Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Réagir seul en cas d'infarctus du myocarde ?  (Lu 35981 fois)

27 décembre 2008 à 20:10:41
Lu 35981 fois

Patrick


Un document qui circule en ce moment recommande ceci :

[Edit : c'est un hoaxbuster, lire la suite]




Quel est l'avis des pros ?
« Modifié: 22 novembre 2011 à 15:50:01 par Maximil »

27 décembre 2008 à 20:12:38
Réponse #1

Gros Calou


+1 Patrick, cela mérite d'être vérifié si cela s'avère efficace !

 ;)

27 décembre 2008 à 20:13:02
Réponse #2

raphael


euh comment sait on que c'est un infarctus du myocarde ?  :-[
Se connaitre et s'accepter


27 décembre 2008 à 20:18:20
Réponse #3

Gros Calou


Dixit Doctissimo :

Soupçonner l'infarctus   
La douleur thoracique est le symptôme le plus caractéristique de l'infarctus du myocarde. Elle se traduit souvent par une pesanteur qui serre derrière le sternum. Elle donne la sensation d'avoir un poids posé sur la poitrine. Il n'est pas rare qu'elle se propage dans le bras gauche ou dans la mâchoire, ou encore qu'elle s'accompagne d'une difficulté à respirer.

 ;)


27 décembre 2008 à 20:19:16
Réponse #4

Patrick


euh comment sait on que c'est un infarctus du myocarde ?  :-[

T'as raison, j'ai oublié de publier le postulat de base :


27 décembre 2008 à 20:40:34
Réponse #5

Gros Calou



27 décembre 2008 à 20:46:03
Réponse #6

lepapat


Un hoax qui peu être dangereux  >:(
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


27 décembre 2008 à 20:46:42
Réponse #7

DavidManise


Salut !

Si t'es en arrêt, t'as plus de pression sanguine et tu tombes dans les pommes...  l'auto massage par la toux me semble peu probable.

Si t'es en fibrillation, en arythmie ou autre, de t'automasser ne va rien donner non plus.  On ne masse pas un coeur qui se détraque, on masse un coeur arrêté.  

Ceci dit, en cas d'arythmie, des respirations profondes peuvent aider le coeur à se resynchroniser, parfois.  La respiration et le rythme cardiaque sont intimement liées au niveau neurologique, et en inspirant et expirant à fond on peut parfois calmer des petites extrasystoles ou des arythmies pas trop complexes...  de là à remplacer le défibrillateur, par contre, il y a de la marge :(

Grillé par les hoaxbusters...  merci JP ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

27 décembre 2008 à 20:48:31
Réponse #8

sharky


''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

27 décembre 2008 à 20:51:51
Réponse #9

DavidManise


Bon ceci dit il y a du bon à prendre dans ce fil.

Quelle est la bonne conduite à tenir si on est en train de faire un infarctus...  ou que ça commence.  Quels sont les symptômes, déjà ?

- vive douleur dans la poitrine, pouvant (ou pas) irradier vers le bras gauche ou la mâcheoire ;
- sensation de compression, d'oppression, d'étouffement
- anxiété ++ (on sens qu'on va crever et on flippe quoi...)
- pâleur, sueurs froides, signes de choc

Quoi d'autre ?

Donc si on se sent subitement comme ça, quelle est la conduite à tenir ?

1) Appeler les secours, dire où on est précisément, et ce qui nous arrive...
2) Se mettre en position demi-assise (facilite la respiration et limite les efforts)
3) Se calmer le plus possible, et respirer...

Si ça évolue vers une arythmie ou un arrêt, ben les secours sont en route.  Si on se sent partir, on peut tenter de se mettre tout seul en PLS ?  Pourquoi pas ?

Les pros ?

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

27 décembre 2008 à 21:02:39
Réponse #10

sharky


''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

28 décembre 2008 à 00:13:39
Réponse #11

cubitus


Si vous êtes victimes ou témoin d'une douleur thoracique un jour, la meilleure chose à faire est bien de prévenir le 15. Surtout ne pas attendre en se disant que "ça va passer".
La douleur thoracique de l'infarctus correspond à une artère qui se bouche. Plus de sang qui passe, donc plus d'oxygène, donc mort du muscle correspondant. Plus on attend, plus il y aura de muscle détruit. Et on ne sait pas bien encore remuscler un myocarde.
Le but est donc de déboucher cette artère le plus rapidement possible.

A ne pas faire : transporter soi même une suspiçion d'infarctus. Le coeur est alors fragilisé et risque de s'arrêter sur une simple secousse de la route. Exemples vécus fréquents en Smur.

