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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Pickpocket, récit d'un délestage en règle et question sur la gestion...  (Lu 17276 fois)

25 juin 2009 à 01:23:10
Lu 17276 fois

humpfrey


Salut tout le monde !
Ben voilà, comme l'indique le titre, je me suis fait tirer mon porte-monnaie aujourd'hui, en pleine période de solde....
Comment cela s'est produit ?
Très simple en fait : je paie une paire de chaussures en soldes à la caisse d'un magasin situé dans la gallerie d'une grande surface  avec ma CB, remet le porte-monnaie dans ma poche arrière de Jean, sort du magasin et parcours 10m avant de remmettre la main à ma poche arrière et de constater qu'il n'y avait plus rien....
Je vérifie dans mes sachets de course au cas où et me redirige vers le magasin rapidement afin  de récupérer ce que je crois avoir oublier en caisse : rien !!!
Voilà, je me suis fait délester de mon porte-monnaie avec CB, un chèque en blanc (j'en gardais toujours 1, non signer, au cas où la CB ne passe pas quand je fais mes courses (pas que je fasse mes courses avec rien sur le compte mais des fois, la machine peut foirer....)), mon permis, ma carte vitale et tout un tas d'autres trucs (dont 70€...).
Passer le coup du stress et réalisant que voilà, j'avais plus mon porte-monnaie, j'dois dire que pour le coup, je l'ai eu vraiment, mais alors VRAIMENT, mauvaise !
Ceux qui me connaissent savent que je suis pas bien grand ni spécialement costaud mais sérieusement, j'avais envie de cogner sur le responsable, mais à un point que je n'ai jamais connu dans ma vie.
Je veux dire par là que si je l'avais surpris sur le fait, j'aurai gueulé mais sans plus. Mais si je l'avais surpris les 5 minutes suivantes dans l'état où j'étais, à fouiller dans le porte-feuilles, je lui aurais démonté la gu****, mais à un point que je me demande encore si il aurait été vivant tellement j'avais envie de le tuer. Sérieusement, j'ai dû cogner dans un mur de béton pour me calmer (dsl si ça choque qqu'un...) et ce n'est qu'une fois les poings en sang que j'ai réussi à me calmer.
Et dieu sait que je suis d'un naturel calme et arrangeant ! Mais là franchement, je me suis fait peur moi-même tellement je savais qu'il aurait fallu qu'un bonhomme me regarde de travers pour que je lui rentre dedans : la honte ! :-[:down:
Alors voilà, si je poste ce message, c'est pour savoir comment gérer cet "après-coup" de fureur, ce mode Berserk qui s'enclenche parfois et que seul la douleur ou le châtiment du coupable apaise...
Sinon, je ne dirai qu'une chose : en période de soldes, faites gaffe !
Perso, j'en suis de 70€ et j'm'en tire pas à si mauvais compte...
Merci à vous les amis !

25 juin 2009 à 01:36:51
Réponse #1

corbak


ouais plus la paperasse à refaire ...  >:(

Pour le coup de l'énervement, moi j'éviterais de cogner sur du béton... les mains c'est fragile et ça s'abime déjà assez vite sans aller cogner dans des trucs comme un mur en béton. C'est sur ça calme mais pour avoir failli me péter la main sur la gueule d'un type, j'imagine que sur du béton tu dois chanter... et en plus le mur lui il t'as rien fais. ;)

Tu fais comme dans fight club, tu te cogne tout seul... ou bien tu pousses le cri primal voir le sketche de Bigard. Comme il le dit si bien "pet retenu furoncle au cul". Alors défoule toi mais évite de te detruire les mains.

a+

Cyril

25 juin 2009 à 02:00:20
Réponse #2

lawrence


Citer
si je poste ce message, c'est pour savoir comment gérer cet "après-coup" de fureur, ce mode Berserk qui s'enclenche parfois et que seul la douleur ou le châtiment du coupable apaise...

