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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Cours d'eau sauvage et microfaune aquatique  (Lu 19090 fois)

27 juin 2009 à 18:53:35
Lu 19090 fois

treant2


Bonjour à tous

Cherchant un indicateur fiable de la potabilité des eaux vis à vis des pollutions organiques et minérales, je pense que l'observation de la microfaune peut aider...

Par exemple, la présence de larves de perles, voire d'éphémères, et de phryganes (porte bois) peut être un indicateur de bonne qualité. Les éphémères et les perles particulièrement, puisqu'elles ne supportent pas les pesticides.

A l'inverse, la présence d'algues bleues (gros consommateur de nitrates), de larves d'éristales (un cousin de la mouche à m*rde il me semble, on peut trouver ces larves dans les fosses sceptiques), de vers tubifex (principaux dépollueurs de matières organiques), sans compter les amas de diatomées, sont des indices d'une eau polluée par de la matière organique et/ou des pesticides. Les chironomes sont aussi de bons révélateurs d'eaux dégradées, souvent accompagnées de certaines espèces de sangsues très tolérantes (sangsues herpobdelles par exemples).

La présence abondante de gammares n'est pas forcement un bon signe, puisqu'elles peuvent supporter une faible pollution. Vu qu'elles sont comestibles, si quelqu'un avait des infos concernant ces crevettes d'eau douce, ce serait vraiment utile...

L'aselle serait elle aussi un bon indicateur de qualité de l'eau vis à vis des pesticides, par contre c'est un gros consommateur de matières organiques...

Comme il s'agit de ma première contribution sur ce forum, je ne sais pas si cet article est du niveau requis, mais j'espère qu'il pourra être étoffé, vu que les espèces en question sont facilement observables.


27 juin 2009 à 19:01:47
Réponse #1

Aske


Encore faut-il connaître tous ces bestiots :D. Mais c'est vrai que c'est un bon indicateur.

Je crois que la salamandre tolère peu de pollution, le triton également ainsi que quelques poissons (mais je ne sais plus lesquels c'est :-[)
On peut développer en regardant les plantes qui poussent autour, s'il y'a des champs etc ...

En plein bois, un ruisseau aura moins de chance d'avoir des pesticides (enfin je suppose). Bien qu'une étude récente nous dit que 9 rivières sur 10 sont polluées ...

27 juin 2009 à 19:08:06
Réponse #2

treant2


Pour illustrer je vais essayer de mettre des images des plus courantes.

on fait comment ?




27 juin 2009 à 19:42:31
Réponse #3

treant2



27 juin 2009 à 19:54:57
Réponse #4

fy


Salut jpdelx,
Il parlait peut-être des petits...?
http://www.universnature.com/dossiers/salamandre.html
Dans le ruisseau qui me sert d'approvisionnement en eau dans la forêt où j'ai l'habitude d'aller,il y en a...
J'y ai même déja vu une sangsue...

« Modifié: 27 juin 2009 à 20:00:56 par fy »

27 juin 2009 à 19:57:03
Réponse #5

treant2


ben les larves de tritons ça grandit dans les ruisseaux, en plus ils n'aiment pas la pollution...

par contre, une infos sur les chironomes : leur métabolisme repose sur le cuivre et non sur le fer. Ils pourraient donc servir en servir pour pallier des deficits en cuivre, par contre comme c'est un diptère qui aime la pollution, quid des maladies qu'ils trimballent ? Peut être que la friture est une solution.

Les tubifex ont la mauvaise manie de concentrer les métaux lourds. Ils sont donc à proscrire comme appâts de pèche.

27 juin 2009 à 21:37:23
Réponse #6

treant2


Heu... En fait, l'apport en cuivre des chironomes ne vaut que si la pollution est très faible Et si vous êtes carencé en cuivre. Sinon le jeu n'en vaut pas la chandelle.

En ce qui concerne les bioindicateurs, il est confirmé que les invertébrés sont de très bons bioindicateurs de la qualité des eaux douces, en particulier dans l’étude des pollutions organiques, des pesticides et des concentrations en métaux lourds (As, Cd, Co, Cr, Cu, Pb, et Zn). Comme beaucoup de ces espèces s’enfouissent dans les sédiments, on peut savoir si à la fois l'eau et la vase sojt pourries.

