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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Ne pas se mouiller pour durer  (Lu 15880 fois)

28 décembre 2008 à 17:38:50
Lu 15880 fois

Corin


L'eau est bien sûr notre meilleure amie dans nos activités mais aussi notre pire ennemi.

En effet, être trempé, avoir ses vêtements mouillés, sont autant d'éléments qui viennent agraver les risques d'hypothermie. A de nombreuses reprises, j'ai pu constater qu'un simple bas de pantalon mouillé par la rosée du matin pouvait avoir des conséquences importantes sur l'état de forme.
Du coup, en plus du poncho que nous glissons naturellement dans le sac, j'y ajoute depuis longtemps les guêtres (je passe volontiers au pantalon imperméable en hiver).

Mais il n'y a pas que l'eau avec laquelle nous pouvons entrer en contact qui peut nous nuire, il y a aussi celles que nous produisons.

En fait, outre le fait que transpirer est le signe d'un effort intense, et donc de fatigue à venir, c'est aussi la meilleure façon de tremper ses vêtements au contact de sa peau et de connaître des difficultés au moment du refroidissement.

Ce constat, j'ai voulu le vérifier sur le terrain. L'expérience que j'ai faite là, http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,13734.msg208357.html#msg208357, m'a permis de confirmer ce que je pensais.
Je suis parti avec une bonne hydratation au départ. Ensuite, j'ai voulu voir si en limitant le plus possible la déperdition d'eau (transpiration et rythme de respiration -marcher bouche fermée- les plus bas possibles), on pouvait ainsi augmenter sa capacité à durer.

Mon postulat est que, pour durer, il faudrait tout faire pour ne pas être un bourrin. Fournir un gros effort serait donc contraire à notre intérêt qui est de durer. Alors même que c'est contraire à notre culture qui veut qu'un gros effort soit le prix à payer pour obtenir quelque chose.

Constat d'évidence: ce que j'ai pu mesurer pendant cette randonnée d'hiver qui m'a servi de banc d'essai, c'est qu'avec les passages entre ombre et soleil par -5°, le fait de limiter au maximum la transpiration en se découvrant le plus possible pendant l'effort, évitait de prendre froid quand on se retrouvait dans un coin plus frisquet( où il suffisait de remettre mon bonnet ou mon pull secs pour passer l'endroit sans ressentir le froid). Le fait de ne pas être mouillé ne demande pas d'effort supplémentaire à l'organisme pour maintenir sa température, en ayant à sécher les vêtements au contact de la peau.

Ce faisant, j'ai pu faire le parcours prévu en 2/3 du temps indiqué pour les marcheurs alors qu'il était couvert de neige et que j'ai utilisé des raquettes pour une bonne partie du parcours. A l'arrivée, après plus de 2h30 d'effort, j'étais vraiment en super forme. Tout au long du parcours, j'ai pris soin de respirer par le nez pour limiter la déperdition d'eau par la respiration et j'ai fait attention à ne pas transpirer de manière sensible (humidité sur la peau).

Je ne sais pas combien de temps j'aurai pu tenir ainsi mais j'ai vraiment eu le sentiment de tenir là une indication intéressante pour une gestion de mon hydratation à un niveau optimale et d'éviter d'accroître mon refroidissement par des vêtements mouillés.

Donc, pour durer, il faut limiter ses efforts. Cela veut dire que contrairement à ce que souvent l'on nous enseigne en matière d'effort, pour aller loin mais aussi en situation de survie, il faut se ménager et l'une des premières actions efficaces, c'est d'éviter autant que possible sa transpiration.

C'est un bon signe pour limiter:
1. la fatigue.
2. la nécessité d'effort supplémentaire pour lutter contre l'hyporthermie liée aux vêtements mouillés.

A+

PS: j'espère avoir été clair. :D

28 décembre 2008 à 17:46:04
Réponse #1

SavageBeast


Salut, est-ce que tu durant ton parcours tu t'es hydraté / a ressenti le besoin de t'hydrater ? Si oui, quelle quantité , grosso modo as-tu bûe ? Je sais que lors des ballades en hiver dans la neige avec des copains nous étions assoiffés lorsque nous revenions chez nous, cette sensation est-elle aussi apparue ?

Merci pour la réponse.
Za Pluche.

