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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: la réalité des bagarres  (Lu 20921 fois)

12 février 2007 à 15:43:43
Lu 20921 fois

Rouri


Bonjour,

À la suite de la lecture de l'incident du copain de Vince, j'ai décidé de lancer un nouveau fil de discussion sur la réalité des bagarres. Ce qui est malheureusement arrivé au copain de Vince nous montre la triste réalité des altercations violentes. Je vais tenter d'en donner certaines caractéristiques. J'aimerais que ceux qui ont de l'expérience puissent m’aider à compléter :

1- Rapide: Une altercation est très rapide.. Ce n'est pas comme au cinéma, où chacun des opposants a le temps de prendre et de donner des coups. C'est plutôt une sorte de furie animale qui active les adversaires.

2- Courte durée:  La plupart des combats de bar que j'ai vu, ont duré moins de dix secondes.  Un bon punch au menton et c'est fini! Parfois, après dix secondes, certains continuent à donner des coups de pieds à leur adversaire au sol, mais le combat est quand même fini, car celui qui est au sol est semi-inconscient!

3- Grappling :  Si le combat dure plus de dix secondes, les opposants ont souvent tendance à s’agripper (grappling) mutuellement. Ils essaient de se faire tomber afin de pouvoir monter sur leur opposant, qui est sur le dos, pour le terminer par une série de coups au visage. Parfois, si un des combattants connaît certaines techniques martiales, le combat peut se terminer par une projection du type O SUTO GARI. Le projeté, qui souvent ne sait pas comment bien tomber, est souvent sonné par sa chute sur une surface dure.

4- Coup à la tête : La tête est souvent la première des cibles que les adversaires tentent d’atteindre dans ce type de combat. Souvent avec les mains, et parfois avec les pieds, ce qui est plus risqué. Bref, qui n’a jamais été sonné par un bon coup accidentel sur la tête!

5- Coup de pied :  Le coup donné plus haut que la hauteur du nombril est risqué pour celui qui l’utilise en dehors du dojo. Combien de champions de taekwondo se sont retrouvés sur le c** et la gueule en sang, dans la rue après avoir tenté de donner un coup de pied au visage? Il est important de se rappeler, que la rue n’est pas un ring encore moins, un dojo!

6- Une altercation ce n’est pas du sport : Plusieurs arts martiaux sont devenus des sports olympiques de combat, et par ce fait, leurs techniques ne sont plus transférables automatiquement dans la rue. Or dehors, il n’y a pas d’arbitre… marquer des points peut donner la victoire dans le dojo, mais, n’assure pas la survie dans un milieu hostile. De plus, dans le sport, c’est du un contre un, ce qui n’est pas toujours le cas dans la rue.

Plusieurs idées viennent de l’excellent livre de Peyton Quinn, A Bouncer’s guide to barroom brawling, publié chez Paladin Press, 1990. :doubleup:

Cordialement,

RK

12 février 2007 à 16:05:07
Réponse #1

ipphy



6- Une altercation ce n’est pas du sport : Plusieurs arts martiaux sont devenus des sports olympiques de combat, et par ce fait, leurs techniques ne sont plus transférables automatiquement dans la rue. Or dehors, il n’y a pas d’arbitre… marquer des points peut donner la victoire dans le dojo, mais, n’assure pas la survie dans un milieu hostile. De plus, dans le sport, c’est du un contre un, ce qui n’est pas toujours le cas dans la rue.



Bonne interprétation!

Le truc qui différencie round et baston, c'est que dans un round  il y a 2 "hommes de bonne volonté", totalement d'accord pour se mettre des gnons. Dans une baston, y en a souvent un qui n'est pas de cet avis  ;D

12 février 2007 à 17:14:48
Réponse #2

Olcos


Ca me parait coherent comme analyse, avec juste une chose, pour les combatants le temps ne passe t il pas au ralenti ? 10 sec c'est tres rapide mais ca peut etre tres long...

Sans laisser le temps d'analyser ou de prendre des decisions tranquillement, en bagarre y'a quand meme ce sentiment de parfaite concentration et analyse de ce qui se passe, en somme on a les idees claires (adrenaline, cerveau reptilien ?). A noter que j'ai jamais pris de grosse branlée donc je sais pas comment on se sent.

http://www.youtube.com/watch?v=imFp0QFyXI8 une video (desole j'ai pas pu resister) ;D
« Modifié: 12 février 2007 à 17:17:59 par Olcos »
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

12 février 2007 à 17:55:51
Réponse #3

Artic Killer


Je confirme également que la grande majorité de ce que je vois de plus en plus dans les bagarres, ce sont les blessures à la tête, par coups de poing, mais souvent par des bouteilles.
Très souvent des côtes cassées, les coups de pieds se donnant généralement lorsque l'adversaire est au sol.

