de pédale s'enchainaient et que j'avaient de plus en plus de mal à avancer, d'autres symptômes de l'hypoglycémie apparaissèrent :
- des fourmis et des engourdissement dans les mains rendaient le contrôle de mon vélo de plus en plus difficile
- des sueurs froides, je n'avais pourtant pas chaud, mais j'étais trempé comme si je sortais de la douche
- une faim impérieuse, je rêvais d'une bonne assiette de tagliatelles à la carbonara accompagnée d'un énorme poulet roti
- des troubles la vision firent aussi leur apparition, je ne distinguais même plus les couleurs, tout autour de moi était gris, comme-ci je me retrouvais dans un film des années 30
- la somnolence, quand à elle, rendait mes paupières de plus en plus lourdes, j'étais en lutte constante pour ne pas m'endormir sur le guidon de mon vélo.

Tout ces symptômes me donnaient l'impression d'être tout simplement en état d'ébriété.


Pour ne pas me laisser mourir et m'encourager intérieurement, je positivais sur le fait que cette histoire ferait un bon article pour mon blog. (J'espère d'ailleurs que cela sera le cas)

Comme toute mes histoires se terminent bien, au bout de 25 kilomètres d'efforts et de dépassement de soi, je touchais enfin au but. J'étais de retour chez moi, engloutissant une bonne baguette de pain en me remémorant cette sortie. J'en étais quitte pour une bonne leçon, dorénavant lorsque je pars faire du VTT j'emporte toujours quelque chose à manger."
[...]


Alors ? Ca vous a plut ? Des remarques à ajouter à cela ? Peut-être une expérience du même genre à nous raconter ?  :)

20 mars 2007 à 17:56:52
Réponse #1

Maximil


Je remplacerais le "trop facile" par "trop bête" (et je suis gentil).  ::)
D'après ma modeste experience où je suis tombé en hypo environ 7 ou 8 fois (avec PCI), quand je sens que je suis dans cet état, il n'y a qu'un truc et un seul qui m'interesse: du sucre. Je n'ai plus rien à f..tre de tout ce qui m'entoure, ou quoi que ce soit d'autres, juste du sucre...
Et perso, quand le stade arrive, les sons deviennent moins audibles, le sol bouge, et mes jambes ne me portent plus et ma vue se brouille. Mais c'est déjà trop tard, il n'y a pas ou peu de signes avant-coureurs
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

20 mars 2007 à 18:03:26
Réponse #2

DavidManise


Si.  Une seule remarque : Respect.

Maxi : tes hypos sont comme les miennes.  C'est une surcompensation d'insuline après avoir bouffé des sucres rapides.  C'est pas la même que l'hypoglycémie qui arrive doucement suite à un semi jeûne.  Celle là, celle de Sirius, est moins intense.  Le corps, à ce moment là, est déjà en état de lutte pour produire du glucose et il a du mal à fournir, mais en réduisant l'intensité de l'effort on y arrive.  Mais c'est dur et il faut vraiment s'accrocher.  Donc respect.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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20 mars 2007 à 18:31:13
Réponse #3

Robert


Je remplacerais le "trop facile" par "trop bête" (et je suis gentil).  ::)
D'après ma modeste experience où je suis tombé en hypo environ 7 ou 8 fois (avec PCI), quand je sens que je suis dans cet état, il n'y a qu'un truc et un seul qui m'interesse: du sucre. Je n'ai plus rien à f..tre de tout ce qui m'entoure, ou quoi que ce soit d'autres, juste du sucre...
Et perso, quand le stade arrive, les sons deviennent moins audibles, le sol bouge, et mes jambes ne me portent plus et ma vue se brouille. Mais c'est déjà trop tard, il n'y a pas ou peu de signes avant-coureurs

Intéressant, maintenant je comprends mieux tes envies de couper des têtes au niveau de la modération.  ;D

Les gars! Pour le WE CANOE en ORNE je vous conseille d'amener quelques Snickers de surplus pour graisser la patte à maximil.