28 décembre 2008 à 17:48:19
Réponse #2

Woodrunner


Ça rejoins un peu ce que disent les vieux montagnards ceux qui vivent en montagne de la montagne (les bûcherons, les anciens qui ont braconné pour nourrir leurs familles,...): Si tu t'entends respirer c'est que tu marche trop vite,...
Comme tu le soulignes bien en allant trop vite on se créer des problèmes qu'on aurait pas eu en y allant moins vite,... (ça me rappelle les paroles d'un "sage" de ma connaissance,... ;D  ;))
Merci pour ce compte rendu intéressant!
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

28 décembre 2008 à 18:14:55
Réponse #3

Corin


Salut, est-ce que tu durant ton parcours tu t'es hydraté / a ressenti le besoin de t'hydrater ? Si oui, quelle quantité , grosso modo as-tu bûe ? Je sais que lors des ballades en hiver dans la neige avec des copains nous étions assoiffés lorsque nous revenions chez nous, cette sensation est-elle aussi apparue ?

J'avais complètement oublié d'évoquer ce point, merci de ta question ;).

Je n'ai pas ressenti la soif. J'ai vraiment eu le sentiment de rester frais. J'avais emporté du thé et de l'eau. Après une heure et demie de chemin, je me suis fait plaisir en buvant une petite tasse de thé. Plus pour le plaisir. A l'arrivée, j'ai repris du thé modérément. Je dirai qu'au total j'ai bu 200 ml. Mon but n'était pas de limiter ma réhydratation, ça s'est vraiment fait naturellement.

A+

28 décembre 2008 à 18:18:49
Réponse #4

Diesel


Je ne peux qu'aller dans le sens du message de Corin.
L'hiver, la transpiration (avec le vent) est la principal cause de refroidissement. Même si les textiles ont réussi à régler en parti le problème de l'humidité au contact de la peau, la vapeur d'eau est bien présente et ne passe pas forcement à travers toutes les couches de nos vêtements. Si ce n'est pas un problème sur une courte durée, sur plusieurs jours ça peut le devenir.
D'autant plus que marcher vite demande aussi beaucoup plus d'énergie et d'oxygène qu'une marche plus lente.
Plus de calorie bouffé car plus de besoin de refroidissement car plus de vascularisation sanguine, plus de parties exposées au froid pour faire radiateur, etc ... le piège se referme tout seul. :crazy:
Plus de souffle aussi donc plus de rejet de vapeur d'eau par la respiration également. Bref, ce qu'a décrit Corin : + de perdition d'eau + de calorie = réserve épuisé plus vite.

"Qui veut aller loin ménage sa monture."  Ce n'est pas nouveau.  ;D

28 décembre 2008 à 18:23:05
Réponse #5

Corin


En fait, ce qui m'a marqué, c'est qu'à comparer des expériences similaires avec ce dernier test, j'ai le sentiment que les effets de la fatigue et le dérapage qui s'en suit en cas de survie apparaissent dès 2-3 heures d'effort.

A+

28 décembre 2008 à 18:25:38
Réponse #6

Leif


Citer
http://www.messinesante.fr/news_messine/article%20hydratation%20bilan%20de%20sante

Ce lien fait référence aussi a la perte des  capacités physiques si on perd de l'eau, le corps va vraiment lutter pour se remettre d'aplomb.

Ce serait dommage d'avoir aussi se problème a gérer alors que l'on doit déjà faire face a un effort.

bien que en hiver que pouvons nous penser d'un linge humide devant la bouche?

a+

jeff

28 décembre 2008 à 18:44:18
Réponse #7

Diesel


bien que en hiver que pouvons nous penser d'un linge humide devant la bouche?
Pourquoi humide ?. Avec un peu de vent, ça peut très vite glacer.  ^-^
Par contre respirer à travers une étoffe fine peut être utile. L'air inspiré sera de facto réchauffé (en respirant par la bouche ou le nez). C'est toujours ça de moins à réchauffer et ça offre la possibilité d'augmenter ses inspirations.
J'utilise ce truc surtout pour dormir sans être gêné par de l'air froid en direction des poumons.  ;D

28 décembre 2008 à 18:50:32
Réponse #8

pieton


Et le layering, les 3 couches... c'est pour les bécasses???
C'est bien à ça que ça sert, quand on dit d'enlever des couches dans l'effort, c'est bien pour éviter la transpiration.

Par ailleurs on mélange deux choses différentes:

* la déshydratation en tant que tel (valable en été, hiver)...
* le refroidissement par les vêtements mouillés (évaporation, dégradation du pouvoir des isolants)...

