Vaer_dig_selv, tu as sans doute raison quelque part, même si je l'avoue, je n'ai jamais rencontré de "gang de tueuses".Pour ma part, je pense qu'une "bad woman" est plutot encline à pratiquer la cruauté mentale par petites touches, un petit peu tous les jours et ce pendant des années. Il s'agit là ( pour le fait que je cite et pour l'avoir constaté par moi-même et auprès de proches) uniquement d'un rapport de pouvoir sur l'autre ( le mari dans les cas que tu cites) jusqu'à ce qu'il soit devenu une "carpette" ou une moitié d'homme.
Mais c'est une évidence, il s'agit bien là aussi d'une violence, d'une autre forme, mais violence tout de même.
En aucun cas il ne faut nier que les hommes sont aussi capables de ce type de violence ( en plus des autres formes)
Combien de femmes se font taper sur la gueule, subissent des violences sexuelles, voire subissent des pratiques qu'elles reprouvent mais qu'elles acceptent au nom de "l'amour" ou parce que les enfants sont là... Elles sont légion.
Gisèle Halimi en sont temps a été leur porte-parle, on peut constater que ces pbs ne datent pas d'hier, mais que la situation n'a pas beaucoup changé.
Je vais me mettre un peu HS et vous me pardonnerez ( j'espère), mais si on veut que ça change, commençons à apprendre à nos garçon à laver leur linge, à repasser, à faire la vaisselle et le ménage. Que ce soit bien ancré dans leur tête, les tâches dites "féminines" c'est un sophisme pour tenter d'asseoir une autorité illégitime. Dans tous les cas ( me semble-t-il) les violences( au moins conjugales) faites aux femmes existent parce que les hommes ont peur... des femmes ! ( là je crois que je reviens dans le sujet !)
Pour reprendre l'exemple de la main au cul, il m'est arrivé qu'une de mes collègues me passe la main au cul ( en déconnant, je bossais en réa et on vivait des trucs durs) en me disant : " t'as un beau petit cul toi !"( bon j'étais beaucoup plus jeune....), je ne l'ai jamais mal pris, car je l'envisageais comme un truc flatteur et de la part d'une femme ça ne veut pas dire qu'elle veut coucher avec moi ( enfin je ne pense pas, mais je suis un peu bêta sur ce genre de choses, je ne me rend jamais compte de rien). Le même geste sur une femme ça veut dire : " Viens par là toué, que je te fasse passer au Tourniquet !" Le but étant de soumettre la femme à la volonté du bonhomme. C'est vachement différent amha.
La self entre femme et pour les femmes me fait penser au mouvement des "lesbiennes radicales" ( voir les écrits de Kate Millet, notamment " En vol", voir également le film "Trois femmes" d'Altman) aux etats-unis pendant les 70', (époque féministe s'il en est) qui versaient dangereusement dans les concepts "anti-hommes" à outrance. Au résultat, quelques unes des femmes de l'époque en France ( je faisais partie de l'extrème gauche à l'époque) ont versé dans le feminisme pur et dur, il en reste encore des stigmates sur la génération suivante me semble-t-il ( ce n'est qu'une impression) auquel cas, je pense que la démarche "entre femmes " est une grave erreur, et me semble, non seulement d'une efficacité limité, mais aussi générante de sexisme.
On pourrait superposer une démarche calquée sur les cours de préparation à l'accouchement qui interesse les deux acteurs, car la violence est une forme de "relation"( le mot n'est surement pas bien employé) avec l'autre, et l'autre n'est pas obligatoirement du même sexe ( d'ailleurs la violence ce n'est pas une histoire de genre : "masculin ou féminin", c'est peut-être à ce sujet là qu'il faut se poser les questions ....).
Le combat contre la violence faite aux femmes n'est pas le combat des femmes ( leur truc à "elles" : encore une fois sexisme, et pour le coup dans les deux sens si elles excluent les hommes !), mais le combat de l'ensemble du genre humain.