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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: combat au couteau  (Lu 21858 fois)

25 janvier 2007 à 14:48:03
Lu 21858 fois

papa-falcon


Bonjour à tous,

Voici une new's relevé sur le site de Charles JOUSSOT, concernant le combat au couteau et son enseignement :

"Devons-nous enseigner le combat au couteau? Grave question. Je comprends que, une fois encore, certains individus attirés par l'argent, la réputation, la renommée, soient toujours prêts à aller plus loin pour les obtenir mais que font-ils alors de la conscience et du respect des lois? Qui sont-ils ? A qui donc s'adressent les stages qu'ils organisent? Amusement? Jeux? Divertissement? Inconscience? Faux guerriers? Je te coupe, tu me coupes, je te recoupe, tu me recoupes…etc.
Alors que nous cherchons à comprendre, à contrôler la violence dans les quartiers dit "sensibles" qui sont de plus en plus nombreux, sans oublier le travail des éducateurs de rue, des enseignants,… etc., confrontés quotidiennement à cette violence et qui essaient de la combattre du mieux qu'ils le peuvent, en essayant de redonner des valeurs aux jeunes, et en essayant de leur faire prendre conscience de leurs actes, d'autres (certains enseignants d'arts martiaux) enseignent le combat au couteau dans la tranquillité de leur club ou au travers de stages. Nous ne sommes plus là en train d'apprendre à se défendre en toutes circonstances ou à se protéger mais nous sommes passés à l'étape supérieure : nous enseignons bel et bien le combat au couteau. Je parle évidemment de ces individus peu scrupuleux qui l'enseignent et pour qui la conscience et la loi ne semblent plus faire parties de ce monde.
Le combat au couteau imaginaire, virtuel, ainsi que le discours qui l'accompagne sont en plein essor. Par exemple : "Venez découvrir ce à quoi vous serez confronté dans la rue!"
Personnellement, cela m'amène à me poser certaines questions et vous ferez peut-être bien de faire de même: Qui sont ces enseignants? Quels sont leurs parcours? (Sont-ils, comme le combat au couteau, également imaginaires?). Entre l'imaginaire et l'ego difficile de les situer…
Une chose est certaine : jouer à la guerre dans un pays en paix est facile…Pourquoi n'iraient-ils pas dans des pays en guerre, histoire de mettre leur savoir et compétences au service des belligérants ou même, pourquoi pas, d'aller au front le couteau entre les dents? Seraient-ils volontaires?
Que savent-ils du combat au couteau si ce n'est reproduire des techniques qu'ils ont apprises dans des manuels américains ou des vidéos pour combler leur absence de connaissances concrètes et attirer une clientèle en leur faisant croire que c'est effectivement la réalité?
En réalité, c'est eux-mêmes qu'ils ont besoin de persuader, à propos de l'authenticité de la vision qu'ils donnent du combat au couteau.
Mais la question demeure entière: " Avons-nous le droit d'enseigner le combat au couteau, qui peut le faire et à qui ?" Dans un premier temps, notre rôle est de faire prendre conscience de l'importance des dégâts, de la gravité des lésions causées, du traumatisme subit par les personnes qui ont été agressées avec cette arme. Je peux vous dire que lorsque quelqu'un est blessé sérieusement le combat est presque toujours fini et qu'une blessure même légère est souvent tellement traumatisante qu'à la vue du sang beaucoup s'évanouissent.
Ces enseignants ont-ils déjà été réellement confrontés à une rixe sérieuse au couteau? Posez-vous la question…
En vous enseignant le combat au couteau, cela signifie que vous devez le porter sur vous et en faisant cela ils vous mettent en infraction avec la loi. Ont-ils oublié leur responsabilité? Ont-ils oublié la législation en vigueur? Iront-ils devant les tribunaux lorsque vous blesserez quelqu'un à l'arme blanche en suivant leurs conseils? Qui sera condamné? Posez-vous la question…

Charles Joussot "


Que pensez-vous de cette reflexion ?

Vous sentez vous concerné, voire visé par cette new's ?

25 janvier 2007 à 15:07:20
Réponse #1

ipphy


Bel article qui pousse à réflexion  :akhbar: Peut on utiliser une technique mortelle volontairement? Comment l'enseigner sans la dénaturer? Est-elle utile ou sert-elle a alimenter la peur ambiante? Les réponses varieront selon les personnes, leur lieu de vie et les risques qu'elles prennent.

Pour ma part pas de combat au couteau, je n'y connais rien, je ne l'ai pas vécu. Les enjeux sont énormes  ;) Je préfère être prudent, attentif, anticiper, dialoguer et courrir vite  ;D Je pense que naivement j'ai plus à perdre en portant quotidiennement un couteau pensé pour la défense qu'à y gagner. Par contre, j'aimerai bien apprendre à me défendre avec un couteau, mais de façon pragmatique et mesurée.

ps: le seul couteau qui vaille c'est le Hokuto Shinken, pratiqué Ken le Survivant, celui là même qui vous transperse le torse avec ses doigts et vous fait exploser.....comment ça j'ai trop regardé le Club Dorothé  ;D
« Modifié: 25 janvier 2007 à 15:11:43 par ipphy »

25 janvier 2007 à 15:15:28
Réponse #2

Pierrot


Citer
Que pensez-vous de cette reflexion ?

Ce texte dénote une grande lucidité de la part de son auteur et pose les questions essentielles tant du point de vue de la réelle efficacité des méthodes enseignées que du point de vue de la responsabilité pénale.

