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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: État de choc  (Lu 5848 fois)

06 avril 2009 à 18:32:56
Lu 5848 fois

Bison


Bonjour,

Il y a un vingt ans, j'ai survécu par chance à un état de choc particulièrement vicieux :  je me suis endormi au petit matin (travail de nuit) un peu patraque (Novotel, aéroport de Vienne), et je me suis réveillé à midi (par la sonnerie du réveil) tout flageollant, sans force. Pendant la nuit, j'avais survécu (merci le copilote) à une perte de connaissance due à la décompression (je simplifie).

La personne avec qui j'avais rendez-vous m'a téléphoné à 13 heures et a bien compris que cela n'allait pas - pas du tout même. Evacuation en ambulance vers le poste de secours de l'aéroport. Le toubib me dit que j'ai des symptômes d'infar et me fait transférer à l'hôpital universitaire de Vienne où travaille un médecin spécialiste de la médecine aéronautique. Il m'a fallu huit jours pleins pour être debout. Deux mois pour me remettre complètement. Débriefing :  "Choc à rebond" ... en petits caractères, dans un bouquin de médecine aéronautique traitant du vol à haute altitude.

Tout cela pour dire que - vu les circonstances - deux toubibs n'ont pas immédiatement identifié mon état de choc (mais ils ont bien réagit quand même!)

J'ai fait quelques recherches ici sur le site ... je n'ai rien vu de spécifique à l'état de choc - "normal".

Pourtant, il me semble que c'est vraiment un cas de survie.

Quelques recherches sur le net ... => des informations pour les professionnels, rien de bien précis pour une situation de terrain, sans secours rapides.

Bon, à part faire le 112 ... comment - sur le terrain - soupçonner, reconnaître un état de choc? Actions possibles? Actions interdites?

Espérance de survie?
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 avril 2009 à 18:46:20
Réponse #1

Gros Calou


Salur Bison.

Excellent ! Je pars à la recherche d'infos.

 ;)

06 avril 2009 à 18:56:17
Réponse #2

Gros Calou


Déjà je suis sur que Anke sais de quoi on cause !

 ;)

06 avril 2009 à 19:11:00
Réponse #3

f2000@pl


Qu'entends tu par décompression? Un choc hypovolémique?

En tous cas j'ai trouvé ça

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1579_etat_choc.htm

Les états de choc se subdivisent donc en deux catégories:

-cardiogénique (les causes étant les troubles cardiaques ou une embolie pulmonaire)
 traitement nécéssitant un kit de petit chimiste et donc difficile à soigner sur le terrain

-Hypovolémique (causé par un manque de sang dans le système circulatoire)
Traitement: 1: boucher les fuites si hémorragie (possible sur le terrain)
       2: perfuser pour augmenter le volume de sang (une solution saline suffit en principe) une anémie valant mieux que le choc (d'après un   site dont je ne me rapelle plus le nom donc à prendre avec précaution)  
Le mieux étant une transfusion de sang

Je suppose que dans tous les cas il faut être prêt à redémarrer le palpitant du patient (donc révisez "Staying alive" des Bee Gee's)  
Les efforts me semblent aussi chaudement déconseillés (faut ménager le coeur)
Dans le cas de choc hypovolémique il faudrait peut être faire boire la victime (mais là je spécule :-\ )


f2000

06 avril 2009 à 21:27:00
Réponse #4

DavidManise


Salut Bison :)

Alors déjà, content que tu aies survécu !

Ensuite, ça m'étonne que tu ne trouves rien sur l'état de choc ici...  et donc j'ai cherché partout, et à part quelques bribes et quelques conneries, que dalle.

Donc je m'y colle.  J'espère qu'un toubib pasera par là pour me corriger.  D'ici là, je prenez rien de ce que je raconte là pour acquis.  Je ne suis qu'un humble trou du cul qui a un peu lu. 

Le choc, c'est quoi ?