*avant: respirer et te concentrer, partir vite, mais faut l'avoir fait plusieurs fois pour comprendre, et des fois ça marche pas
*pendant: frapper paume ouverte  ;)
*après: t'es calmé ? profite en pour "débriefer" et évoluer:

le vol est une mesure à ton encontre, développe des contre mesures...

-je ne mets jamais le portefeuille dans la poche arrière depuis qu'un colliforme fécal me l'a tiré pour me "figer" la ou il était avec ses potes, c'était y a longtemps hein, aujourd'hui je balancerais des pastilles de micropure dans le centre masse :D et surtout le portefeuille est au fond du sac ou de la poche cargo.

-l'argent, tu le planque... la ça va, mais si tu fuis le secteur parce qu'un ouragan arrive, ça peux poser de RÉEL problème si tu ne peux plus payer l'essence, l'hôtel et la bouffe.. il existe des ceintures à billet, des pochettes de chevilles, tu peux même coudre des poches à l'intérieur de tes jeans.

La prévention contre les pickpockets se résumera à ça, puisque par définition tu ne les voit pas venir...


Pour revenir au problème du pétage de plomb éventuel, au delà du self contrôle, si t'es pas au fond de toi convaincu que c'est de la connerie, t'es mal  :) faut juste ne PAS avoir de justification à passer à l'acte, être pondéré et confiant dans ce statut, même face à une ordure qui t'arrose d'insultes ou te tire ton portefeuille.
"La sécurité trop parfaite des habitants du monde supérieur les avait amenés insensiblement à la dégénérescence, à un amoindrissement général de stature, de force et d'intelligence." - The Time Machine ; H. G. Wells

25 juin 2009 à 06:46:21
Réponse #3

éclipse


A part ça, on ne sait jamais : as-tu le numéro du chèque que tu conservais dans ton porte-feuille ?
Il serait peut-être opportun de faire une "opposition préventive" ?

éclipse.
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

25 juin 2009 à 07:14:41
Réponse #4

philippe13


Je ne mets jamais rien d'autre que de la monnaie et des petits billets dans mon porte monnaie, je ne prends, hormis ma CNI, les autres papiers que si nécessaire. J'ai des photocopies de tous mes papiers : facilté pour refaire le permis par exemple, j'ai une ceinture creuse porte-billets.

Je me suis fait tirer deux fois des porte-monnaies bourrés de ferraille au travail par des visiteurs profitant d'un bureau vide. Mais ça ne représentait pas grand chose. Le voleur à agi vite, au jugé (poids) sans fouiller plus loin. C'était l'époque des machines à café ou on devait faire l'appoint et j'avais un stock de pièces jaunes (en francs).
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

25 juin 2009 à 07:38:20
Réponse #5

magiccerbere


Coincidence, hier, mon sac (avec mon portefeuille) s'est fait visiter...

Situation : J'était au dojo, mon sac au vestiaire. Il y a deux cours, le dojo est divisé en deux...
Je suis resté environ 1h30...
Fin du cours, j'y vais. Me rabille, vais dehors chercher mon vélo, prendre ma pochette (==portefeuille accroché au cou). Toutes les poches ouvertes  >:(
Sur le coups, je me suis dit "Big mer**, y'avais ma carte d'identité, j'en ai besoin le lendemain pour passer mon bac. Y'avais mon abonnement, je peux pas rentrer chez moi..."
Finalement, le coup a été fait par des jeunes, surement, il avait juste pris le fric (pas beaucoup, environ 10€) et laissé le reste (carte d'identité, abonnement, carte famille nombreuses et... 2 preservatif.) J'ai été étonné qu'il y a encore les préservatifs, mais d'un autre coté, si ces des ptits jeunes de 10ans... :lol:

Enfin bref, j'ai eu de la chance. Déja l'années dernieres, je me suis fait piquer mon portefeuille, depuis, je le gardais sur moi grace a une sacoche que je mettais toujours sous le tee-sheert sauf... pour le sport et les art martiaux.
Maintenant, je laisserais mon sac a porté de vue. :'(

Je n'ai pas vraiment eu de coup de colere (evidemment c'est moins grave^^). Juste quand je voyais qu'il n'y avait plus les cartes (donc gros probleme pour le bac) et pas l'abonnement pour le transport (coincé à 20km de chez moi), j'ai commencé à paniquer, mais ma tête était plutot entrain de réfléchir comment faire pour rentrer et pour passer mon bac plutot que pour m'énerver...
"J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre..." H.D Thoreau

25 juin 2009 à 08:35:34
Réponse #6

DavidManise


Salut !