Les deux pouvant découler de la transpiration.

28 décembre 2008 à 19:14:54
Réponse #9

Diesel


Et le layering, les 3 couches... c'est pour les bécasses???
Je ne crois pas que les bécasses enlèvent leur plumes comme ça.  :ninja:

L'idèe de Corin c'est de rester "froid". Si tu enlèves des couches, c'est que tu dépasses déjà la vitesse à laquelle tu restes juste tempéré. Donc que tu es en surproduction de chaleur.

28 décembre 2008 à 19:39:25
Réponse #10

Sylvain74


Salut,

En ce qui me concerne, même si j'ai plus tendance à aimer les sorties cardio (ski de rando, rando ou course à pieds), quand je veux me aire une balade tranquille en mode économique mon repère est de toujours pouvoir respirer par le nez. A ce rythme, hiver comme été je sais que la machine tourne tranquille à son rythme de croisière, ne transpire pas ou très peu et peut effectivement durer longtemps (jusqu'à ce que mort du genou s'ensuive  :down:). (et accessoirement cela permet d'observer au mieux ce qui se passe aux alentours)

Et, comme si c'était une coïncidence, les sorties "respiration par le nez" se font habillées quasi en civil, gourde au fond du sac. Les sorties "à donf" nécessitent vêtements techniques sur le dos, coquille (veste technique) et chaleur (polaire) au fond du sac et... pipette d'eau à porté de bec !  ;)

Sylvain.


28 décembre 2008 à 20:38:01
Réponse #11

Pics (Vincent.D)


Post trèèès intéressant...

Une question était tu seul??
Car c'est pas toujours simple de faire une sortie de cette façon en étant accompagné. Il y a presque toujours un qui traîne et qui a trop chaud et un qui attend et qui a trop froid.

C'est une des raisons (Et aussi les calendriers de ministre de mes acolytes)  qui m'a poussé à me programmer un certain nombre de sorties en solo pour l'année qui vient.

@++
KISS

28 décembre 2008 à 21:16:44
Réponse #12

Corin


L'idèe de Corin c'est de rester "froid". Si tu enlèves des couches, c'est que tu dépasses déjà la vitesse à laquelle tu restes juste tempéré. Donc que tu es en surproduction de chaleur.
On y est.
L'idée est de connaître son régime "économique". Après, je ne pourrai pas être affirmatif à ce stade mais il m'a semblé que cette économie d'effort au départ me permettait d'avoir une moyenne supérieure.

En ce qui me concerne, même si j'ai plus tendance à aimer les sorties cardio (ski de rando, rando ou course à pieds), quand je veux me aire une balade tranquille en mode économique mon repère est de toujours pouvoir respirer par le nez. A ce rythme, hiver comme été je sais que la machine tourne tranquille à son rythme de croisière, ne transpire pas ou très peu et peut effectivement durer longtemps (jusqu'à ce que mort du genou s'ensuive  :down:).
Effectivement, la respiration sans avoir besoin d'ouvrir la bouche pour augmenter l'apport d'oxygène (Cubitus, ça doit bien avoir un nom?), c'est un repère facile à suivre. Comme l'a dit Woodrunner, c'est un truc connu des anciens. David vous dirait que ça fait rire les Indiens de voir les Blancs faire des efforts comme ça.

Par ailleurs on mélange deux choses différentes:

* la déshydratation en tant que tel (valable en été, hiver)...
* le refroidissement par les vêtements mouillés (évaporation, dégradation du pouvoir des isolants)...

Les deux pouvant découler de la transpiration.

On mélange parce qu'il y a un lien entre les deux. En fait, ce que je veux expliquer, c'est qu'à mon sens, la transpiration est un signe d'excès d'effort qu'il faut éviter car si tu peux remédier à la déshydratation, c'est un signe avant-coureur d'une fatigue à venir.
Mais surtout, elle provoque un phénomène plus insidieux car plus durable et dont les effets sont plus difficiles à apprécier: l'humidification des vêtements.

Donc, enlever les vêtements, oui pour ne pas avoir chaud mais aussi pour garder ses affaires sèches et ne pas avoir à les sécher par conduction.

Une question était tu seul??
Car c'est pas toujours simple de faire une sortie de cette façon en étant accompagné. Il y a presque toujours un qui traîne et qui a trop chaud et un qui attend et qui a trop froid.
Sur ce coup-là, j'étais effectivement tout seul ;).