De plus, l'alcool. Il est pratiquement systématique de voir les blessés de bagarres arrivant alcoolisés aux urgences, et ce qu'ils soient agresseurs ou victimes...

Le temps d'une bagarre me semble également directement proportionnel à la différence des forces en présence.
"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

12 février 2007 à 18:08:52
Réponse #4

BULLYSSON


le 1ère chose à dire est qu'il n'y a pas UNE science du combat de rue.

Par définition, un combat sur un trottoir, dans les escaliers d'une boite de nuit ou dans un couloir du métro c'est d'abord de l'inattendu.

Je ne connais pas les gars en face et ils ne me connaissent pas, on ne pèsent pas le même poids, on n'est pas habillé de la même façon, on n'a pas eu le temps de faire nos étirements pour s'échauffer et on a tous un "shoot" d'adrénaline qui vient nous traverser le corps... mes jambes tremblent, mais mains s'alourdissent, mon dos se gonfle d'influx nerveux, je ne voit que lui, je ne vois qu'eux...

Beaucoup de choses peuvent venir changer le cours des évènements à tout moment... je peux glisser, ils peuvent glisser... je peux avoir le temps de saisir un truc à lui mettre dans la face, ils peuvent le faire aussi... d'autres personnes peuvent venir s'en mêler... il a un coin de mur juste à côté de sa tête je peux lui frapper l'oreille pour que sa tête aille se cogner contre...

tout peut arriver... je n'ai qu'un seul choix : limiter ses capacités à réagir ! Je dois anticiper pour ne pas rester sur le carreaux... un seul choix !



Pour ce qui est des techniques, tout peut partir... ce que j'ai vu le plus :

- coups de tête (en tenant l'autre,sans le tenir, de face, de côté, en sautant..)

- coups de poings ou plutôt crochets et uppercut (au visage principallement c'est vrai)

- balayages (très très fréquents surtout à plusieurs contre un !)

- coups de pieds, front kick au torse, low kicks au tibias et dans les cuisses...

- coups de genoux

- morsures aux oreilles, au nez... doigts dans les yeux, dans la gorge et même dans le c*l au sol... arrachages des paupières, des oreilles, des c**illes, tirage des cheveux...

- utilisations d'armes en tous genres : lacrymos, couteaux, barre de fer, bâtons, briques, cailloux, bouteilles, chaises, clefs etc...

MAIS L'ARME N°1 = VICE !!!

tous les moyens sont bons pour arriver à "coincer" l'autre, réduire sa capacité à réagir... entourloupes, dissimulation, fourberie... dans la rue les valeurs morales ne veulent strictement rien dire... pas d'honneur, pas de fair-play, pas de combat à la loyal, pas de règles ! si tu bouges, je te n*que !

et comme dit si bien le GHC : c'est le 1er qui bande qui enc*le l'autre !





« Modifié: 12 février 2007 à 18:13:32 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

12 février 2007 à 18:37:12
Réponse #5

DavidManise


Salut :)

Bon disons que j'ai une certaine expérience de la chose (bastons de bar) donc je vais balancer ma version...

1 - tafdak avec Rouri.  C'est rapide, brutal, on vise la tête à 99%, on cherche à renverser l'autre ou à l'agripper, à prendre le dessus soit par les coups (ko) soit par la force pour arriver à immobiliser la cible et obtenir le ko ensuite.  Une seule fixation, mettre l'autre ko.  Taper la tête.  Souvent, t'as un gars qui aggrippe d'une main et qui veut frapper avec l'autre, et celui qui s'apprête à recevoir qui essaie simplement de contrôler le bras qui pourrait les frapper pour éviter de s'en prendre une.  Puis c'est la lutte désordonnée jusqu'à ce que ça se sépare ou que l'aggresseur réussisse à en placer un bon, puis 2-3-4-5...  en général il s'arrête quand ça saigne de partout ou qu'il a assez mal aux jointures.

Autre scénario qu'on voit pas mal : altercation verbale qui monte en pression jusqu'à ce qu'un coup parte.  De là les deux se volent dans les plumes de manière désordonnée.  Rarement de bobos sérieux, parce que les deux sont remontés et prêts à y aller...  et ils s'épuisent en quelques secondes.  On les sépare, et ils en parlent pendant 3 heures avec leurs potes en promettant beaucoup de choses...

2 - niveau technique généralement très très faible, même pour les pratiquants d'arts martiaux : pas d'échauffement, tenue vestimentaire inadaptée, aucune règle, déchaînement souvent total, obstacles (tabourets, chaises, bar, tables, autres personnes), plancher glissant, aléas divers...  on revient vite aux crocs et aux griffes...  et à la force physique pure (ce qui est une erreur).