Ces questions sont celles que devrait se poser tout pratiquant de cette discipline.
A contrario, il est évident qu'un voyou ne s'embarrassera pas de telles considérations et utilisera son couteau sans état d'âme.

A mon avis tout le problème est là.

25 janvier 2007 à 15:28:30
Réponse #3

Eric Lem


1) Est-ce que je me sens visé?

Ben en tant que représentant de l' "Académie du Couteau et de la Défense en Situation" (A.C.D.S.), oui, évidemment, je me sens un peu visé.

Maintenant je ne me reconnais absolument pas dans les personnages qu'il dépeint:
- Je ne fantasme pas sur le fait de découper mon prochain en tranches.
- Je ne me considère pas comme un warrior parce que j'ai fait qqs sparrings.
- Je ne raconte pas à mes élèves que j'ai dépiauté du Tchétchène à la chaine.
- Je considère mon couteau comme la plus mauvaise arme à utiliser dans une situation de "défense".
- Je me fais un point d'honneur de toujours insiter sur la responsabilité légale de celui qui choisit d'utiliser une arme (quelle qu'lle soit) pour se défendre.

2) Ce que j'en pense:

Que décidément Charles aime à faire parler de lui en étant systématiquement "contre".
Contre les gens qui enseignent la self (lui seul y serait habilité), contre les gens qui enseignent le "combat au couteau" (je voudrais déjà savoir ce qu'il désigne sous ce vocable), etc...

Si je me souviens bien, il enseigne un dérivé de Kali-Pentjack, non??
Deux arts-martiaux universellement connus pour leur aversion envers tout ce qui coupe et pique...  ::)

Une seule question me vient à l'esprit en lisant ce texte (que j'ai lu déjà lu des centaines de fois, sous d'autres formes et d'autres plumes):
Comment peut on apprendre à qqn à se défendre de façon réaliste face à une arme dont il ne comprends absolument pas le fonctionnement?

Evidemment le but de l'ACDS n'est pas de former des artisans-bouchers... plutot de donner à des personnes sensées UNE chance supplémentaire de s'en tirer le moins mal possible dans le cas ou on aurait à se défendre face à une lame (ce que tous les instructeurs de self , tous courants confondus, considèrent unanimement comme une des pires situations à laquelle on puisse être confronté).

Le pire, c'est que connaissant le personnage (du moins son coté médiatique que j'observe attentivement depuis des années) je parie qu'il ne croit pas lui-même à ses âneries.
Mais pour le moment, dans le contexte actuel, ça fait "bien" de dire ça.... rendez-vous dans qqs mois pour une explication de Charles sur le fait que la lame EST l'arme ultime et que les instructeurs qui ne font pas de combat au couteau sont des incapables?

Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

25 janvier 2007 à 15:35:56
Réponse #4

papa-falcon


Citer
Que décidément Charles aime à faire parler de lui en étant systématiquement "contre".
Contre les gens qui enseignent la self (lui seul y serait habilité), contre les gens qui enseignent le "combat au couteau" (je voudrais déjà savoir ce qu'il désigne sous ce vocable), etc...

Voici la new's précédente de Charles JOUSSOT concernant la SD (visible sur son site internet)