Il faut aussi prendre en compte les chaines alimentaires, les prédateurs ayant tendance à stocker les métaux lourds, particulièrement dans leur foie. Les poissons carnivores des eaux polluées sont donc à éviter.

Voici le meilleur indicateur : la larve d'éphémère.

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.asso-chlorophylle.fr/IMG/gif/LARVE_D_EPHEMERE.gif&imgrefurl=http://www.asso-chlorophylle.fr/spip.php%3Farticle145&usg=__zDyNFjYGWBY6TvA2u8QYJD-57p4=&h=340&w=329&sz=12&hl=fr&start=1&tbnid=k8Khh_XsWLCeGM:&tbnh=119&tbnw=115&prev=/images%3Fq%3Dlarve%2B%25C3%25A9ph%25C3%25A9m%25C3%25A8re%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DX

27 juin 2009 à 22:30:26
Réponse #7

Aske


Je croyais vraiment que ça vivait non pas dans l'eau pas loin, mi-amphibie quoi . :ohmy:

Le tubifex


Larve d'éphemere


Larve d'éristale



Voilà c'est plus joli je pense ^^

27 juin 2009 à 22:42:39
Réponse #8

treant2


ah oui, effectivement c'est superbe, mais comment t'as fait ? avec imageshack, j'ai pas réussi.

L'éphémère passe le plus clair de sa longue vie (3 ans selon les espèces) dans l'eau, ensuite elle mue, et son espérance de vie chute grandement (1 à quelque jours).

Vous ne trouvez pas que le tubifex et la larve d'éristale seraient de parfais monstres pour alien ?

27 juin 2009 à 22:51:46
Réponse #9

Aske


En fait c'est tout bête, pas besoin d'imageshack.
Je m'explique:

Tu copies le lien de ton image (avec Go*gle, faut "afficher l'image en taille réelle", puis tu prends le lien qui s'affiche (là où y'a l'adresse)).
Ensuite tu le colles dans ta réponse puis tu le surlignes, ensuite tu clic sur le bouton 'insérer une image' (il est en dessous de 'italique').

29 juin 2009 à 10:01:43
Réponse #10

dolgan


Le problème c'est que tu commences par dire que tu veux quelque chose de fiable. Mais pour avoir quelque chose de fiable, faudra faire les choses proprement et en respectant les règles. Si on enlève le fiable (sur le terrain, avec le barda et pas 2h à consacrer à l'étude), je suis d'accord: l'observation de l'état de la faune/flore du cours d'eau peut-être un bon élément d'aide à la décision.

Vous avez ce site de la Diren qui présente les bio-indicateurs:
http://www.bretagne.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=200

ils en distinguent 4types:
-Les macroinvertébrés aquatiques:
ce dont on parle ici.
La méthode pour avoir des résultats fiables s'appelle un IGBN. J'en ais déjà fait, c'est pas très complexe mais peu compatible avec un usage randonnée car dure trop longtemps.
Prévoir quand même une bonne loupe et un vieux bas (filet de prélèvement).
ça peut faire une animation sympa pour les gosses si ils ont cette sensibilité.

-Diatomées
algues microscopiques.
bons indicateurs.
Prévoir la loupe binoculaire. (de mémoire, ça doit suffire. mais ça commence à peser.)

-Macrophytes:
Algues de grandes taille.
là, je connaissais pas du tout sauf pour dire que quand il y en a trop c'est pas bon.
Si certaines espèces sont de bons indicateurs, c'est surement le plus simple.

-Les Poissons:
je sais qu'on utilise encore les truites dans certaines usines de potabilisation de l'eau. principe simple: le poisson vit dans l'eau qui vient d'être traitée (aquarium spécial) et si il meurt on ferme les vannes. :D
Mais en dehors de ce cadre , ou pour déterminer un état général d'un cours d'eau, je me fierais pas trop à ça pour choisir où prélever mon eau.


