Salut,
Pour les Mitaines/moufles :
1. Faire attention à ce que la circulation des doigts ne soit pas coupée par les coutures. Problème principal. C'est souvent le problème avec les modèles en Windstopper car le tissu est rigidifié par la présence de la membrane. Il faut prendre un modèle qui couvre largement les poignets car le sang se refroidit à ce niveau.
Le défaut du système mitaine/moufle (pour les québecois : un gant sans doigts sur les dernières phalanges avec un bonnet (moufle) pouvant se rabattre sur le dos du dispositif) c'est que lorsqu'on est en position mitaine, le volume empêche de mettre ses mains dans les poches pour les réchauffer. De plus on ne peut pas facilement utiliser une paire de surmoufle étanche...
2. On doit choisir entre le velcro ou la pression pour tenir la moufle ouverte. Le velcro arrache le tissu des poches et s'accroche partout, il est bruyant. Le pression est plus compliquée (faut être précis) à mettre et constitue souvent un pont thermique sur le dos de la main.
3. Le tissu polaire est léger facile à laver (attention toutefois à la résine des pins...). Il ne supporte pas le feu (pas possible de prendre des buches chaudes) et le vent le traverse très facilement. En clair en haute montagne ça caille. On peut juste le rendre déperlant avec du Nikwax. Une fois mouillé il est froid mais il suffit de l'essorer entre ses mains pour quasiment le sécher. Le winstopper/windbloc résoud une partie des problèmes MAIS au détriment de la dextérité, de la facilité de séchage, de coutures chi***tes et d'un prix abordable...
4. La laine, si elle est foulée, est résistante et assez coupe vent. On peut manipuler des bûches dans le feu ou des gamelles. Elle est plus lourde et plus encombrante. Une fois mouillée elle reste humide longtemps et on ne peut pas l'essorer (tordre) aussi facilement que la polaire : la laine ne supporte pas les contraintes mécaniques quand elle est humide....
5. Le grand avantage de la laine c'est qu'il est possible de trouver des gants/mitaines avec très peu de coutures car les doigts sont tricotés de façon tubulaire...dans ce cas il y a moins de pressions sur les doigts alors que le tissu est "collé" contre la peau. C'est beaucoup plus chaud. La différence est énorme en terme de chaleur et de solidité. Camp fabrique/ait (?) un modèle disponible chez la hutte intersport. (origine autrichienne, cher, environ 45 ). La laine peut être plus imperméable si traitée au nikwax et on peut la réparer facilement (fil de laine plus aiguille)...
6. Il est facile de trouver des laines/acryliques/thinsulate dans les magasins de chasse/pêche car cet équipement est sensé favorisé l'utilisation d'une arme...attention les produits sont souvent médiocres (coutures, ajustage...). La présence d'acrylique fait perdre le principal avantage à la laine : sa résistance au feu.
On peut trouver des modèles en polaire windstopper un peu partout. Il faut les essayer et en général taper dans les marques de type Mammut pour une réalisation correcte.
7. Alternative : On peut aussi employer un bon gant ajusté et mettre dessus une moufle en windstopper ou windbloc dont on a découpé le bout du pouce et le bout des doigts ou simplement opéré une fente. Normalement, la membrane empêche que le tissu s'éffiloche trop...
8. Perso en rando j'utilise un gant windstopper ou en windbloc (celui-ci étant à base de PU il est plus élastique que le Windstopper mais la menbrane est plus sensible au feu alors que le windstopper est plus fragile, pas élastique mais résistant au feu pour la partie téflon), une surmoufle bien large en windstopper/windbloc (le windstopper/winbloc respire très bien résiste bien à l'eau mais les coutures ne sont jamais soudées, ce n'est pas grave pour une moufle sans beaucoup de coutures). S'il fait très froid j'ajoute des sous gants Odlo. Eventuellement la paire de chaussettes en laine de rechange peut compléter le tout...
L'ensemble est chaud, très adaptable selon les conditions et quasi étanche à la neige/pluie. Dans l'idéal les gants ne sont pas noirs (il fait souvent chaud par rayonnement direct en haute montagne) ils servent 80% du temps. Les moufles sont fines et noires (précision des gestes, facilité de séchage et apport de chaleur). Les sous gants en polyester Odlo sont plus solides que la soie, sèchent vites et peuvent être lavés à 60°C. Chaque item peut sécher indépendamment l'un de l'autre. Le faible volume des surmoufle et des sous gants permet des les avoir en permanence dans la poche latèrale du pantalon ou dans les poches de la veste contre soi (si c'est dans le sac...avec la flemme : onglée assurée !)
Did,