"Je ne suis pas le défenseur de la veuve et de l'orphelin, ni même un justicier mais il faut bien que quelqu'un le dise et donc je le dis haut et fort: Stop à la mythomanie!
Il faut arrêter l'hémorragie, le déferlement de techniques miraculeuses dépassant les limites du réel, du possible et du réalisable par de simples terrestres.
Nous savons tous que de tous temps, dans les arts martiaux et sport de combats confondus, des individus se sont créés des palmarès imaginaires et fabriqués de toute pièce des personnages de bandes dessinées venant tout droit d'une autre planète…Mais là, c'est le bouquet! Trop c'est trop! Jamais encore, personne n'avait osé sortir de telles énormités!
Je sais que je ne plais pas à tout le monde, je sais que j'ai un sale caractère mais au moins, j'ai la franchise de dire ce que je pense, de le dire et de l'écrire, de l'écrire et de le signer de ma main sous ma propre identité sans me cacher derrière un quelconque pseudonyme.
Nous savons également tous qu'une personne entraînée à l'extrême va développer des capacités physiques et mentales hors du commun, dans le domaine des arts martiaux, du combat et de la self défense. A ce sujet, il est temps de bien faire la différence et arrêter de confondre arts martiaux, sport de combat, self-défense, guerre ou lutte anti-terrorisme. Mais il faut cesser de faire croire à des esprits fragiles, ou à une jeunesse qui se lance dans les arts martiaux pour développer certaines capacités, ainsi que pour trouver un certain équilibre, qu'ils vont pouvoir demain, armés de leur seul mental et à mains nues, faire face à des bombes, des tanks, des lances rockets et à tout l'armement de guerre moderne …
Je ne vois là qu'un seul but dépassant tous les autres avoués: acquérir renommée et argent. En effet, nous avons eu la surprise de découvrir récemment dans le magazine "Karaté Bushido" un article s'intitulant: "La self-défense anti-terrorisme". Nous pensions sans doute découvrir des techniques miraculeuses pour arrêter un camion bourré d'explosifs avec le front ou pour attraper un hélicoptère de guerre au lasso… Sachez avant tout que pour lutter contre le terrorisme, on utilise principalement le Renseignement. Où donc est la conscience et l'engagement envers les autres? Je le dénonce car il est inadmissible d'écrire et de publier de telles énormités!
Il y a un tel méli-mélo, une telle confusion dans les techniques, dans les intervenants se faisant passer pour des experts, qu'on a l'impression d'assister à un défilé de marchands vantant leur produit comme étant la panacée, "the best". Les titres sont là pour accompagner le produit, les héritiers de tel ou tel maître, derniers et uniques héritiers de la technique ultime, les pro de la self-défense, de la sécurité, de l'efficacité absolue, et les conseils sont là concernant ce qu'il faut faire ou ne pas faire…Où est la vérité dans tout cela? Le savent-ils eux-mêmes? Mais comme personne ne dit rien, ils finissent par croire qu'ils sont ce qu'ils ne sont pas. Quelle a été réellement leur formation, leur parcours? Et les preuves où sont-elles? Ils se sont construits de tels personnages avec un tel aplomb et de tels mensonges… C'est plus réconfortant que de revenir à la réalité.
La réalité dans leur cas c'est le retour en arrière, c'est à dire la nullité. Qui est capable de se remettre en question? Ainsi que d'avouer que les techniques qu'ils enseignent aujourd'hui viennent de telle personne, de tel style, de telle formation auprès de tel professeur ou de telles cassettes ou tels DVD? C'est bien plus glorieux de dire que ce sont eux les inventeurs, les super-formateurs. Mais puisque tout le monde le croit, pourquoi se priver? Et on en rajoute une couche, on vous dévoile les techniques des services secrets et du contre-espionnage de tel pays… A leur place, je dormirais mal la nuit et j'aurais du mal à me regarder dans une glace…Mais eux adorent justement se regarder dans une glace, contempler leur ego démesuré…
Mais qui sont-ils pour se permettre de faire de telles révélations? Leur vie est-elle aussi insignifiante pour chercher à se donner une telle importance? L'imagination, la mythomanie et la tromperie sont là. Je peux comprendre que le titre soit accrocheur et ronflant pour vendre un article mais il ne faut pas tomber dans la duplicité et la complicité de mensonge et d'abus de confiance envers les lecteurs et les futurs pratiquants. C'est le brouillard total, plus personne ne s'y retrouve.
La remise en question, je la connais depuis l'âge de quatorze ans, âge à partir duquel j'ai distribué des coups de pieds dans les testicules et des pouces dans les yeux. Ma technique n'était pas très académique certes, mais néanmoins efficace. Depuis, bien entendu, j'ai appris d'autres choses que j'ai peaufinées. Je ne vais pas faire un historique complet mais le terrain, je peux dire que je connais…Le Penchak Silat m'a vraiment beaucoup apporté et depuis que j'enseigne, j'ai toujours été sincère avec mes élèves. Lorsqu'une technique est risquée, a peu de chance de fonctionner ou ne fonctionne pas dans la réalité, je le leur dis et le démontre aussitôt. Je ne vends pas de la technique et du mensonge mais j'apporte un enseignement avec un fondement, un vécu, enseignement que je remets sans cesse en question ce qui me permet de l'améliorer.
Depuis que j'apporte mes connaissances et mes compétences aux services officiels et privés, je suis toujours sur le terrain. Jamais une seule fois je ne me suis permis de citer les noms des services avec lesquels j'ai travaillé, pour plusieurs raisons: Pour leur sécurité, par respect et pour la confiance qu'ils m'ont accordé. J'ai fait un véritable travail de recherche pour leur apporter des solutions rapides, efficaces, discrètes, pour résoudre des situations auxquelles ils sont confrontés en prenant en compte le cadre de la législation et surtout en restant logique et cohérent dans leur application.