29 juin 2009 à 11:30:32
Réponse #11

treant2


Effectivement, je n'ai pas été assez précis...

Les problèmes étant qu'il est difficile d'être sûr avec le vivant.
De plus, comme tu l'as souligné, une méthode efficace existe, mais elle est peu compatible avec la pratique de la randonnée ou de la survie, ne serait-ce que par le temps à y consacrer et le matériel supplémentaire. C'est pourquoi je suis resté un peu vague, en me concentrant sur des espèces invertébrées "faciles" à reconnaitre, et qui seraient de bons indicateurs de pollution, même à faible population. Je citerai ce site : http://www.cemagref.fr/Informations/DossiersThematiques/QualiteEauVieAquatique/Recherche01.htm

Ce site est à mon avis une bonne référence, de plus il reprend quelques publis sur le sujet...http://209.85.229.132/search?q=cache:9uR9T0-lxA0J:apheis.net/publications/2005/dechets/pdf/2-4.pdf+microfaune+bioindicateurs&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a.

Cela souligne la complexité de la démarche, ce que ne peut se permettre le randonneur... c'est pourquoi une méthode plus simple et rapide serait préférable. C'est moins scientifique, mais ça aurait le mérite de nous épargner quelques désagréments intestinaux...

Pour en revenir à la microfaune invertébrée, je pense qu'elle peut fournir rapidement des informations, de par sa relative facilité d'observation, le tout à une population visible.

Le cas des vers tubifex est à ce titre éloquent.
http://www.aquaportail.com/fiche-invertebre-924-tubifex-tubifex.html

Ce ver a l'avantage d'être un bon bioindicateur, puisqu'il se nourrit de matière organique en abondance, et vit en colonies dans la vase (et sort par une petite cheminée qu'il creuse), ce qui permet de prouver la non potabilité de l'eau. En plus, il supporte des conditions de vie qui auraient tué la plupart des autres espèces.

La larve d'éristale est elle aussi un bon indicateur. Comme la plupart des diptères, les larves se développent dans les lieux où la matière organique en décomposition est en abondance, comme les tas de purins. Cette larve a aussi besoin, la queue qu'elle possède est en fait un organe respiratoire, ce qui lui permet de rester "enfouie" et donc en sécurité. Les larves de diptères occupent souvent le même trophisme que les vers tubifex, c'est à dire décomposeurs et épurateurs.

Les amas d'algues bleues (cyanobactéries pour beaucoup) sont aussi une preuve de pollution. Je préfère les amas car on n'a pas besoin de loup pour les identifier. En aquariophilie, la présence de certaines cyanobactéries dites « algues encroûtantes » signale un problème au niveau de l'eau. Ces algues apparaissent souvent après un manque d'entretien ou un déséquilibre important et brutal. Les matières organiques en décomposition favorisent aussi leurs développements.
Or leur présence est indésirable en aquarium où elles peuvent former un tapis sur les plantes, empêchant leur activité chlorophyllienne normale, les affaiblissant et les tuant, leur mort contribuant à polluer l'eau. Le sable recouvert par un tapis d'algues n'est plus drainé et oxygéné, devenant impropre à toute vie microbienne aérobie. Le problème est sans doute similaire dans la nature...

Une site sur les algues bleues et leurs conséquences : http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?p=93711

Les chironomes sont aussi des diptères. Leurs larves, sortes de vers rouge à hémoglobine, sont aussi de gros consommateurs de matières organiques en décomposition. Ils aiment particulièrement les milieux vaseux.

La plupart des sangsues n'aiment pas la pollution, c'est le cas de la sangsue médicinale, qui est menacée dans notre pays. En revanche la sangsue brune tolère une pollution moyenne.

La gammare (quelques infos sur http://www.aquabase.org/crustacea/view.php3?id=22) est souvent un bon indicateur, bien que certaine espèces soient plus résistantes, et tolèrent une certaine pollution. Par contre, elle a besoin de beaucoup d'oxygène. On ne devrait donc pas en trouver là où il y a abondance de vers à hémoglobine (chironome et surtout tubifex). L'intérêt alimentaires des gammares ayant été souligné dans ce forum, leur cas est doublement intéressant. Peut être que les préparer en friture atténuerait les risques de contamination ?