Ben je dois dire que je te comprends, mon pote.  Me faire voler est un truc qui me met hors de moi aussi...  Un jour dans une laverie automatique, je me suis fait voler TOUS mes fringues, sauf le dernier vieux survet crade que je portais parce que j'avais plus rien d'autre de propre.  J'ai scruté tous les mecs de mon gabarit pendant des MOIS en espérant trouver un t-shirt à moi.  Et je l'aurais pas juste engueulé, crois moi.  Avec le recul, je me dis qu'il vaut mieux que je n'aie pas trouvé le mec.  Ca se serait très mal terminé pour lui, et ensuite de facto pour moi.

Idem l'hiver dernier quand on s'est fait voler un des cadeaux de notre fils sous notre nez par une petite sal*pe toute souriante qui est passée trois fois à côté de moi alors qu'on emballait les trucs avec Amandine...  on s'en est rendus compte seulement après, et heureusement.  Pour le coup la pétasse je l'aurais choppé par les pieds et explosé sur un lampadaire façon truite au bord du canoë.  J'étais tellement furax...  mais surtout furax de m'être fait avoir aussi connement, en fait, parce que je ne me suis pas méfié d'une jolie petite p*te souriante.

Comment gérer cette colère ? 

Perso je la gère pas du tout, mais j'en comprends la cause : je n'ai pas envie de devoir me méfier de tout le monde, je veux vivre dans un monde où je peux faire un minimum confiance aux gens, et ceux qui me rappellent qu'il faut se méfier de toute personne qui a deux trous de nez me donnent envie de rectifier la chose, de rendre la société conforme à ce que je voudrais qu'elle soit en les éliminant, purement et simplement.  Evidemment je le fais pas.  Pire que ça, je suis contre la peine de mort...  mais la pulsion primaire, c'est le meurtre. 

Le fait est que j'attends certainement beaucoup trop des autres, tout simplement, et que je n'arrive pas encore à accepter que l'être humain puisse être aussi mesquin, petit et nul à chier.

Dans ton cas à toi, je sais pas...  mais sans doute que comme moi tu accordes une grande valeur symbolique à l'histoire, parce que concrètement c'est pas pour 70 euros que tu t'es mis dans un état pareil.  La preuve je t'aurais dit "tiens je te file 70 euros si tu cognes sur ce mur en béton jusqu'à avoir les poigs en sang" tu m'aurais envoyé chier non ? ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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25 juin 2009 à 09:29:18
Réponse #7

Gros Calou


Salut  :)

Moi aussi, le vol est un truc que je gère très mal, même pas du tout et je deviens alors très très con.

Un jour je me suis fait volé mon portefeuille dans le RER et bien il met monté une rage, je me suis mis à hurler, mais je devenais dingue, j'ai menacé celui ou celle qui était l'auteur genre "si je chope le voleur je le balance sur les voies" et bien il a balancé le portefeuille à terre sans que je le vois, cela lui avait sûrement brûlé les doigts devant ma rage.

Le pickpocket profite de la situation pour te soulever ton portefeuille ou autre, femme enceinte, femme portant son bébé, personne chargée etc... c'est dégueulasse !

