Orientons alors le débat vers les peurs viscérales, instinctives que nous ne pouvons que difficilement surmonter, à base de sur-efforts et d'analyses laborieuses en amont.
Des personnes trés courageuses ont des peurs trés primaires, déraisonnables. A un moment critique où leur propre survie ou celle d'autrui peut entrer en jeux, il devient urgent de savoir les dépasser, de faire avec, de savoir les contourner...
Comme l'a trés bien développé Olcos

, le dépassement de la peur ne peut s'entreprendre qu'en toute connaissance de cette même peur, et de volonté de la surmonter.
Parmi les phobies les plus courantes en milieu naturel :
- La peur de nager en eaux inconnues : on ne voit pas le danger qui se stigmatise par l'inconnu (ce que l'on ne voit pas dessous, et ce que l'on considére comme potentiellement dangereux dans l'eau). Des bons nageurs ressentent cette peur dès qu'il dépassent leurs limites de sécurité (éloignement, profondeur, eaux troubles, saumâtres, présence éventuelles d'espèces inconnues...);
- La peur du vide, travailler sur ses sensations internes avec une aide extérieure, un guide (relaxation, discernement);
- La peur d'animaux particuliers due à leur apparence, à la répugnance qu'ils suscitent, mais qui ne sont pas forcément hostiles ni dangereux;
- La peur de l'isolement, se sentir loin de tout, "seul au monde";
- La peur de l'obscurité et des images effrayantes (conditionnement, resentis) qu'elle véhicule;
D'ailleurs, il arrive parfois que l'on fasse des choses surprenantes en agissant de la sorte, que l'on effectue des exploits en puisant dans des réserves (mentales) insoupçonnées ou sous-estimées.
Et ce que je voudrais faire ressortir ici, c'est la capacité à se mettre volontairement en état de peur "obsessionnelle", instinctive ou déraisonnable, afin de travailler sur ce sentiment parasite, pour évoluer.
Nous pourrions évoquer comme outils de progression, la visualisation, la méditation, le fait de rechercher par une démarche positive ce qui nous freine, nous limite, nous répulse sans raison juste...mais par instinct !
Certains "maîtres" et pas que d'arts martiaux

, parviennent à se mettre dans des états de peurs irrépréssibles, tout en ressentant les symptômes d'angoisse, pour ensuite mieux travailler en dépassement de soi et vaincre leurs craintes.
La peur, celle qui paralyse au détour d'un effet surprenant et inattendu, lors d'un événement tragique ou accidentel, se différencie par le fait qu'elle est soudaine et inattendue, alors que les phobies sont elles connues et plutôt souvent occultées et rarement surmontées & dépassées.
* edit pour la réponse de Gros Calou

A souligner aussi la peur de l'enfermement, de la claustrophobie, suite à éboulement, spéléo, etc...