3 - deux types de bastons :

- type "négociatif" où deux gars s'affrontent pour voir qui est le plus fort...  pour laver un affront réel ou imaginaire, pour épater les potes, etc.  Aucun des deux ne veut se faire mal, ni réellement détruire l'autre.  C'est presque encore du ritualisé, et ça se finit rarement avec pire qu'un ko ou un nez de travers.  Ça se voit de moins en moins, par contre.  C'était le bon vieux temps :)

- type "sérieux" où la but d'au moins un des deux gars est de détruire réellement son adversaire...  soit par peur/panique, soit par rage pure.  Là c'est le déchaînement total et c'est moche.  J'ai vu des gars sauter à pieds joints sur la tête d'un gars ko par terre.  J'ai vu des couteaux couper des artères (et plusieurs de suite, dans le genre je sais où couper pour que ça saigne) et des mains plantées dans le bar, piquées là par un bowie pour ne pas que l'autre puisse bouger...  Les cendriers dans la gueule, les tessons de bouteille dans les yeux.  Les tabourets en fer forgé de 40kg derrière la tête.  Tout ça.  Bref là on ne joue plus.  Et là il faut être encore plus fou et plus furieux pour survivre.  J'en dis pas plus.  Ceux qui peuvent supporter l'idée s'imagineront très bien, et les autres, ben ça ne les intéresse pas.

Souvent les 2 contre 1 ou 3 contre 1 sont de type "rituel".  On veut humilier le gars et lui faire fermer sa gueule.  Parfois le gars au milieu des 2 -3 tombe en mode "sérieux", du coup, et là ça fait de l'hémoglobine aussi.  Un gars pris au piège, souvent il se roule en boule et il attend que ça passe, mais parfois aussi il passe en mode reptilien total.  J'ai ai vu mordre des gars à la gorge !!!  Des vrais pitbulls ;D

Tout ça, c'est tout de même très différent des agressions de type prédation.  On reste plus proche du duel, encore, dans les bars.  À moins d'être con, on voit l'autre qui s'énerve et on peut quasi toujours choisir de s'en aller ou de parlementer.  Et c'est souvent la meilleure chose à faire, parce que baston = emmerdes.  Typiquement soit t'es blessé, soit t'as des problèmes avec les flics.  Bref, c'est rarement une bonne idée.  Ça aussi c'est une constante.

Sinon s'il s'agit de survivre à une baston, c'est pas la vitesse ni la puissance qui compte le plus, c'est la précision et la capacité à se déchaîner temporairement sur des cibles sensibles et fragiles.  Yeux, gorge, oreilles, genoux/tibias, testicules... 

Choses à ne pas faire :

1) chercher la m*rde, répondre aux insultes, provoquer, regarder fixement, etc.
2) exposer son dos si on sent la m*rde qui se rapproche ou le ciel qui se couvre... 
3) menacer, montrer son jeu avant l'heure, tenter d'impressionner... 
4) hésiter à donner le premier coup quand on sent qu'il n'y a plus d'autre option possible... 
5) trop se focaliser sur le c*nnard qui est en face...  il a peut-être des amis derrière, à côté, etc.  penser 360° autant que possible.

Choses à faire :

1) s'excuser d'être une m*rde si ça peut faire plaisir à un saoulon...  intérieurement on sait qu'on est en train de lui sauver quelques dents.
2) tenter de désamorcer en parlementant, levant les mains pacifiquement, payant une bière, etc. (sans trop s'approcher ni se retrouver au milieu d'un groupe hostile)...  idem.  C'est un choix tactique, pas une preuve de couardise.
3) si ça ne fonctionne pas et qu'on ne peut pas s'en aller sans prendre de risques...  mode je me déchaîne.  Dès que la menace est écartée, scan 360, et je m'en vais, direction les forces de l'ordre si pas besoin d'hopital.

Les bagarres de bar ont deux choses de spécial.

1) grand nombre d'armes improvisées à portée de main : bouteilles, cendriers, tabourets, queue de billard...

2) alcool = désinhibition

Les gars les plus dangereux sont ceux qui ont pris 2-3 bières.  Juste assez bourrés pour ne plus hésiter, mais pas encore assez bourrés pour avoir du mal à viser ou à garder leur équilibre.  Le gars qui est effondré sur le bar, il n'est plus une menace depuis longtemps. 

Attention aux mélanges de type cocaine + légère dose d'alcool, ou amphétamines, speed, etc. + alcool.  Ça rend les gars agressifs...  Attention aussi aux diabétiques qui picolent.  Certains pètent un plomb.  Question biochimique.

Autre problème avec l'alcool : il fluidifie le sang et empêche la coagulation, donc le moindre bobo pisse comme pas permis. 

Dernier point : bar miteux = concentration d'hépatites, de maladies transmissibles sexuellement et de merdes dans le genre.  Éviter autant que possible de s'exposer au sang de la clientèle, pour des raisons évidentes.  Raison de plus pour ne pas les faire saigner et donc pour éviter les bagarres ;)

Ciao :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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12 février 2007 à 19:39:50
Réponse #6

Cynry


Petites histoires pour illustrer, en particulier le côté inattendu.

