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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: 24h engagées dans la Margeride  (Lu 18857 fois)

10 février 2009 à 20:00:16
Lu 18857 fois

Olcos


Cela fait un petit moment que j’espérais rencontrer ISHI. Mais son entreprise, sa famille qui s’agrandit bientôt et sa meute de chien font qu’il est bien occupé. Finalement, il me propose une sortie de deux jours dans le massif de la Margeride. Nous calons les emplois du temps et c’est parti. Vu la difficulté avec laquelle nous avons trouvé ce chreno, la météo était un facteur secondaire, on peut dire qu’on a été gâté. :o (Il parait qu’il y avait une alerte tempête sur certains coin de France ? )

Il faut savoir deux trois choses sur le massif de la Margeride pour bien comprendre. Je cite wikipedia :
Citer
Le climat est froid mais relativement sec ; les monts du Cantal et de l'Aubrac arrêtent les précipitations venant de l'ouest et permettent à la Margeride de bénéficier d'une position relativement abritée. En hiver, les températures n'ont rien à envier à celles que l'on relève dans le Jura : on a ainsi frisé les -30 °C lors de l'hiver 2005-2006 à Saugues à seulement 900 m d'altitude. Par ailleurs, le sud du massif reçoit à intervalles réguliers de fortes précipitations venant de Méditerranée en particulier lors des épisodes cévenols. Le sud de l'Aubrac subit d'ailleurs le même phénomène. Si cet événement a lieu en hiver, il tombe alors des quantités énormes de neige (comme en 1978 dans la région de Langogne où l'on releva une hauteur de 2 mètres). Cependant, les quantités d'eau ou de neige recueillies sont généralement moins importantes que dans les Cévennes, qui sont concernées au premier chef lors d'évènements de ce type.
On a éstimé la neige à environ 1m20 (bien plus par endroit :blink: ).



La Margeride est aussi une terre d’Histoire. Ses interminables forêts de sapin ont été le théâtre de la mise à mort de la soi disant bête du Gévaudan. Et nous sommes tout proches du mont Mouchet, haut lieu de la résistance dans le massif central.


J'en reviens à notre sortie. Comme nous sommes tous les deux passionné de chiens, et qu’ISHI est musher il nous parait tout naturel d’emmener nos fauves. Ishi sera donc accompagné de Népal (Palou) et moi de Taïga. Népal est le chien de tête de l’attelage d’ISHI, c’est aussi le dominant de la meute. En cas d’altercation entre les deux chiens il ne fait pas de doute que Palou aurait le dessus. Nous parviendrons à éviter la confrontation malgré toute l’énergie que Taïga mettra à le provoquer…


Népal, dit "Palou"


mon emmerdeuse

Népal aura aussi la difficile et essentiel mission de transporter une grosse partie du matériel. Bien que ce ne soit pas un chiot de l’année, il le fera avec entrain (voir impatience quand ces idiots d’humains s'arrêtent !).  :akhbar: :akhbar:


Le trio de choc : ISHI, Népal et pulka

Pour aller jusqu’à notre départ nous avons pris la voiture d’ISHI, il fallait bien son defender pour se garer sur le « parking » tracé au chasse neige
L’indispensable photo de groupe. Prise à la fin du périple.


De droite à gauche ISHI, Népal, moi et taïga en admiration devant son maitre (soit elle a soif, soit elle a faim)…

Notre premier jour de marche a été brumeux (ou plutôt brouillardeux :closedeyes: ), avec le vent dans le dos. Heureusement, ISHI connait parfaitement la zone car le brouillard ne permet pas d’erreur.


Un des rares moments où l'on voit clair.

Un ami à lui est passé avec son attelage et son traineau la semaine précédente, mais le vent et les chutes de neige ont rendu sa trace à peine visible, voir pas visible du tout ! Rapidement je dois passer devant pour tasser un peu la neige pour permettre à Népal de marcher sans trop s’enfoncer, ISHI se charge de l’aider à tirer dans les moments difficiles.


La poudreuse augmente l'effort a fournir.

