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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Soudain je suis SDF  (Lu 40335 fois)

08 mars 2009 à 00:32:11
Réponse #25

nemesys


"quel que soit le travail, quand on travaille on a jamais les mains sales"

c'est beau ...
 :love:

08 mars 2009 à 07:47:55
Réponse #26

Anke


 :love: :doubleup:
Mon père m'a dit un jour : " Tu as tes deux mains, tu peux tout faire..."
Je crois que ce qui est difficile dans ces situations de précarité, c'est juste l'image de soi. Le courage, le coeur à l'ouvrage, quand il est là, ça fait avancer ( se "noyer" dans l'action en quelque sorte). Mais on se regarde aussi au travers du regard des autres. L'autre est aussi notre miroir. Et quand les portes se ferment les unes derrière les autres, ça c'est très dur. Il est nécessaire d'essayer de combattre ce sentiment "d'être de trop", de ne compter ni pour rien, ni pour personne. Il ne faut pas s'y tromper, même si on est pas toujours d'accord sur la manière dont "ça" se passe dans notre vie (soi-disant normale), la manière dont nous vivons( et les choix qui vont avec) est une sorte d'appui, comme une "prise" d'escalade sur une paroi. Dans une situation prédaire, on ne peux plus trop faire de choix et on devient facilement dépendant, voire on subit de manière extrèmement violente "le système" ( même s'il est bine fait et bourré de bonnes intentions) et ses procédures.
Bon j'essaie d'y penser pendant que ça va bien, mais quand on voit un "sdf" est-ce qu'on voit encore un homme ?
Je crois que tout part de là. Si moi, dans mon confort, quand je vois un clodo, je ne vois pas un homme, ça va être difficile pour lui de ne pas se considèrer lui-même comme une "m*rde".
Autrefois, il y avait toujours une assiette de soupe en plus, un peu de paille dans l'étable... Aujourd'hui, on met  des alarmes aux portes de nos maisons.... aux portes de nos coeurs...
Et, pauvres de nous, nous sommes les premières victimes de ces sécheresses d'âmes bien plus glaciales que les rigueurs d'un hiver 54...

08 mars 2009 à 09:47:35
Réponse #27

manu3259


C'est pas faux, la situation a bien changé, des types qui ont la santé et l'envie de bosser, il y en a plein les ANPE aujourd'hui. Autrefois tu pouvais travailler facilement sans diplome dans n'importe quelle branche manuelle.
Mon grand père m'avait raconté cette anecdote: les patrons venaient récupérer les jeunes à la sortie des écoles pour commencer à travailler; c'était juste après la guerre, les petits paysans vendaient leur lopin de terre pour aller à l'usine. Sur sa première fiche de paye, il y avait écrit "cotisation chomeurs" ou un truc comme ça; Mon grand père n'avait jamais entendu ce mot et il a demandé à un collègue ce qu'était un chomeur. le collègue lui a dit :vient je vais te montrer; Ils sont allé en camionnette à la ville. A la gare il y avait un clochard, le seul de la ville, et il lui a dit c'est ça un chomeur.
Comme quoi c'est pas évident de comparer les conseils donnés il y a des années à la situation d'aujourd'hui ...