A faire : noter l'adresse, les coordonnées, appeler le 15, allonger la personne, la calmer, faciliter l'accès des secours.

A +  ;)

Exemple vécu à ne pas suivre : aujourd'hui, homme de 46 ans, douleur à 15h, appel du 15 à 18h30 car ne cédait pas... 3h30 de perdu, autant de muscle en moins. Déclenchement du smur à 18h30, patient amené en salle d'angiographie à 19h35... on a fait fissa !  :up:
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

28 décembre 2008 à 01:08:51
Réponse #12

Anke


L'a eu chaud aux fesses ton client Cubitus ! Bien joué, et une vie de sauvée, une !

Sinon, la position de Fowler ( suis pas sûr de l'orthographe) qui correspond à celle qu'on a chez le dentiste avant qu'il nous mette la tête en bas et qu'il nous dise : "Ouvrez !")
càd :  buste relevé comme dans le canapé, coudes écartés lègèrement du thorax, genoux pliés et calés. EN attendant le smur qui doit êter prévenu au plus vite. On peut aujourd'hui commencer le traitement par fibrinolyse- le médicament attaque le caillot ( en étant schématique hein) qui bouche l'artère- au domicile par ex.
Attention, les douleurs d'infarc sont quelquefois accompagnées de douleurs digestives, voire de vomissements et autres signes digestifs ( être méfiant quand on constate ces signes là chez les quadra-cinqua, infarc évoluants à "bas bruit") mais en gal la douleur "en étau"( pas forcément d'irradiation dans le bras ou la machoire) ne trompe personne. Le patient a vraiment le sentiment qu'il va crever.

28 décembre 2008 à 11:42:29
Réponse #13

pieton


Un document qui circule en ce moment recommande ceci :
J'ai pas eu besoin de lire plus que ça pour avoir la réponse.
Ce qu'il y a d'éffarant c'est qu'on trouve encore des gens pour relayer ce genre de chaînes débiles.
Et n'oubliez pas de le transmettre à tous vos contacts sinon le petit Pedro va mourir et votre compte en banque va s'évaporer. Sinon j'ai un nigerian qui m' atrouvé un super plan pour devenir riche.

28 décembre 2008 à 12:30:27
Réponse #14

Patrick


Mes humbles excuses, j'aurais du penser à hoaxbuster et vérifier cette source.

M'en vais ne flageller pour l'offense, tiens. :-[

28 décembre 2008 à 13:43:34
Réponse #15

Gros Calou


Mes humbles excuses, j'aurais du penser à hoaxbuster et vérifier cette source.

M'en vais ne flageller pour l'offense, tiens. :-[

Non Patrick, tu n'as pas à t'excuser, cela a permis de vérifier, rappeler quels était les premiers sympthômes, rappeler que hoaxbuster existait et le faire découvrir à ceux qui ne connaissaient pas, etc... etc ...

 ;)

28 décembre 2008 à 19:20:15
Réponse #16

Anke


Si si qu'il se flagelle... et en public ( rahhhh lovely !)
Plus sérieusement, c'est bien ce post. Il permet de revoir les classiques et d'être vigilant su ce type de pathologie. L'infarc et les hémorroïdes ( rigolez pas, ça fait super mal !) sont les affections qui interessent un max de gens passé 40 ans( insuffisances circulatoires veineuses et artérielles, tabagisme, bonne chère), voire plus tôt ( mamans qui ont recemment  accouché par ex).

28 décembre 2008 à 21:57:17
Réponse #17

Moleson


Si vous êtes victimes ou témoin d'une douleur thoracique un jour, la meilleure chose à faire est bien de prévenir le 15. Surtout ne pas attendre en se disant que "ça va passer".
La douleur thoracique de l'infarctus correspond à une artère qui se bouche. Plus de sang qui passe, donc plus d'oxygène, donc mort du muscle correspondant. Plus on attend, plus il y aura de muscle détruit. Et on ne sait pas bien encore remuscler un myocarde.
Le but est donc de déboucher cette artère le plus rapidement possible.

A ne pas faire : transporter soi même une suspiçion d'infarctus. Le coeur est alors fragilisé et risque de s'arrêter sur une simple secousse de la route. Exemples vécus fréquents en Smur.

A faire : noter l'adresse, les coordonnées, appeler le 15, allonger la personne, la calmer, faciliter l'accès des secours.