Moi ça me  >:( >:( >:(

25 juin 2009 à 10:16:34
Réponse #8

humpfrey


Exactement d'accord avec vous !
Comme dit, c'est pas les 70€ perdus qui m'embête, c'est surtout le principe...
Le vol, et encore plus le cambriolage est quelque chose que je tolère très mal quand c'est fait sur un pariculier (non pas que j'accepte cela dans les magasins, mais ces derniers ont des assurances et certaines circonstances (vol de nourriture pour sa famille et non pas du dernier DVD avec Al Pacino...) peuvent rendre les choses plus tolérables...
Ce qui me met hors de moi, dans le contexte d'un cambriolage par exemple, c'est que le ou les voleurs se foutent de savoir que la personne qu'ils volent a peut-être dûe manger des nouilles pendant 3 mois ou faire de gros sacrifices pour s'offrir certaines babioles qu'ils sont en train de voler, ou ben encore que la bague appartenait à l'arrière grand-mère et se transmettait de génération en génération...  >:D
Dans mon cas, c'est surtout le chèque en blanc qui me fait chier (j'en gardais toujours un sur moi non signé, au cas où la CB ne fonctionne pas...) et la perte des papiers importants (permis et carte vitale surtout...).
Heureusement que j'ai l'habitude de ne pas mettre mes oeufs dans le même panier et que je garde ma carte d'identité à la maison.
Comme tu le dis si bien David, je n'ai pas envie de devoir me méfier de tout le monde, de devoir toujours scruter derrière et autour de moi.
Et c'est p'têt ça, cette privation de la liberté d'être "tranquille" qui fache le plus !

25 juin 2009 à 10:20:38
Réponse #9

DavidManise


Mathilda : La vie c'est comme ça tout le temps ? Ou c'est seulement quand on est petit ?
Léon : ... C'est comme ça tout le temps.



;)

David
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25 juin 2009 à 10:41:42
Réponse #10

humpfrey


Et oui, hahaha !
Bah maintenant, j'me dis que ça servira de leçon : y a toujours du positif à tirer de ce genre de situations (et de toutes les situations d'ailleurs...).
Sur cela, j'vais pas tarder à aller à la préfecture moi, refaire la paperasse du permis... :)

25 juin 2009 à 10:53:59
Réponse #11

DavidManise


Bon courage mon pote...  sans dec je compatis.  C'est pire que tout les paperasses...

David
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25 juin 2009 à 11:16:41
Réponse #12

xzh


Salut,

c'est surtout ce sentiment d'impuissance et de trahison qui énerve moi je me suis jamais fait voler quoi que se soit mais le  fait de ne pas pouvoir réagir est assez courant.
 Je fais souvent une comparaison avec cette situation:   tu es tout seul dans une piece ou il fait tout noir tu es attaché au sol  et tu es coincer. bref ta plus qu' attendre la mort rageant non? 
  bien que cette sitution soit trés peu envisageable (recherche,...) c'est un peu le meme sentiment.
Pour le fait d'être trahit c'est être trahit par les gens autour de soit a qui tu a accordé un minimum de confiance mais on ne se  méfie jamais assez. C'est toujours les gens les plus insoupsonnés qui te surprendrons.

Le problème c'est que tu sais plus sur quoi te défouler tu as choisis un mur d'autre choisirons les mots.

25 juin 2009 à 13:23:05
Réponse #13

Aust


Salut,

En sortant (boîtes, fêtes, courses), j'ai remarqué à quel point les poches avant d'un jean sont formidables. C'est devenu systématique, mais dès que je veux être sûr de pas perdre quelque chose, c'est jean systématiquement. La forme des poches joue pour beaucoup je trouve dans ce sentiment de sécurité: déjà que j'ai du mal parfois à extraire mes clés, je me demande bien comment le type pourrait me délester du portefeuille.

Puis après, y a la méfiance. Dans une grosse foule, je garde systématiquement les mains collées aux poches, sac à dos devant. Déjà, ça limite les chances de se faire "repérer" par un pick-pocket comme victime potentielle.
"Il faut vouloir vivre et savoir mourir" Napoléon Ier

25 juin 2009 à 13:30:54
Réponse #14

Willy


Ce que je ne comprends pas et qui me mets en rogne, c'est la raison de ces actes. encore, quand c'est pour l'argent et pour la nourriture , ok, je comprends la raison mais ne légitime pas le vol.