Il nous faut environ trois heures pour rejoindre le point de bivouac. Tout près d’un petit lac, largement camouflé par la neige. D’ailleurs ISHI a fait l’expérience d’un bain hivernal dans ses eaux :o , il a pu me confirmer que c’est une véritable situation de survie si l’on a pas un bivouac déjà en place comme cela avait été le cas pour lui.


Le petit lac

La première tache à effectuer lors de l’arrêt est d’hydrater les chiens. Pour cela Ishi fait tiédir de l’eau avec deux bouillons cubes. Cette soupe est rapidement ingurgité par les deux chiens.





Il nous faut maintenant monter le bivouac. Le temps est le pire que nous puissions craindre. Du vent, du brouillard (humide) et une température à peine positive qui fait fondre la neige au sol et dans les arbres. Rapidement nous sommes trempés.
Pour la nuit nous aplatissons une zone que nous espérons plus protégée.


Une certaine pelle suisse en action.

C’est la dernière photo du soir, le froid et l’humidité auront raison de ma dextérité fine et la peau d’un de mes doigts « éclatera » maculant de sang tout ce que je touche  ::) (cf sous mon nez sur la photo de groupe ;D ).

Comble de la malchance, le bois est détrempé, même fendu et refendu nous ne parviendrons pas l’allumer (vent et humidité ne nous aident pas). Pourtant nous utiliserons plusieurs allume feu. Une bougie chauffe plat, un allume barbecue, un œuf Manise et du bois gras ! Petit coup au moral, vite passé, nous nous rabattrons pour le diner sur un assortiment de charcuterie (jambon cru, saucisse sèche) et fromage (cantal, Saler, Saint Nectaire et fourme d’Ambert), des tripoux (merci le réchaud) et du vin, c’est plus que rassasié que nous gagnerons nos sac de couchage.
A propos des outils qui nous ont permis de travailler le bois nous avons fait le même choix (sans concertation). Hachette, petite scie et couteau moyen. Pour ma part les deux premiers sont des Fiskar et le couteau un Mora.

Pour la nuit nous serons abrités par un tarp qu’a pris Ishi, il vous en dira plus je n’ai pas vraiment regardé le détail. Le montage s’avérera délicat avec le vent. Nous le renforçons avec un tronc posé sur deux tréteaux fait sur place. Malgré une fixation béton les rafales de vents finiront par arracher une des suspentes de parapente qui tendent le montage et soulever le bas du tarp pourtant amarré par des kilos de neiges.

Quant au sac de couchage, ISHI utilise un sac grand froid et moi mon habituel sandwich (sursac, tapis de sol, sac 15° et sac 0°). Pour la première fois de nos vie, nous décidons d’utiliser des chauferrette pour nous réchauffer tant nous sommes trempés. Dans la nuit Ishi aura les fesses dans l’eau, sans doute son tapis de sol qui a fait baignoire, il n’aura pas trop froid pour autant. Moi je serai plutôt bien malgré la flotte qui ne cessera de tomber des arbres (vive le sursac).


Au petit matin les températures chutent (-10° au thermomètre)et nous nous levons sous le grésil (quand je vous disais qu’on a eu un temps de m*rde !).

Ishi de m’expliquer :
-   Le froid ca n’existe que dans ta tête, si tu te répètes « j’ai chaud, j’ai chaud… »
-   Et ca marche ?
-   Non.
 :lol:
« Modifié: 17 février 2009 à 08:57:56 par Olcos »
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

10 février 2009 à 20:05:32
Réponse #1

Olcos




Tout est rapidement figé, c’est a ce moment que je prend une photo du bivouac. Elle est un peu flou mais je suis gelé avec de la neige jusqu'à mi mollet et les mains a l’air libre (les gants sont encore trempés). Rapidement le grésil laisse place a la neige et finalement le vent évacuera les nuages.


Ouf, un peu de soleil !

Nous mangerons des gâteaux et compotes qu’a emporter Ishi, mais pas de boisson chaude, le réchaud a trop froid…



Nous prenons le chemin du retour, mais avec les chutes de neiges et le vent notre piste de la veille a le plus souvent disparu ! Tout est a refaire, je marche donc devant. Je sens que je fatigue, le sac n’est pas mul, j’ai mal au pied gauche (vu la taille de mes ampoules je sais maintenant pourquoi).
 