Le choc, c'est "simplement" une diminution trop grande de la pression artérielle (ou tension artérielle, ou TA). 

La TA c'est quoi ?  C'est le débit cardiaque x la résistance vasculaire.

Le débit cardiaque dépend bien sûr de la fréquence cardiaque et de la qualité des contractions du coeur.  La résistance vasculaire, elle, dépend grosso modo du rapport entre le volume du système circulatoire et du volume sanguin qui y circule.  Si on a un système vasculaire qui a un volume de 6L et seulement 5L de sang à mettre dedans, on va avoir moins de pression.  Pour compenser, qu'est-ce qui arrive ?  Grosso modo le corps sécrète de l'adrénaline, de manière à ce que :

1) le coeur accélère ;
2) les vaisseaux sanguins périphériques se contractent pour réduire le volume du système circulatoire ;

Donc on se retrouve, bicoze adrénaline qui coule, avec un coeur qui bat vite, une peau froide et blanche, des sueurs froide, de l'anxiété, une respiration parfois ample et rapide...  Par ailleurs, il y a parfois des nausées (qui sont classiques quand la TA est trop basse), des vomissements, et parfois des pertes de contrôle des sphincters (surtout en cas de perte de conscience) : la personne se vide parfois littéralement de tous les côtés.

Le choc peut avoir 4 causes différentes :

1) choc cardiogénique (cause cardiaque) : pour une raison ou une autre, le coeur ne pompe pas assez fort, pas assez bien.  C'est ce qui arrive en cas d'infarctus du myocarde, ou en cas de toxines inhibant les fonctions cardiaques, par exemple.

2) choc hypovolémique (manque de volume sanguin) : c'est ce qui se produit en cas d'hémorragie ou en cas de déshydratation sévère.  C'est pour contrer ça que face à une hémorragie, aux urgence, on vous colle une perf à gros débit.  Pour vous remplir, tout simplement.

3) choc allergique (souvent dit anaphylactique) : a cause de sécrétion massive d'histamine partout dans le corps, les vaisseaux sanguins périphériques se dilatent brusquement et massivement, ce qui a pour effet d'augmenter le volume du système circulatoire.  L'adrénaline contre cette vasodilatation, et est donc généralement indiquée pour le traitement du choc allergique.

4) choc toxique (ou sceptique) : même phénomène que plus haut, de vasodilatation brutale, mais causé non pas par une allergie mais par une infection disséminée, ou une toxine qui fait réagir notre organisme de manière violente.  Il peut parfois être combiné à un choc cardiogénique, si la toxine ou la bestiole s'en prend aux fonctions cardiaques en même temps.  Des 4, c'est souvent le plus complexe à gérer, et c'est typiquement pour éviter ça qu'on vous prend la tête avec la désinfection des plaies ;)

Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir parce que la suite logique, si on ne fait rien, c'est que le sang n'irriguera bientôt plus assez le cerveau, et on tombe dans les vapes...  ce qui donne la descente aux enfers (ou au paradis pour ceux qui disent leurs prières, prennent leur vitamine et défendent leur pays) classique :

choc --> perte de conscience --> chute (risque accident/blessure) --> si pas en PLS, obstruction des voies aériennes --> manque d'O2 pdt qques minutes --> arrêt cardiaque --> lésions au cerveau --> mort cérébrale

Dans tous les cas, une personne dont la TA ne se stabilise pas correctement est en danger de mort, ou le sera bientôt si on ne règle pas le problème à la base.  Il faut de toute urgence contacter le 15 ou le 18 et la faire prendre en charge par une unité compétente.

Les signes et symptômes :

- pâleur, anxiété, pouls rapide et "filant" (le pouls ne "cogne" pas bien, on le sent peu, mais souvent) ;
- sueurs froides, nausées, vomissements parfois ;
- tête qui tourne, malaise, réduction du champ de vision/voile blanc devant les yeux (juste avant le coma) ;
- perte de conscience (qui peut être brève si, allongé, la TA redevient suffisante pour irriguer le cerveau suffisamment) ;

Voilà...  je pense que j'ai fait grosso modo le tour. 