Les larves des Plécoptères sont utilisées comme bioindicateur pour l'Indice biologique global normalisé (I.B.G.N.)., car très sensible au taux en oxygène dissout dans l'eau. Par exemple, une pollution par rejet d'eaux usées dans les cours d'eau va provoquer une diminution brutale de certaines familles de Plécoptères comme les Perlidae.

Le cas de l'éphémère est sensiblement voisin ce celui de la perle. Je ne développerai pas.

Pour compléter (trouvé sur http::www.ffpml.com/ENTOMOLOGIE/trichote.htm ) :

Les Trichoptères ("caddis flies ou "sedges"), dont le porte bois fait partie, sont un des principaux ordres ordres d'insectes aquatiques (on estime qu'environ 10000 espèces ont été décrites dans le monde). On les trouve dans toutes les parties du monde et dans les eaux stagnantes, ou les rivières. Leurs larves sont généralement détritivores. Comme les papillons, ils sont capables de produire de la soie à partir de glande salivaires modifiées.

Les larves sont, dans leur très grande majorité, aquatiques et construisent un abri (minéral, végétal, ou liant plusieurs types de matériaux ("porte-bois"). Quelques familles ne construisent pas d'abri (Hydropsychidae par exemple). Toutes possèdent des "crochets anaux" leur permettant de se fixer au substrat."
Voir aussi http://www.invfmr.org/TRICHOS1.htm

Leurs besoins en oxygène étant le même que les deux précédents, une pollution par de la matière organique aura les mêmes efets sur leur population... On peut aussi leur lier le cas des escargots d'eau, qui sont néanmoins plus tolérants.

Enfin, l'aselle est justement un cas où il est difficile de se prononcer sur le vivant. elle n'aime pas les pesticides et les eaux trop polluées, mais elle consomme beaucoup de matière organique. Il s'agit d'un indice moins fiable que la gammare...

Je rajoute ce site, certes inachevé, mais les photos sont jolies, ça peut toujours servir pour l'identification. http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/SVT/eleve/cyber/Vincent/Ecotox/bioindic.htm

Je citerai aussi ce site, vraiment complet, sans doute trop : http://209.85.229.132/search?q=cache:b0-8_9uwlCoJ:www.ecosystema.fr/Ecosystema_perso/Th%C3%A8mes_de_cours_files/Les_Bioindicateurs_2007.pdf+sangsue+herpobdella&cd=4&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

Voilà, j'espère qu'avec ça, il ya possibilité de mettre au point une méthode rapide et suffisamment fiable pour éviter de choper la courante...

Des tests sont sans doute à prévoir, mais le prix des analyses d'eaux n'est pas donné...

29 juin 2009 à 11:36:46
Réponse #12

treant2


Il ya un autre problème : les métaux lourds.

Certes, le tubifex tend à les concentrer dans son organisme, mais il est certains qu'il ne faut pas consommer d'eau peuplées par ces vers.

Je crois que le problème a été abordé sur le forum. Je vais chercher.

06 juillet 2009 à 11:10:21
Réponse #13

treant2


Bon, mon dernier topic est d'un ch**t, et il ne vaut quelque chose que si ces théories sont testées.

A ce titre, j'ai testé hier la potabilité d'un cours d'eau de montagne (au dessus du lac de Roselend, dans le Beaufortain), avec mon organisme.

L'eau était habitée par un grand nombre de portes bois et de larves d'éphémère. Le prélèvement faisait 500 ml, au dessus d'un alpage. Pour l'instant pas de problèmes de santé en vue.

Je revoie un message dans quelques jours sur ce sujet.

Dommage que j'ai oublié mes tubes de prélèvement... j'aurai pu demander à un pote de l'analyser.

Prochainement, je teste une eau avec forte population de gammares...