Ca se passe à Dijon, 3 policiers (donc formés, il me semble) interpellent (pas de le sens policier, justement) un clochard qui traine en haut d'un petit escalier, il est déjà recherché pour quelques joyeusetés sanglantes. Lui, pas ouvert à la discussion, fait dévaler l'escalier au premier, manger la rembarde au deuxième, et finit le dernier au coup de boule. Durée de l'opération, maximum 5-6 secondes, tellement rapide qu'il y a pas eu de réaction possible.
Celle là on me l'a racontée, mais connaissant l'endroit c'est tout à fait plausible (d'autant que, toujours à ce qu'on m'a dit, le mec était recherché pour avoir poignardé à mort un juge et blessé 3 flics à SON procès, pour avoir été chopé alcoolisé dans son camion, avec lequel il est reparti après son "procès"). A prendre avec des pincettes, ceci dit.

La suivante, par contre, j'y étais.
Dans un parc (juste en face de l'escalier sus-cité), 3 mecs cherchent embrouilles à des racailles qui trainent à côté (du genre "rentrez chez vous", tout ça), pourtant plus nombreuses. Ce qui s'est passé ensuite m'a permis de voir pas mal de choses à faire ou à ne pas faire, des fois que.
Déjà un des mecs est allé voir les racailles seul, il est revenu avec une marque de bague imprimée sur la joue. Vraiment très con.
Il y a eu ensuite lancé de caillou des racailles, pendant que celles-ci quittaient le parc (le truc de chercher à désamorcer je pense). Seulement les 3 mecs ont suivi, et sont passé à l'action rapidement, ce qui a semé la panique chez ceux d'en face > branlée.
Les racailles s'enfuient, suivies par les 3 en train de leur gueuler dessus ("C'est nous qui avons la plus grosse" en substance).

De mon point de vue, non impliqué donc, le tout était assez drôle, voir les uns courrir après les autres, et 30 secondes plus tard, le contraire, les racailles étant allé chercher renforts d'armes et d'effectifs (un chantier pas loin, et quelques potes) > branlée. A noter qu'une racaille a tenté un magnifique coup de pied sauté, avant de finir par terre. Si ils avaient pas été en surnombre, il aurait surement payé cher cette erreur.

Résultat, de ce que j'ai pu voir (les 3 abrutis qui ont provoqué donc) les blessures étaient en effet à le tête, l'ensemble de l'opération a du durer même pas 5 minutes, et en dehors du prétexte rasciste (2 sur 3 ne l'étaient pas, mais tous bourrés) c'était surtout histoire de se la péter. Un bien bel exemple de connerie à mon goût...

 

12 février 2007 à 20:54:25
Réponse #7

Rouri


Bon commentaire Patrick! :doubleup:

Tu comprends, que je ne voulais pas entrer dans les détails de la préparation à la bagarre... ce que l'on appelle les préliminaires :D

12 février 2007 à 21:12:09
Réponse #8

Cynry


Je me souviens que tu avais déjà parlé de cette différence, Patrick, mais tu te souviendrais dans quel post ?

Parce que pour moi, agression = agresseur + victime, là où altercation = groupe de gens qui se mettent sur la gueule. Et je sens que ça cloche un peu, sans vraiment savoir où (je parle de mon raisonnement).
« Modifié: 26 novembre 2007 à 23:08:29 par Cynry »

12 février 2007 à 21:18:44
Réponse #9

guillaume


Ha? Pour moi altercation = "petite" embrouille, surtout verbale et agression = grosse emmerde avec une majorité de coup.

Help  :o

a+

12 février 2007 à 21:22:27
Réponse #10

DavidManise


Altercation = conflit verbal ou non verbal, duel
Agression = je te coupe l'avant bras à la machette pour avoir ta montre...  ou encore tu m'obliges à m'arrêter parce que j'ai égratigné ta voiture, je t'éclate un oeil, je te broie les testicules et je t'arrache la joue.

David
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12 février 2007 à 21:23:05
Réponse #11

Pierrot


Si l'on s'en tient au dictionnaire.


altercation, nom féminin
Sens  Querelle, dispute vive aux propos incisifs. Synonyme accrochage Anglais altercation 


  Synonymes   
altercation : 13 synonymes. 
Synonymes accrochage, algarade, bagarre, chicane, démêlé, différend, dispute, empoignade, engueulade, explication, grabuge, joute, querelle. 

agression, nom féminin
 
Sens 1 Attaque soudaine et violente non précédée de provocation. Synonyme envahissement Anglais attack, agression 
Sens 2 Attaque contre l'intégrité physique d'une personne. Synonyme agressivité Anglais attack 
 

  Synonymes   
 
agression : 11 synonymes. 
Synonymes agressivité, attaque, attentat, envahissement, hold-up, insulte, intrusion, provocation, viol, violence, vol. 