A+

28 décembre 2008 à 22:31:50
Réponse #13

DavidManise


Salut :)

:akhbar::

Règle générale, je casse les c*u!lles aux gens pour qu'ils limitent leur effort à 50% de leur VO2 max lorsqu'ils sont en situation de survie, ou qu'ils ont envie de durer.  50% du VO2 max, c'est un effort vraiment modéré, en fait.  On marche et on peut respirer facilement par le nez.  On peut faire de longues phrases.  On ne transpire pas s'il fait frais.

Pourquoi ?

- Comme le dit très très bien Corin, pour éviter de se déshydrater... 
- aussi pour utiliser en priorité du gras pour alimenter son effort, et non pas notre précieux glycogène...
- pour économiser du même coup des électrolytes (sodium, potassium...)
- pour limiter les microtraumatismes qui causent les douleurs et les courbatures sur la durée...  en respectant un rythme cool on s'use moins à chaque km...

Point intéressant à noter : au-dessus de 50-60% de notre VO2 max, on finit par transpirer même si on n'a pas trop chaud.  C'est une sorte de transpiration préventive, et une manière d'équilibrer l'acidité du sang quand le système tourne à plein régime. 

Bref pour survivre il faut se mettre en mode tai-chi.  On bouge cool.  On s'économise.  On respire par le nez.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

28 décembre 2008 à 23:23:43
Réponse #14

Olcos


Ma petite pierre à l'édifice,

J'ai pu constater en faisant deux fois la même randonnée que tout ce qu est écrit au dessus est pertinent, à savoir limiter sa transpiration pour preserver son hydratation, son confort et s'eviter un bon rhume !

Concrètement je me suis rendu compte lors de ce test qu'en marchant à un rythme soutenu (non pas un rythme de curse mais une marche d'un bon pas) :

- peu importe les vêtements portés, on a trop chaud dans les montées et souvent froid en sous bois ventés (sauf a enlever/remettre des couches regulierement).
- On est trempé en 20 min
- la fatigue apparait au bout de 3-4h et devient douloureuse au bout de 6h
- On ne gagne que très peu de temps

A l'inverse en marchant tranquillement :

- Moins de transpiration = moins froid, moins déshydratés, plus détendu
- la fatigue apparait au bout de 5-6h et devient génante au bout de 7-8h
- le temps perdu est négligeable et plus que compensé par le temps de marche gagné (d'autant que les pauses sont aussi moins nombreuse).


En conclusion, j'ai adapté ma manière de marcher :

- je me force toujours a commencer une randonnée en marchant le plus lentement possible, normalement je trouve mon rythme de croisière en une vingtaine de minute.
- j'essaie de garder un rythme constant quelque soit le denivelé (pour éviter les chauds/froids)
- je commence généralement une marche ne me disant "je n'ai pas chaud", si je suis bien c'est que je suis trop couvert, si j'ai froid c'est que je ne le suis pas assez.


Il ne s'agit bien sur que de mon expérience, je n'ai pas la prétention d'être la norme. Comme dit plus haut ce système trouve sa limite dans la marche en groupe, bien que je pense que le rythme d'un groupe doit être celui du plus lent, aux plus rapide de compenser en augmentant leur couche de vêtement.


"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

29 décembre 2008 à 12:42:21
Réponse #15

guillaume


Après, je ne pourrai pas être affirmatif à ce stade mais il m'a semblé que cette économie d'effort au départ me permettait d'avoir une moyenne supérieure.

Donc en gros t'as gagné du temps en étant lent ? Réellement ?

Intéressant, je suis totalement dans la logique inverse : je dois arriver au refuge avant la nuit donc j'accélère, j'aurais eu tout faut jusqu'à présent ?
Pourtant cet été, lorsque qu'après 9-10H de marche sous la pluie, les deux refuges sur la cartes n'existaient plus et qu'il a fallut se taper encore 2-3 heures de marches pour atteindre une cabane avant la nuit et surtout avant que les gars tombent malades (impossible de ne pas dormir dans une cabane pour les gars qui étaient sous tarp, avec le moral à zéro et trempé puisqu'on se faisait rincer depuis le début de la journée avec un orage en prime le midi...).

Bref pour survivre il faut se mettre en mode tai-chi.  On bouge cool.  On s'économise.  On respire par le nez.

