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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: braquage  (Lu 21280 fois)

22 février 2009 à 19:54:34
Réponse #50

Moleson


@pl

Ce qui casse un peu les bonbons, c'est le blabla thérorique dans une situation on ne peut plus simple.

TU TE TROUVE DU MAUVAIS COTE DE L'ARME, T'AURAIS DU RESTER CHEZ TOI.

Dans ce cas de figure ta vie dépend de 800g de pression sur la détente de quelqu'un qui ne te veut pas nécéssairement du bien.

Ben ça fait tout bizarre de savoir que "ce "censuré >:(" peut décider que ta vie s'arrête là. Tu te pose des questions existentielles du style (si je me prends un pruneau, est-ce que je vais survivre, est-ce que je vais à ce moment réagir?).
Alors le temps passe tout doucement.. tout doucement. T'essaye de pas respirer, même de pas penser trop fort au cas au l'autre le prendrais mal.

Et après ouias t'as des grands donneurs de leçon, qui te disent mais moi j'aurais.....

Je vais te dire quelque chose, j'ai porté des flingues, je sais m'en servir et je sais comment désarmer quelqu'un (merçi Fred).
Eh bien dans la situation décrite par Tora, t'as beau avoir une mitrailleurse lourde planqué dans le slip, 2 grenades dans les poches, et un couteau taktikotueur de Speznatz, tu te tient tranquille et regarde cet ENORME CANON et tu fait tout gentiment ce que de dit le Monsieur...

Le problème c'est après, le sommeil reste un peu perturbé dans les semaines qui viennent, tu ne vois plus vraiment la vie de la même façon et tu as une rage ou tu aurais envie de crucifier ce genre déchet de l'humanité.
Et gentiment les choses se tassent, mais tu n'oublie jamais...


Moleson

25 février 2009 à 18:49:20
Réponse #51

Trashmallow


 :) Salut Tora, j'espère que ton moral va bien.


Je pense expérimenter le PST... J'explique.

Avant de partir pour l'armée, je vis encore chez ma mère, laquelle est mariée à un ex-militaire. Ce bonhomme en question, j'ai jamais pû le saquer, je l'ai jamais senti... mais bon ma mère étant heureuse avec, je me suis pliée de bon coeur à toutes les règles, toutes les critiques... (que tous les démons soient témoins que je m'en suis pris plein la gnache!!!!)  >:(

Il y a de ça plusieurs mois (été dernier), il s'est mis à aller voir la pupute de mon patelin. Jeune, mince, moche et surtout aimant être payée en monnaie sonnante et trébuchante. Quand ma mère a trouvé une facture d'ordinateur portable livré au domicile de la demoiselle, elle a interrogé le beau-père.

A partir de ce jour là, on a vécu comme sur une bombe. Selon son humeur, il insultait ma mère, la secouait (alors qu'elle souffre de hernies discales multiples), et comble du comble il s'est mis à la violer. Pour ne pas choquer mon petit frère de 10 ans qui dormait dans la chambre d'en face, elle ne disait rien et serrait les dents. Face à moi elle ne disait rien parce qu'elle se doutait que je réagirais violement...

Un soir j'ai plus tenu. On avait l'impression qu'il battait du linge sur le sol de la chambre, sauf que c'était ma mère. Je suis montée au premier, rythme cardiaque de 200BPM, sueurs froides, tremblements des mains... Et j'ai été prise d'un grand calme: je l'ai dévisagé (interrompu), puis sorti: "vous me dégoutez... non, en fait TU ME DEGOUTES"
Avec un calme que je ne me sentais pas, j'ai tourné le dos, et puis j'ai descendu les escaliers, et je suis allée attendre dans ma chambre qu'il vienne se venger. (C'était le but: le déconcentrer de sa "manoeuvre"). Ah ben je la lui avait coupée sur ce coup là! *rigole* Au bout de 3 minutes, il est descendu, a fait semblant d'aller au toilettes, puis à la salle de bain (tout près de ma chambre). Moi je feignais de lire.
Finallement il est entré en vociférant comme un possédé, en me traitant de grosse coche, de grosse c*nne, etc etc (j'ai même pas tout retenu). J'ai répondu "mhm" à tout ce qu'il me disait, afin de ne pas trop le provoquer. Je sais pas ce qui m'a pris, mais finallement j'ai eu envie de lui répondre, aussi, à ce sale type.
Lui: "De toute façon j'ai payé ta saloperie de voiture uniquement pour que tu aies la même chose que ta soeur!
-Alors il me manque l'air conditionné et la direction assistée..."
Au moment où il tournait le dos j'ai rajouté (le diable en bouche):
"Ah et la peinture métalisée manque aussi!"
[NB: ma soeur a eu 3 voitures qu'elle a pétées... une super5 qu'elle a démolli dans un accident, une 306TD avec toutes options idem, puis une Seat Ibiza toutes options qu'elle a embouti mais qui roulait encore]