Dès les premiers signes de choc, il faut contacter les secours : 15, 18, 112, 911 sur le continent américain... 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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07 avril 2009 à 09:25:31
Réponse #5

Bison


[HS]
Citer
Qu'entends tu par décompression? Un choc hypovolémique?
Non, c'est simplement ce malaise bien connu des plongeurs sous-marins :  à la remontée, l'azote dissout dans le sang fait des micro-bulles qui peuvent causer des démangeaisons cutannées, faire mal dans les articulations, ou bloquer insidieusement la respiration => syncope par manque d'O2. Quand un avion non pressurisé monte à plus de 6.000 mètres, le même phénomène peut se produire (indépendemment du fait que l'on utilise le masque à oxygène). Une personne n'est pas l'autre, un jour n'est pas l'autre :  j'avais déjà fait pas mal de long vols sans problème à 9.000 mètres ... La syncope est venue assez vite :  diminution de la vision, perte de la parole ... Le copi a fait une descente d'urgence jusquà 3.000 mètres et je suis sorti des vaps, avec une bouffée de chaleur et un sentiment de ... victoire! A l'atterrissage, une heure plus tard, j'étais normal, intellectuellement et physiquement, sauf un léger "barbouillage" intestinal.
[/HS]

Citation de: David Manise
Dès les premiers signes de choc, il faut contacter les secours : 15, 18, 112, 911 sur le continent américain...
Merci David &C° d'avoir "embrayé" sur le sujet.

Mais bon ... cela se joue sur combien de temps? Une heure ou deux, ou plus?
Et si on est "hors civilisation" ?

Eliminer les causes, si possible, bien entendu.

- Boire un max ?  Dans mon cas, je m'étais senti temporairement beaucoup mieux après deux cannettes de coca - merci les frigos des chambres d'hotel - et aussi après la première perfusion de sérum. En tous cas, à la sortie de l'hosto, j'avais considérablement maigri ... Vraisemblablement, j'avais surtout perdu de l'eau.

 - Quel médoc pourrait-on avoir sur soi pour faire remonter la tension, relancer / stabiliser la machine?

Et surtout :  quelles erreurs à ne pas commettre?
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 avril 2009 à 09:44:21
Réponse #6

DavidManise


Salut :)

Bon je suis pas toubib, mais la conduite à tenir dépend surtout de la CAUSE du choc.  Dans ton cas, j'avoue que je ne connais pas le phénomène dans les détails.  Les accidents de décompression que j'ai vus c'était en plongée, et ça causait des troubles dans tous les sens mais pas des chocs.

Pour un choc hypovolémique suite à une hémorragie, ben bien sûr faut stopper l'hémorragie.  Le baisse de TA est d'autant plus réelle que ça pisse encore (un trou dans les tuyaux = grosse diminution de la résistance vasculaire).  Ensuite faut remplir.  Si la personne doit être prise en charge rapidement et opérée, on va éviter de la faire boire...  si elle est inconsciente aussi.  Si les lésions qui causent l'hémorragie sont situées dans l'appareil digestif aussi... 

Pour un choc sceptique, c'est trop complexe pour moi.  Je ferme ma gueule.

Pour un choc allergique, le médicament indiqué est l'adrénaline, qui va contrer l'effet de l'histamine disséminée et reserrer les vaisseaux tout en dilatant les bronches au besoin, et en speedant le coeur.  A intecter en SC ou en IM par petites doses, renouvelables au besoin et selon les indications du médecin.  A discuter avec votre médecin, qui vous prescrira l'adré en solution injectable.  Savoir se piquer dans le gras du bide tout seul est une compétence sympa, par ailleurs...  demandez à votre médecin de vous expliquer comment faire.