Scénario
-Maximil: Bla, bla,*$%?&**
-Survivor: Tiens max, je pense que tu es dû pour une petite Snickers.

 :doubleup:

20 mars 2007 à 18:36:03
Réponse #4

Rouri


Bonjour,

A ce sujet, je vous conseille le site de l'Association des hypoglycémiques du Québec. Il y a bcp d'infos:

http://www.hypoglycemie.qc.ca/Accueil/affichage1b05.html?B=659

Rouri

20 mars 2007 à 18:38:19
Réponse #5

Sirius 1988


Maximil, oui je pense que, comme David l'a dit, la crise d'hypoglycémie que j'ai eu durant cette sortie devait être beaucoup moins intense que celles que tu as put subir pour ta part.
C'est donc pour ca que j'ai eu la chance de pouvoir rentrer par mes propres moyens.
Il est évident, je l'admet, que je n'aurai jamais put faire de même si j'avais subit le même type de crise d'hypoglycémie que toi. Je suis loin d'être un surhomme  ;D

Quand à toi David, je ne pense pas encore pouvoir mériter ton respect, loin de là. Mais c'est gentil quand même  :)

Merci pour vos messages  :doubleup:

20 mars 2007 à 18:45:15
Réponse #6

Olcos


Je suis le seul a trouver que tu as pris des risques pour pas grand chose ? Ou je suis trop prudent ?

Je pense avoir fait une hypoglycemie y'a 10 mois a peu pres. Apres 45 min de velo rapide en ville (en retard), tres concentre pour zig zaguer entre les pietons qui n'ont pas compris le principe de la piste cyclabe, je suis arrivé a mon rdv. J'ai alorsposé le velo contre un mur et là vertige, vu qui se trouble, visage blanc comme un linge (c'est ce qu'on m'a dit). J'ai voulu regarder l'heure je n'arrivais pas a voir les aiguilles de ma montre, pour une raison que j'ignore j'ai voulu refaire mes lacets (j'avais l'impression que si je faisais quelque chose je retrouverai mes facultés, comme pour debloquer une crampe) mais j'ai failli basculer en avant. Finallement les amis avec qui j'etais m'ont ramene le remede absolu, un menu maxi best of de chez Mc Dobe (je dis ca mais j'aime bien  :-[ ). Le plus etonnant c'est que durant le pire de la crise j'ai conservé ma capacite de raisonnement, ca m'a un peu surpris quand j'y ai repensé.
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

20 mars 2007 à 19:20:38
Réponse #7

zoltan charles henderson


Je partage l'expérience de Maximil; Pour moi cela se passe de la même manière. La pire fois c'était en pleine escalade en milieu de voie. Heureusement je n'ouvrais pas. J'ai vraiment eu le "voile noir" en très peu de temps. je n'ai pratiquement rien vu "venir" et de toute manière dans cette situation je ne vois pas bien ce que j'aurais pu faire. Je suis resté - assuré par le premier - debout sur un rebord pendant une demi heure. Pas vraiment un bon souvenir.

20 mars 2007 à 19:39:40
Réponse #8

Robert


Citer
Quand à toi David, je ne pense pas encore pouvoir mériter ton respect, loin de là. Mais c'est gentil quand même

Au contraire, ton récit démontre une bonne conscience au niveau réflexion en cas de pépin. Cela mérite bel et bien une marque de respect.

Néanmoins, si je devais rajouter quelques remarques.

Lorsque l'on se retrouve avec un manque d'appétit à cause d'un virus grippal, il importe de se nourrir convenablement. L'idéal le plus simple est le bon vieux bouillon de volaille avec quelques nouilles.

On ne part jamais en vélo pour 25km sans eau (ça ok), mais c'est important d'amener également un petit quelque chose à grignoter. De même, un peu d'argent peut s'avérer très pratique. Bref, cela fait parti des bases d'un kit EDC.