Depuis on a quitté le domicile "familial", qu'il doit être en train de mettre en pièces. Le jugement de divorce d'urgence, évidemment, prend son temps à arriver. Et moi j'attends pour mon intégration (que j'ai repoussée exprès pour ne pas laisser ma mère et mon petit frère seuls avec ce cinglé).


Donc ces temps-ci, je dois reconnaitre que j'ai des symptômes de traumatisme... j'essaie de ne pas y penser, j'ai une attention complètement défaillante, une envie de rire/pleurer qui m'arrive pas vagues... Évidemment (car telle est l'habitude chez moi), "je vais bien et je dois arrêter de me plaindre". Mon copain n'y comprend rien... une fille ça lui semble déjà un truc incompréhensible, alors choquée, laissez tomber.

Franchement, je me reproche plein de trucs (ne pas avoir réagi avant, quitte à ce qu'il me mette un pain... au moins la procédure aurait été rapide!!), et j'en ai des palpitations rien qu'à y penser.

Pour moi la "guérison" de ça,
c'est accepter la façon dont ça s'est déroulé. NON, je n'ai pas agit autrement, et OUI, au final, on va s'en sortir comme ça. La vie c'est pas un jeu vidéo, on peut pas "charger une partie enregistrée". On y va, et c'est tout. Et puis comme pour tout (parce que pour moi c'est aussi à ça que ça sert, la vie), j'ai appris. Je suis encore un peu "hypersensible" sur le sujet, mais je vais intégrer ça. J'ai appris à guetter le moindre bruit, à dormir d'un seul oeil... J'ai même réalisé que j'apparait incroyablement calme quand vient le moment d'agir!

J'essaie de voir ça du "bon côté". Je suis en vie, je me suis même pas faite démolir, idem pour ma mère et mon petit frère... J'ai appris des choses, je vais les digérer, et ça va aller mieux.


En espérant que ma (pauvre) expérience puisse t'aider, Tora. Il faut que tu saches que tu as bien agi. Moi j'ai agi comme une suicidaire pour essayer d'aider ma mère, parce que c'est la seule qui s'est jamais occupée de moi. Je me serais faite boxer la tête s'il l'avait fallu. Pour une caisse de pognon, franchement... ça vaut même pas de se péter une jambe.  ;)

Remets-toi bien et stresse pas (trop)  ;D

 :calin:

25 février 2009 à 19:01:36
Réponse #52

magiccerbere


Que veut dire "PST"?

Et sinon, bin... glock pour ton histoire, c'est sur qu'une expérience du genre te change, et te bouleverse pas mal...
Mais apparement, tu t'en es remis, c'est bien...

C'est assez étonnant le nombre d'histoire du genre, sur ce forum par exemple, alors que en dans la vie réelle, on en entend pas parler... Ce qui es un peu normal, remarque, vu l'épreuve difficile que c'est, et c'est plus facile devant un écran, sans le regard des gens.
"J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre..." H.D Thoreau

25 février 2009 à 19:15:52
Réponse #53

Trashmallow


SPT Syndrome Post Traumatique (pardon pour les lettres dans le désordre...)  :-[

25 février 2009 à 19:38:13
Réponse #54

tora


slt merci :) mais sa va moyen ceux que je fais j'en parle autour de moi je vider mon sac plus je vais m'entraine alle à la boxe thai surtout de cogner sur le sac sa fait énormement du bien s'est comme une drogue mais la seule chose qui me pertube s'est moindre tillement l'envie des exploser les types >:( s'est le plus dur et aussi je suis plus attentifs à moindre geste, etc... le plus imprtant s'est que j'ai rien mais voilà s'est chose là s'est marque à vie meme aprés des années sa peut faire un effect de bombe

25 février 2009 à 21:14:43
Réponse #55

Trashmallow


Ce que je dis ici n'est qu'un conseil, issue de mon expérience.  :)

