Madudu, pour moi c'est clair et je suis en gros d'accord.
J'essayais justement de faire ce lien dans mes posts, Mrod aussi si j'ai bien saisi ses propos.
En tout cas nous semblons d'accord sur le fait que l'état recherché soit un état de conscience débarrassé de pensées égotiques parasites.
Une petite expérience de que je mène sur ma propre personne, depuis un petit moment. Peu importe l'action produite, le résultat est toujours "parfait" (en fonction de mes connaissances, savoir-faire...), du moment que je reste "concentré". En étant attentif dans ces moments là à ce qui me passe par la tête, j'ai pu constaté que les moments de "ratés" accordaient presque toujours à des manifestations de doute, de peur, etc.
En gros, dès que je doute de mes capacités à faire quelque chose, ma compétence à faire cette chose réellement diminue.
Je ne pense pas que nous recherchions ici un état de conscience précis. Celui-ci ne sera de toute manière pas le même si je me bat, où si je ramasse des pommes.
Et je pense aussi que la réponse à ce post est la même que celle qui pourrait sortir du sujet "la réponse n'est pas technique".
Un petit mot sur l'intention. C'est, je pense, la source première de toute action. J'ai l'intention de prendre ce verre, mon corps agit en conséquence, tend le bras, etc. Entre le moment où l'intention est émise, et celui où le corps agit, se place (ou pas) la "barrière" du cerveau, qui agit en fonction de son conditionnement pour filtrer les informations, aussi bien celles qui sont perçues (sens, sentiments, émotions...) qu'émises (signal pour bouger le bras, pour aller parler à la jolie fille là bas, pour démolir le gremlins...).
Un des rôles du cerveau étant de rendre notre perception de l'environnement et nous même cohérent avec les croyances qu'il a, ce filtre nous fera donc agir en conséquence de notre conditionnement. La personne qui se croit faible agira comme un faible, celle qui croit avoir toujours raison fera tout pour convaincre son entourage de tout et n'importe quoi. Peu importe l'intention de base, si le processus de filtrage par le cerveau se fait de manière inconsciente, il nous fera agir comme dans les exemples précédents, selon ses propres croyances évidemment.
L'étonnement souvent ressenti après un "prodigieux lancé de boulette" en dit long sur ce qu'on croit être capable de faire. C'est presque anormal d'être aussi bon. Oh, la belle croyance limitante

Bien sûr, il existe des moments où ce processus est court-circuité, comme par exemple si une urgence vitale est ressentie. Mais comme cet événement est finalement peu prévisible, mieux vaut ne pas trop compter dessus pour sa survie.
Alors, pour nous, quel est l'intérêt de tout ça ?
C'est simple, c'est nous qui conditionnons notre cerveau. De manière consciente ou inconsciente, en approbation ou opposition avec l'environnement, ou par simple choix.
Donc, à mon avis, la question que l'on se pose ici est : Comment faire pour que mon conditionnement ne réduise en aucun cas mes chances de survie ? Voir les améliore ?
Là, comme ça, je vois plusieurs solutions.
-le développement personnel, qui a pour but de lever toute ces inhibitions, mais c'est un travail assez long qui demande des efforts, quelques techniques, et souvent un regard extérieur neutre qui soit dans une optique d'aide. Et faut le vouloir aussi... Bref, pour du court-terme, autant oublier.
-si on peut arriver à se mettre un état méditatif (de non-égo, ou l'action de filtrage du cerveau est court-circuitée), ça marche aussi. Ca demande à mon avis moins d'entraînement, mais il devra probablement être plus spécialisé (exemple, méditer assis sur un coussin et en face de 3 gremlins, rien à voir). Reste aussi la difficulté de se maintenir dans cet état. Là encore ça dépend des gens et de leurs croyances.
-prendre une autre "identité" pour un moment. Pour revenir à la SD, ça serait le truc de se dire "maintenant ça fait chier, je passe en mode ours affamé". C'est, je pense, la plus aléatoire des 3 solutions que je propose, mais aussi celle qui demande le moins d'effort. Pas besoin d'entraînement ici (même si ça peut probablement aider), juste d'émettre clairement l'intention adéquate. Aléatoire, car risque de filtrage par le cerveau ("p'tain jvais avoir l'air con à faire l'ours"...), et, comme la solution précédente, il est relativement difficile de se maintenir dans cet état.
J'espère que je suis clair, et que quelques personnes auront le courage d'avoir lu jusque ici

Pilp