Au début, en 1989, lorsque je suis arrivé avec mes techniques certes un peu violentes, je l'admets (doigts dans les yeux, coups de pied aux génitales, coups de poing marteau aux cervicales…etc.) on m'a pris pour un dingue, c'était impensable d'enseigner et d'appliquer de telles techniques…Alors je me suis adapté…Quatorze ans après qu'en est-il? Eh bien, ces mêmes personnes qui m'ont critiqué, pratiquent et enseignent aujourd'hui ces mêmes techniques impensables, inapplicables car jugées trop violentes, sous le nom de disciplines inventées…Je vous laisse deviner… D'autres ont suivi les stages de professeurs enseignant mes techniques avec mes cassettes (sources venant de leurs instructeurs dont certains sont maintenant chez moi…) Eh voilà! Le tour est joué, bonjour l'honnêteté et la sincérité! Evidemment, lorsque je vois les techniques que j'ai moi-même mises au point mal reproduites, je suis mort de rire car le mensonge et la supercherie sont plus aisés que la reproduction fidèle, parfaite d'une technique ou d'un produit. C'est bien la preuve que leur cerveau a du mal à assimiler…
Combien sont-ils, parmi tous ces formateurs, à être allés sur le terrain, combien ont fait de la sécurité, combien ont pris des baffes ou se sont retrouvés dans des situations très critiques? Combien sont vraiment formés au travail d'équipe? Je ne parle évidemment pas des soi-disant pro de la sécurité ou de la self-défense qui ont travaillé huit jours devant une porte de boîte de nuit et qui ont tourné courageusement le dos au moment où leurs collègues se battaient avec des individus…Tous ceux qui enseignent sans jamais être allés sur le terrain…Quelle expérience peuvent-ils apporter à ceux qui les écoutent? …La réflexion est de mise, il y a vraiment des gens qui n'ont rien à faire, de près comme de loin, dans la formation professionnelle concernant la sécurité.
Quand va-t-on arrêter de faire croire qu'un type ou une femme de moins de 50 kg va pouvoir maîtriser ou mettre KO un individu de 100kg mesurant plus d'1m90, en plein accès de rage ou de folie meurtrière? Stop! Il faut arrêter tout cela et replacer chacun dans son propre domaine et dans les différents contextes. Il ne faut pas confondre la sûreté/la sécurité, la self-défense professionnelle et la self-défense pour tout le monde… Les secrets de la self-défense? Foutaises! C'est un capteur d'esprit (pour ne pas dire: un attrape-couillon…) pour mieux vendre un produit au final défectueux.
La self-défense pro a été un déclencheur chez les imposteurs pensant uniquement à faire de l'argent et voulant se faire passer pour les meilleurs et les plus importants. Faire croire qu'une technique type est applicable et efficace entre les mains de tout le monde, c'est le refus de voir la réalité en face et de se remettre en question. Si nous prenons dix personnes au hasard, trois seront capables de la reproduire point par point dans l'efficacité, mais les sept autres? On leur dit de la répéter encore et encore! Si le professeur n'est pas capable de l'adapter à leur morphologie, leur puissance, leur souplesse, leur agilité et leur forme de corps, cette technique ne leur servira à rien. La self défense est une réponse immédiate à un problème de provocation, d'agression qui peut surgir n'importe où, à n'importe quel moment, sous n'importe quelle forme. Une fois encore, il n'y a pas de secrets, les atouts qui vont vous permettre de vous sortir d'une situation sont dans votre attitude, c'est à dire: le coup d'œil, la position, l'adaptation, la rapidité, l'explosivité, la précision et la force des frappes, la détermination, le vice, la surprise… Il faut surprendre l'individu par votre réaction qui doit être fulgurante. Bien entendu, vous n'allez pas arracher un œil à quelqu'un qui vous a simplement bousculé en passant, la défense doit être proportionnelle à l'agression. En matière de self défense on est seul face à l'agression, alors soyez gentils de ne pas tout confondre et de ne pas embrouiller l'esprit des lecteurs ou futurs pratiquants qui recherchent un entraînement adapté à leurs besoins, répondant à leurs exigences. Ce qu'ils attendent c'est être conseillés et dirigés dans leurs démarches.
Le pro de la sécurité doit pouvoir prévoir, contrôler, intercepter, déstabiliser, gérer une situation le plus rapidement et le plus discrètement possible. Massacrer un individu est l'aspect le plus facile mais le remettre entre les mains des forces de l'ordre sans dégât physique est un véritable travail de professionnel. Je respecte tout le monde sans exception, les gens font ce qu'ils veulent de leur vie. Je respecte le choix de chacun et si c'est celui de la compétition je respecte profondément leur engagement. Les efforts physiques qu'ils doivent faire au cours de leur carrière pour obtenir un titre et une reconnaissance, personnellement j'en serai incapable. Mais je ne pourrai jamais avoir la moindre estime pour les menteurs, les imposteurs et les escrocs. Je respecte les professionnels qui savent de quoi ils parlent, malheureusement je ne peux les citer tous car n'étant pas une encyclopédie des arts martiaux ni un annuaire des pro de la sécurité, je risquerais d'en oublier. Mais une chose dont je suis certain, c'est qu'eux, ils comprennent parfaitement ce que je veux dire et je tiens à ce qu'ils sachent que je les défendrai toujours.
Dans la suite de cet article, je vais malheureusement me montrer désagréable: ces derniers temps j'ai été très critiqué voire diffamé, traité de tous les noms d'oiseaux et même qualifié d'escroc car à chacun de mes stages je présente, propose à la vente, le matériel que j'ai conçu, réalisé et fait fabriquer à mes frais. Mes techniques également ne seraient pas du Penchak Silat ni tout autre chose…Ceux qui se sentent visés vont aisément se reconnaître dans ces propos. Ce n'est pas dans mes habitudes ni dans ma personnalité de baisser la tête ni les bras dans les moments difficiles et encore moins d'être désespéré ni de me plaindre ou de m'apitoyer sur mon sort. Sachez simplement que je n'ai pas d'autres activités fixes ou en parallèle, en dehors de l'enseignement, de la formation et de la création, ce qui signifie que si à la fin du mois je n'ai pas fait de stage ou vendu de matériel, je n'ai pas de revenus pour moi et ma famille alors que beaucoup de professeurs ou de formateurs ont un autre métier et une situation stable qui leur assure leur avenir et leur subsistance. J'ai fait ce choix, je l'assume et m'y consacre pleinement. Aujourd'hui, certains de ces professeurs ou formateurs qui ont obtenu des diplômes FISFO se permettent de parler en des termes peu élogieux de cet organisme et de son Président mais n'hésitent pas à s'en réclamer pour se faire valoir auprès du public et s'attirer une clientèle. D'autres encore plus retors se permettent des agissements d'une grande bassesse. Heureusement, dans ce pays, les avocats et les tribunaux existent…