Nous devons gravir une longue cote. J’ouvre la marche pendant qu’Ishi aide palou a monter la pulka (en plus de son propre sac).



Nous subissons un vent de face qui doit tourner à 60-80km/h a vu de nez.





Le matin nous nous faisions la remarque que nous n’avions jamais ni l’un ni l’autre bivouaquer dans de tel condition (et heureusement que nous étions équipé). Arrivé au sommet de cette cote, je rajoute que je n’ai jamais marché dans dans de tels conditions. Je souffre un peu, plus qu'Ishi apparemment, il faut vraiment que je me méfie des gens qui vont au boulot à vélo, ils ont un cardio de fou !

Peu après je demande à faire une pause. Je suis passablement déshydraté, essoufflé et j’ai mal au pied. Ishi tient mieux le coup que moi et Népal geint d’impatience, on décide de se séparer.



L’attelage aveyronnais partira devant et je les suivrais avec Taïga a un rythme plus cool. J’en profite pour boire et reboire, manger un peu et ralentir le rythme (et faire des photos évidemment).

« Modifié: 17 février 2009 à 08:58:27 par Olcos »
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

10 février 2009 à 20:07:07
Réponse #2

Olcos









La fin se fera au mental, et je suis content quand même de voir le def’ au bout du chemin. Nous aurons mis un peu moins 3h pour le retour.
Finalement Ishi nous prépare un « aligot du pauvre », je le laisserai mettre la recette. Accompagné d’un peu de fromage (tomme de brebis), de jambon et de vin avec grande modération (on conduisait juste après).

Vu les conditions que nous avons subit, je ne crois pas qu’il soit exagéré de dire qui si nous avions pas eu un moral au beau fixe, un matériel adapté et un tout petit l’habitude, cette sortie aurait pu virer à une véritable torture. Alors que je n’en garderai qu'un très bon souvenir, celui d'une sortie, certe engagée, mais avec beaucoup de partage.  :calin:

Une sortie où un auvergnat a été très heureux de rencontrer un aveyronnais.
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

10 février 2009 à 20:56:51
Réponse #3

Elektro


Très sympa le compte rendu...
Je crois que je ne pourrais pas faire une "vadrouille" comme ca,je suis trop frileux  :ohmy:

10 février 2009 à 20:59:50
Réponse #4

raphael


 :up: simplement merci pour le bol d'air
Se connaitre et s'accepter


10 février 2009 à 21:51:22
Réponse #5

Anke


Le récit, palpitant, laissant le lecteur en haleine ne traduit surement qu'un tout petit peu de ce que vou avez pu partager.
Nous sommes surement très loin de ce que vous avez pu ressentir, ou tisser comme liens. Néanmoins, merci de partager ça avec nous.
On a beaucoup de chance...

10 février 2009 à 21:57:51
Réponse #6

Walk


La photo de "ouf un peu de soleil" est tout simplement magnifique, bon comme toutes les autres, mais celle-là! :love:

Walk
C'est pas l'âge qui fait vieillir, c'est le kilométrage...

10 février 2009 à 22:02:47
Réponse #7

pan48


Magnifique les gars,bravo :akhbar:,et merci pour ce superbe compte rendu.

10 février 2009 à 22:08:26
Réponse #8

lambda


Merci pour ce partage!
superbe boulot d equipe dans de drole de conditions!
 :doubleup:

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

10 février 2009 à 22:44:57
Réponse #9

Kilbith


Il y en a qui ont de la chance.... :)

Petite question, pourrais-tu détailler la liste d'équipement (y compris vêtement).

- Je suis bien intéressé par les chaussures, chaussettes et les gants.
- Aviez-vous des masques de ski ?
- C'est le Coleman qui avait trop froid ?

Did,  ;)


PS : un truc se confirme  et je plussois, dans certaine condition c'est grosse galère d'allumer un feu.

« Modifié: 11 février 2009 à 08:09:01 par Did »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 février 2009 à 23:14:30
Réponse #10

nemesys


Une superbe ballade dans une région magnifique !!! :love:

11 février 2009 à 02:15:20
Réponse #11

botchchikii


bravo  :up:
superbes photos et beau compte-rendu d'une vadrouille "engagée" comme vous dites !

merci pour le partage  :doubleup:

11 février 2009 à 08:54:09
Réponse #12

stefalive


super compte rendu  :doubleup:
superbes photos, Vive la margeride!!
Zetes montes vers le mont mouchet? au dessus de Clavieres?
La piste a travers la sapiniere y ressemble, c etait ou?
Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page...