[mode psy on]

Citer
Pour ne pas me laisser mourir et m'encourager intérieurement, je positivais sur le fait que cette histoire ferait un bon article pour mon blog. (J'espère d'ailleurs que cela sera le cas)

Excellente initiative de secours, car cela permets de se rattacher à quelque chose de concret et d'éviter de se retrouver dans Alice au pays des merveilles.

Citer
Comme toute mes histoires se terminent bien,

Les morts reviennent rarement nous raconter leur histoire. Ton affirmation est quelque peu dangereuse au niveau psychologique. Elle constitue une condensation d'un ensemble qui pourrait s'avérer dangereuse pour l'avenir. Un mode de pensée dans le genre : Malgré tout, cela m'a permit une bonne prise de conscience et cette histoire c'est très bien terminée, etc. serait beaucoup plus judicieux. Si tu te créer un modèle tel que "TOUTES mes histoires se terminent bien" tu risques de te surévaluer et c'est exactement cela nous amènent à faire la petite gaffe qui mène directement dans une situation de survie risquant d'entraîner la mort.

[mode psy off]

20 mars 2007 à 20:07:16
Réponse #9

oli_v_ier


Je suis le seul a trouver que tu as pris des risques pour pas grand chose ? Ou je suis trop prudent ?

En hypoglycémie à vélo sur une route avec bagnoles, je pense que Sirius avait une bonne chance d'avoir une absence, un voile noir, un vertige -> un écart ou une chute au milieu de la route et plaf (1m50 c'est vite franchi lors d'un écart). Soit la bagnole qui arrivait cherche à l'éviter et se met dans le décort, soit elle lui passe dessus. Bof bof.
Sur un sentier, un chemin forestier ou dans les champs, bravo, mais sur une route ouverte...
Menfin je connais pas tous les détails, peut-être Sirius t'arrêtais-tu quand tu entendais une voiture, ou qu'il y en avait une toutes les 30 mins...
Mon instinct de survie à moi m'aurait dit: sur une route avec bagnole, mieux vaut être dans un état normal pour pas me faire cartonner (et parfois ça ne suffit même pas  :-\).

20 mars 2007 à 23:28:26
Réponse #10

Sirius 1988


Le plus etonnant c'est que durant le pire de la crise j'ai conservé ma capacite de raisonnement, ca m'a un peu surpris quand j'y ai repensé.

Oui, oui, ça a été exactement pareil pour moi. J'étais toujours en capacité de réfléchir durant la crise. Par contre lorsque je me parlais à voix haute (oui je ME parlais pour m'encourager ...  ;D ), j'avais l'impression d'être un lendemain de cuite, comme ci j'avais la gueule de bois.

Les morts reviennent rarement nous raconter leur histoire. Ton affirmation est quelque peu dangereuse au niveau psychologique. Elle constitue une condensation d'un ensemble qui pourrait s'avérer dangereuse pour l'avenir. Un mode de pensée dans le genre : Malgré tout, cela m'a permit une bonne prise de conscience et cette histoire c'est très bien terminée, etc. serait beaucoup plus judicieux. Si tu te créer un modèle tel que "TOUTES mes histoires se terminent bien" tu risques de te surévaluer et c'est exactement cela nous amènent à faire la petite gaffe qui mène directement dans une situation de survie risquant d'entraîner la mort.
[mode psy off]

Oui, je suis tout a fait d'accord avec toi. Je tiens quand même à précisé que cette expérience m'a servi de leçon, je ne retenterai jamais le diable en partant faire du vtt sans prendre un peu de nourriture, désolé si je n'ai pas insisté là-dessus dans mon récit. Mais ce n'est pas pour autant que je regrète d'avoir fait ce que j'ai fais, cela me permet d'apprendre à mieux connaitre et de savoir un peu plus jusqu'où je peux aller sans dépasser la dernière frontière ...

