Bonjour,
Jeune lieutenant dans les années soixante, ma première solde m'a servi, entre autre, à acheter un bon duvet. La seconde chose, ça a été une moumoute bien chaude que j'enfilais sous la veste de treillis car ça n'était pas réglementaire mais seulement toléré. Inutile de me procurer un couteau car j'avais déjà un bon vieil opinel !!!
Ceci pour dire qu'il faut cadrer les choses. Ces actes n'étaient pas destinés à faire de la survie, mais à subsister dans le froid profond des régions de l'est de la France dans des conditions qui me permettaient de rester en forme pour remplir ma mission.
Mes souvenirs commencent à être lointains, mais jamais je n'ai raisonné en termes de survie.
Et c'est normal, car comme le disent fort bien Corin, David et autres, l'armée agit en corps constitué, avec un soutien plus ou moins lourd selon la mission des unités.
Retrouvant le chapeau mou, j'ai fait de la rando pour me dégourdir les jambes et j'ai naturellement utilisé mon ancien matos mili car il était relativement adapté au terrain. Aujourd'hui, on fait mieux dans "le civil", et il est naturel que des milis se fournissent comme tout le monde au vieux campeur, chez USMC ou autres (sans pub de ma part) en fonction de l'Opex qu'ils vont accomplir. D'où cette ambiguité qui ne date pas d'aujourd'hui.
Alors la survie "aux armées" là dedans ? Ca concerne les pilotes (et encore car ils ont en principe ce qu'il faut) et quelques unités spéciales dédiées au renseignement profond (et là encore, c'est vraiment en cas de pépin)
Bref, c'est pas parce que l'on fréquente le terrain et la bonne vieille nature que les besoins sont identiques.
Celà étant, je ne trouve pas choquant que certains éprouvent le besoin de faire un ti stage auprès de David. Le maître mot dans les forces spéciales c'est de se remettre en cause et la survie est une excellente école pour ça. Après tout, avant de partir à la coupe du monde, les "bleus" ont fait un stage commando à Montlouis !!! rien à voir avec le ballon ovale.
Aurochs