"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

08 mars 2009 à 12:42:33
Réponse #28

Anke


Tu as raison julicorg. Hélas !
C'est juste mon coté "naïf" ou Abbé Pierre qui prend le dessus. Je prends souvent mes désirs pour des réalités. Mais bon, y'a pas de mal à essayer de cultiver ce qui peut faire du bien à ses semblables.
Aujourd'hui, je pense que nous avons plus les moyens de nous rendre compte des situations ( médias, internet etc....), les infos circulent vite, et les réseaux se constituent tout aussi rapidement. Bref aujourd'hui, c'est peut-être plus facile d'être "réactif" devant une sitaution de précarité( ou autre), ceci étant, et c'est surement aussi bien, on ne peut plus trop dire : " je ne savais pas...".
Auquel cas, ne pouvant plus trop fermer les yeux sur ce genre de situation, ça nous renvoie vers nous-mêmes. Je pense à ce titre que nous sommes une génération charnière ( entre 30 et 50 balais) et qu'en même temps, cette crise ( et tout ce qui va graviter autour : précarité pour tous, peur du lendemain, difficultés à faire des projets d'avenir) va nous permettre de nous poser les vraies questions, tout du moins en terme de survie, d'avenir...
En effet aujourd'hui, quand je me lève ( pour l'instant tout va à peut près bien pour moi), je me fais le thé au lait, je rêvasse un brin, je mange une tartine. Je sais que demain, ça va etre pareil. Pas de pb, j'aurai à manger dans mon assiette et chaud au cul.
Si je suis SDF, je ne sais pas comment ça va être demain. Ce que je sais c'est juste que j'ai froid, que j'ai faim, que je ne veux pas me faire ramasser par les archers du Roy, que j'aimerais bien avoir des chaussettes propres et faire sècher mes affaires sans pour autant risquer qu'on me les vole. Il faut trois  jours pour fabriquer un clochard. Descendre, ça va vite. Demain ça peut être nous. Alors peut-être qu'en commançant à travailler le regard sur l'autre ( rappeler vous la rencontre de l'Ours avec le "sdf" qui avait un truc dans le regard  dans une gare), ça peut éventuellement changer pas mal de choses, pour nous aussi, nous qui sommes confortables.
Parce que franchement, et je ne crache pas dans la soupe hien, surtout pas. On a bonne mine avec nos couteaux, nos sacs à dos et tout le matos. On s'entraine, on teste des trucs et c'est vachement bien car ceci étant ça sauve des vies, c'est une évidence. Mais les "vrais" survivors, ce sont eux... leur vie à eux est vraiment dans la balance. Personnellement, je me sens un vrai pinguoin de temps en temps devant ces gars là ( avec la gorka sur le cul à faire le zouave dans les bois, si ça se met à chier trop, je rentre !), ça me fait redescendre sur terre et somme toute, ce n'est pas plus mal.
Bon, vous savez bien hein, je n'ai de "dent" contre personne évidemment. Mais comme on le dit souvent, la vraie vie, c'est pas pareil que ce que l'on pourrait penser ou imaginer. Soyons vigilants. ;)

10 mars 2009 à 13:09:41
Réponse #29

ERECTUS


le problème, c'est que quand t'as pas/plus envie de t'en sortir...y a des chances que tu fasses tout pour oublier que t'es dans le fossé, c'est la que la dope et l'alcool arrive.
Je cautionne pas, mais je le comprends.
Et puis jeter la pierre sur un type au bout du rouleau, par suite de malchances, coups fourrés et séléction de notre belle société de liberté, égalité et....euh...c'est quoi l'autre... :-\
J'entends des fois des gens dire des trucs incroyables du style: zont ka travailler!! ou zont ka arreter de boire...

Je crois qu'on oubli que les types peuvent simplement ne plus avoir envie de rien, plus envie de vivre, plus envie de se battre.
Le truc, c'est donc, comment avoir envie de se battre encore quand on en est arrivé là?


 
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

17 mars 2009 à 12:44:35
Réponse #30

Anke


Comment avoir envie de se battre ?

Punaise, t'es au bout, t'en peux plus, mais bordel, avec ce que tu es, tu peux encore sauver des vies, tu peux aider.
"Aide-moi à aider...." Cest ce que l'Abbé a dit à Georges ( je crois que c'est son prénom au gars) et ça, j'y crois, dur comme fer. si tu ne peux te sauver toi-même, tu peux sauver quelqu'un. Donner un rein, refaire le papier peint, gratos... aider... ça donne un sens à ta vie.

17 mars 2009 à 13:17:46
Réponse #31

ERECTUS


Je suis complétement d'accord, mais parfois, on peut l'oublier quand on est au bout. C'est juste ça que je voulais dire ^-^
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

17 mars 2009 à 15:07:34
Réponse #32

Anke


Bien compris fogofwar, c'est vrai que dans ces situations là, la rencontre de quelqu'un qui te "botte" un peu le cul est nécesssaire, voire primordiale...