En hypoglycémie à vélo sur une route avec bagnoles, je pense que Sirius avait une bonne chance d'avoir une absence, un voile noir, un vertige -> un écart ou une chute au milieu de la route et plaf (1m50 c'est vite franchi lors d'un écart). Soit la bagnole qui arrivait cherche à l'éviter et se met dans le décort, soit elle lui passe dessus. Bof bof.
Sur un sentier, un chemin forestier ou dans les champs, bravo, mais sur une route ouverte...
Menfin je connais pas tous les détails, peut-être Sirius t'arrêtais-tu quand tu entendais une voiture, ou qu'il y en avait une toutes les 30 mins...
Mon instinct de survie à moi m'aurait dit: sur une route avec bagnole, mieux vaut être dans un état normal pour pas me faire cartonner (et parfois ça ne suffit même pas  :-\).

Je ne l'ai pas précisé c'est vrai, mais en fait la route que j'ai emprunté possède une sorte d'accotement en béton assez large tout du long. Cela me permettait donc de prendre moins de risque que de circuler directement sur la voie des véhicules. Comme tu l'as dit, cela aurait été vraiment dangereux de circuler sur la route avec la possibilité de tomber dans les vappes ...


Merci beaucoup pour vos messages et vos remarques !  :up:

21 mars 2007 à 08:57:33
Réponse #11

DavidManise


Quand à toi David, je ne pense pas encore pouvoir mériter ton respect, loin de là. Mais c'est gentil quand même  :)

À mon humble avis, c'est ça qu'ils voulaient dire quand ils t'ont dit que t'es trop perfectionniste ;) 

Y'a pas d'état statique dans notre être.  Soit on s'améliore (entraînement, lecture, expérimentations, expériences, remises en question), soit on se pourrit (juste en ne faisant rien la condition physique se dégrade, on oublie des trucs, nos connaissances filent).  Soit t'es sur la pente montante, soit t'es sur la pente descendante.

Toi, en l'occurrence, t'es sur la pente montante, et donc tu mérites mon respect.  Ceux qui sont sur la pente descendante (parce qu'ils se laissent aller volontairement) méritent mes coups de pied au cul ;)  Mais ce qui est top ici, c'est qu'on est tous en train de monter notre petite pente à nous.  Et moi le premier hein...  T'es capable de faire plein de trucs que je ne peux pas faire.  Alors arrête de te sous-estimer.

Voilà.  Sur ces sages paroles, je m'en retourne à mes bouquins de biochimie, histoire d'être sur la pente qui monte et de pouvoir aussi mériter ton respect ;)

Ciao :)

David
« Modifié: 21 mars 2007 à 09:05:18 par DavidManise »
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21 mars 2007 à 09:18:53
Réponse #12

Rammstein


Je prends toujours du sucre avec moi lors de mes sorties en vélo. Cela fait partie des précautions élémentaires si l'on veut rentrer chez soi en évitant la galère. Quelques sucres dans le bidon permettent également un ravitaillement glucidique régulier (Merx mettait du jus d'orange et de la bouilli de riz dans le sien).

Dans ton cas, j'aurais sans doute fais une pause et cherché - si c'est la saison of course - des fleurs de trèfle, qui contiennent du nectar très sucré.

Rammstein

21 mars 2007 à 10:24:12
Réponse #13

nicogala


Dans ton cas, j'aurais sans doute fais une pause
Première chose que j'aurais fait également. Sachant que même en cas d'hypoglycémie sévère (avec perte de conscience, vomissement etc.) on en revient. L'organisme se "met en pause" le temps de recréer du glucose (en bouffant du muscle et de la graisse) et tu peux repartir doucement.

Au fait, avais-tu mangé juste avant ? (comme tu as débuté le vélo à 13h30... l'heure de la sieste du juste)
"Les grand-mères, c'est comme le mimosa, c'est joli, ça sent bon, mais ça ne dure qu'un temps..."

21 mars 2007 à 12:20:27
Réponse #14

aurochs


Sirius, ceci montre l'utilité d'une trousse de survie, aussi minime soit-elle... En toutes circonstances, mêmes les plus banales (promenade en forêt, cueillette de champignons...) Car les pépins n'arrivent qu'aux autres, c'est bien connu.