Dans la même catégorie certains sont à la recherche de légitimité et n'hésitent pas à partir en Asie, en Indonésie, aux Philippines, en Israël, aux USA, voire beaucoup moins loin pendant deux semaines pour obtenir un diplôme d'instructeur moyennant finance, souvent même avec la bénédiction du professeur ou "maître" qui recherche avant tout le profit rapide et à être représenté en France. J'ai même vu des diplômes à vendre sur un fameux site d'enchère sur Internet! Qu'enseignent-ils donc après ces 15 jours, si ce n'est ce qu'ils ont appris pendant des années auparavant? Comment peut-on donner de la crédibilité à ce genre d'individus? Et quand bien même passeraient-ils six mois en cours intensifs, comment peuvent-ils avoir le toupet, le culot, d'afficher des grades qui n'ont rien à voir avec leur enseignement de base? Cela me rappelle l'histoire de ce professeur qui a lui-même déclaré dans le magazine "Karaté Bushido" que son "6eme Dan" passé au Japon lui a coûté 8000 francs de l'époque et une montre en or! D'autres encore deviennent instructeurs sur un week-end ou une semaine de formation pour des tarifs allant de 800€ à 2200€. Dans le même registre, certains d'entre eux vendent des cassettes ou des DVD dont le contenu ne leur appartient pas et bien entendu c'est moi l'escroc! Mais on le sait, la roue tourne et les surprises finissent toujours par arriver un jour ou l'autre…
Alors je vous demande de réfléchir et de bien faire attention où vous allez vous inscrire afin de ne pas vous associer à de tels personnages. Je vous rappelle également que mes DVD sont vendus 19 € - prix public- alors que ces personnes n'hésitent pas à vendre les leurs 30 €, 35 € et les 6 pour 250 € ce qui porte le prix du DVD à plus de 40 €…Et pensez- vous pouvoir passer vos ceintures ou grades uniquement par correspondance ou en restant simplement assis devant votre téléviseur? Qui est l'escroc, je me le demande….Ces gens là devraient réfléchir et se faire un peu oublier…
Actuellement, on entend souvent ce genre de phrase dans la bouche des formateurs pro: " Je suis dégoûté par ce business répugnant fait de menteurs et d'imposteurs et je refuse d'en faire partie!" Néanmoins ils sont à la recherche de diplômes afin de les afficher, se faire un nom et capter une clientèle. Messieurs, si ce n'est pas l'argent qui vous intéresse, je ne comprends pas pourquoi vous passez autant de temps à enseigner, pourquoi vouloir donner autant de stages et pourquoi chercher à obtenir des diplômes? Si demain on vous propose de faire de la formation sans être rémunéré, sans que vos frais de déplacement, d'hébergement et de nourriture soient remboursés ou bien de réaliser et de diffuser des DVD à vos propres frais en ne percevant rien sur leurs ventes, le feriez-vous? Quelles seraient alors votre réaction et votre position? Vous donneriez-vous autant de mal (!) et dépenseriez-vous autant d'argent pour obtenir ces fameux diplômes? Permettez-moi d'en douter fortement…Tout cela n'est fait que dans un but inavoué: l'argent, pour améliorer votre quotidien et vous offrir un peu plus de bien-être à la fin du mois Il faut juste ne pas être hypocrite et avoir la sincérité et le courage de le reconnaître.
Pour clore cet article, je vais dire quelques mots à propos des Groupes d'Intervention.
Quand cesserez-vous de citer des noms de services officiels alors que vous n'en avez aucun droit et surtout vous n'avez pas le droit de les mettre en position d'insécurité? Quelle est la méthode officielle employée par telle ou telle unité d'intervention? La réponse est : aucune. Hé oui! Là aussi la vérité doit être dite, toutes les unités ont chacune leurs propres instructeurs ou champions dans différentes disciplines martiales, sports de combats, tir, etc. Les stratégies et les méthodes d'intervention sont étudiées par leurs propres services et quand ils font appel à des intervenants extérieurs, des consultants civils, comme moi-même ou d'autres, c'est parce que nous avons su réaliser la transition entre le tatami et le terrain, s'adapter à leur réalité, leur apporter un regard différent et des techniques pouvant réellement leur être utiles et leur servir, en restant dans le cadre de la législation. Leurs méthodes sont faites de mélanges mais ne sont ni la mienne ni celle d'un autre. Ayons l'honnêteté et l'humilité de le reconnaître.
Comme je l'ai déjà mentionné, j'ai toujours refusé de citer les noms des services avec lesquels j'ai travaillé, pour des raisons de sécurité, par respect et pour la confiance qu'ils m'ont accordée. Aujourd'hui je peux me permettre de citer le "GSPR" - Le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République - puisqu'ils viennent de l'annoncer dans un article paru dans le magazine Commando du mois de juillet/août 2006. Nous avons effectivement assuré une partie de leur formation pendant quatre ans. Pour les autres Groupes d'Intervention, j'attends qu'ils en parlent les premiers pour pouvoir l'annoncer et le confirmer. Je rappelle également que j'ai reçu l'an passé, sur l'île de la Réunion, la Médaille du Mérite, des mains de Monsieur le Maire de Saint-Paul après avoir organisé "La Nuit des Arts Martiaux" en 2003 et pour les actions menées avec mes Professeurs et Instructeurs en faveur du développement des Arts Martiaux. Enfin, au mois de juin de cette année j'ai reçu, à l'UNSA Police, la Médaille d'Or du Dévouement Civil et Militaire, des mains de Madame Anh Dao De Traxel, fille adoptive de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République, pour mes compétences apportées aux Services Officiels.
Charles Joussot"