06 juillet 2009 à 12:54:39
Réponse #14

Chris-C


Tu nous dis que tu tests sur toi la qualité des eaux de montagne et que pour le moment pas de soucis de santé en vu.
Il serait à mon avis plus malin de faire analyser l'eau et de tester en suite.
Parceque si tu finis par avoir un problème de santé tu vas tirer quoi comme conclusion?
Tu iras vérifier dans la flaque d'à coté ta théorie.

Entre ça et ton post sur tes explois en randonnée, tu aimes le risque non maitrisé toi non?

Il existe suffisament de matos et technique pour éviter tout risque à la consommation d'eau pendant
tes activités extérieur, équipe toi.

Qui aprés lecture de ton post va prendre le risque d'aller boire n'importe où parcequ' il a identifié tel
organisme ou je ne sais quel bioindicateur...
Personne sinon il se fera botter le cul en nous le racontant ici.
Il s'agit de problème de santé pouvant être trés grave alors faut pas faire n'importe quoi hein.... et surtout l'ecrire sur le forum.

à ta santé......  ;)

06 juillet 2009 à 14:15:26
Réponse #15

fy


A ce titre, j'ai testé hier la potabilité d'un cours d'eau de montagne (au dessus du lac de Roselend, dans le Beaufortain), avec mon organisme.
Je rejoint plumok....
C'est sûrement parti d'un"bon sentiment",assez téméraire,mais personne ne t'en demande autant....
n'importe quoi donc :down:

06 juillet 2009 à 14:34:48
Réponse #16

dolgan


A ce titre, j'ai testé hier la potabilité d'un cours d'eau de montagne (au dessus du lac de Roselend, dans le Beaufortain), avec mon organisme.

Moi j'ai compris qu'il y est allé, a fait un prélèvement de 500mL qu'il a ensuite analysé dans son organisme.

retour dans quelques jours, le temps de faire les cultures bactériennes?

si c'est ça:  :doubleup:
si c'est pas ça:  :down:

06 juillet 2009 à 15:04:07
Réponse #17

treant2


Je sais que ma démarche peut semble stupide...alors je m'explique.

Avant de faire ce petit test, j'en ai longuement discuté avec mes connaissances, dont certains qui travaillent dans l'épuration des eaux et la microbiologie médicale. J'ai moi-même travaillé dans l'analyse d'eaux de surface, et j'ai quelques bases en microbiologie des eaux. Je connais donc bien les risques que j'encours...
Il faut de 1 à quelques jours pour que l'infection se déclare, cela devrait être une bonne vieille toxiinfection alimentaire. 500 ml d'eau est largement suffisant, d'ailleurs c'est ce qui est souvent utilisé lors des filtrations pour déterminer la charge bactérienne.

Se baigner dans le lac du Bourget suffit amplement pour être malade.

Les risques d'une eau de montagne sont surtout microbiologiques, à savoir urine et germes fécaux des élevages principalement. C'est pour cela que j'ai prélevé au dessus. Je ne compte absolument pas faire le même test sur une eau de plus basse altitude.
Je ferai bien sur analyser les autres types d'eau de surface.

Le principal problème que je rencontre est le cout des analyses et de l'équipement de purification d'eau : c'est quasi inabordable pour mes finances. C'est pour cela que je cherche à contourner ces difficultés en utilisant des indicateurs tels que la microfaune. La démarche est certes moins fiable, mais c'est le risque de l'économie.

Enfin, je tiens à dire que l'on prends plus de risque avec la mayonnaise d'un mariage qu'en buvant l'eau d'une rivière de montagne. Le résultat est souvent spectaculaire. Il faut pour cela qu'elle reste au moins 4 heures sur une table à température ambiante.  ;D ce qui est malheureusement le cas de tous les mariages auquel je suis allé. :down:

06 juillet 2009 à 15:25:53
Réponse #18

lambda


Salut,

Ta démarche est rationnelle mais paradoxalement risquée, et tu le sais.
Tu estimes avoir le baggage suffisant, apparament, pour décider de prendre des risques "calculés": ok.
Bon, t es libre de faire ce que tu veux en connaissance de cause...