Grillé par le Manitou qui a simplifié.

12 février 2007 à 23:35:08
Réponse #12

vince


Salut
Là je sens le post utile et qui va durer.
Alors quelques remarques et questions à force de ballader dans la vie et sur le forum.

*le cas des policiers et professionnels civils de sécurité - je parle donc pas des super contractors - me semble hyper difficile car ils sont formés et formatés à la maitrise ''policée'' alors que le plus simple en cas de baston est l'incapacitation ''vision-mobilité-respiration'' : leurs clients appliquent ces recettes, eux en sont privés. C'est tout à fait le cas de mon pote, policier de formation, pas du tout formé à la protection personnelle hard, et qui entre en collision avec un contractor désinhibé. Franchement les mecs qui ont la triple contrainte d'aller au devant de la violence, la contrer, tout en limitant les dégats sur les méchants, et bien je leur tire mon chapeau très bas. A ce compte d'ailleurs je me demande si les policiers et gendarmes de base sont pas moins expérimentés ou plus handicapés qu'un simple videur d'une boite pourrie. En fait il faut distinguer des métiers en fait très différents : bodyguard, videur, policier de voie publique, c'est pas tout à fait le meme rapport à la violence.

*Pour un simple pékin comme moi et la majorité, c'est bien plus simple, et c'est exposé plus haut, et très très bien par Martial Vout - le contractor qui a explosé mon pote a tout simplement fait du martial vout : explosion, cerveau reptilien, oeil-c*u!lles-arrachage de joue et bye. Reste à s'entrainer, et je suis preneur de tous conseils lorsqu'on est tout seul comme moi dans un pays étranger sans aucune possibilité d'entrainement réel. Tiens vu les récents évènements je vais proposer aux flics de l'ambassade des petites réunions on va voir s'ils sont preneurs. Il faudrait trouver les points communs entre leurs besoins et les miens, un plus petit commun multiple, c'est pas gagné non plus.

*En fait je me dis toujours qu'en cas d'agression prédatrice, on est de toutes façons toujours mal barré, : en face, l'autre bénéficie de la surprise, de la détermination, et a eu le temps d'adapter son attaque à votre capacité  quelqu elle soit  pour assurer sa supériorité. Si vous ètes jeunes et athletique, il prendra une arme et/ou un copain, si vous ètes vieux un jeune suffira, etc...

*Perso, j'ai eu du bol jusque là, vécu dans des coins pourris et en guerre, sous bombardements, invasions, etc... pas une égratignure, mais plus un poil sur le caillou à cause du stress et de la génétique et de l'hypersécrétion de testostérone si si et ça joue et puis moi ça m'arrange. J'ai même eu l'inconscience dans ma jeunesse parisienne d'aller au devant de merdes sur la voie publique, sans prendre un coup.  Meme menacé d'un couteau un jour, j'ai réussi à m'en tirer sans bagarre - ni sodomie hein 8) La savate et les compétitions m'ont un temps donné la fausse impression d'etre imbattable, mon oeil. J'ai par contre été témoin de bastons terribles, de lynchages, de meurtres, en france et ailleurs. Et là c'est la grande remise en cause: dans tous ces cas, c'est le shoot d'adrénaline, et c'est la paralysie totale. Peut-etre ce qui m'a sauvé la mise, mais bon les rêves de super héros volent en éclat. Vive la lucidité sur soi.

*attention aussi aux facteurs de risque : une (trop) haute idée de soi, la présence d'une femme et d'enfants à ne pas décevoir, un entrainement qui donne l'illusion de l'invincibilité, tout ceci empeche un profil bas et peu pousser dans la m*rde plus que la repousser.

*Mes divers voyages et expériences, terrains de guerre, etc.., m'ont juste appris la vigilance : sur mon environnement global et politique, et aussi sur l'humanité et moi-même : personne n'est à l'abri de la pulsion homicide et de sa réalisation à froid ou bien à chaud. Les personnes les plus gentilles du monde auxquelles vous vous identifiez le plus peuvent assassiner un gamin le lendemain froidement et avec joie - c'est du vécu. Les contraintes et le contexte peuvent transformer quiconque en meurtrier, et je parle pas de légitime défense, je parle de déshumanisation. Moi y compris. Cela pousse à une très grande humilité, et à une très grande vigilance sur soi.
« Modifié: 13 février 2007 à 00:10:58 par vince »

12 février 2007 à 23:48:27
Réponse #13

Sayamon


Bon je vai parler de ma petite expérience :
Perso j'ai quasiment toujour réussi à désamorcer les situation lorsqu'un mec venait me prendre la tete (quitte à etre passé plus d'un foi pour un "dégonflé"...