A +  ;)

Exemple vécu à ne pas suivre : aujourd'hui, homme de 46 ans, douleur à 15h, appel du 15 à 18h30 car ne cédait pas... 3h30 de perdu, autant de muscle en moins. Déclenchement du smur à 18h30, patient amené en salle d'angiographie à 19h35... on a fait fissa !  :up:

Ce n'est certainement pas une secousse qui va provoquer un arrêt. Ce qui provoque en règle générale l'arrêt est une fibrillation ventriculaire provoquée par l'ischémie aigue.
Dans la mesure ou ce genre problème risque d'être mal vécu dans une voiture privée. " Il est ou le défibrillateur ? :o" effectivement mieux vaut attendre une ambulance équipée. Mais il s'agit d'une attitude à tempérer en fonction de la durée probable de l'arrivée de l'ambulance, puisque chaque minute de gagnée est autant de muscle cardiaque gagné.
En règle générale après 3 heures il n'y a plus rien sauver. Et il s'agit de 3 heures entre le début des douleurs et le débouchage de la coronaire. Faut compter une heure entre l'appel de l'ambulance et la salle de coronagraphie (dans le meilleur des cas).
"Time from pain to needle" comme disent les anglo-saxons.

Encore un point l'histoire de tousser n'est pas complètement farfelue, mais en pratique ne sert à rien. Dans le cas d'infarctus inférieur (coronaire droite) on a souvent un réflexe vagal extrêmement puissant allant jusqu'à l'arrêt complet. Dans cette situation spécifique, le fait de tousser peut combattre cet effet vagal et maintenir un rythme cardique lent. En pratique c'est courament employé en salle de cathétérisme, quand le patient fait un malaise vagal sur dilatation de la coronaire droite et commence à battre à 20/min. J'ai l'impression que ce hoax vient de là, en pratique hors contexte le conseil ne sert à rien. En cas darrêt sur fibrillation ventriculaire, c'est comme éteindre la lumière, le patient ne se rend compte de rien et de plus l'histoire de l'auto massage cardiaque c'est du bidon.

Moléson
« Modifié: 28 décembre 2008 à 22:03:49 par Moleson »

28 décembre 2008 à 22:38:24
Réponse #18

Anke


Citer
Faut compter une heure entre l'appel de l'ambulance et la salle de coronagraphie (dans le meilleur des cas).
Euh, le traitement commence chez le patient ( fibrinolyse). Mon dernier smur( y'a maintenat 14 ans) entre l'appel initial et la pose de la perf( début du traitement), il s'est passé environ ( de mémoire) moins de 20 mn; et le gars créchait environ à 8 bornes de l'hosto. On y était allé en antenne mobile ( ambulance de réa, pas une ambulance privée, ni un vsab). Sur un infarc, c'est un smur d'emblée, y'a pas à discuter. Maintenant, pour aller encore plus vite, certains smur sont équipés de motos ( un conducteur ( paramédic) et un toubib, voire un toubib seul. L'ambulance privée arrive ensuite pour transporter le patient sur l'hosto. Les délais d'intervention tournent en gal autour du 1/4 d'heure, ou tout du moins, moins de la 1/2 heure si le patient est loin à la campagne ( je parle en Seine-Maritime ! Les autres régions je ne connais pas , faudrait voir les stats nationales), on peut également détacher le medecin de garde du coin ( qui en gal est équipé, il a au moins un vaso-dilatateur(lénitral*) à visée coronarienne dans sa musette) pour gagner du temps ; et encore si c'est de jour et que le "plafond" du ciel le permet, c'est hélico( sécurité civile, douanes ou gendarmerie si les autres sont "engagés")... Enfin quand je bossais dans le public on faisait comme ça, d'après les retours que j'en ai si ça a changé c'est en mieux, plus cadré encore qu'avant.

28 décembre 2008 à 22:55:37
Réponse #19

Moleson


Euh, le traitement commence chez le patient ( fibrinolyse). Mon dernier smur( y'a maintenat 14 ans) entre l'appel initial et la pose de la perf( début du traitement), il s'est passé environ ( de mémoire) moins de 20 mn; et le gars créchait environ à 8 bornes de l'hosto. On y était allé en antenne mobile ( ambulance de réa, pas une ambulance privée, ni un vsab). Sur un infarc, c'est un smur d'emblée, y'a pas à discuter. Maintenant, pour aller encore plus vite, certains smur sont équipés de motos ( un conducteur ( paramédic) et un toubib, voire un toubib seul. L'ambulance privée arrive ensuite pour transporter le patient sur l'hosto. Les délais d'intervention tournent en gal autour du 1/4 d'heure, ou tout du moins, moins de la 1/2 heure si le patient est loin à la campagne ( je parle en Seine-Maritime ! Les autres régions je ne connais pas , faudrait voir les stats nationales), on peut également détacher le medecin de garde du coin ( qui en gal est équipé, il a au moins un vaso-dilatateur(lénitral*) à visée coronarienne dans sa musette) pour gagner du temps ; et encore si c'est de jour et que le "plafond" du ciel le permet, c'est hélico( sécurité civile, douanes ou gendarmerie si les autres sont "engagés")... Enfin quand je bossais dans le public on faisait comme ça, d'après les retours que j'en ai si ça a changé c'est en mieux, plus cadré encore qu'avant.