Pour un choc cardiogénique, faut déterminer la cause : si c'est un infarctus, faut un coup de ballon, donc un petit tour chez Moléson ou un de ses collègues.  Certains préconisent une dose d'aspirine pour fluidifier le sang...  mais faut pas se louper parce que si on se trompe et qu'on anti-coagule un mec qui a une hémorragie interne, je te raconte pas le merdier...  Si c'est d'origine toxique, bah faut voir de quelle toxine il s'agit, etc.

Bref...  c'est PAS SIMPLE !!!

Pour l'hypovolémie et dans une moindre mesure l'anaphylaxie, y a la fameuse position de Tredelenburg : surélever les jambes.  Ca peut être bien, mais il y a un problème logistique à gérer : une fois les jambes en l'air on ne peut plus les redescendre...  donc imaginons que notre victime est là les jambes en l'air et tombe quand même dans les vapes, faut le mettre en PLS sans redescendre les jambes...  ou alors lui coller la tête en hyperextension et surveiller de près avec un aspirateur de mucosités si on en a un...  sauf que typiquement on n'en a pas hein, on est d'accord... 

Bref c'est pas simple... 

Beaucoup de choses à ne pas faire en fonction des circonstances... 

Ceci dit : détecter, mettre en position demi-assise (pour les troubles cardiaques ou respiratoires) allonger (jambes à plat) ou mettre en PLS, alerter, évacuer...  là tu peux pas trop te tromper.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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07 avril 2009 à 18:18:15
Réponse #7

f2000@pl


Le cas décrit ici ressemble plus à un accident de décompression qu'à un choc. (j'ai fait de la plongée à une époque)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_de_d%C3%A9compression

L'article est assez complet.

Citer
Tout à fait accessoirement des accidents mineurs peuvent survenir sur des vols à haute altitude (essentiellement en cas de dépressurisation accidentelle de la cabine)
ça correspond

Par ailleurs il semble que boire de l'eau plate peut aider, ce qui explique en partie que tu te sois senti mieux après le coca.
Bizzare qu'ils ne t'aient pas mis dans un caisson de décompression, normal que tu te sois senti mal pendant deux mois

f2000

EDIT: c'est vrai que en redescendant tu augmentes la pression, ou avais-je la tête. :-[
« Modifié: 07 avril 2009 à 23:10:17 par f2000@pl »

07 avril 2009 à 22:55:04
Réponse #8

Bison


[HS]
Bon, mon cas "accident de décompression" n'est pas vraiment le sujet :  bien sûr, dégagement d'azote à haute altitude (35% de la pression atmosphérique au niveau de la mer) qui va se loger n'importe où ... mais en redescendant sur terre, j'étais automatiquement recomprimé comme un plongeur qu'on renverrait indéfiniment à  trente mètres de profondeur ... Pas besoin de caisson. Disparition des causes, et disparition rapide des symptômes.
[/HS]
Ce qui m'interpelle, c'est l'aspect "chamboulement" du fonctionnement du corps humain.
Dans mon cas on a éliminé les causes premières en 2 minutes de descente d'urgence. Puis, il y a eu rapidement le retour à une forme physique et mentale presque normale, petit déj, dodo ... et, 7 heures après cette courte perte de conscience :  réveil en état de déliquescence ... Aucune lésion cardiaque, aucune séquelle observée au cours de huit jours d'examens multiples en hôpital universitaire (et ils n'ont pas été avares ... le cas n'était pas banal!)

En fait, j'ai un peu l'impression que l'on ne peut pas réduire l'état de choc à une faible pression artérielle. Ethymologiquement, il y a en amont, au niveau des causes ... une agression, un traumatisme, un "choc" ... traduisons :  un déséquilibre brutal des mécanismes de régulation ?  Comme si on "perdait les pédales"?