Ne vois pas tout le monde comme un ennemi.  :down:
Sois en "mode jaune" (merci pour cet excellent post sur les codes couleur!!!) Tu peux vivre "tranquillement", mais tu es attentif à ce qui t'entoure. Tu ne te sens pas opprimé, ni sous tension... c'est une façon "animale" (selon moi) de toujours avoir un peu d'attention pour ce qui t'entoure. Ainsi tu te feras moins facilement surprendre la prochaine fois.
Rappelle-toi ce qui s'est passé, même si on coeur s'emballe: as-tu vu des signes avant-coureurs? Comment aurais-tu pû réagir autrement? Ne garde pas de regret, juste les connaissances que tu as tirées de cette expérience. "Apprends"-les en y pensant calmement, et reconstruits-toi en faisant un sport qui aiguise ton attention et te calme. Trop d'agitation et de stress empêche de voir clair.
Sois toujours convaincu que dans les conditions dans lesquelles tu as agi, tu as bien fait.

Et puis si tu as de la rage à sortir, sors-la. C'est le seul moyen que je vois pour ne pas l'intérioriser. Ne la vois pas comme "normale" non plus, ce n'est pas ce que je veux dire. Mais bon si elle est là, exprime là à travers du sport: ça ne blessera personne.  ;)

 :calin:

26 février 2009 à 10:31:09
Réponse #56

tora


voilà je travaille comme agent de sécurite le probleme s'est le boulot m'envoye mon horaire et l'endroit du mois mars là sa va pas le faire je vais faire une connerie l'endroit en question il ya plusieurs mois que j'ai deja ete j'ai eu des petits commentaires désegreables voir des insultes que soi devant les caisses, dehors et rondes dans le magasin par la clientele beaucoup de toxes, voleurs, plus il ya en qui mandie... >:( moi je fais mon boulot, tu es polie avec les gens te traite comme de la m*rde, insultes, etc... je dois me retenir mais l'état ou je suis sa va pas le faire mais je vais demande des conseils au syndicat et le psy ou je travaille serai mieux pour moi

27 février 2009 à 11:48:51
Réponse #57

Trashmallow


Agent de sécurité, pas facile comme taf...

Ton travail c'est d'assurer la sécurité, c'est ingrat, les gens n'ont pas envie de voir que tu es un humain comme eux: tu es juste l'*mm*rd*ur qui empêche de se servir dans les rayons et de foutre le bordel.
Tu dois autant que possible "désamorcer" tout conflit. Je ne suis pas psychologue, je ne peux donc pas assurer de la réaction des gens autour de toi. Pour ça c'est toi le juge. (Et je ne donne que des conseils issus de MON expérience, lors des camps vikings, et aussi petite lorsque j'aidais à tenir des stands... je regardais les gens et j'ai appris)

Si tu ne t'en sens vraiment pas capable, il n'y a pas de mal. On peut pas être au top de la patience tout le temps hein!  ::)

Si tu te sens d'attaque (le psy de ton travail peut t'aider à le savoir), il faut que tu prennes les gens "dans le bon sens". Quoi que tu fasses, pour eux tu seras toujours "le chienchien de garde"...
Ceux qui sont nerveux, les tox' par exemple, tu ne dois jamais les acculer, mais les "pousser" vers la sortie. Ne les bloque jamais si tu ne veux pas voir des réactions imprévisibles. D'ailleurs en général, ne les prends pas à rebrousse-poil. Essaie de les "manipuler" (s'ils délirent par exemple) pour les sortir dans le calme, en discutant.
Sache que, quoi que tu fasses, tu ne peux pas être infaillible: dès que tu seras occupé, il y en aura qui essaieront d'abuser.
Les "petits marrants", les jeunes, ceux qui chouravent, épingle-les en leur collant la honte. N'hésite pas à dire bien haut et fort, en les acculant: "Et, les 2 lycéens en pull rouge et t-shirt vert! posez les [nom de l'objet] qui sont dans vos manches!" Là tu peux marcher "sur" eux, leur coller la honte, et ça les calmera un temps. Mis à part leur coller une branlée (primitive et illégale), je ne vois pas comment les empêcher de chourrer. (Je dis en plaisantant que casser la gueule est la seule solution parce que c'est la seule que j'ai vue marcher!)
Les voleurs "de base", ceux qui volent pour manger/parce qu'ils ont pas de thune... il suffit en général de leur montrer que tu guettes ferme (en les regardant dans les yeux, en ayant une posture attentive), et souvent ça les décourage. Si tu es convainquant, ils iront prendre ailleurs.