Pour la Suisse, la fibrinolyse sur place ne se pratique pas, donc le patient est d'abord transporté à l'hopital puis le diagnostic confirmé.
Ceci étant dit, il s'agit d'un vaste débat qui dépasse largement le cadre de ce forum. En résumé la question étant de savoir si l'on sauve plus de vie en pratiquant la fibrinolyse sur place que d'attendre des moyens diagnostics plus pointus et ainsi d'éviter de fibrinolyser des patients qui n'ont pas d'infartcus et ainsi les complications de la fibrinolyse.
Je ne souhaite à personne de fibrinolyser une péricardite, comme exemple, comment on peut tuer un patient. :down:

Maintenant, si l'on aditionne tous les temps morts entre l'arrivée de l'appel et le moment ou le ballon débouche il se passe en réalité en moyenne 1 heure.

PS: Un vaso-dilatateur ne débouche rien du tout et ne sert strictement à rien en cas d'infarctus. La vaut mieux donner de l'aspirine et du clopidogrel.

Moléson

28 décembre 2008 à 23:12:37
Réponse #20

Anke


En gal on "fibrinolyse" avec un ecg evidemment et des signes électriques indiscutables, quand au lénitral* en sub-lingual, y débouche rien c'est juste, il dilate les coronaires, c'est d'ailleurs le ttt coronarien en première intention me semble-t-il en seringue auto-pousseuse (me rappelle plus les dosages)mais bon on va pas rentrer là dedans ,c'est sans intérêt. L'essentiel dans tous les cas c'est d'appeler le samu, installer la victime le plus confortablement possible et rester présent ( grosses angoisses) près de lui et de ne surtout pas s'amuser à le transporter.

30 décembre 2008 à 16:57:05
Réponse #21

cubitus


Moleson :
Je persiste à dire qu'une secousse peut provoquer un arrêt cardiaque. Après que ce soit une asystolie ou une fibrillation, on n'est pas sur un forum médical, il me semble... restons simple.
Dans le genre "petite secousse, grand effet", il y a à Poitiers une rampe d'accès aux urgences qui est relativement pentue. Et les médecins smur de Poitiers ont appris à leur dépens que lorsqu'ils transportent un patient très fragile, il vaut mieux monter la pente en marche arrière. Le patient étant installé tête dans le sens de la route dans les ambulances, le fait de monter en marche avant provoque une baisse de la tension artérielle et les emmerdes qui vont avec...

Pour ma part j'ai déjà eu plusieurs arrêt sur des manipulations un peu trop "musclées" de patient cardiaque. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Anke : en France à l'heure actuelle le débat fait toujours rage entre les partisans de la fibrinolyse à domicile et les partisans du cathétérisme en première intention. Pour ma part j'ai souvent débouché des IDM en smur, et je n'ai eu qu'un accident de fibrinolyse (AVC). Les études sont plutôt en faveur d'une attitude combinée en fonction du délai entre prise en charge et salle de coro.

A +
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

30 décembre 2008 à 17:18:03
Réponse #22

Anke


J'attendais ta réponse Cubitus ! Claire, nette comme d'hab. Effectivement toute la question repose sur les délais ( l'actualité nous le rappelle d'ailleurs !) et sur la nature du terrain... Bref comme à l'accoutumée, une intervention, c'est d'abord une régul avec un toubib rompu aux techniques de smur ( s'il a pu faire un peu de médecine de guerre, c'est pas pire), et une équipe avec les mêmes qualités. Le but étant de ramener le mec ( vivant si possible !) avec un diagnostic posé et un traitement commencé. Dans le cas contraire, on fait du transport, pas la peine de payer un docteur pour ça, autant l'utiliser à autre chose et faire tourner les ambulances privées et les vsabs ( et ça n'a rien de péjoratif pour ces corps de métiers). Bon j'ai appris à bosser comme ça, ça ne veut pas dire que je détiens une quelconque vérité, c'est juste mon point de vue.