Et un mini d'argent, pour acheter une barre chocolatée ou autre...

En tous cas, chapeau !

Aurochs

21 mars 2007 à 12:45:57
Réponse #15

Pierre


A la lecture de ce post, j'ai quelques mauvais souvenirs qui sont également remontés à la surface .

J'ai également expérimenté ce genre de désagréments mais du style Maximil : envie de sucré rapidement, mains qui tremblent, audition comme à travers de la mousse isolante, vision voilée ... toujours dans des conditions ou j'avais peu mangé et apres un effort physique ou un choc psychologique important ou j'ai pris sur moi.
J'ai fait deux constats:
- dans de bonnes conditions, par exemple en train de faire des courses (ne rigolez pas ca m'est arrivé  ;D) 2 ou 3 barres sucrées et ca repart (ce n'est pas une surprise).
- dans des conditions sans ressources immédiates , Tafdak avec Nicogala, une pause tranquille sans paniquer et les sensations normales reviennent et permettent de repartir.

J'ai également expérimenté le jeûne et la diète et paradoxalement ca se passe mieux. Après une période ou la faim ou des faiblesses peuvent se faire sentir, on se sent mieux, et on peut entreprendere des actvivités physiques (pas trop violentes et rapides tout de même) sans crainte .

Devant le paradoxe de ses deux situations j'avais trouvé sur le net, dans un bouquin et mes souvenirs de Fac, quelques explications que je viens de retrouver et que je livre à vos avis éclairés :

Un niveau de glucose stable dans le sang est indispensable pour nos muscles et pour notre cerveau.

1) Le cerveau pour fonctionner, à besoin de carburants composés de glucose et de cétones (acétone). Les cétones ne peuvent fournir qu'au maximim 50% des besoins et le reste doit venir impérativement du glucose. J'en déduis qu'après une utilisation importante du glucose du sang par une actvité musculaire intense sans laisser au corps le temps de regénérer le taux de glucose, l'activité du cerveau est altérée d'où ces sensations bizarres et pénalisantes.

2) En revanche, le corps stocke naturellement le glucose sous forme de glycogène dans le foie et les muscles à partir de l'excédent non consommé des hydrates de carbone de notre alimentation quotidienne. Ensuite une fois que les réserves de glycogène sont faites, le corps stocke le glucose sous forme de graisses.

3) Le corps par la glycogènolyse retransforme le glycogène en glucose et ce processus s'enclenche dès que le taux de glucose dans le sang baisse.

4) Le corps peut retransformer les graisses en acide gras et en glycérol qui peut lui même être transformé en glucose dans le foie

4) En cas de défaut d'hydrates de carbone, le corps peut synthétiser du glucose, également à partir des acides aminés des protéines. Mais ce processus est moins performant et rapide qu'à partir du glycogène



Donc pour résumer de manière simplifiée et expliquer le cas du jeûne, en absence de nutrition et d'apport exterieur excepté l'eau :

Chronologiquement :

1) Utilisation du glucose dans le sang immédiatement disponible, permet de tenir un temps variable de quelques mn à 40 mn en fonction de l'activité physique .

2)  Dès que le taux de glucose baisse synthèse de glucose à partir du glycogène jusqu'à épuisement des stocks (jusqu'à 18 h plus tard )

3) Quand le glycogène commence à s'épuiser des hormones sont secrétées et entrainent la destruction des graisses et des acides aminés pour synthétiser du glucose. mais de manière moins performante et rapide.

Donc dans le cas du jeune les premiers jours (surtout le premier) on peut ressentir un affaiblissement, une certaine léthargie et de la faim et ensuite le corps va prendre un rythme de croisière qui va entrainer un amaigrissement par perte des graisse et des muscles mais peut permettre d'avoir des activités physiques et de tenir jusqu'à 40 j (pour un homme adulte en bonne santé) sans souffrir de déficiences irréversibles.