C'est l'idéal... Mais comme Murphy s'enmêle tout le temps en situation de survie, le mode "tai-chi" est difficilement envisageable avec la nuit qui tombe et la panne de la frontale ou encore la pluie qui arrive avec le poncho qui vient de se déchirer ;D.

a+
« Modifié: 29 décembre 2008 à 12:49:20 par guillaume »

29 décembre 2008 à 12:48:57
Réponse #16

Sylvain74


D'où l'intérêt d'avoir une vitesse de croisière élevée... Donc de s'entrainer régulièrement non seulement en régime d'endurance mais également de chercher à améliorer sa VMA (vitesse maxi aérobie). Cela passe par se tirer sur la couenne pendant quelques minutes, puis retour au régime d'endurance, puis re-tirage de bourre. C'est ce qu'on appelle du fractionné.

Sylvain.

29 décembre 2008 à 12:56:53
Réponse #17

Olcos


D'où l'intérêt d'avoir une vitesse de croisière élevée... Donc de s'entrainer régulièrement non seulement en régime d'endurance mais également de chercher à améliorer sa VMA (vitesse maxi aérobie). Cela passe par se tirer sur la couenne pendant quelques minutes, puis retour au régime d'endurance, puis re-tirage de bourre. C'est ce qu'on appelle du fractionné.

Sylvain.


Le bouquin "l'entrainement en pleine nature" est un très bon ouvrage pour comprendre les mécanisme que tu cites et se faire un programme d'entrainement

http://universite.deboeck.com/livre/?GCOI=28011100102770
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

29 décembre 2008 à 13:14:37
Réponse #18

Diesel


Donc en gros t'as gagné du temps en étant lent ? Réellement ?
Tout dépend de sa façon d'avancer.
Pour quelqu'un capable de soutenir une vitesse élevé longtemps, non évidement.

Si il a été régulier, sans pause peut-être que oui. Le gain d'une vitesse élevé est souvent perdu dans les pauses.
Je me suis souvent fait rattrapé par des familles qui suivait tranquillement le même chemin que moi. Dès que je m'arrêtai pour prendre une photo, regarder le paysage, ils étaient de nouveau en vue.  :ninja:
Et pourtant, je leur mettais 800m dans la vue dès le démarrage.  ::)


Si on a des réserves suffisantes (de quoi s'hydrater manger) cette méthode n'a pas beaucoup d'intérêt. En revanche si on manque de tout, là on peut durer bien plus qu'en jouant le lapin.

Après l'urgence du moment dicte l'attitude à avoir.
Et bien sûr de la personne. Mon Vo2max est relativement élevé, dans mon cas, avancer rapidement n'est pas un problème. Suivre un rythme plus lent est déjà plus difficile. Lors de ma petite sortie avec Did, je ne brûlais pas assez de calorie pour me réchauffer à marcher à sa vitesse. Pourtant j'avais assez de vêtement comme ça. J'étais pile à l'équilibre mais sans plus.  ^-^
Un rythme trop lent peut être aussi un problème pour certain.
Mes muscles me servait de radiateur mais dans le mauvais sens.  ;D

29 décembre 2008 à 13:27:47
Réponse #19

L'Yéti


L'expérience est très intéressante mais sur une durée plus longue (6-7h de marche) et/ou avec un sac à dos (10 kg pour rester raisonnable), peut-on réellement rester à 50-60 % de son VO2MAX ? Et la météo doit y jouer aussi ?

L'hiver dernier sur le même plateau (du Vercors) avec une neige tombant bien lourde qui s'insinue partout (une température de 0-2 °C), je n'ai pas pu rester sec... J'étais trempé jusqu'aux os.
Celà provenait de deux paramètres :
- à deux, il est difficile d'aller au même rythme et la différence est certainement plus flagrante dans la neige
- je n'ai pas modifié la configuration de mes couches de vêtements avant d'être trempé par la sueur et le neige du genre enlever ma veste chaude et utiliser mon poncho pour m'"aérer" !

Conclusion, il faut aller à son propre rythme et et ne pas hésiter à modifier ses couches de vêtements... C'est pas nouveau mais sur le coup on n'y pense qu'une fois arrivé au bivouac et bien réchauffé.

A+
L'Yéti.

29 décembre 2008 à 21:40:21
Réponse #20

DavidManise


C'est l'idéal... Mais comme Murphy s'enmêle tout le temps en situation de survie, le mode "tai-chi" est difficilement envisageable avec la nuit qui tombe et la panne de la frontale ou encore la pluie qui arrive avec le poncho qui vient de se déchirer ;D.