Mais ce qui se passe c'est que lors d'un altercation je crain aussi pour la santé de l'autre du fait de mes expériences :
Je me suis battu deux fois :
 - Première dans un bar j'était au coptoire avec 2 copine entrain de boire un verre tranquil. Un mec se pointe en me disant que c'est sa place au bar et que si je cherche la m*rde je vai etre servi. Je m'escuse donc patement de ne pas avoir été informé que cette place lui était réservé et commence a aller plus loin tout en le gardant dans mon champ de vision. Bref le mec continue de dire que je lui menque de respec et tout et tout et me met une claque ( pas fort juste provoquant ) Sur ce je lui dit que c'est bon je m'en vais. Alors que je commence a reculer il m'envoie un crochet du droit et là je doit dire que je ne sais meem pas comment j'ai fait pour réagir comme ça mais il se trouve que j'ai esquiver son poing tenu son bras droit avec ma main droite et frappé sur son avant bras le plus fort que je pouvai avec mon avant bras gauche... Et ça c'est fini par une double fracture déplacé radius cubitus pour lui... Suite a ça graaaaaaaannnnnnde discusion avec ses messeurs les policier mais comme y'avait des témoin et que le gars était déjà fiché j'ai eu aucun probleme.

 - Deuxième en boite de nuit durant une minute d'inatention un mec était presque en train de violer ma petite amie du moment. Je vai donc le voir le pousse et lui dit d'arreter. Le gars ne dit rien et commence a se retourner pour chopper une bouteille vide et là pareil ça c'est passé en une fraction de seconde mais je lui ai explosé la tete contre le mur. Je ne sais pas ce qu'il as eu je suis aller voir un videur pour lui expliquer et pour qu'il s'en occupe vu qu'il ne bougeai plus et une foi que j'ai eu l'autorisation je suis parti.


Voilà mes 2 seules véritable altercations, toute les autre n'étaient que verbales.

Je me suis toujour dit que mon physique ne tentai pas trop les chercheur de m*rde : 1m74 100 kg plus de 150 kg au developpé couché pour donner un ordre d'idée. Bien que ça m'empèche rien dans le cas ou le gars a clairement décider de te démolir mais dans la pluspar des cas c'est assez disuasif.


Autre annecdote il y'as 1 moi j'ai vu une FILLE démolir le portrait d'un mec (qui l'avai bien mérité soit dit en passant) et bien personne n'as osé intervenir et le gars s'est meme pas défendu et il as fini KO...
Tous savaient que c'était impossible, un fou qui ne le savait pas est venu et l'a fait.

13 février 2007 à 00:17:20
Réponse #14

zoltan charles henderson


Mes divers voyages et expériences, terrains de guerre, etc.., m'ont juste appris la vigilance : sur mon environnement global et politique, et aussi sur l'humanité et moi-même : personne n'est à l'abri de la pulsion homicide et de sa réalisation à froid ou bien à chaud. Les personnes les plus gentilles du monde auxquelles vous vous identifiez le plus peuvent assassiner un gamin le lendemain froidement et avec joie - c'est du vécu. Les contraintes et le contexte peuvent transformer quiconque en meurtrier, et je parle pas de légitime défense, je parle de déshumanisation. Moi y compris. Cela pousse à une très grande humilité, et à une très grande vigilance sur soi.

C'est exactement cela.

Sans avoir été sur un terrain de guerre - ou en tout cas plus reconnu comme tel (Sarajevo par exemple) - j'ai ressenti la même chose.

Une vigilance poussée à l'extrême, un changement de valeurs qui peut aussi changer l'homme au plus profond de ce qu'il est.

Une sorte de passage en mode furtif et rouge.

Je précise que, après coup,  cela laisse un arrière goût assez amer dans la bouche et comme le dit Vince le sentiment qu'en fonction des circonstances on est soi-même capable de franchir la limite.

Juste une envie, retrouver ses bois, sa rivière et nourrir ses canards.
« Modifié: 13 février 2007 à 00:30:19 par zoltan charles henderson »

13 février 2007 à 00:33:21
Réponse #15

Cynry


Citer
Je me suis toujour dit que mon physique ne tentai pas trop les chercheur de m*rde
Marrant ça, quand j'entend mes potes parler des embrouilles qu'ils ont eu, et que je me dis que je me suis JAMAIS fait emmerder, avec ma carrure de crevette anorexique (les gens du stage hiver peuvent confirmer, plus grand que Diesel, mais plus léger), je me pose des questions...

Pour le mec qui cherche juste une proie pour se défouler, je veux bien, mais sont-ce ceux ci les plus fréquents/dangereux ? (ce n'est pas une question réthorique)

13 février 2007 à 08:50:07
Réponse #16

BULLYSSON


plus que le physique (qui joue quand même) je pense que c'est l'attitude générale pui permet de ne pas "tenter" les provocateurs... il y a des gens qui ont des têtes à se faire embrouiller et d'autres moins...