Désolé d'avoir été aussi long, mais je vous livre tout ca tel que je l'ai compris, donc pour moi en cas d'hypoglycémie (sauf cas médical particulier style diabète) pas de panique !!!

Ceci dit, vos commentaires et critiques sont les bienvenues  ;) car je trouve qu'il est vraiment important de comprendre ces phénomènes dans le cadre de la survie, ou l'on répète régulièrement que l'alimentation n'est pas la priorité.

A+
Pierre
« Modifié: 21 mars 2007 à 13:13:20 par Pierre »

21 mars 2007 à 13:51:39
Réponse #16

Maximil


Merci Pierre. En revanche, l'hypoglycémie n'est-elle pas plus dangereuse que l'hyperglycémie (je pense notamment en cas de diabète) ?
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

21 mars 2007 à 14:28:37
Réponse #17

nicogala


Si on parle du cas du diabète, alors on parle de long terme, et là l'hyperglycémie à répétition est dangeureuse pour les nerf (optique notamment il me semble) , il y a aussi production d'acétone...
Un petit Pdf technique sur les comas du diabétique et les complications.


Comme l'a dit Pierre, dans le cas d'un jeune, le corps s'adapte relativement vite (qques jours) et met en oeuvre des mécanismes d'adaptation, en revanche lors d'un effort violent (ou mal placé : juste après un repas, ou en étant pas assez alimenté) la réponse du corps est... violente également.

Moi ça me faisait souvent ça qd j'étais ado et que je faisais du vélo (ou que je montais des pentes en courant en montagne ::)) : je ne dosais absolument pas mon effort et je me donnais à fond jusqu'à l'éblouïssement qui m'obligeait à m'assoir (vision tout en vert et rose fluo, tourbillonement et flashes, bourdonnement des oreilles et picotemments dans les mains avec des sueurs froides et la gueule comme en carton-pâte) une bonne dizainne de minutes (le temps aussi que le coeur descende de 220 à un tempo un peu plus soft) en prennant sucre ou barre + eau.

Un bon moyen de ne plus en avoir c'est d'acquérir de la maturité en apprennant à doser son effort et surtout être à l'écoute de son corps...  :up:
"Les grand-mères, c'est comme le mimosa, c'est joli, ça sent bon, mais ça ne dure qu'un temps..."

21 mars 2007 à 15:28:15
Réponse #18

Pierre


Merci Pierre.

Ben de rien   ;D Ce n'est qu'un synthèse très simplifiée, que j'avais faite pour y comprendre un peu quelquechose ! En revanche si des spécialistes comme Nicogala   ;) peuvent approfondir le sujet , je suis preneur .

En revanche, l'hypoglycémie n'est-elle pas plus dangereuse que l'hyperglycémie (je pense notamment en cas de diabète) ?

Alors là , je n'y connais absolument rien en diabète mais il est clair que c'est un cas de figure qui sort complètement du cadre normal de la régulation du glucose. Dans le PDF de Nicogala hyper et hypo glycémie semblent avoir toutes les deux des conséquences graves si non maitrisées.

Un bon moyen de ne plus en avoir c'est d'acquérir de la maturité en apprennant à doser son effort et surtout être à l'écoute de son corps...  :up:

TAFDAK, C'est un des avantages de prendre de l'âge  ;D on est plus à l'écoute, enfin en principe   ;)

A+
Pierre

21 mars 2007 à 19:33:00
Réponse #19

Sayamon


Bon je vai essayer d'apporter ma petite pierre a l'édifice :D

Tout d'abord je tien à préciser que toutes les valeur que je vai donner sont des valeurs moyenne pour un home adulte pesant entre 70 et 80kg pour environ 1m80.

Les réserves glucidiques :
On possède 3 réserves glucidiques :
 - Directement dans le sang, on possède 5 à 6g de glc(=glucose). Mais il n'est passible d'utiliser que 3g de cette réserve avant d'entrainer des troubles graves.