17 mars 2009 à 16:30:09
Réponse #33

ERECTUS


Malheureusement oui on peut avoir besoin de quelqu'un pour un ptit coup de pied au cul et même un gros, c'est triste...et en même temps, quand ça arrive, c'est magnifique!!parce que ça veut dire qu'il y a des gens qui peuvent t'aider, qui le font, et que toi, tu peux alors t'en sortir, contrairement à ce que tu croyais!! :doubleup:
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

04 avril 2009 à 13:34:16
Réponse #34

Kami


Pour avoir déjà envisagé cette situation, j' ai déjà ma petite idée de ce que je ferais.

Si je ne m'abuse, les Monastères & communautés sont auto-suffisants non ? De plus, le droit d'asile existe toujours ?
Je ferais comme je pourrais pour en rejoindre un, et vivre en travaillant... Ca permet de rester honnête, d'avoir une vie sobre mais décente, en attendant la fin de la crise (pas économique, je parle ce celle qui nous aurait rendue SDF).

07 avril 2009 à 03:45:56
Réponse #35

gmaz87


Pour avoir déjà envisagé cette situation, j' ai déjà ma petite idée de ce que je ferais.

Si je ne m'abuse, les Monastères & communautés sont auto-suffisants non ? De plus, le droit d'asile existe toujours ?
Je ferais comme je pourrais pour en rejoindre un, et vivre en travaillant... Ca permet de rester honnête, d'avoir une vie sobre mais décente, en attendant la fin de la crise (pas économique, je parle ce celle qui nous aurait rendue SDF).


Bjr,

Auto suffisants, non je ne crois pas qu'ils le soient encore, les travaux manuels font partie intégrante de la vie de certaines communautés, mais il est fini le temps ou ils produisaient beaucoup par eux mêmes ( si tant est que ce fut le cas un jour, car même sous l'ancien régime; pas le très récent, l'autre ;ils vivaient pas mal au détriment des paysans du coin via les dimes et autres taxes).
Le droit d'asile, pas certain non plus que ça marche encore.
A choisir je prendrais plutôt un couvent qu'un monastère  ;)
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

07 avril 2009 à 17:00:33
Réponse #36

Kami


Bon eh bien merci de ces rectifications   ::)
Je crois alors que je vais réenvisager la situation

Merci

19 avril 2009 à 17:26:05
Réponse #37

Kayle


Personnellement j'pense que si ça arrivait, j'y dormir dans la cave d'une cabane abandonnée peu loin de chez moi.
On y accède par un trappe donc, si trappe fermée, quasimment invisible.
De plus, on peut bloquer la trappe grace à la poignée donc c'est "relativement" sûr.
Ensuite pour l'eau, y asouvent une petite fontaine dans les parcs municipaux, ça peut suffire si on a quelques bouteilles.
On peut voir pour la nourriture avec la fin des marchés, où les commerçants bradent des produits.
Il y a aussi les supermachés qui balance des produits pour des DLC légèrement dépassées.
Et puis, ces chers pigeons, qui sont aparament peu compliqué à capturer.
Ensuite, quelques glands (les fruits, hein) peuvent être mangé, certains en ont fait l'amère expérience.  ;D

30 avril 2009 à 04:01:08
Réponse #38

moustic


Prendre le temps de partager une bière ou de simplement discuter avec une personne qui vit a l'extérieur a l'année, permet d'apprendre énormément sur la débrouillardise au quotidien.

Sur toutes les villes un minimum importantes, il y a un paquet d'associations pour faciliter un peu le quotidien (logement, hygiène, aides en tous genres sur la paperasse etc...).
 
Avoir une base de départ qui permet effectivement de se payer 2 mois de loyer ça peu faciliter pas mal de choses.

