Alors le premier jour, grosso modo, a été consacré à se faire la main avec les mules. Ca a été assez chaud, en fait, parce que le chien de Philippe, Coda, a semblé piger le matin du stage qu'il avait des gênes de chien de berger. Du coup il poussait les mules qui faisaient un pas de côté et il jappait beaucoup, ce qui stressait les mules et surtout Jeff, pas habitué à être bâté. Du coup c'est parti un peu en sucette et au grand galop une fois ou deux... du coup on a perdu pas mal de temps et les ateliers ont été plutôt limités par rapport au programme...
Le soir, on s'est trouvés une superbe petite clairière au bord d'un torrent et après installation des hamacs et bricolages de routine, on s'est amusés à allumer du feu de plein de manière différentes, en partant des plus brutales et efficaces, et en allant vers les plus anciennes. Donc on a vu le firesteel et l'oeuf, bien sûr, et ensuite le silex et l'acier... j'avais prévu feu par friction et marcassite aussi pour ce soir là. Au final on n'a pas eu le temps. Mais on s'est bien marrés... Une fois la nuit tombée, on s'est réunis autour du feu et on a bien rigolé. Ils ont même réussi à me faire chanter des conneries québécoises ces enfoirés. Et Philippe nous a fait l'honneur de pousser la note aussi. Il a une jolie voix, le Philou

Jour 2, on repart assez tard, le temps de brosser et bâter toutes les mules, de tout charger (en plus on a pas trop l'habitude et comme on papote tous on aide peu Philippe

)... moi je prends Coda en laisse et je reste derrière pour lui apprendre à marcher derrière et à obéir un peu (il a 8 mois le toutou, faut l'éduquer un peu hein... normal !). Il tirait COMME UNE BRUTE mais là, contrairement aux mules il était pas plus lourd que moi et petit à petit, petit coup de bâton après petit coup de bâton il a fini par piger que ça faisait moins mal de marcher derrière... pauvre chien. Il a pas aimé sa matinée...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
Toc ! (le bâton qui tombe sur l'arête du nez) -- Non, derrière... quatre pas plus loin...
...

Mais bon du coup les mules ont pu bosser dans des conditions plus cool et ça s'est pas trop mal passé.
Le deuxième jour, c'était le gros jour de marche avec 850m de D+ l'après midi... plus facilement un 150 ou 200m du matin, on approchait des 1000... là, les différences de rythme entre les mules (athlètes) et les jeunes femmes suisses se sont creusée et je suis donc resté derrière pour papoter et faire la voiture balai. C'était sympa aussi, hein, et ça me faisait une excuse pour marcher cool

Le soir, arrivé au bivouac sur un superbe coin de pâturage avec une source abondante, on a fait une séance d'étirements pour se remettre un peu de la montée et ensuite zou, on a repris les ateliers, notamment le feu par friction qu'on a bossé jusqu'à la nuit. Ensuite, comme le premier soir, rigolade et déconnade autour du feu. C'était génial

Et je parle pas de la soupe de Phil ce soir là

Ni de ses salades du midi. Un truc de ouf.
(Avis aux intéressées : Philippe est célibataire, il cuisine comme un Dieu, et il est sympa comme tout

Il mange bio, il est sportif (l'enfoiré son coeur au repos il bat à 42 !)... seul défaut, il est souvent parti dans les montagnes, ici ou dans les coins peaumés (Kirghizstan, Népal...)

)
La suite arrive...