Un mec balaize peut très bien se faire enmerder souvent pour peu que son attitude laisse penser qu'il est trouillard ou trop gentil... nombreux sont les chacals alors qui se feraient un plaisir de lui casser la tête à plusieurs pour démontrer qu'ils sont les plus forts et avoir ensuite l'occasion de le raconter à leurs copains...

Je me souviens d'un gars au collège qui était plus grand que tout le monde, il devait faire plus d'1m90 à l'époque et était plutôt athlétique... le pauvre a été obligé de changer d'établissement parcequ'il était devenu au fil du temps la victime préférée des mecs de la cité d'en face... son seul tort ? être grand !

les exemples de "crevettes" comme vous dites qui ont envoyé à l'hôpital des gars 3 fois plus gros qu'eux dans la rue sont légions... la vitesse, la rage et la désinhibition sont à mon avis plus décisifs que la seule puissance physique... plus gros ne veut pas dire plus dangereux !
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

13 février 2007 à 12:58:01
Réponse #17

DavidManise


Salut :)

D'abord Vince : entièrement d'accord avec toi.  Humilité et lucidité par rapport à soi-même et aux autres.  Savoir que tout est possible en absolu...  et savoir ce qui est possible, et pas, pour nous.  Bref la morale et l'impression qu'on est capable de quasiment tout sont des paravents bien confortables, parfois, pour ne pas voir des choses qui dérangent. 

Ensuite, concernant les gabarits et les embrouilles...  la nature m'a doté d'un physique imposant et qu'une grosse masse musculaire sans que j'aie jamais rien eu à foutre pour la développer.  Ça se fait tout seul.  On dirait que je convertis le CO2 en protides.  Enfin bon.  On m'a très, très souvent cherché des poux dans la tête à cause de ça et du fait que je suis sympa et patient, et prêt à fermer ma gueule et à passer pour un peureux quand c'est pour éviter une baston INUTILE.  Par contre c'est pas arrivé souvent que des mecs me défoncent, même à plusieurs, parce qu'une fois que j'ai l'impression qu'on me prend vraiment pour un con j'ai les arguments physique et la méchanceté pour remettre les choses à leur juste place.  C'est triste à dire, mais les lois humaines et même les lois de la banlieue ou de la rue restent complètement assujetties aux lois de la physique.

Ceci dit, ces mêmes lois de la physiques sont parfaitement applicables à ma personne aussi, et c'est bien de rester conscient de tout cela.  D'où l'intérêt de penser/agir de manière tactique et stratégique, sans plus de prise de tête avec l'orgueil, la morale ou autre. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

13 février 2007 à 13:00:23
Réponse #18

Persea


L'école de la rue, à ses rites, ses passages et ses examens pour avoir son acsension sociale au sein de la micro société (la bande, la cité).

Les opérations groupées envers les autres bandes/cités/quartiers en font partie, de même que les tableaux de chasse, tels que des videurs/agents de sécurité/stadiers costauds.

Hélas une tendance assez récente, casser la tronche d'un policier/gendarme semble propulser directement son auteur en haut de la hiérarchie.
C'est chouette l'évolution n'empêche... Surtout quand on voit que depuis l'aube de l'humanité, on reproduit quasiment toujours les mêmes schémas. La forme change mais le fond reste le même.
C'est quoi le truc marrant dans le fait de se battre et de cogner ? C'est une affaire de domination ? De territoire ? Quelle est la différence avec un animal ?
Sans déc, je préfèrerais être une lionne et assumer mon animalité qu'être humaine et m'autoproclamer évoluée et intelligente tout en me comportant comme un animal...
Désolée, j'suis p'têt un poil HS mais là, fallait que ça sorte !
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

13 février 2007 à 13:29:58
Réponse #19

DavidManise


Ben en fait, moi je crois pas trop au concept d'humanité...

Je n'ai jamais trop eu la chance de constater en quoi les humains sont si différents des animaux.  Mêmes pulsions, mêmes rapports de force, de territoire et tout.  Je me suis amusé à appliquer des grilles d'analyse éthologiques qu'on applique aux troupes de gorilles et de chimpanzés pour observer le comportement d'un groupe de profs de fac, en anthropologie. 
Ça collait à merveille ;D

Autre trait commun à toutes les espèces c'est que les femelles sont moins con que les mâles, en général...  à part peut-être madame Thatcher, comme disait l'Renaud.

Là où on peut espérer que se développe une réelle différence d'avec les babouins, c'est quand l'être humain, justement, prend conscience du fait qu'il est un pur animal régi par des pulsions diverses très violentes et très fortes, et qu'il trouve des solutions pour que les pulsions en question cessent d'être des obstacles à la coopération et au prolongement de la vie (en qualité et quantité). 