Mais y a pas mal de gens qui peuvent et lire et qui n ont pas ce baggage et qui vont s essayer a ces "methodes" d analyses,
mais en prenant sans doute, par manque de connaissances, vachement plus de risques que ce qu ils imaginent.
- boire a une altitude plus basse qu estimee, en dessous de paturages et non au dessus, sans le savoir forcement,
- se fonder sur la presence de "bioindicateurs" qu ils auront crus voir ou ne pas voir, mais en tout cas mal identifier... du coup, sur des infos erronnées, ils se croiront "safe" alors que c est pas le cas...

C est un peu finalement comme sur le(s) post(s) des plantes medicinales, comestibles... on peut pas s y lancer comme ca, parce qu on a "lu" que.... toi tu te le permets, mais tu connais le truc semble t il en profondeur, mais c est pas le cas de tout le monde...moi le premier...

Par contre, tu pourrais plutot nous indiquer le protocole plus sûr et éprouvé pour effectuer des analyses de flotte en toute sécurité, sans faire le cobaye soi-même, ca ca serait interessant: nous expliquer comment ca marche un peu dans les labos d analyses tels que tu connais. voir meme nous enseigner quelque chose d applicable (et reconnus), ou a qui demander, pour permettre par exemple, au gars qui a une source ou un puit chez lui de savoir si elle est potable ou pas son eau.

Quand au cout de l equipement de purification de l eau, tu dis que c est inabordable pour tes finances, je suppose que c est dans le contexte de tes randonnées j imagine?

Si c est le cas:
- un bandana ou une cotonnade quelqconque pour filtrer avec une bouteille plastique,
- une feu ou un rechaud pour faire bouillir genereusement ta flotte filtree au moins quelques minutes,

(je parle meme pas de micropures ici...) devrait regler le probleme de potabilite de ta flotte (hors pollution chimique/meteaux lourds...)

et ca te coute pas ton poids en irridium quand meme...

mon humble avis...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 juillet 2009 à 15:52:17
Réponse #19

Chris-C


Citer
Il faut de 1 à quelques jours pour que l'infection se déclare, cela devrait être une bonne vieille toxiinfection alimentaire.

génial  :up:

le problème c'est que tu pourras rien tirer de tous ça, tu fais des test en zone touristique, l'eau que tu as bu, pouvait présenté tout les indices que tu veux et qui te fais dire qu'elle est potable, il n'empéche
que le touriste qui aura posé sa pêche juste au dessus n'aura pas eu le temps de faire quoi que ce soit
au biomarqueur et toi tu auras consommé de la m*rde diluée, porteuse de je ne sais quoi...

Tu seras alors peut être porteur de virus, germes, parasistes intestinaux que tu iras répandre plus ou moins fréquemment un peu partout.

C'est vrai qu'une paille filtrante à 15€ pour 200L d'eau potable c'est la mer à boire.....*
Marcher en montagne, faire de la rando demande un matos de base, pas forcément coûteux, enfin si tu veux
que ça reste un plaisir.....


a+

* pas fait exprés  ;D

06 juillet 2009 à 16:13:22
Réponse #20

treant2


Lambda

Je tiens à dire que ma démarche n'engage que moi ! Je ne compte pas encourager qui que ce soit, même quand les théories sur la microfaunes appliquées à la randonnées seront prouvées. Ce qui est vivant n'est jamais fiable à 100%, je tiens à le répéter.

Avant de m'inscrire sur le forum et de lancer ce topic, je l'ai parcouru depuis près d'un an. Il m'est apparu que même avec des topic solides, les gens ne testaient pas aveuglement les connaissances qui y étaient relayées.

J'ai pensé me servir de la microfaune comme bioindicateur, car non seulement cela repose sur des connaissances et des protocoles solides mais complexes et hors de portée du randonneur, de plus cela est pratique et relativement facile à observer. Pour ma part, je dispose d'un bouquin vraiment complet sur l'entomologie européenne (y compris larves et imago), ce qui facilite l'identification.

