Déjà, comme l' judicieusement fait rermarquer un membre actif et vigilant l'ACDS est l'accronyme de
Académie du
Couteau et de
Défense en
Situation
Certains membres ou lecteurs du forum pourraient être étonnés de la déferlante ACDS parmi des membres éminents de ce forum. N'a t'on pas par le passé allégué les termes de collusion, fusion, entente commerciale et autres qualificatifs peu amènes et parfois savamment orchestrés.

Aussi je souhaitais à titre individuel préciser le pourquoi de mon adhésion à l'ACDS et pourquoi aujourd'hui et depuis quelques années j'en enseigne les principes à mes élèves et par là même tenter d'expliquer le pourquoi du succès de cette école sur le forum.
L'ACDS on y vient au début pourquoi ?Les motivations me semble relever de deux ou trois motivations. La première concerne les briscards plus ou moins vieux qui ont beaucoup tourné dans les cours et stages plus ou moins réalistes, un peu partout en quête de réalité et d'efficacité et finissent par entendre parler de Fred Perrin et sont curieux, intrigués et intéressés par ce qu'ils ont lus et entendus. Ensuite, on trouve les débutants absolus qui osent le pas, le plus souvent par connaissance avec des plus anciens du fait de la réputation de simplicité et d'adaptabilité pour une personne lambda.
On y vient comment ?Paradoxalement, l'ACDS ne fait pas de publicité et ne produit aucun support. Les admissions se font généralement par une cooptation minimale afin de s'assurer des motivations et la personne gagne simplement sa place non pas par ses résultats et sa réputation mais par son travail et son savoir-être
La pédagogieMalgré le nombre important des participants et l'apparente décontraction du staff, la pédagogie est très normée et très développée avec les démonstrations des maîtres d'armes, Fred Perrin et Philippe Perrotti et le soin vigilant des instructeurs qui se répartissent par petits groupes et veille à ce qu'il n'y ait pas de digression ou de passion exagérée. Par ailleurs, ce qui frappe (si j'ose dire

) c'est que vous n'entendrez jamais "non c'est pas ça" "tu fais mal", mais au contraire "voila ce que je te propose" "c'est pas mal du tout et tu pourrais peut être encore améliorer en faisant ceci ou cela". Toujours des encouragements avec de l'illustration individualisée en prenant le temps qu'il faut jusqu'à ce que la personne y parvienne. Je n'ai jamais vu personne repartir d'un stage sans acquis.
l'ACDS a la réputation d'être une école engagéeDéjà l'engagement dépend des moyens de chacun et tout le monde travaille à son niveau et tous, qu'ils soient athlètes de haut niveau, ou encore en mauvaise condition physique ou en mauvaise santé (je parle par expérience

) peuvent s'y épanouir et progresser. Alors que beaucoup de Professeurs, Maîtres, Experts en tous genres adorent étaler leur efficacité, ce qui m'a étonné c'est que Fred Perrin parvient très bien à démontrer son efficacité évidente tout en préservant ses uke. Ce qui m'a étonné aussi c'est l'extrême rareté des blessures autres que superficielles et l'extrême correction ambiante.
L'ambianceJustement l'ambiance, c'est probablement ce qui démarque le plus l'ACDS de ce que j'avais connu jusque là car elle est à la fois studieuse et bonne enfant. Personne ne se prend pour une star, on déconne sévère, mais on travaille dur et on apporte un soin à tous et particulièrement aux nouveaux, qui se sentent immédiatement intégrés.
L'adaptabilitéParmi ceux qui viennent aux stages, il y a les adeptes exclusif du Tao du Grand Héron Cendré et il y en a beaucoup aussi qui pratiquent d'autres disciplines auxquelles ils ont intégrés des outils de la méthode et qui reviennent régulièrement.
Les outilsUne des grandes forces de la méthode c'est qu'elle est instinctive et naturelle et ne vas pas utiliser des formes de corps longues à acquérir. Une autre de ses grandes qualité c'est qu'elle s'inscrit dans une stratégie globale d'emploi de toutes sortes d'ustensiles selon le principe qu'ils ne sont que "l'extension de notre volonté" et qu'on réagit de la même façon et selon le même principe avec un couteau, une carte bleue ou une poëlle à frire. Et surtout, surtout il s'agit d'une méthode de protection personnelle, c'est à dire que si elle inclue bien des principes de défense personnelle, ceux-ci ne sont mis en oeuvre que si la prévention, la fuite ou la desescalade n'ont pas réussis. Le travail concerne donc bien l'avant, la gestion et l'après de la crise sous tous ses aspects.
Pourquoi l'omniprésence du couteau, n'est-ce pas encourager son utilisation comme moyen de défense et donc son port ?Si le couteau est omniprésent dans la méthode, c'est d'abord pour mieux connaître l'outil le plus commun et le plus fréquent en matière d'agression et aussi celui qui est probablement le plus générateur de blessures graves et irréversibles. Si on connait l'utilisation et la manipulation, on connaît mieux le risque. Tout le monde par contre vous dira que le couteau reste un moyen ultime de défense dit "de la dernière chance" car d'autres objets sont mieux adaptés à la défense et le couteau doit rester principalement un outil de travail ou de secours.
Mon propos par cette présentation n'est pas proselyte (ni Fred, ni l'asso n'en ont besoin), mais a plutôt vocation de préciser certaines interrogations, voire prévenir des interprétations parfois fallacieuses.
Pour autant, ce n'est en aucun cas la voie unique et beaucoup ont d'autres approches intéressantes. Il ne s'agit que d'un choix personnel, même s'il est partagé par beaucoup.
J'en profite, pour remercier publiquement les potes Belges qui m'ont précédés et aussi Arzh et Grinch qui m'ont permis de rencontrer Fred et de découvrir son travail, même si je n'aurais pas assez du reste de ma vie pour tout travailler. Parfois, je me dis que j'aurais aimé le rencontrer 10 ans plus tôt, mais je me demande aussi si j'aurais alors été prêt.
J'en profite aussi pour remercier Fred, Pépé et tous les instructeurs pour leurs précieux enseignements et conseils.