Si en urgence, et vraiment en urgence, je me retrouve vraiment a la rue sans rien,pour une durée qui s'avère longue, mon premier but sera de trouver une rentrée d'argent la plus régulière possible.
Passer une nuit dans la rue, même si tu dors pas du tout, ça passe. Des, logements, garages, bureau inoccupés, en vadrouillant un peu, ya toujours moyens d'en trouver. Selon l'emplacement, la facilitée d'entrée et de sortie, et pour peu que tu sois discret ( pas de bruit, regarder par la fenêtre si ya beaucoup de monde dans la rue, éviter les heures de pointes...), ya quand même moyen d'y passer un bout de temps, suffisant pour se poser et réfléchir  a la suite. Si le but est de chercher, un job, les premières dépenses que je fais en dehors de la bouffe (et encore a ce niveau ya moyen de trouver pas mal de solutions aussi) ce sont les fringues pour paraître bien en société et trouver un job plus facilement, (même si c'est pas ce que je privilégie dans la de de tous les jours), et un vélo pour pouvoir aligner les kilomètres et étendre mes possibilités.

Et si vraiment j'ai aucun moyen, ou pour pouvoir patienter en attendant la reponse d'un job, la manche, avec un minimum de tchatche et sur certains points strategiques, ça peux suffir,un temps,  même si c'est pas souvent facile, et que ça peux foutre un coup a l'égo.


C'est pas forcement de super bons conseils, c'est juste mon avis, et je sais qu'en ville, un pied de biche, ça coute moins cher, c'est plus discret et plus versatile qu'une tente en cas d'urgence.




30 avril 2009 à 07:58:10
Réponse #39

philippe13


Une amie a donné de son temps pour les SDF. Elle s'est rendu compte que pas mal de SDF avaient eu une carrière d'ouvrier assez longue, puis été chômeurs (les chomeurs cotisent) avant de plonger. Ce qui arrivé à 60 ans leur donnait une petite retraite supérieure au RMI. Or après 10 ans à la rue beaucoup  n'y pensaient plus et n'envisageait plus qu'il soit possible de sortir du statut de SDF par ce biai.
D'ou, par ma copine, montage de dossier, reconstitution de carrière, etc, etc. Le résultat était modeste quelques centaine d'euros de plus que le RMI au mieux sans exception, et "minimum vieillesse". Mais moralement le statut de retraité (pauvre) est meilleur pour le moral que RMIste.
Les plus lucides pensaient qu'ayant tout perdu en matière de papiers, feuiles de paye etc etc  il ne pourraient pas le faire ce qui était faux. Il semble qu'assez vite à la cloche, d'après cette amie, on ne pense plus comment en sortir, mais seulement comment y survivre. 
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

30 avril 2009 à 08:26:29
Réponse #40

DavidManise


Y'a, apparemment, comme un phénomène qui rend plus souffrant le fait d'essayer de s'en sortir et d'échouer que le fait d'y rester en se disant que c'est comme ça et qu'on n'y peut rien...  dans le second cas, on n'a pas à encaisser un échec additionnel.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

16 juin 2009 à 10:47:45
Réponse #41

vagabond


Bonjour,

Je vais vous passer les détails de ma vie, si j'ai fait les mauvais choix, il est trop tard pour les regrèter.

Devenir SDF, c'est une descente aux enfers et lorsque je lis qu'un SDF peut encore donner un coup de main, je suis sceptique mais c'est peut-être moi qui ai mal vu les choses.

Ce que j'ai vécu, le coup de main on le donne à ceux qui en on le moins besoin et qui ne savent pas dire simplement merci.

Quand à se demander pourquoi tous les laissés pour compte cessent de se battre, c'est très simple, il y a pour chacun d'entre nous le combat de trop, la défaite ultime et le coup de botte aux fesses n'y change rien. Trop c'est trop et tous les discours humanisto-réconfortant ne sont que des occupations de salon.

Autre chose qui explique le fait que nous avons baissé les bras, le quotidien est un combat permanent, sans répis avec un lot de souffrance morale que j'étais loin d'imaginer qui nous laissent exangue chaque soir, alors vouloir une place dans la société qui nous a gentillement fait comprendre que nous étions de trop !

A titre purement perso, j'ai survécu dans ma tête et j'ai eu la chance de ne pas tomber dans les travers des drogues (alcool et autre).

Vagabond

16 juin 2009 à 14:53:53
Réponse #42

natachamk


Bonjour,

Je vais vous passer les détails de ma vie, si j'ai fait les mauvais choix, il est trop tard pour les regrèter.