Je connais effectivement des méthodes sures et efficaces, mais malheureusement ne sont pas à la portée de tout le monde. Par exemple, un bon moyen d'analyser les pesticides dans l'eau est d'utiliser une HPLC-DAD (détecteur à barrette de diodes, pour détecter sur plusieurs longueurs d'ondes à la fois, 4 possibles ur l'appareil que je connais) avec une colonne en phase inverse, en s'appuyant sur les normes COFRAC pour connaitre les quantités tolérées... sans compter que les échantillons doivent être préparés, tache dont je n'occupais pas (mais il ne s'agit que de concentrer l'échantillon sans précipitation par extractions). Pour être encore plus précis, il faut un spectromètre de masse...

Concernant le post sur les plantes médicinales et comestibles, je me suis lancé car j'ai des bases de botanique et de biologie végétale. Ce qui est toutefois insuffisant pour se lancer dans l'expérimentation en aveugle. Heureusement, les connaissances sur la toxicologie des plantes sont facilement accessibles aujourd'hui. Par contre des compétences en pharmacologie, que je n'ai pas, sont indispensables pour se lancer dans l'automédication, sans résultat garanti bien sur... Si vous voulez tester, renseignez vous auprès d'un toxicologie, d'un botaniste ou d'un pharmacologue. Vous aurez ainsi des protocoles surs, si on peut dire ça avec le vivant...

Si vous le voulez, je peut reprendre les cours, manuels et Tp que j'ai conservés, mais les techniques qui y figurent sont faites pour le laboratoire. Il est à mon avis plus utile d'en tirer les connaissances et de voir si elles sont utiles et applicables au randonneur et au néophyte.
Ce que je tente de faire avec la microfaune en eaux de surface.

Et sans infliger des topic tellement longs et pénibles que personne n'a envie de les lire !




06 juillet 2009 à 16:15:07
Réponse #21

treant2


prochain topic que je lance : comment gérer la courante ! Ainsi, je reste dans le sujet...

06 juillet 2009 à 16:46:52
Réponse #22

treant2


plumok

Tu sais, les germes commensaux c'est pas ce qui manque, même dans les ruisseaux de haute montagne... à cause des chamois marmottes et autre bouquetins.

Ce n'est pas grave si l'eau est peuplée de bactéries. Après tout elle l'est forcement, et je m'inquiéterais si ce n'est pas le cas ! Les eaux seraient imbuvables car hyperchargées en matière organique...

Explication: la plupart des germes responsables d'infections sont soient invasifs, soit fabriquent une toxine. Les déjections sont certes très chargées (10 exposant 9 par gramme pour les espèces les plus courantes) mais la plupart des bactéries ne sont pas pathogènes et sont des anaérobies : ces bactéries seront logiquement tuées par l'oxygène du ruisseau. Pour les autres, il faut en ingérer une certaine population pour tomber malade, cela peut varier de 1000000 à 1 par gramme.

Sur cette masse de bactéries, seules 10exposant9 à 10 sont revivifiables si la selle est fraiche, les anaérobies formant 40% de la masse sèche de la selle.

Dans le cas de la mayonnaise, c'est Staphylococcus aureus qu'il faut craindre. Cette bactérie n'est pas invasive en dessous de 1000000 à 100000 par gramme, mais certaines souches fabriquent une toxine. C'est cette toxine qui agit en 4H et te clouera aux WC.  ;D

Je devrai pouvoir trouver des quantités par grammes plus précises en reprenant mes cours.

06 juillet 2009 à 17:33:09
Réponse #23

Chris-C


j'ai l'impression d'écrire dans le vent.....

je pensais plutôt a des germes plus invasif comme Giardia Instestinalis...

La question qui est posée c'est:

As tu l'impression que ton post à la possiblité d'aider plus de gens qu'il ne risque de les rendre malades?
Il y a des pages de discussion sur l'eau et les risques liée à sa consommation.
Toi tu te pointes avec ton bagage scolaire et tu dis boire l'eau trouvé en montagne pour tester
sa possible potabilité, en fonction de ton état de santé aprés coup.


Pour moi le faire et l'écrire est un signe d'inconscience.

je bloque le fil


 


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