 - Sous forme de glycogène. Il faut savoir que le glycogène contient aussi beaucoup d'eau : 2.7g d'eau pour 1g de glycogène.

Le glycogène est présent dans 2 tissus différents :
    - Dans le foie. Contient 50 à 100g de glycogène. On estime que 2/3 de cette réserve est déstinée au système nerveux central. Ces réserves sont épuisée en 10 à 12h en activité normale

    - Dans les muscles. Contient 16g de glycogène par kg de muscle pour le sujet sédentaire et 20 à 25g/kg chez un sujet entrainé. Représente en total 500 à 600 g de glycogène. Mais ce glycogène ne peut etre transformé en glc sanguin et de ce fait n'est utilisable que pour les muscles. Lors d'un effort musculaire intense et prolongé 'épuisement avec arret de l'exercice correspond à l'épuisement de ces réserves.

Ce sont les seules réserves glucidique que l'on a et comme ous pouvez le constater elles sont assez limité.

Les réserves lipidiques (les graisses):
C'est notre réserve d'énergie principale, elle représente 200Mj.
Lorsqu'il n'y as plus de glycogène et que nos muscles sont obligé d'utiliser des graisses pour fonctionner il faut savoir que nous ne pouvons plus utiliser notre capital musculaire qu'à 40% de sa puissance normale.
De plus l'utilisation des lipide comme énergie produit des corps cétoniques qui sont toxiques a trop forte concentration.

En les réserves protidiques :
En fait il n'y a pas de réserves protidiques a proprement parler, car il n'y as pas accumulation de protéine en période d'abondance. Toutes les protéines du corp sont utilisée.
Il n'empèche que pendant une période de jeune, de restriction alimentaire ou de fortes dépense énergétiques l'organisme puise dans les protéine musculaire pour produire de l'énergie. Permet notament la création de glc pour le SNC.
De ce fait durant un jeune complet on peut perdre 70g de protéine par jour voire plus. Un apport de 100g de glucide par jour fait baisser cette dépense de moitiée.


Voilà pour ce qui est de réserves.

J'espère avoir été clair et avoir fait progresser le débat.

PS: Toutes ces donnée proviennent du Professeur Denis, médecin spécialisé dans la physiologie à la Faculté de médecine de Saint-étienne.
Tous savaient que c'était impossible, un fou qui ne le savait pas est venu et l'a fait.

21 mars 2007 à 20:07:50
Réponse #20

wihlow


eh beh! Vraiment baleze! Perso je suis assez addict au velo et ca m'est deja arrivé qq fois de faire une bonne crise d'hypoglycémie , surtout dans les cols... ben la je suis direct cloué sur place si je mange pas un ptit truc.

Impressionant que t'ai reussi a faire 25 km , respect ^^
"If you're going through hell... keep going"

"La chance s'est la capacité de s'adapté instantanément à l'inattendu"

"L'espoir est une pratique, non une fin"

21 mars 2007 à 20:49:41
Réponse #21

elkar


Je prends toujours du sucre avec moi lors de mes sorties en vélo. Cela fait partie des précautions élémentaires si l'on veut rentrer chez soi en évitant la galère. Quelques sucres dans le bidon permettent également un ravitaillement glucidique régulier (Merx mettait du jus d'orange et de la bouilli de riz dans le sien).

Quel genre de sucre faut-il utiliser ? du bete sucre, ou bien un sucre lent ? (la bouillie de riz c'est pour son aspect sucre lent?)
Les sucres rapides ont tendance a créer l'hypoglycemie peu de temps après, mais si on est deja en hypoglycemie, ca donne quoi ?
Je trouverais pratique d'avoir un ou deux sucres en morceau, bien emballés dans le BOB pour les cas d'hypoglycemie : compact, resistant (plus qu'une barre de cereales en tous cas). Mais est-ce que ca convient, ou est-ce que ca ne fait que reporter le probleme de 10 minutes ?