Exemple : ma copine se fait draguer par un beau mec plein de pognon.  Pulsion : je le défonce.  Je prends conscience de la pulsion.  Je rationalise.  Je ne le défonce pas.  Ma copine est libre de ses choix même si moi ça me fait mal.  Coup de pot pour moi, elle préfère les gros balaises mal rasés qui ont du temps à lui consacrer <rire>

Autre exemple : je suis en train de me paumer en montagne, j'ai vraiment froid et je commence à paniquer.  Effet chimpanzé.  Je prends conscience du phénomène purement animal et mécanique.  Je l'analyse.  Je trouve des solutions.  Je retrouve mes points de QI.  Je gamberge.  Je survis.

Bon bref.  T'as pigé le truc...

Le problème, c'est que pour arriver à surpasser son animalité il faut d'abord accepter de la regarder en face (au lieu de la nier), puis l'accepter (au lieu de la combattre bêtement), puis réaliser qu'on ne peut pas la dominer de manière frontale (le modèle Torréador vs. Taureau, est plus prometteur), etc.  Tout ça ne fait pas du tout partie de la culture judéo-chrétienne où l'humain et l'animal sont dissociés et mis en opposition de la même manière que le blanc et le noir ou le jour et la nuit.

Bon bref...  Je fais le kakou mais n'empêche que quand ma douce se fait draguer par un beau mec j'ai tout de même la testostérone qui monte hein...  mais bon l'idée c'est de réussir à gérer, au moins dans les actes.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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13 février 2007 à 18:29:31
Réponse #20

Persea


Si hélas, la crauté voire le sadisme.
Et l'imagination mise à leur service, fruit de notre intelligence. Enfin dans ce cas-là elle est fichtrement mal utilisée faut reconnaître... Fort heureusement, il nous reste l'art qui nous évite de passer pour une des pires formes de vie sur cette planète...

Moi non plus j'y crois pas trop, au concept d'humanité. Il me semble qu'on a un besoin de puissance et de domination un peu trop élevé... Nous sommes plutôt des animaux à l'intelligence développée qui s'en servent pour faire des choses magnifiques mais également un gros paquet de conneries...

Mais ça ne répond pas à ma question tout ça... Quel plaisir peut-on prendre à cogner sur quelqu'un ? Avoir la rage ? Peut-être mais à la limite autant brûler cette énergie en criant un bon coup ou en allant courir dans les bois histoire de se défouler. Au moins ça ne fait de mal à personne. On peut en avoir après quelqu'un qui nous a fait du mal, ça d'accord, mais la violence gratuite, je pige pas du tout du tout du tout....
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

13 février 2007 à 19:03:45
Réponse #21

bison solitaire


pour celui qui les commet, les violences  ne sont jamais gratuites.
Je peux comprendre l'envie de cogner, ça m'arrive tous les jours ou presque (un bon sac me suffirait mais j'en ai pas de dispo, alors desfois je gueule...), par contre j'ai du mal à saisir l'acharnement...

13 février 2007 à 19:08:40
Réponse #22

Persea


pour celui qui les commet, les violences  ne sont jamais gratuites.
Je peux comprendre l'envie de cogner, ça m'arrive tous les jours ou presque (un bon sac me suffirait mais j'en ai pas de dispo, alors desfois je gueule...), par contre j'ai du mal à saisir l'acharnement...

Oui, moi aussi je gueule, Bison.... Mais je tape pas sur les gens, m'ont rien fait !
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

13 février 2007 à 19:40:27
Réponse #23

bison solitaire


Question d'interprétation: la personne qui cogne sur une autre lui trouvera toujours des griefs...
Que l'on soit d'accord ou non avec l'acte, on ne peut pas "juger" les auteurs (les guillemets pour faire la différence avec le côté pénal) parce qu'on n'est pas dans la tête des intéressés. C'est un peu comme lorsqu'on dit de façon conventionnelle que l'on comprend la douleur de quelqu'un: c'est faux, on est toujours seul avec sa douleur et toute douleur est propre à la personne qui la ressent. C'est pareil avec les motivations qui poussent quelqu'un à cogner... on peut pas comprendre. Par contre je peux comprendre le mécanisme.
Je te rassure, je cogne pas sur les gens non plus, même lorsque j'en ai envie.

13 février 2007 à 20:36:20
Réponse #24

Rouri


Merci pour vos expériences personnelles.

Mais, j'aimerais revenir à la synthèse de ce qu'est une bagarre afin d'en tirer une leçon pour ainsi pouvoir s'y préparer... Pouvons-nous en déduire comme ce célèbre vendeur de DVD de SD, Marc Animal Young, que la bagarre de rue est Fast and Furious ?

RK


 


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