25 janvier 2007 à 16:30:50
Réponse #5

Rouri


Messieurs,

Ce débat m’interpelle, car je fréquente le même genre de site que celui-ci, mais version américaine. Les sites américains que je fréquente, ont comme grande qualité (et qui devient parfois un défaut) de séparer la technique de la morale. Car, ce débat sur l’instruction du combat au couteau ressemble à celui sur les armes à feu. Pour avancer sur cette question, il faut, à mon humble avis, sortir de l’émotivité pour se rapprocher de la réalité.

La réalité :

-   Le couteau est utilisé par les truands parce qu’il facile de s’en procurer.
-   Le couteau est utilisé par les truands parce qu’il est efficace en CQC.
-   Le couteau est facile à transporter et à dissimuler.
-   Les statistiques canadiennes nous démontrent que le couteau est l’arme la plus utilisée pour commettre un homicide.

Nous pouvons donc penser que si un honnête si citoyen se fait agressé par un truand, il y a beaucoup de chance que ce dernier soit armé d’un couteau. Il faut donc apprendre à réagir face à une telle situation. Pour apprendre, il faut comprendre. Pour comprendre le combat ou la défense contre un couteau, il faut en manipuler un. Ce qui est logique et didactique et non amorale. Bref, il faut apprendre le maniement du couteau pour s’en défendre.

Finalement, le dernier article américain que j’ai lu sur le combat au couteau s’intitule :

JAB, GRAB & STAB!
Knife fighting lessons from the war in Sudan.


L’auteur, Mike Everyman, ne se pose pas de questions morales, il veut que ces lecteurs survivent à une confrontation, point à la ligne! :doubleup:

Cordialement,

RK
« Modifié: 25 janvier 2007 à 17:44:09 par Rouri »

25 janvier 2007 à 16:33:34
Réponse #6

papa-falcon


Il n'y a pas que la morale en jeu, il y a les conséquences légales ...

25 janvier 2007 à 16:33:55
Réponse #7

Eric Lem


Rien à rajouter, tu viens de résumer ma position sur le sujet mieux que je n'y suis arrivé moi-même...  :up:


@ Papa: Je pense que Rouri englobait la dimension légale, dans ce qu'il apelle la "morale" (du moins c'est comme ça que je l'ai compris)
« Modifié: 25 janvier 2007 à 16:35:31 par Eric Lem »
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

25 janvier 2007 à 16:38:48
Réponse #8

papa-falcon


Le fait est qu'il n'y a pas de solution parfaite :
L' excès de légalisme et de morale te rend vulnérable ...
Sortir du shéma légaliste/morale en ayant une recherche pragmatique te rendra certainement moins vulnérable ...
Tout est question d'équilibre et d'expérience personnelle ...

25 janvier 2007 à 16:39:48
Réponse #9

papa-falcon


Citer
@ Papa: Je pense que Rouri englobait la dimension légale, dans ce qu'il apelle la "morale" (du moins c'est comme ça que je l'ai compris)

OK bien pris

25 janvier 2007 à 17:43:19
Réponse #10

Rouri


Bonjour,

Je désire réagir sur la légalité de la SELF-DEFENSE.

En ce qui concerne la légalité de la self-defense, il y a à mon avis, 2 écoles de pensées nord-américaine qui s'opposent presque diamétralement, mais qui, d'un autre point de vue peuvent être complémentaire.

La première école se résume par la phrase suivante (traduction libre):

«Il vaut mieux être jugé par 12,
Que porté par 6.»

Bref, ce qui compte pour les partisants de cette école, c'est de rester en vie!

La deuxième école de pensé, est plus légaliste. Elle est est incarné entre autre, par Massad Ayoob (http://www.ayoob.com/).

En passant voici un liens vers ses excellents articles: http://www.backwoodshome.com/ayoob_index.html

Pour Ayoob, (qui est souvent appelé comme expert pour les tribunaux), l il est aussi important de gagner dans la rue qu'à la cour de justice. Par exemple, ses livres décrivent autant des tactiques de combat que des conseil sur l'utilisation légal de la force. Il traite également des conséquences psychologiques et financière suite à un affrontement.

Pour Ayood, il y a 2 mots clé dans l'utilisation de la force: Raisonnable et nécessaire.

1- Selon lui, l'utilisation de la force doit être raisonnable. Bref, ne pas utiliser une MINIMI contre un gamin armé d'un canif. :down:
2- L'utilisation de la force doit également être nécessaire... votre vie ou celle d'autrui doit être en péril au moment de l'utilisation de la force.

De plus toujours selon Ayood, pour gagner en cour de justice, vous devez prouvez  3 choses pour justifer votre action de défense:
a) L'agresseur avait les moyens de causer votre mort.
b) Qu'il avait la possibilité d'utiliser ses moyens contre vous.
c) Qu'il avait l'intention de le faire. Il doit le démontrer soit par ses gestes, ses paroles ou son attitude, qu'il a vraiment l'intention de vous faire du tort. Par exemple un homme peut bien marcher tout près de vous sur le troitoir avec une batte de baseball en main. Il a les moyens et la possibilité de vous nuire, mais rien n'indique qu'il en ait l'intention. Donc, ne le tailler pas en pièce avec votre Griffe de FP!!!

Selon Ayood, il faut tjrs donner un avertissement verbal à un éventuel agresseur afin de bien évaluer son intention. Ainsi si l'agresseur ne donne pas suite à vos avertissements et continu son comportement potentiellement dangeureux pour vous, il vous sera plus facile en cour, de justifier votre utilisation de la force pour vous défendre.

Bon, je m'arrête là... je suis un peu HS!!!
« Modifié: 25 janvier 2007 à 20:17:43 par Rouri »

25 janvier 2007 à 18:35:47
Réponse #11

papa-falcon


Thèses fort interessante surtout la seconde (en ce qui concerne la France)

En France, si l'on rentre chez toi de nuit , par effraction, la légitime défense est présumée, ce qui ne t'autorise pas pour autant à piéger ta maison, même avec des panneaux de signalisation...

Pour revenir au couteau, en connaître la maniement est une chose, le porter sur soi est plus sujet à polémique...

