A la lecture de ce post, j'ai quelques mauvais souvenirs qui sont également remontés à la surface .
J'ai également expérimenté ce genre de désagréments mais du style Maximil : envie de sucré rapidement, mains qui tremblent, audition comme à travers de la mousse isolante, vision voilée ... toujours dans des conditions ou j'avais peu mangé et apres un effort physique ou un choc psychologique important ou j'ai pris sur moi.
J'ai fait deux constats:
- dans de bonnes conditions, par exemple en train de faire des courses (ne rigolez pas ca m'est arrivé

) 2 ou 3 barres sucrées et ca repart (ce n'est pas une surprise).
- dans des conditions sans ressources immédiates , Tafdak avec Nicogala, une pause tranquille sans paniquer et les sensations normales reviennent et permettent de repartir.
J'ai également expérimenté le jeûne et la diète et paradoxalement ca se passe mieux. Après une période ou la faim ou des faiblesses peuvent se faire sentir, on se sent mieux, et on peut entreprendere des actvivités physiques (pas trop violentes et rapides tout de même) sans crainte .
Devant le paradoxe de ses deux situations j'avais trouvé sur le net, dans un bouquin et mes souvenirs de Fac, quelques explications que je viens de retrouver et que je livre à vos avis éclairés :
Un niveau de glucose stable dans le sang est indispensable pour nos muscles et pour notre cerveau.
1) Le cerveau pour fonctionner, à besoin de carburants composés de glucose et de cétones (acétone). Les cétones ne peuvent fournir qu'au maximim 50% des besoins et le reste doit venir impérativement du glucose. J'en déduis qu'après une utilisation importante du glucose du sang par une actvité musculaire intense sans laisser au corps le temps de regénérer le taux de glucose, l'activité du cerveau est altérée d'où ces sensations bizarres et pénalisantes.
2) En revanche, le corps stocke naturellement le glucose sous forme de glycogène dans le foie et les muscles à partir de l'excédent non consommé des hydrates de carbone de notre alimentation quotidienne. Ensuite une fois que les réserves de glycogène sont faites, le corps stocke le glucose sous forme de graisses.
3) Le corps par la glycogènolyse retransforme le glycogène en glucose et ce processus s'enclenche dès que le taux de glucose dans le sang baisse.
4) Le corps peut retransformer les graisses en acide gras et en glycérol qui peut lui même être transformé en glucose dans le foie
4) En cas de défaut d'hydrates de carbone, le corps peut synthétiser du glucose, également à partir des acides aminés des protéines. Mais ce processus est moins performant et rapide qu'à partir du glycogène
Donc pour résumer de manière simplifiée et expliquer le cas du jeûne, en absence de nutrition et d'apport exterieur excepté l'eau :
Chronologiquement :
1) Utilisation du glucose dans le sang immédiatement disponible, permet de tenir un temps variable de quelques mn à 40 mn en fonction de l'activité physique .
2) Dès que le taux de glucose baisse synthèse de glucose à partir du glycogène jusqu'à épuisement des stocks (jusqu'à 18 h plus tard )
3) Quand le glycogène commence à s'épuiser des hormones sont secrétées et entrainent la destruction des graisses et des acides aminés pour synthétiser du glucose. mais de manière moins performante et rapide.
Donc dans le cas du jeune les premiers jours (surtout le premier) on peut ressentir un affaiblissement, une certaine léthargie et de la faim et ensuite le corps va prendre un rythme de croisière qui va entrainer un amaigrissement par perte des graisse et des muscles mais peut permettre d'avoir des activités physiques et de tenir jusqu'à 40 j (pour un homme adulte en bonne santé) sans souffrir de déficiences irréversibles.
Désolé d'avoir été aussi long, mais je vous livre tout ca tel que je l'ai compris, donc pour moi
en cas d'hypoglycémie (sauf cas médical particulier style diabète)
pas de panique !!!
Ceci dit, vos commentaires et critiques sont les bienvenues

car je trouve qu'il est vraiment important de comprendre ces phénomènes dans le cadre de la survie, ou l'on répète régulièrement que l'alimentation n'est pas la priorité.
A+
Pierre