Mais quand c'est uniquement pour faire c***r le monde, là, j'ai du mal.

2 exemples récents (début d'année) :

 - Un matin, je sors du TER et je retrouve ma voiture (une 106 qui à 14 ans, 150000 km, pas d'autoradio, et a toujours couchée dehors) avec les essuies-glaces arrachés, la serrure coté conducteur démolie, et les deux rétroviseurs sur le sol. Pourquoi ??? Pour le plaisir ??? M***e !!

- j'avais une vieille maquette de bateau (vieux chalutier) sous l'auvent de la porte d'entrée (l'entrée est à 20 mètres de la rue et il faut entrer dans le jardin qui est clos). Un matin, disparu !! Si c'est une blague c'est bien c*n !

Et là, je me dis que beaucoup de mes contemporains sont des c**s lâches et fainéants.

Mais, bon , y a pas mort d'homme, comme on dit  ;)


Willy
 


"Tu es libre d'être vraiment toi même , Ici et maintenant et rien ne peut l'arrêter" (Jonathan Livingstone le Goeland)

25 juin 2009 à 14:14:50
Réponse #15

basic


Personnellement je me suis fait faucher beaucoup plus d'argent que vous n'imagineriez, chez moi, sur deux ou trois ans par une personne en qui j'avais toute confiance.  Ca c'est bien terminé et j'ai plutôt pitié de la personne en question, qui n'était pas quelqu'un de mal au fond. Et le plus important,  je ne suis pas plus méfiant qu'avant, même si je fais plus attention dans certaines circonstances. Je suis totalement d'accord avec David. Une chose est certaine, il ne deviendra pas parano, amer et aigri (roulé dans la farine peut-être, mais c'est moins grave pour la santé).

Concrètement je n' ai pas de porte-feuilles mais un petit porte-carte qui tient dans ma poche (profonde) : la carte de crédit, celle d'identité, vital, et tous les trucs inutiles du même format y tiennent. Un billet ou deux aussi. Ca n'a pas empêché les talentueux pick-pockets napolitains de presque parvenir à le sortir, à la faveur d'un bus bondé. Bref, a-t-on vraiment besoin, tout le temps, sur soi, de tous les papelards dits indispensables ?

25 juin 2009 à 16:14:14
Réponse #16

Camaro


Je pense que nous ici sur ce forum, nous acceptons ca encore plus mal que la moyenne des gens.
Nous sommes une majorite de personnes qui veulent controler plutot que subir.
On a un fort besoin de securite. On veut gerer, anticiper, organiser, etc.
Alors le fait de s'etre fait avoir, de n'avoir rien vu venir, de n'avoir pas su prevenir, et surtout d'etre impuissant a reparer les degats, ca nous met hors de nous.
Vous vous reconnaissez dans cette description ?

La nuit apres que notre maison ait ete cambriolee, j'ai fait un reve tres marquant.
Ce que j'y faisais subir a mes cambrioleurs, avec un effroyable sang froid, etait tellement horrible que je me suis reveille en sueur en me disant que de telles atrocites ne pouvaient pas sortir de mon cerveau a moi.
Deux ans apres, je revois encore leur sang gicler sur les murs blancs de ma cave ou je les torturais ...
Mais je dois reconnaitre que ca m'a fait du bien de sortir ma rage ainsi.
Le stress non utilisable est generateur d'auto-destruction.
Et bien que j'aie gere rationnellement tout l'apres cambriolage, cela n'avait pas suffi a m'appaiser.
Il fallait plus que ca pour exorciser cette rage d'avoir failli a ma mission de protection de ma famille et de son sanctuaire.
Il m'a fallu un an pour digerer cet echec et pouvoir en rire.

Donc, reaction normale que fut la tienne. Ou au moins, reaction comprehensible.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

25 juin 2009 à 17:09:29
Réponse #17

Kazar


Salut !