11 février 2009 à 09:00:36
Réponse #13

DavidManise


Ca fait envie :love:

Et euh...  Ishi, put**n, t'as fondu depuis la dernière fois qu'on s'est vus !!! :o

T'as l'air de péter la forme.  C'est cool :up:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

11 février 2009 à 09:14:52
Réponse #14

Criss Kenton


 :doubleup:
Olcos y a pas à dire t'es vraiment doué pour raconter les histoires! Et les photos...  :love:

ISHI m'avait dit que vous vous étiez programmé un petit WE. J'avais plus qu'à attendre le compte rendu. Comme d'hab un pur moment de plaisir!
C'est clair que pour le coup c'était engagé, 1m20 de poudreuse moi on ne me voit plus avec ça, faut qu'je mette un bonnet orange à pompon ! (c'est pour ça que vous n'avez pas emmené Eric?  :nana:)

En plus l'auvergne est vraiment un coin qu'il faut que je redécouvre. Un jour, un jour... Et puis vous ête une joyeuse bande dans le coin à qui j'aimerai sincerement pouvoir serrer la poigne! :)

Dans tous les cas ça fait franchement du bien les gars, MERCI  :yeah:


Sinon pareil que Did, faut pas déconner non plus...


Criss Kenton, qui a les jambes qui le démangent depuis 25ans 5 minutes

11 février 2009 à 09:20:52
Réponse #15

Ishi



Petite question, pourrais-tu détailler la liste d'équipement (y compris vêtement).

- Je suis bien intéressé par les chaussures, chaussettes et les gants.
- Aviez-vous des masques de ski ?
- C'est le Coleman qui avait trop froid ?

Did,  ;)


Salut Did,
Perso, je portais un pantalon francital en synthétique, des chaussettes Sealskinz  >:( et des bottes Sorel.
Concernant le pantalon RAS, il est léger sèche vite et relativement étanche.
Concernant les chaussettes, c'est de la m*rde car elle sont si bien étanches que j'ai passé le week-end avec les pieds mouillés par ma propre transpiration.
Concernant les bottes Sorel, c'est un modèle tout synthétique que j'utilise depuis une quinzaine d'année pour mes sortie traineaux et raquettes. Une super paire de botte (merci, à la fédération de chiens de traineaux qui avait fait une commande groupée à l'époque).
Pour les gants, le 1er jour, j'ai utilisé une paire de gants en thunsilate au doigt coupé avec un rabat pour les transformer en moufle. Chaud même mouillé mais je les ai pourri en faisant le bois.
Le deuxième jour, j'avais une paire de gants Millet en laine fait à la base pour la cascade de glace. Je les aimes bien car il sont chaud en toutes circonstances à condition de ne pas les quitter trop longtemps ( car alors dur l'énergie laissée pour les réchauffer).
Le plus dur pour moi est d'avoir des gants vite mit et vite enlevé pour garder une dextérité fine pour les mousquetons des lignes de traits.
Les premiers gants utilisé sont alors idéal mais j'ai fait la connerie de les utiliser pour le bois alors que j'avais une paire de gants de travail dans le sac à dos.
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 février 2009 à 09:23:19
Réponse #16

Ishi


Ca fait envie :love:

Et euh...  Ishi, put**n, t'as fondu depuis la dernière fois qu'on s'est vus !!! :o

T'as l'air de péter la forme.  C'est cool :up:

David

Je te le fait pas dire, 16 kg de moins c'est autant de moins à trainer et aussi de poids que tu peux remplacer par une bonne bouteille de rouge.  ;)
Sur c'est que je me suis refait une santé.
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 février 2009 à 09:25:31
Réponse #17

Ishi



C'est clair que pour le coup c'était engagé, 1m20 de poudreuse moi on ne me voit plus avec ça, faut qu'je mette un bonnet orange à pompon ! (c'est pour ça que vous n'avez pas emmené Eric?  :nana:)

