Salut,
Je suis allé me ressourcer dans le Sahara avec ma douce.
Je raconterai ça dans un fil spécifique mais avant, je voulais faire un retour dans un fil spécifique sur les différentes difficultés rencontrées et l'usage de la pharmacie.
Je vous raconte les choses telles qu'elles se sont passées. Cela ne veut pas dire que je décris la meilleure méthode à employer. Il s'agit juste de relater la manière dont je m'y suis pris avec les moyens du bord. Il ne s'agit pas de préconisations médicales.
En faisant cela, mon idée est d'apporter une contribution sur la réalité de la pratique dans ce domaine et l'intérêt de la constitution d'une pharmacie.
Premier épisode: petite blessure au bord de l'annulaire droit. Une petite peau qui dépasse, un coup un peu trop fort pour l'enlever et voilà l'épiderme qui lâche. Sur un centimètre, le derme (?) est à vif. Ayant laissé les choses en l'état par insouciance naturelle, je me suis retrouvé avec un début d'infection douloureux.
Solution: une lingette imprégnée enroulée autour du doigt pendant une bonne heure et la plaie passe du rouge vif au blanc-rose, la douleur a disparu. A partir de là, la cicatrisation s'est faite tranquillement. Plus de douleur et pas de nouvelle infection.
Deuxième épisode: en raison du vent de sable, je me retrouve avec les yeux complètement irrités et douloureux, au bout de quelques heures. Dacudose puis vitamine B12 en monodose pendant 2 jours puis nettoyage au Dacudose ou sérum phy en fonction de la ressource en fin de journée les jours de vent de sable.
Troisième épisode: le guide se loupe en coupant un ongle et met à vif la chair (il marche en tong ou pieds nus dans le sable). Comme pour le premier épisode, l'orteil concerné est enveloppé dans une lingette désinfectante pendant environ une heure. La cicatrisation se passe ensuite sans problème.
Quatrième épisode: le chamelier s'envoie un coup de marteau sur l'index gauche. Il se fait une magnifique ouverture en accent circonflexe au niveau de l'articulation phalange-phalangine. Il saigne abondamment. La chair est apparente mais pas l'os. Je désinfecte avec deux lingettes. Je pose des steri-strips et recouvre avec une compresse pliée en diagonale et nouée au-dessus de la phalange. Je sais que les steri-strips (autocollantes) ne pourront pas résister au sable qui s'infiltre partout et prévoit donc de refaire régulièrement le pansement (matin-soir). Un préssentiment me fait penser qu'avec la chaleur, la compresse doit provoquer de la macération en raison de la transpiration inévitable par ces chaleurs (plus de 30° dans la journée).
Finalement, j'opte pour deux stéristips parallèles avec un quart de compresse noué au-dessus de la blessure. A chaque fois, nettoyage avec une lingette ou du savon liquide à l'alcool (le pauvre a souffert).
Au bout de 24 heures, les lèvres commencent nettement à se souder. Je décide d'appliquer du Végébom pour aider à la cicatrisation mais aussi à assurer la parfaite réparation de la peau dont une petite extrêmité est restée blanche du fait de l'humidité sous les strips. Je lui pose une attelle en écorce puisque la présence de crème interdit la pose de quoi que ce soit. Un quart de compresse permet de tenir l'ensemble.
Le lendemain matin (36 heures après l'incident), la plaie est complètement refermée et la peau impeccable. Avec la consigne de ne pas se servir du doigt, il ne conserve à la fin qu'une trace infime de la blessure.
Cinquième épisode: Dame Corin n'avait pas mis de crème solaire sur ses chevilles. Celles-ci se sont découvertes quand elle montait un dromadaire. Après un après-midi, le coup de soleil était magnifique. Pour apaiser la douleur, le Végébom a fait là aussi merveille.
Au final, après une semaine à 4 dans le désert, de la trousse à pharmacie, a servi:
- paire de ciseaux universel de Jesco
- compresses
- lingettes imprégnées d'une solution désinfectante
- savon liquide à l'alcool
- steri-strip
- monodose de sérum physiologique
- Dacudose
- unidose collyre à la vitamine B12
- Végébom (je l'avais présenté
là) et j'ai été très convaincu par le résultat obtenu sur la plaie du vieux chamelier.
Ce qui m'a manqué:
- pince à écharde (le bois des buissons déssechés du Sahara se rappelle longtemps à notre souvenir...

).
Ce que je retiens:
- l'intérêt des produits en emballage individuel (compresses, lingettes,...) qui permettent de ne pas risquer d'abîmer tout le produit ou matériel en cas de chute malecontreuse (le sable

).
- je m'interroge sur la pertinence d'avoir eu un vrai set pour faire des sutures car les strips se décollaient très vite avec le sable
- la consommation rapide de lingettes désinfectantes (4 pour la seule entaille du chamelier) et l'intérêt d'avoir une petite fiole de savon liquide à base d'alcool.
A+