Avec le recul, je me dis qu'il vaut mieux que je n'aie pas trouvé le mec.  Ca se serait très mal terminé pour lui, et ensuite de facto pour moi.

(...)

Comment gérer cette colère ?

Perso je la gère pas du tout, mais j'en comprends la cause.

David

ON/OFF?

Bon, je sais que tu sais, mais j'ai tout de même envie de dire : doucement avec ce genre de pensées. Je sais que le sujet est sensible, et a un écho douloureux et énervant mais bon...

Moi, quand je faisais à peine 63 kilos tout mouillé (81 kg maintenant) j'ai fêlé les vertèbres à un type juste en lui tapant sur la gueule, alors imagines toi, David, avec ton gabarit et ta pratique du karaté!!! Ta force c'est aussi une responsabilité, non? je veux dire que l'on peux vraiment regretter certaines réactions lorsque, une fois le comportement réactif passé, l'on évalue le rapport déclencheur/perte(s)/conséquences, surtout quand on n'est plus tout seul et que l'on a une famille. Enfin moi c'est ce que je me suis dit le jour ou cela m'est arrivé. Et c'est ce que je me répète maintenant. Depuis je m'efforce de me calmer au max. Comme l'autre jour ce con qui fumait sa clope à côté de moi en prenant de l'essence à la station service... Didiou! >:(


Stéphen.
« Modifié: 26 juin 2009 à 11:30:31 par Kazar »
"The man who does not exercise the first law of nature --that of self preservation-- is not worthy of living and breathing the breath of life."

--John Wesley Hardin--

25 juin 2009 à 23:28:22
Réponse #18

g-dag


Moi je me suis fait piquer mon sac dans les règles l'art à Barcelone le soir du 31 décembre 2005 avec l'appareil photo, le guide du routard, une casquette, un peu de monnaie et des bricoles. J'étais bien fumasse. Heureusement, le passeport, la cb et la thune étaient au fond de mes poches.

En fait on s'est fait rouler comme des bleusailles de touristes. Avec le recul, j'ai fait tous l'inverse de ce que conseille le REPERES de Patrick (travail d'utilité publique s'il en est.)

Donc nous étions ma copines et moi attablés au premier étage d'une sandwicherie devant une fenêtre. Bien crevés de notre journée, préparant la soirée.

Un mec un peu louche s'approche et nous demande un truc incongru : si l'on peut changer de place car il attend un pote et veut le voir arriver par la fenêtre. Bonnes poires on dit ok. On a eu du mal à le comprendre.

Bref, il nous cheackeaient. Ciblage des proies.

on aurait dû s'écouter et se barrer.

On change de place sur une table le long d'un couloir avec dans nos dos d'autres tables.

Notre "ami" de toute à l'heure, s'en va après avoir attendu 5 mn. Il passe devant nous et nous remercie d'avoir changé de place. pas de quoi mon pote.

Il confirmait son impression et vérifiait notre nouvel emplacement. Verrouillage de la cible
NB: il n'avait pris aucune consommation ce qui aurait dû nous mettre encore plus la puce à l'oreille, ou plutôt une horde de puces au fond du tympan.

Quelques minutes passent. On grignote et on se plonge dans la plus grande expérience du touriste, celle qui demande le plus de concentration : écrire les cartes postales. Je pose mon sac à terre contre le mur avec un pied sur la sangle.

Un deuxième mec nous dépasse. Veste mi-longe.  Je fais pas trop gaffe m'énervant sur ce que je peux écrire à ma bien aimée mère.

Il s'installe derrière moi avec un sandwich et pianote son téléphone portable. Il s'appuie contre le mur. Il est donc à 90 ° derrière moi et non dos à dos.

Ma copine le voit en partie puisqu'elle est en face de moi. Mais je lui cache ses mouvements.

Je replonge dans les cartes. Quelques minutes passent. J'ai dû bouger mon pied.