25 janvier 2007 à 18:48:58
Réponse #12

Kilbith


Salut, ;)

Intéressant votre échange....Rouri, pourrais-tu continuer ?

did, :)

25 janvier 2007 à 19:10:29
Réponse #13

the grinch


oups ! moi je me languis la prose de mon Patoche ! je ne dirais rien avant lui sauf une chose ! on a pas besoin d'apprendre a se battre au couteau pour faire du mal avec ! au contraire !!!!!  ;)

PS : +1 pour ERIC ! depuis que je fais parti de l'ACDS je me rend encore plus compte de la dangerosité d'une lame et de l'efficacité d'un stage ! ou alors j'ai rien compris ! mais j'ai pas trouvé de stage "bisounours" !
« Modifié: 25 janvier 2007 à 19:21:24 par the grinch »

25 janvier 2007 à 19:43:18
Réponse #14

papa-falcon


C'est vrai Grinch,

De même, que plus l'on pratique le combat à mains nues, surtout en confrontant les styles, et plus on se rend compte de sa vulnérabilité en tant qu'être humain...

25 janvier 2007 à 19:54:19
Réponse #15

the grinch


et oui ! il n'y a pas de mauvais couteaux ou de mauvais batons mais que de mauvaises gens au bout ! et pis en général les "rambo delamorkitu" n'arrivent pas à la porte d'un stage si ce dernier est bien organisé et encadré ! en tous cas c'est le cas de ceux de Fred et l'ACDS ! (c'est le seul que j'ai pratiqué aussi !)  ;)

25 janvier 2007 à 20:06:15
Réponse #16

papa-falcon


J'ai également participé à un stage avec Fred et PP dans le cadre de NDS et je suis d'accord avec ton analye concernant leur organisation, mais j'ai également participé à des stages dans lesquels les "Frapatingues de la mort qui tue" étaient les instructeurs eux mêmes.

25 janvier 2007 à 20:15:42
Réponse #17

papa-falcon


De toute façon, arrétez moi si j'ai rien compris,mais :
A l'ACDS,

Le couteau est bien considéré comme le dernier outil à utiliser pour la SD.

Ce qui est préconnisé, c'est bien :

  • les fameux SAP grands ou petit modèle  :)
    le ti-bâton accroché à vos clés (version fléaux)  ;)
    les bracelets pour se protégerles poignets  :D
    le chapelet  ;D

    voire et c'est encore plus discrét et politiquement correct :

    le fameux stylo en acier (kubotan)  :up:
    le journal roulé serré et fixé grace aux élastiques qui vont bien.  :doubleup:
    projection de cartes à jouer ou de mitraille de pièces de monnaie (façon ninja  ;D)
    la ceinture...
« Modifié: 25 janvier 2007 à 20:22:12 par papa-falcon »

25 janvier 2007 à 20:18:58
Réponse #18

Patrick


Donc, est-ce que en tant que représentant moi aussi de l'ACDS, je sent notre Ecole visée, je dirais à l'inverse de mon pote Rico, pas du tout.

Pourquoi ?

1. connaissant la sympathie et le respect mutuels de Charles Joussot et Fred Perrin, il m'étonnerait beaucoup que ses propos visent justement Fred

2. nos précautions pour ne pas accueillir n'importe qui chez nous ne sont plus un secret ;

3. enfin parmis tous les personnes ici présentes, qui a déjà entendu Fred ou quelqu'un du staff encourager les stagiaires ou élèves à larder son prochain.

4. a contrario, n'assistons nous pas de façon quasiment litanique à une sensibilisation à nos responsabilités et à la recherche du dommage le moins irreversible possible.

Enfin, est-ce que je suis d'accord avec Charles Joussot ?

En partie oui car je ne compte plus les DVDs des systèmes de kali ou de silat et d'autres avatars encore et même parmis les écoles modernes telle que celle de Southnarc aus states par exemple où l'acharnement à dépiauter son prochain me semblent incompatibles avec les exigences d'une contre violence légitime.

Et enfin, je me marre quand même beaucoup aussi de constater que la sagesse n'a pas toujours touchée le bouillant Charles Joussot puisqu'il fut quand un grand disloqueur de vertêbres cervicales, techniques qui sont certes moins sanguinolantes mais pas moins définitives.

En ce qui concerne les propos de Massaad Ayoob qui déclare, il faut gagner autant dans la rue que devant la court, il me semble que quand on a la chance de pouvoir se retrouver devant la court s'est déjà bon signe et qu'il m'intéresserait fort peu d'y gagner à titre posthume.

Quant au sempiternel mythe qui consiste à croire qu'on peut aisément controler et "doser" dans un affrontement, cela n'est vraiment valable que quand on ne combat pas en état d'infériorité numérique ou d'équipement pour sauver sa vie ou son intégrité physique.

Et pour finir, j'assume pleinement les choix qui sont les miens pour assurer ma sécurité et celle de ma famille, je respecte ceux qui sont d'un avis différent, mais j'emmerde ceux qui allient attitude moralisatrice et inexpérience totale.

Aucun des membres de l'ACDS n'a jamais été comdamné pour des faits de violences avec ou sans armes, plusieurs sont des représentants de la force publique et tous des hommes et femmes responsables intégrés socialement et participant pleinement à la vie de la cité et aussi à ses champs.
« Modifié: 25 janvier 2007 à 20:21:12 par Patrick »

25 janvier 2007 à 20:31:32
Réponse #19

fred2


bonjours
je connais bien charles et je pense qu'il vise effectivement des cibles que ne sont pas lier a l'acds mais plutot les ecoles tres mediatisé dont a parlé pat 3c.charles a toujours dit ce qu'il pensait et ces coup de gueule sont legendaire les propos qu'il tiens dans celui ci sont plutot realiste mais n'apporte rien de bien neuf.
pour avoir moi aussi pratiquer dans pas mal de salle dont chez charles j'ai une vague ideés du nom des cibles visé la question est plus de savoir chez qui ces personnees ont apris ces techniques et leurs techniques de comunications sur ce sujet.pour ce qui est de l'acds vue la mediatisation de cette association le risque d'etre ciblé reste tres faible
a+
fred2