Devenir SDF, c'est une descente aux enfers et lorsque je lis qu'un SDF peut encore donner un coup de main, je suis sceptique mais c'est peut-être moi qui ai mal vu les choses.

Ce que j'ai vécu, le coup de main on le donne à ceux qui en on le moins besoin et qui ne savent pas dire simplement merci.

Quand à se demander pourquoi tous les laissés pour compte cessent de se battre, c'est très simple, il y a pour chacun d'entre nous le combat de trop, la défaite ultime et le coup de botte aux fesses n'y change rien. Trop c'est trop et tous les discours humanisto-réconfortant ne sont que des occupations de salon.

Autre chose qui explique le fait que nous avons baissé les bras, le quotidien est un combat permanent, sans répis avec un lot de souffrance morale que j'étais loin d'imaginer qui nous laissent exangue chaque soir, alors vouloir une place dans la société qui nous a gentillement fait comprendre que nous étions de trop !

A titre purement perso, j'ai survécu dans ma tête et j'ai eu la chance de ne pas tomber dans les travers des drogues (alcool et autre).

Vagabond

Tu as gagné bravo! Maintenant tu n'es plus vagabond! j'admire ta force!

16 juin 2009 à 18:29:38
Réponse #43

vagabond


Bonjour,

Il n'y a rien à admirer, juste de la chance.

On ne se sort jamais des situations extrèmes, elles restent toujours inscrites en nous, comme une autre peau, à l'intérieur.

Quand tout à été galère ont est à tout jamais galérien de coeur.

La survie au long terme, j'ai été initié. Elle s'apparente étrangement à la survie au jour le jour qui est une fille de celle de chaque minute qui passe, ce qui me fait écrire que l'homme est un loup pour l'homme, la seule erreur est que les loups ne sont des bêtes féroces.

Vagabond

20 juin 2009 à 13:31:01
Réponse #44

natachamk


Bonjour,

Il n'y a rien à admirer, juste de la chance.

On ne se sort jamais des situations extrèmes, elles restent toujours inscrites en nous, comme une autre peau, à l'intérieur.

Quand tout à été galère ont est à tout jamais galérien de coeur.

La survie au long terme, j'ai été initié. Elle s'apparente étrangement à la survie au jour le jour qui est une fille de celle de chaque minute qui passe, ce qui me fait écrire que l'homme est un loup pour l'homme, la seule erreur est que les loups ne sont des bêtes féroces.

Vagabond

La chance : arrête d'être modeste, t'as les c*u!lles et puis c'est tout! Si tu ne fais rien la chance ne fait rien! maintenant arrête de voir que du noir, t'es sorti du tunnel: vive la vie!Amuse toi, tu l'as mérité!

20 juin 2009 à 13:36:19
Réponse #45

S-W-A-T


Quand tout à été galère ont est à tout jamais galérien de coeur.

Je suis assez d'accord avec vagabond sur ce coté la... tout depend les circonstances mais, il y a quand même toujours une "empreinte" que ce soit dans le coeur ou dans la tête.... qui reste.... s'estompe... ou fait moins mal... mais une "empreinte" quand-même.

Ceci n'engage que ma petite personne bien sur.

Cordialement.

27 juin 2009 à 22:26:59
Réponse #46

treant2


ça n'engage que moi, mais je pense qu'il faudrait d'abord réunir du matos dans un bon sac, pour "durer" (on sait jamais, il peut y avoir une infinité de complications qui feront que le statut de SDF va durer longtemps).

Les questions de santé ne sont pas à négliger, mais bon c'est le biochimiste qui ressort... savoir où se procurer de l'eau et la nourriture adéquate est à mon avis essentiel.

Ce serait bien de faire une liste (je pense tout de suite à couteau, brosse à dent, dentifrice, bouteille de soda vide, cure-dent, compléments vitaminés, fil, vêtements, masque, kil de rouge (bah oui, ça fait partie des conventions sociales de pas mal de SDF), bonnet, grolles de marche avec super semelles (vu comme un SDF marche, les pieds morflent. Des chaussures de randos pourraient suffire)).