Boh, aller, j'y vais aussi de ma petite histoire :) un peu du genre de ce que disait Nicogala.
Je faisais un trajet court en vélo (4 km), et je l'ai fait a fond la caisse. J'etais ado, donc pas d'echauffement, et direct au taquet a-fond-a-fond. Une fois arrivé a destination, je pose le velo et je fais la queue devant un camion de vente d'outillage (donc brutalement immobile). Et la, immediatement, je me suis senti epuisé, je suais a grosses gouttes brutalement, et j'etais essoufflé comme jamais auparavant. Je commencais a me sentir tres mal, je ne tenais plus sur mes jambes et impossible de reprendre mon souffle.
Et d'un seul coup, plus rien. On m'a dit par la suite que je m'etais evanoui, et que j'etais tombé en arriere raide et courbé, avec les coudes en arriere. Je devais etre vraiment tres raide, car ma tete n'a pas heurté le sol, j'avais juste un peu mal aux coudes.
J'ai mis un bon moment a m'en remettre ; je suis resté assis sans pouvoir me relever 5 bonnes minutes apres avoir repris conscience, et j'avais les mains gelées ; plusieurs heures apres je ressentais encore le malaise.

A une epoque, je pensais que c'etait de l'hypoglycemie, mais le fait que je sois tombé raide m'a par la suite fait penser a une hyperventilation (un comble, puisqu'au contraire, je n'arrivais pas a reprendre mon souffle). Qu'en pensez vous ?
Si c'est pas de l'hypoglycemie, desolé pour le hors-sujet :-[
« Modifié: 21 mars 2007 à 21:01:27 par elkar »

21 mars 2007 à 22:12:48
Réponse #22

DavidManise


Salut Elkar :)

Pour l'hypoglycémie, pour une hypo réactive (suite à un repas trop sucré), perso un ou deux su-sucre ça ne m'a jamais rien fait.  La dernière fois que ça m'est arrivé j'étais chez un pote au Québec.  J'ai vidé une boîte de céréales "cheerios miel et noix".  Entière...  en 10 minutes chrono.  Quand ça s'est calmé j'allais attaquer le pot de nutella à la pelle en alu :)

Bref je sais pas. 

Concernant ta crise étrange...  Question : Est-ce que tes doigts ont eu tendance à se crisper dans une pose bizarre juste avant l'incident (posture de l'accoucheur) ?  Ce que tu décris ressemble beaucoup à une crise d'hyperventilation qui aurait causé un accès de spasmophilie.  Ça peut être dû à plein de facteurs, mais en l'occurrence c'était peut-être dû à une hyperoxygénation du cervelet.  Ça entraîne une sorte de contracture musculaire générale, puis le cerveau fait "reset".  Perte de conscience partielle/brève, et malaise qui perdure ensuite pendant quelques heures...

Enfin chuis pas spécialiste du tout...  mais pour le peu que j'en sais, ça pourrait éventuellement coller.

L'étiologie est loin d'être claire sur cet ensemble de symptômes qu'on hésite même à nommer maladie.  C'est un truc étrange.  Pour certaines personnes, c'est un truc qui arrive régulièrement, dans des circonstances diverses.  Mais bon une hypothèse, c'est l'hyperoxygénation.

Ciao ;)

David
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21 mars 2007 à 22:30:35
Réponse #23

James


Wais, la derniere fois que j'ai fait une Hypo, j'avais pas mange depuis 48 heures, et je me suis retrouve a faire 4 heures de VTT avec un furieux. Ca passe en descendant le rythme, mais j'ai quand meme dit au mec devant que si je le rattapait, je me faisait un gigot avec ses molets ! D'un autre cote, c'est une information que le corps apprend, tu lui fait ca quelques fois, et il fait plus d'hypo.

21 mars 2007 à 22:38:34
Réponse #24

Sayamon


Ha oui au fait on considère qu'il faut environs 2 jours de jeune total pour commencer à déstocker nos graisses et ne plus ressentir la faim.
Tous savaient que c'était impossible, un fou qui ne le savait pas est venu et l'a fait.

 


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