25 janvier 2007 à 20:35:27
Réponse #20

the grinch


Exact Fred2 ! Mais ne serait-il pas judicieux de la part de ce monsieur de donner certaines précisions pour éviter l'amalgame ? Sans citer les mauvais mais au moins dire ceux qui n'en font pas parti ! ;)

25 janvier 2007 à 20:46:45
Réponse #21

Rouri


Citer
Salut, {$default_wink_smiley}

Intéressant votre échange....Rouri, pourrais-tu continuer ?

did, {$default_smiley_smiley}

Pour continuer là où j'ai laissé...

Rappelons, que les 3 éléments (les moyens, la possibilité, et l'intention).doivent être réunis pour pour justifié l'utilisation de la force. Mais, il y a tjrs un mais...

Mais, un autre élément doit également pris en considération, c'est la prévention. Pour la suite , je vais  citer  David W. Young : «Si vous avez la possibilité de vous abstenir de l'usage de la force, soit en évitant, ou en fuyant la situation dangeureuse, vous êtes, selon la loi (canadienne),requis de le faire» (Young, 1991, p.18)

«Par exemple, si un individu, brandissant un sabre, se dirige vers vous en courant et en criant qu'il va vous couper en deux, il ne fait aucun doute que vous faites face à qq'un qui a les moyens et l'intention de vous faire du mal. La possibilité, et en conséquence le danger imminent sera présent avant même qu'il ne vous rejoigne. Si vous êtes armé vous serez justifié d'utiliser votre arme. Cependant, si vous avez le temps et une chance raisonnable d'éviter la confrontation, par exemple en mettant une porte verrouillée entre vous et votre agresseur, vous devez le faire. Si votre aissaillant enfonce la porte pour vous atteindre, et par là même vous prive de votre unique moyen de lui échapper, vous serez alors justifié d'user de force meutrière. Car, à ce point vous aurez épuiisé tous les moyens raisonnables d'éviter ou de fuir la confrontation: vous ne pouvez pas plus longtemps vous protèger d'une autre façon de la mort ou de blessures graves» (Young,1991, p.18)

Ces lignes sont extraites du livres Raisonnable et nécessaire de David W. Young.

De plus, je crois qu'il est nécessaire de préciser que selon Young (1991), le droit à la légitme défense commence quand le danger est imminent et se termine quand il disparait. La égitime défense n'est pas de la vengance! Vous ne pouvez légalement tirer sur un criminel qui s'enfuit après avoir commis un crime!

Citer
En ce qui concerne les propos de Massaad Ayoob qui déclare, il faut gagner autant dans la rue que devant la court, il me semble que quand on a la chance de pouvoir se retrouver devant la court s'est déjà bon signe et qu'il m'intéresserait fort peu d'y gagner à titre posthume.

Pour Patrick, je veux seulement souligner que Massad Ayood enseigne surtout la défense avec des armes de poing, qui sont en port légale dans plusieurs États américains. Donc, pour lui, la technique va de concert avec les conseil juridique. Car plusieurs citoyens américains se sont fait mettre de grosse poursuite civiles sur le dos suite à des geste de légitime défense. Car, cela peut paraître incroyable, que d'honnête citoyens se fassent ainsi poursuivre pour un criminel ou sa famille ( cela arrive lorsque qu'un boulet de 230 grains de .45 fait mouche!) Mais tel est le système judiciaire américain!

Cordialement,

RK

 
« Modifié: 25 janvier 2007 à 21:03:53 par Rouri »

25 janvier 2007 à 20:59:20
Réponse #22

Kilbith


Merci pour ces informations Messieurs !  :)

25 janvier 2007 à 21:07:14
Réponse #23

DavidManise


Salut :)

Bah moi je suis plutôt d'accord avec sa vision des choses, globalement.  Et à l'ACDS on fait principalement ce qu'il dit :

1) tenir compte des aspects légaux (donc s'entraîner aux techniques de couteau les moins létales ET les plus efficaces possible d'un point de vue tactique, et éviter de répéter des gestes létaux pour ne pas les reproduire en situation). 
2) ne pas se prendre pour des warriors, et ne pas s'entraîner comme tel... 
3) SURTOUT prendre conscience de la dangerosité du surin... 
4) compter sur l'expérience concrète et réelle d'instructeurs qui ont vu du pays et qui savent de quoi ils parlent... 

Bref, je vois pas où est le problème... :up:

D'ailleurs, à l'ACDS j'ai appris à utiliser un couteau (d'entraînement en plastique) d'abord et avant tout pour deux choses :

1) permettre à mon partenaire d'entraînement de s'entraîner aux défenses contre le couteau
2) pouvoir prendre conscience de toute la dangerosité de l'engin...

C'est Alain (les intéressés le reconnaîtront) qui avait lâché une phrase toute simple au stage de juin l'an dernier suite à la réflexion d'un gars qui se demandait s'il n'avait pas la rôle du méchant en faisant un exercice...  Je trouvais par ailleurs la question pertinente...  Bref Alain, comme seuls les mecs intelligents savent le faire, a dit "c'est une méthode d'entraînement, c'est pas une règle d'engagement". 

Ciao ! :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

25 janvier 2007 à 21:12:02
Réponse #24

the grinch


sans compter la partie secourisme qui n'est jamais oubliée !  :doubleup: ;)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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