Le gars termine son sandwich et s'en va.

Quelques minutes se passent. Besoin du Guide du Routard. Je tends la main vers le sac. Plus de sac. Rien senti.

Joli travail d'équipe.

26 juin 2009 à 07:27:03
Réponse #19

philippe13


Vu dans le métro, un habitué, peut être deux fois mais le même:
La soixantaine fatiguée, en costume mais froissé, le type à qui on ne prète pas attention. Il choisi un waggon mi-plein du monde debout mais de l'espace entre les gens, chute feinte en montant, se rattrappe maladroitement aux uns et aux autres et plonge sa main dans un sac au passage. Il ressort aussitôt edevenu vif et agile. Sur le moment personne n'est surpris qu'un homme au physique de presque vieillard tombe et peine à retrouver son équilibre. Il avait repéré sa proie sur le quai certainement.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

26 juin 2009 à 10:47:03
Réponse #20

xzh


   Quand on marche dans une rue très fréquentée un ptit truc qui coute rien c'est de mettre son sac en bandouillere et de longer les murs.
   Sinon le porte monnaie,porte feuille,etc... faut pas le mettre dans la petite poche qui ,bien que pratique pour pas chercher 3h ce que l'on veut ,est une cible pour les pick-pockets.
   Des techniques pour voler ou éviter de se faire voler il en existe plein ,l'homme peut redoubler d'imagination.

26 juin 2009 à 22:11:57
Réponse #21

magiccerbere


l'homme peut redoubler d'imagination.

Oui, tout les Hommes, mêmes les pickpockets...
"J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre..." H.D Thoreau

27 juin 2009 à 11:33:33
Réponse #22

Aske


Une petite anecdote ;D.

En 4eme, j'ai eu la visite d'une personne pour parler de la justice en général. (C'éatit pour toute la classe). Passer un moment sur les discussions, l'intervenante nous raconte qu'une fois, et ce juste avant de faire une intervention dans une classe, elle va pour prendre sa voiture. Problème la vitre de derrière est brisée, alors elle vérifie ce qui manque, un pti check boîte à gants etc .. Au final rien ne lui mange si ce n'est son code pénal ^^.

Je trouve ça plutôt drôle.
Comme quoi y' a des c*ns dans la vie ... mais alors des gros.
« Modifié: 28 juin 2009 à 18:14:57 par Aske »

28 juin 2009 à 18:21:18
Réponse #23

Aske


Je suis entièrement d'accord avec toi Patrick.

Nombres d'histoire où un voleur mal-avisé, s'étant fait rétamer par " l' agressé ", porte plainte pour coups et blessures et gagne :ohmy:.

C'est vraiment n'importe quoi. Après y'a aussi l'inverse, le voleur se fait vraiment zigouiller.
Au Zapping de canal, j'ai vu un particulier qui avait tirer a la chevrotine (ou a la carabine) sur un voleur. Mais en le touchant à trois reprises, le premier coup met le voleur par terre puis il se relève alors un 2ème coup, il finit par arriver à s'enfuir et le particulier l'achève.

Le but c'est pas de le tuer, mais de le faire fuir (même sous le coup de la colère)


EDIT: "Nombre d'histoire", je ne travaille pas à la justice (ça se dit ?) de près ou de loin donc je rectifie ;).
« Modifié: 30 juin 2009 à 11:08:43 par Aske »

28 juin 2009 à 18:39:07
Réponse #24

sharky


Nombres d'histoire où un voleur mal-avisé, s'étant fait rétamer par " l' agressé ", porte plainte pour coups et blessures et gagne :ohmy:.
C'est vraiment n'importe quoi

Concrètement, est -ce que celà arrive souvent?  J'entends par là, est -ce que les BG qui attaquent en justice ont souvent, un peu, pas du tout gain de cause?

J'ai cherché dans différentes sources et à part les rispostes disproportionnées qui sont condamnables (et condamnées), je n'ai pas "nombres d'histoires".

D'autres retours?

Stéphane
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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