
Salut Tora, j'espère que ton moral va bien.
Je pense expérimenter le PST... J'explique.
Avant de partir pour l'armée, je vis encore chez ma mère, laquelle est mariée à un ex-militaire. Ce bonhomme en question, j'ai jamais pû le saquer, je l'ai jamais senti... mais bon ma mère étant heureuse avec, je me suis pliée de bon coeur à toutes les règles, toutes les critiques... (que tous les démons soient témoins que je m'en suis pris plein la gnache!!!!)

Il y a de ça plusieurs mois (été dernier), il s'est mis à aller voir la pupute de mon patelin. Jeune, mince, moche et surtout aimant être payée en monnaie sonnante et trébuchante. Quand ma mère a trouvé une facture d'ordinateur portable livré au domicile de la demoiselle, elle a interrogé le beau-père.
A partir de ce jour là, on a vécu comme sur une bombe. Selon son humeur, il insultait ma mère, la secouait (alors qu'elle souffre de hernies discales multiples), et comble du comble il s'est mis à la violer. Pour ne pas choquer mon petit frère de 10 ans qui dormait dans la chambre d'en face, elle ne disait rien et serrait les dents. Face à moi elle ne disait rien parce qu'elle se doutait que je réagirais violement...
Un soir j'ai plus tenu. On avait l'impression qu'il battait du linge sur le sol de la chambre, sauf que c'était ma mère. Je suis montée au premier, rythme cardiaque de 200BPM, sueurs froides, tremblements des mains... Et j'ai été prise d'un grand calme: je l'ai dévisagé (interrompu), puis sorti: "vous me dégoutez... non, en fait TU ME DEGOUTES"
Avec un calme que je ne me sentais pas, j'ai tourné le dos, et puis j'ai descendu les escaliers, et je suis allée attendre dans ma chambre qu'il vienne se venger. (C'était le but: le déconcentrer de sa "manoeuvre"). Ah ben je la lui avait coupée sur ce coup là! *rigole* Au bout de 3 minutes, il est descendu, a fait semblant d'aller au toilettes, puis à la salle de bain (tout près de ma chambre). Moi je feignais de lire.
Finallement il est entré en vociférant comme un possédé, en me traitant de grosse coche, de grosse c*nne, etc etc (j'ai même pas tout retenu). J'ai répondu "mhm" à tout ce qu'il me disait, afin de ne pas trop le provoquer. Je sais pas ce qui m'a pris, mais finallement j'ai eu envie de lui répondre, aussi, à ce sale type.
Lui: "De toute façon j'ai payé ta saloperie de voiture uniquement pour que tu aies la même chose que ta soeur!
-Alors il me manque l'air conditionné et la direction assistée..."
Au moment où il tournait le dos j'ai rajouté (le diable en bouche):
"Ah et la peinture métalisée manque aussi!"
[NB: ma soeur a eu 3 voitures qu'elle a pétées... une super5 qu'elle a démolli dans un accident, une 306TD avec toutes options idem, puis une Seat Ibiza toutes options qu'elle a embouti mais qui roulait encore]
Depuis on a quitté le domicile "familial", qu'il doit être en train de mettre en pièces. Le jugement de divorce d'urgence, évidemment, prend son temps à arriver. Et moi j'attends pour mon intégration (que j'ai repoussée exprès pour ne pas laisser ma mère et mon petit frère seuls avec ce cinglé).
Donc ces temps-ci, je dois reconnaitre que j'ai des symptômes de traumatisme... j'essaie de ne pas y penser, j'ai une attention complètement défaillante, une envie de rire/pleurer qui m'arrive pas vagues... Évidemment (car telle est l'habitude chez moi), "je vais bien et je dois arrêter de me plaindre". Mon copain n'y comprend
rien... une fille ça lui semble déjà un truc incompréhensible, alors choquée, laissez tomber.
Franchement, je me reproche plein de trucs (ne pas avoir réagi avant, quitte à ce qu'il me mette un pain... au moins la procédure aurait été rapide!!), et j'en ai des palpitations rien qu'à y penser.
Pour moi la "guérison" de ça, c'est accepter la façon dont ça s'est déroulé. NON, je n'ai pas agit autrement, et OUI, au final, on va s'en sortir comme ça. La vie c'est pas un jeu vidéo, on peut pas "charger une partie enregistrée". On y va, et c'est tout. Et puis comme pour tout (parce que pour moi c'est aussi à ça que ça sert, la vie), j'ai appris. Je suis encore un peu "hypersensible" sur le sujet, mais je vais intégrer ça. J'ai appris à guetter le moindre bruit, à dormir d'un seul oeil... J'ai même réalisé que j'apparait incroyablement calme quand vient le moment d'agir!
J'essaie de voir ça du "bon côté". Je suis en vie, je me suis même pas faite démolir, idem pour ma mère et mon petit frère... J'ai appris des choses, je vais les digérer, et ça va aller mieux.
En espérant que ma (pauvre) expérience puisse t'aider, Tora. Il faut que tu saches que tu as bien agi. Moi j'ai agi comme une suicidaire pour essayer d'aider ma mère, parce que c'est la seule qui s'est jamais occupée de moi. Je me serais faite boxer la tête s'il l'avait fallu. Pour une caisse de pognon, franchement... ça vaut même pas de se péter une jambe.

Remets-toi bien et stresse pas (trop)