Voilà mes observations.  :) Bon courage, et quoi qu'il en soit, ne te force à rien, comme ça tu ne te traumatiseras pas plus que tu ne l'es déjà.  ;) Et puis protège les gens avant de protéger la marchandise... les pertes sont comprises dans les marges, pas l'assurance-vie!

 :calin:

27 février 2009 à 12:39:32
Réponse #58

romrom51


Citer
Agent de sécurité, pas facile comme taf...
pourquoi ? tu connais des métiers faciles ? ;)
ce qui est dur c'est la facon dont les gens te considèrent : soit comme un empecheur de tourner en rond , soit comme une grosse m****. je pense que la police ou la gendarmerie doivent eux aussi ressentir cela .


Cependant ,en tant qu'agent de sécurité , si tu te sens en danger sur le site ou ton patron t'as envoyé , tu peux toujours exercer ton droit de retrait .http://www.guide-du-travail.com/lexique/droit-de-retrait.html
Que dit ton patron ? et le CHSCT ?  ta société peut refuser de mettre un agent si sa vie est en danger .( a bien explquer au client ) ou alors mettre un ou plusieurs agents en plus .

remarque : pour te remettre pose des congés , ca devrait te laisser respirer .
courage
"Le capitalisme ,c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ;le syndicalisme c'est le contraire"  Coluche
http://omegapetit.labrute.com
http://labrute.fr/team/204019

27 février 2009 à 12:46:15
Réponse #59

Trashmallow


Je parlais de "pas facile" évidemment face aux réactions des gens.  :) Et puis tout travail est "facile" quand on l'aime... même s'il n'y a pas que de bons moments.  :closedeyes:

27 février 2009 à 18:11:13
Réponse #60

tora


on va dire que sa depend de l'endroit, lieux, le quartier, etc.... se qu'il manque dans les formations des agents sait de parle de discute avec les bonnes phrases le bons mots clés etc... mais il y a aussi des expections voilà à moi avoir les bonnes reactions temps que me touche pas  sa va et pour çà je vais temps au cours de rod qui est trés intéressant

28 février 2009 à 18:24:45
Réponse #61

** Mathieu **


http://www.cofat.terre.defense.gouv.fr/TTA150_2008/default.htm

TTA150 2008

5 - AGIR FACE A UNE PERSONNE EN ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE

Le stress post-traumatique se définit comme une perturbation psychologique aiguë ou chronique survenant à la suite d'un évènement traumatique hors du commun.

Il peut s'agir de situations durablement traumatisantes, vécues jour après jour, mais c'est toujours à la mort que le sujet est confronté.

- Risque de mort.

- Blessures avec séquelles.

- Mort d'un camarade.

- Cadavres d'enfants, massacres.

- Prise d'otages, torture…

5 1. Manifestations du stress post-traumatique :

Dans la phase aiguë, des troubles du comportement peuvent apparaître rapidement (quelques semaines ou mois) et nécessitent le rapatriement.

Le plus souvent, les troubles liés au stress post-traumatique se manifestent beaucoup plus tard (des mois voire des années) et se traduisent par :

- troubles du sommeil et cauchemars à répétition se rapportant au traumatisme ;

- troubles du caractère : repli sur soi, irritabilité, conduite d'échec, agressivité ;

- état dépressif avec abus d'alcool, de médicaments, de toxiques ;

- syndrome d'évitement :

- efforts faits pour éviter de penser ou de parler du traumatisme,

- sentiment de détachement pour la vie en général ;

- sentiment d'avoir changé et de ne plus être le même ;

- sentiment de culpabilité (syndrome du survivant) ;

- symptômes physiques.

5 2. Prise en charge de la victime :

Elle est fondée sur :

5 2 1. Une prise en charge immédiate des personnes au combat qui permettra la plupart du temps de limiter les troubles et favorisera un retour rapide aux responsabilités antérieures. Cette prise en charge a pour but de faire verbaliser l'expérience traumatisante et de l'intégrer à sa personnalité.

5 2 2. Un soutien psychologique et un traitement médicamenteux.

 
La prise en charge rapide et complète du patient victime de stress post-traumatique a pour objectif :

- la diminution des symptômes ;

- la réhabilitation professionnelle et sociale.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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