30 décembre 2008 à 23:09:29
Réponse #23

Schlomo


Bonsoir à tous,

Hier soir nous avons diné avec une amie de ma femme qui est médecin urgentiste.

Je lui demandé son avis au sujet de la "technique" toux plus  inspiration.

Selon elle c'est complétement inutile ce qui va dans le sens de la majorité des posts précédents.

Lui ayant posé la question de la conduite à tenir si l'on est seul face à ce probléme  sa réponse confirme les votres ( appeler les secours, essayer de se calmer et de  bien respirer...) par contre elle préconise de prendre un gramme d' aspégic  ( aspirine ?)  pour tenter de limiter  le caillot et ainsi essayer  d'éviter la thrombose  ou tout du moins de limiter la casse en attendant les secours.

Je rapporte ses propos de mèmoire veuillez m'excuser pour les eventuelles fautes  sur les termes techniques.

Les spécialistes corrigeront si  besoin.

Bien cordialement

30 décembre 2008 à 23:14:01
Réponse #24

Moleson


Moleson :
Je persiste à dire qu'une secousse peut provoquer un arrêt cardiaque. Après que ce soit une asystolie ou une fibrillation, on n'est pas sur un forum médical, il me semble... restons simple.
Dans le genre "petite secousse, grand effet", il y a à Poitiers une rampe d'accès aux urgences qui est relativement pentue. Et les médecins smur de Poitiers ont appris à leur dépens que lorsqu'ils transportent un patient très fragile, il vaut mieux monter la pente en marche arrière. Le patient étant installé tête dans le sens de la route dans les ambulances, le fait de monter en marche avant provoque une baisse de la tension artérielle et les emmerdes qui vont avec...

Pour ma part j'ai déjà eu plusieurs arrêt sur des manipulations un peu trop "musclées" de patient cardiaque. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Anke : en France à l'heure actuelle le débat fait toujours rage entre les partisans de la fibrinolyse à domicile et les partisans du cathétérisme en première intention. Pour ma part j'ai souvent débouché des IDM en smur, et je n'ai eu qu'un accident de fibrinolyse (AVC). Les études sont plutôt en faveur d'une attitude combinée en fonction du délai entre prise en charge et salle de coro.

A +

Tu peux persister, mais il n'y a aucune base scientifique à ce que tu dis.
Dans la majorité des cas l'arrêt dans le cas d'un infarctus se fait sur une fibrillation ventriculaire, l'asystolie est beaucoup plus rare et beaucoup plus mortelle (en partant de l'idée qu'il y a traitement ad hoc). Le mécanisme de survenue d'une fibrilation ventriculaire est du à la création de circuits de ré-entrée au niveau du myocarde, sur une hétérogenité de conduction du tissus musculaire (pour faire simple dans l'explication). Celle-ci est favorisée par l'ischémie. Après quand cela se déclenche c'est simplement pas de bol, un petit infarctus comme un grand pouvant le faire et le risque persistant pendant environ 48 heures après le début de l'infarctus.
Disons que j'ai assez vu de fibrillation ventriculaire au SI et en salle de cathétérisme pour me faire une idée ainsi que m'être penché sur la question du point de vue scientifique.

Ensuite le fait de ne pas mettre les jambes en bas chez un patient en choc est une évidence, mais n'a rien à voir avec la question de départ.

Pour revenir à la question fibrinolyse sur place et transport rapide puis cathéterisme, du moment qu'aucune étude ne parvient à montrer de manière définitve la supériorité de la fibrinolyse sur place à d'autres procédures, il est donc clair que le débat reste ouvert.
Je rappelle juste que la fibrinolyse est grevée de complications plus ou moins grave et que par conséquence le diagnostic doit être juste et les contre-indications écartées. Ce n'est pas si simple et si j'ai pris l'exemple de la péricardite c'est pour montrer que l'on peut très bien avoir un patient avec des douleurs typique et un ECG qui au premier coup d'oeil est celui d'un infarctus et se retrouver avec un hémopéricarde et le début des emmerdes.

Finalement commencer un traitement ou stabiliser un patient pour le transport est aussi un vaste débat, la France privilégiant le traitement sur place, l'école anglo-saxonne, le transport le plus rapide (même avec un patient instable).
Je rappelle juste les remarques assassines de la part de confrères non-français lors de la mort de Lady-Di


PS: L'aspirine très bon geste, on complète aujourd'hui par du clopidogrel
Moleson

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //