Pas de "coup de gueule", pas de reproches, ni même de

( là je sens le modo de garde inquiet et le taulier qui fronce le sourcil...

)
J'explique et ça t'es destiné, je sais que tu vas lire et n'en prends pas ombrage.
J'ai frappé l'acier et tu m'as dit : " il est exactement comme je voulais !" J'en ai ressenti une grande fierté, quand tu l'as utilisé et montré, pour moi ça a été pareil.
Quand tu m'as dit : " j'ai pas les sous..." ça n'étais pas grave, tu me renvoyais le paranke et nous n'en parlions plus, ce n'était juste pas le moment pour nous de nous "rencontrer" grace à un bout de métal, on aurait surement un autre moment.
Ce n'est qu'un couteau après tout, rien de bien méchant.
Mais entre celui qui frappe et celui qui reçoit, il y a bien plus que cela. Ce n'est pas une histoire de pognon, pas du tout...
Je ne vais pas me "la pêter", je ne suis pas un Vally ou un Duffort. J'ai juste donné ma
parole et j'ai essayé ( avec succès me semble-t-il au regard de ce tu as dit) de me mettre à ton service. Je ne forge pas avec un marteau, mais avec ce que j'ai dans la poitrine, je ne trempe pas mes lames à l'eau ou à l'huile, mais avec ce que je suis, mon histoire...
Tu vois, quand Anthony( ex Chogall) n'avait plus de couteau pour sa saison de chasse, ça m'a fait vraiment chier. Alors j'ai fait un couteau, sans rien demander en retour, juste pour que ça arrête de me faire chier.
Avec Jbc on en a parlé, il a dit : " T'es trop gentil gars !" J'ai répondu :" c'est bien ou pas ?.... Oui, c'est bien..."
Alors j'ai fait...Je m'étais donné ma parole à moi-même.
Pour finir, Anthony s'est risqué à braver la colère de l'Ours, en m'apportant son soutien, qui l'a "reconnu" comme un des siens.
Ce jour là, oui ce jour là, ces deux là m'ont touché l'âme, et j'ai été récompensé de mon travail de forge, au centuple de mes efforts...
Tu vois, cet histoire de "Paranke" entre nous, ça m'embête. J'ai pas envie d'attendre le facteur en me disant : "ce sera aujourd'hui ?". Et puis je n'ai pas envie que tu te sentes en "dette" ou que tu puisses rougir de ce que tu as promis et n'a pas pu ou voulu ( peu m'importe) forcément tenir.
Alors, le Paranke, gardes le. J'ai grand plaisir à te l'offrir. Que cette lame puisse bien te servir, c'est mon souhait.
Et un jour prochain, tu reprendras le polissage, tu enlèveras les rayures de l'usage, tu graisseras le cuir, bref, tu le feras "beau" le couteau et le coeur content, tu le donneras à quelqu'un que tu aimes, que tu estimes, à qui tu veux faire vraiment plaisir.
Ce jour là, regarde bien ses yeux à ce "quelqu'un" et n'en perds pas une miette surtout.
Ce que tu verras dans ses yeux c'est presque le bonheur parfait, profites-en bien...
Bien à toi et avec mon amitié.
Anke.
( Bon je ne suis pas sûr que les commentaires soient nécessaires. Je m'en remet au taulier et aux responsables pour ce qu'il est judicieux de faire avec ce fil.)