En plus l'auvergne est vraiment un coin qu'il faut que je redécouvre. Un jour, un jour... Et puis vous ête une joyeuse bande dans le coin à qui j'aimerai sincerement pouvoir serrer la poigne! :)



1m20 de neige relativement bien tassé  et non de poudreuse.
Ce n'est pas l'auvergne mais la limite Cantal/Haute loire/Lozère.
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 février 2009 à 09:29:04
Réponse #18

Ishi


super compte rendu  :doubleup:
superbes photos, Vive la margeride!!
Zetes montes vers le mont mouchet? au dessus de Clavieres?
La piste a travers la sapiniere y ressemble, c etait ou?


Non, c'est la piste de crêtes en direction de la croix de la Donne.
De là, nous nous sommes dirigés tous droit vers le lieu dit appelé "le totem".
Là, nous sommes allé tout droit puis à droite en direction d'un petit lac artificiel.
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 février 2009 à 09:40:28
Réponse #19

Olcos


Salut,

Did je vais repondre pour moi, Ishi m'a dit qu'il passerait aujourd'hui sur le forum le temps que je tape et c'est fait. Je ne crois pas qu'il ait eu froid, c'est surtout que dormir les fesses dans l'eau n'a rien d'appreciable Ha m*rde le coleman c'est le réchaud pas le sac de couchage. Je crois qu'il voulais faire un retour très positif d'une veste en ventile acheté gace au forum ;)


Quant à mon matos. Deja je ne suis pas très riche en fringue, je m'équipe petit à petit mais je manque cruellement de pantalon adapté. J'avais donc le pantalon de chasse 100% coton de chez d4 (respire Did, respire  ;D ). Pour la nuit j'avais un damart, que je n'ai pas enlevé le matin, même si ce n'est pas vraiment adapté pour l'action je l'ai supporté sans problème  :closedeyes:

En chaussette j'avais des chaussettes de sport pour la rando, les chaussures sont des rossignols de haute montagne (mon dernier acahat, trouvé à un prix imbatable). Je n'ai pas eu les pieds mouillé avant un bon moment, elles sont récentes (d'où les ampoules) et donc le gore tex est encore efficace.

Mes sous vêtements était en coton, tout comme mon t-shirt. Pour ce dernier je n'ai aucune excuse, j'ai des t shirts techniques. Le problème est qu'avec eux j'ai froid l'hiver, je dois en avoir acheté pour l'été, très (trop) respirant. Je regarde du coté des Brynje. Avec les pantalons, c'est une de mes priorités d'achat matos.

Au dessus je portais une polaire, un coupe vent en coton et le coupe vent doublé ASMC qu'on voit sur la photo. Ce dernier est vraiment bien dans ces conditions, plutot chaud, coupe vent et deperlant. Si je portais deux coupe vent c'est que je pensais enlevé l'asmc quand je marchais, finalement je l'ai porté 90% du temps.

Sur la tête j'avais une casquette rossignol avec un bord doublé fausse laine qui se rabat sur les oreilles. Plus la capuche du coupe vent. Autour du coup un shemag.

Les gants était en polaire, plus une paire de travail.

Tant que nous bougions je n'ai pas eu froid. par contre en statique le coton c'est vraiment de la m*rde (je ne vous apprends rien). Je comptais un peu sur le feu pour secher le tout... Finalement nous n'avons pas trainé, après le repas nous avons vite rejoins nos sac de couchage, d'autant qu'avec le vin nous étions moins sensible au froid et vasodilaté.

Ce qui a rendu les choses difficiles c'est cette humidité présente partout et en permanence, impossible de garder quoi que ce soit sec. Il ne faisait pas très froid le premier jour et le début de la nuit. Peut être +2 ou +3°, mais l'humidité est une telle pompe à chaleur (et les rafales de vent qui vous glace en 1seconde). Le lendemain, nous ne pouvions pas trainé non plus, nous avions perdu 10° (-10 selon le thermomete) en quelques heures et le matos etait trempé, puis remonté des t° avec la neige. Et finalement marche avec un vent qui donne une t° ressentit négative, ce qui rend les pauses difficiles et courtes sous peine de se refroidir dangereusement. Autant de petits tracas qui nous ont compliqué la vie, sans nous empêcher de prendre du plaisr et de nous amuser :)


Pour le matos de bivouac, j'avais donc le sandwich cité dans le post initial (les sacs de couchage sont des d4). Auquel il faut ajouter un poncho et la pelle à neige. Si j'avais été seul j'aurai creusé un tombeau et je me serai calfeutré dedans :)

Je n'avais pas de réchaud, là c'est un oubli, mais Ishi en avait un. Par contre j'avais assez de nourriture froide pour tenir 3 jours. 5 en rationnat (et que des trucs bien gras).