Ca dépend comment on voit la chose.  Perso j'apprécie d'avoir randonné 8h en vitesse plutôt tai chi et d'avoir encore du jus sous le pied si jamais je dois me taper un sprint pour sauver mes fesses direct après.  Toujours se garder de la réserve...  ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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29 décembre 2008 à 21:47:33
Réponse #21

pieton


- peu importe les vêtements portés, on a trop chaud dans les montées et souvent froid en sous bois ventés (sauf a enlever/remettre des couches regulierement).


- je n'ai pas modifié la configuration de mes couches de vêtements avant d'être trempé par la sueur et le neige du genre enlever ma veste chaude et utiliser mon poncho pour m'"aérer" !
Perso, je crois que le problème c'est du layering, point barre. Et la discipline pour réellement l'appliquer.

Après que l'effort intense use plus vite, consomme plus d'énergie, je pense que ça n'avait échappé à personne. Augmenter l'allure, si c'est sans but précis, c'est comme courir la nuit dans la forêt les yeux fermés. Ca se fait qu'avec un but précis, sinon c'est un signe de panique.

Inversement il peut y avoir parfois des moments où il faut donner un coup de collier, que ce soit pour atteindre un abri avant la nuit, faire une réserve de bois...
« Modifié: 29 décembre 2008 à 21:58:03 par pieton »

30 décembre 2008 à 23:10:51
Réponse #22

guillaume


Ca dépend comment on voit la chose.  Perso j'apprécie d'avoir randonné 8h en vitesse plutôt tai chi et d'avoir encore du jus sous le pied si jamais je dois me taper un sprint pour sauver mes fesses direct après.  Toujours se garder de la réserve...  ;)

Ok, je cerne mieux la chose.

Perso il y a une différence entre se mouiller et garder de la réserve sous le pied : autant je me mouille souvent en transpirant (rien qu'une montée et c'est bon), autant j'ai toujours de la réserve sous le pied. Si je ne cours pas le marathon la journée, c'est bon :);

a+

31 décembre 2008 à 01:58:02
Réponse #23

Bebert


Personnellement, lorsque je fais de la raquette en hiver, je suis souvent en groupe. Puisque depuis quelques années j'ai reperdu un peu de ma forme, j'ai tendance à être plutôt haletant lorsque le rythme s'accélère. Pour faire une histoire courte, c'est impossible pour moi de ne pas transpirer. Dès que le rythme augmente, si je ne me fais pas mouiller par une neige collante qui est en train de tomber, c'est ma propre fournaise qui va se charger de me rendre humide. Même en portant plusieurs couches, je me vois difficilement retirer mon Gore-tex XCR et rester seulement avec un sous-vêtement et une polaire. Il vente, il fait -15 degrés centigrades, la coquille est nécessaire... La fermeture-éclair entrouverte, certes, mais il faut porter la coquille.

Celà dit, la seule solution que j'ai trouvée, bien qu'imparfaite, c'est de porter des vêtements en laine mérinos. J'utilise une couche de base Bodyfit260 de Icebreaker, en plus d'une polaire (100, 200 ou Thermal Pro selon la température extérieure) et puis ma coquille Arc'teryx. Je vais fort certainement me procurer un vêtement isolant (couche intermédiaire) en laine mérinos pour profiter encore plus des caractéristiques de la laine mérinos (isole même mouillée) : je crois que ça sera la solution parfaite pour moi.

J'ai toujours eu beaucoup de peine (bon, j'exagère un peu) de voir que quelqu'un normalement constitué peut s'empêcher de transpirer en modérant son effort. Mon père et moi, nous soulevons un crayon pour prendre une note et une goutte apparaît sur nos fronts. Que voulez-vous...

31 décembre 2008 à 02:50:42
Réponse #24

pieton


Même en portant plusieurs couches, je me vois difficilement retirer mon Gore-tex XCR et rester seulement avec un sous-vêtement et une polaire. Il vente, il fait -15 degrés centigrades, la coquille est nécessaire... La fermeture-éclair entrouverte, certes, mais il faut porter la coquille.
Tu enlèves ton goretex.
Tu enlèves ta polaire.
Tu remets ton goretex.
Si c'est pas assez chaud, c'est que t'as besoin de couches plus fines.
Si c'est pas assez respirant c'est que t'as besoin d'un shell plus respirante.
Avec le vent c'est impossible de se passer de shell.

 


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