Et puis, dans la littérature vulgarisatrice, j'ai aussi l'impression que l'on met l'état de choc à toutes les sauces ... La première fois que j'en ai entendu parler, c'était il y a bien longtemps, à propos de coup de chaleur ... Et puis il y a les journalistes qui assimilent état d'hébétude, détresse psychologique et "état de choc" proprement dit.

Mais peut-être que tout cela est lié en fait?
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 avril 2009 à 23:37:51
Réponse #9

pieton


Et puis, dans la littérature vulgarisatrice, j'ai aussi l'impression que l'on met l'état de choc à toutes les sauces ... La première fois que j'en ai entendu parler, c'était il y a bien longtemps, à propos de coup de chaleur ... Et puis il y a les journalistes qui assimilent état d'hébétude, détresse psychologique et "état de choc" proprement dit.

Mais peut-être que tout cela est lié en fait?
A ma (faible) connaissance, la cause peut être psychologique: après tout les gens émotifs font aussi des malaises (je n'ai pas dit qu'un malaise = état de choc), le rythme cardiaque diminue, s'accroit etc, d'où l'abus de langage...

07 avril 2009 à 23:44:02
Réponse #10

Anke


Une combine de bricolo pour la PLS en surélevant les jambes (pas besoin de lui mettre les jambes à 90° au gars hein !) Un plan dur ( table retournée par ex, planches etc...) PLS sur le plan dur, tu lèves les pieds du plan dur, 30 à 50 cm, c'est déjà pas si mal. Le but c'est d'amener le sang au cerveau ( marche à l'O2 et au sucre), pour qu'il continue de bosser ( faire l'expérience avec une bouteille à moitié pleine, là ou on visse le bouchon, c'est la tête l'eau de la bouteille c'est le sang.)

Pour les plongeurs victimes d'accidents de décompression, on parle d'embolies gazeuses si ma mémoire est bonne, c'est comme une embolie pulm normale sauf que là c'est pas un caillot, mais une grosse bulle, comme quand il faut purger un radiateur : y'a de l'air dans le circuit alors qu'il ne devrait pas y en avoir et ça empêche l'eau ( le sang) de circuler normalement.

Dans ton cas Bison tu as effectivement raison, c'est exclu, puisque t'es pas mort cqfd  :lol:.
Hormis toutes les raisons évoquées plus haut et même si mécaniquement la faible pression artérielle est la raison au final; cette pression n'est pas à tous les coups la raison principale, "initiatrice" d'un état de choc . Il y a également (tu en parles) les facteurs "supérieurs" ( ou fonctions neuro-végétatives ) qui peuvent rouler sur la jante. On peut également évoquer les raisons endocrinologiques ( sous l'effet d'une grande émotion) on dit souvent : " on vide ses surrénales", plus clairement on a les pattes "coupées" quand "ça" redescend( est-ce un "état de choc " pour autant ?...N'oublions pas les raisons chimiques : fuites de potassium, glycogénèse etc...Un état de choc, ça veut tout dire et rien dire à la fois. Je crois que si on veut avoir une approche raisonnable, il faut s'en tenir aux symptomes et .... appeler la cavalerie !

18 avril 2009 à 18:25:15
Réponse #11

Karote


A ma (faible) connaissance, la cause peut être psychologique: après tout les gens émotifs font aussi des malaises (je n'ai pas dit qu'un malaise = état de choc), le rythme cardiaque diminue, s'accroit etc, d'où l'abus de langage...

En médecine le choc c'est : hypotension, tachycardie (le coeur qui accélère), polypnée (la respiration qui s'emballe) ou bradypnée (l'inverse).
Il faut bien se rendre compte que le choc est une URGENCE médicale, il correspond à un état grave. Donc les malaises vagaux et autres n'ont pas de place dans l'appellation choc.

En gros si le pronostic vital n'est pas engagé, ce n'est pas un choc (ou pas encore :D).

 


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