J'avais 3L d'eau qui m'ont suffit, mais en cas de besoin il y avait le petit lac et de la neige (à condition de pouvoir la faire fondre  >:( ). J'avais aussi un bandanna (il est rouge et bien visible Guillaume :D ) pour la filtration et des micropurs. Le tout était dans des bouteilles d'eau, je cherche une solution alternatives à mes platypus, deux de percées, je n'en veux plus !

Voila je crois que je n'oubli rien, je passe sur les accessoires (frontal, chauferette etc.). Je detaillerai si quelqu'un à une question precise.
« Modifié: 11 février 2009 à 12:18:55 par Olcos »
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

11 février 2009 à 10:00:45
Réponse #20

Kilbith


MERCI pour toutes ces précisions !

Olcos, ce qui est remarquable c'est que ton expérience te permet de faire convenablement y compris avec du matos "standard" pas trop cher....et ça c'est super instructif pour un forum de survie :   :doubleup:

Gros merci à Ishi pour ce retour d'information.  :love:


En revanche pas d'infos sur ce



Réchaud ?

 :D
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

11 février 2009 à 10:11:50
Réponse #21

Ishi



Gros merci à Ishi pour ce retour d'information.  :love:


En revanche pas d'infos sur ce
Réchaud ?

 :D

Avec plaisir  :D
Le réchaud est un Coleman à essence que je traine depuis une vingtaine d'année.
Lourd, robuste et efficace sauf quand en le laisse posé au bord du bivouac et que dans la nuit le tarp s'effondre.
Le haut du réchaud s'est retrouvé noyé dans un mélange eau/glace/neige.
Avec un peu de travail, j'aurai pu le réallumer pour boire un café chaud mais nous avons fait le choix de lever le camp et de finir de nous réchauffer en marchant.
Le plat chaud fut préparé une fois arrivé à la voiture.
Pour le redémarrer, il m'aurait suffit de prendre le temps de bien le souffler, le secouer et surtout de faire un bon pare-vent afin que le début de flamme puisse le sêcher. (chose faite à l'arrière du def).
Bon, la recette de "L'aligot du pauvre":
1 sachet de purée Mousseline
1 sachet de gruyère rapé
1 brique de 25 cl de crème fraiche liquide
du sel.
Faire chauffer 1/2 litre d'eau avec la crème fraiche.
A ébullition, mélanger tous les ingrédients et vous avez un plat consistant pour 3 bon appétit.
Steph.
« Modifié: 11 février 2009 à 13:55:55 par ISHI »
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 février 2009 à 10:22:12
Réponse #22

Eric Lem


Merci pour le retour d'expérience et pour les (superbes) photos  :up:
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

11 février 2009 à 10:30:33
Réponse #23

Ishi


Olcos, ce qui est remarquable c'est que ton expérience te permet de faire convenablement y compris avec du matos "standard" pas trop cher....et ça c'est super instructif pour un forum de survie :   :doubleup:


Ca, c'est sur.
 :akhbar: à Olcos.
Vraiment, j'ai passé deux jours super avec lui.
Un mec comme je les aime, droit et humble (malgré leur gros bagage).
Il est clair que vu les conditions, il n'aurait pas été bon d'être avec n'importe qui.
Olcos, ce fut un plaisir de faire ta connaissance et de partager cette expérience en ta compagnie.  :love:
En expérant trouver du temps de libre pour remettre ça.
Steph.
PS: oublie le coton  ;D
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 février 2009 à 11:26:28
Réponse #24

tsjok


Ishi , tu pourrais nous donner une adresse , un lien pour les harnais de pulka ?
merciiiii .

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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