Tu as raison de souligner les risques, Dolgan. Ce que ses recherches tentaient de souligner, c'est l'importance de la communication entre le médecin et le patient. Elle tentait d'objectiver ça, en mettant en place un protocole de communication simple entre le médecin et son patient.
Le protocole tenait en 4 points, essentiellement :
1) Expliquer clairement la maladie et ses causes.
2) Dire explicitement que le médicament prescrit est efficace.
3) Lever les doutes éventuellement soulevés par le patient quant au traitement (prendre le temps d'expliquer, ne pas balayer tout ça avec un sourire moqueur quoi...) : non, ça c'est un anti-coagulant, ça empêche les caillots de se former, donc ça va marcher blablabla...
4) Donner explicitement la possibilité au patient de revenir consulter si jamais ça ne fonctionne pas, ou s'il y a des effets secondaires (se rendre disponible pour le service après-vente, quoi).
Et selon elle, les médecins qui prenaient le temps de faire ça, même pour une grippe, avaient des taux de guérisons bien supérieurs, avec les mêmes médicaments.
Son "hypothèse" est que ça fonctionne par deux canaux principaux :
1) la crédibilité du médecin, qui en sachant expliquer comment ça marche prouve de facto qu'il a compris le problème, qu'il ne traite pas le truc par-dessus la jambe, etc.
2) la voie affective car le fait que le médecin prenne du temps pour parler de tout ça est une preuve de sa bienveillance, et du fait qu'il a à coeur la guérison de la personne, ce qui le crédibilise d'autant plus en tant que médecin.
Ciao

David