Les questions sociales ne sont pas à négliger, le kil de rouge peut servir à réunir des informations sur les squats et les lieux et personnes à éviter. A ce titre, le site http://webxclusion.ifrance.com/dossiers/sdf.htm est instructif.

L'intérêt de ce site est d'apporter des connaissances qui permettront de maximiser ses chances de SDF, tant en ville qu'en campagne. Si la réinsertion est compromise à la campagne, vous bénéficiez d'une bien moindre concurence pour les ressources, et c'est pas la place qui manque. A ce titre, le topic "la joye d'etre SDF version USA" est génial !

28 juin 2009 à 11:41:14
Réponse #47

vagabond


Bonjour,

C'est gentillet comme vision de la rue, réunir le matériel qui va bien.

D'abord, avec quel argent, ensuite pour se le faire piquer. Déjà qu'un objet quelconque trouvé devient vite l'objet de toutes les convoitises, j'ose pas imaginé ce que ce serait d'un truc neuf.

Les chaussures, partout on peut lire que c'est super important pour des tas de raisons valables, au bout du chemin des valeurs sociales et des compromis de bon alois, croyez vous qu'un SDF ai assez de monnaie pour se payer les chaussures qui vont bien (solides, confortables, etc).

Je porte au quotidien des rangers cousues good-year de l'armée parce qu'elles sont indestructibles, aucune autre qualité, juste indestructibles et j'ai eu de la chance d'en trouver.

Sachez que c'est un monde ou toutes les valeurs sociales ont disparu et que l'opinel de bonne dimension est un laisser passer pour la survie au quotidien, en clair c'est couper ou être coupé, et comme toute forme de blessure est un soucis pour en guérir ! Puis vient se greffer l'effet de meute, 5 charognards lorgnent sur tes pompes, ils vont se jeter sur toi ensemble et règleront le problème du partage dans une bagarre d'ivrogne.

La poésie n'existe pas dehors, au quotidien, il faut survivre la main sur ta lame et la sortir comme lucky luke sort son flingue sinon tu es mort, ils te dépouillent de tout parce que tu es faible et que les faibles ne peuvent survivre.

Le seul respect qui existe dehors est celui de la dangerosité que tu inspires.

Vagabond

28 juin 2009 à 14:44:25
Réponse #48

philippe13


J'ai bossé aux vendanges plusieurs années (lire: "et soudain je suis pauvre mais pas encore SDF") avec des gens de toutes conditions, de l'étudiant d'un milieu moyen-aisé au SDF justement qui venait faire les vendanges. Tout est tentation pour celui qui n'a rien, même la paire d'espadrilles qui me servait à me détendre les pieds le travail fini. Ne rien quitter de vue, je partageait une chambre avec un habitué (un régional sans véhicule) nous avions confiance l'un en l'autre et nous surveillions la chambre réciproquement lors de nos allez-et-venues. Le vol classique, c'était le type qui abandonnait et demandait son compte le matin pendant que les autres partaient aux vignes . Le temps que la patronne lui fasse, sous prétexte d'aller faire son balluchon il ramassait en même temps ce qu'il pouvait et fillait ensuite avnt le retour de l'équipe.
La vie pauvre est dure, c'est pas de la littérature ou de la poësie, quant la vie est dure tu deviens dur avec toi et les autres.
« Modifié: 28 juin 2009 à 18:05:02 par philippe13 »
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

28 juin 2009 à 15:22:59
Réponse #49

vagabond


Bonjour,

La vie pauvre est dure, c'est pas de la littérature ou de la poësie, quant la vie est dure tu deviens dur avec toi et les autres.

Mouai, je dirai plutot que lorsque les autres ne veullent pas savoir que tu existes, et bien tu fais comme eux et il devient évident que c'est ta peau d'abord.

L'honnêteté est une vision de gens intégrés dans la vie sociale, quand tu es un paria, c'est un luxe que tu ne peux te permettre.

J"en reviens à ce que j'ai déjà écrit :
Le seul respect que tu ais dehors est la dangerosité que tu inspires  :fouet:! C'est violent mais c'est comme ça.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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