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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Réflexion autour des jeux d'arcade Shoot'em up  (Lu 39373 fois)

27 novembre 2008 à 16:30:11
Lu 39373 fois

Sielwolf


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Un shoot them up (aussi écrit shoot'em up ou contracté shmup, littéralement « descendez-les tous ») est un type de jeu vidéo dérivé du jeu d'action dans lequel le joueur incarne un véhicule ou un personnage devant détruire un grand nombre d'ennemis à l'aide d'armes de plus en plus puissantes, au fur et à mesure des niveaux, tout en esquivant leurs projectiles pour rester en vie.
(Wikipedia)

Un peu de lecture du Lt. Col. Grossman, en français.
http://www.killology.com/bio.htm


La source: http://www.horizons-et-debats.ch/13/Comment%20les%20jeux.htm. Je ne connais pas le canard en question, mais l'interview présente clairement les données...  :closedeyes:


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Comment les jeux vidéos apprennent à nos enfants à tuer
Interview de l’officier américain Dave A. Grossman

Horizons et débats: Récemment, à l’occasion de l’«Electronic Entertainment Exposition» de Los Angeles, l’armée des USA a lancé sur le marché des jeux vidéos permettant aux enfants à partir de 13 ans de s’entraîner à tuer dans des situations réelles. Il y a quelques mois s’est produite la tuerie d’Erfurt, en Allemagne. Vous êtes depuis longtemps psychologue militaire et vous vous opposez aux jeux vidéos à contenu violent. Pouvez-vous nous en parler?

Dave Grossman: Prenons le cas d’Erfurt. Le jeune homme jouait constamment au counterstrike qui consiste à tuer quelqu’un d’une manière particulière: plus on s’approche de la personne, mieux on l’atteint. C’est ce que le meurtrier d’Erfurt a appris à faire. Il fréquentait certes un club de tir mais ne passait pas beaucoup de temps au stand de tir. Cependant, grâce au jeu, il s’entraînait par l’imagination à aller droit vers quelqu’un, à lui braquer un pistolet en plein visage et à appuyer plusieurs fois sur la gâchette. La police d’Erfurt a rapporté que certaines victimes n’étaient plus identifiables tellement elles étaient défigurées. Cela prouve bien que le jeune homme s’était entraîné.

On reconnaît là l’entraînement militaire au combat rapproché. Il faut savoir que l’armée américaine utilise ces jeux (classés dans la catégorie P13, qui signifie: à partir de 13 ans et en compagnie d’un adulte) pour entraîner les jeunes gens à tuer virtuellement des personnes. Or maintenant, on s’aperçoit que des jeux de ce genre, mais beaucoup plus réalistes, plus violents et plus destructeurs sont offerts sans discernement aux enfants! Imaginez la dureté de cœur et la brutalité qu’il faut avoir pour tirer plusieurs fois dans le visage de quelqu’un.

C’est inimaginable.

Effectivement. Même les nazis ne pouvaient être amenés à tirer dans le visage des humains. Les tueurs de la Mafia non plus: ils les tournent et leur tirent sur l’occiput pour ne pas avoir à les regarder. Dans les jeux vidéos, le tueur doit regarder ses victimes dans les yeux. Le seul moyen d’y arriver est de s’entraîner et de se rendre insensible à la souffrance d’autrui. Le meurtrier d’Erfurt l’avait fait déjà des milliers de fois: la tête des victimes éclate, elles gémissent, sont prises de convulsions, elles saignent et le joueur est récompensé!

Nous nous servons d’un matériel militaire d’entraînement au combat rapproché, nous le rendons beaucoup plus brutal, plus destructeur et plus nuisible et le remettons sans réfléchir à nos enfants. Nous ne nous préoccupons guère du fait que ces jeux servent à la formation militaire parce que cela nous montre ce qu’est l’armée. Peut-être que cela devrait également nous inquiéter. Mais le fait que des jeux vidéos qui sont beaucoup plus violents soient mis à la disposition de nos enfants sans restrictions légales devrait nous inquiéter encore davantage. Il y a naturellement toute une industrie qui en profite. On n’autoriserait certainement pas la vente d’armes aux enfants. En mettant à leur disposition un matériel destiné à l’entraînement des soldats, l’industrie des jeux vidéos dépasse vraiment les bornes.


Nous sommes aussi très étonnés par autre chose: vous avez dit ailleurs que les enfants qui ne sont pas naturellement violents sont également concernés. Quand ils pratiquent cet entraînement, ils développent des sortes de réflexes; ils deviennent alors comme des machines. C’est épouvantable. Nous avons d’abord cru que Littleton était spécifique à votre pays, mais maintenant de telles tueries se produisent également chez nous en Europe: en Allemagne, en Angleterre, en France, les cas se multiplient.

Oui, il faut comprendre qu’il s’agit là de quelque chose de tout à fait nouveau: en Allemagne, en Autriche, pendant toute la Première Guerre mondiale, dans l’entre-deux-guerres et pendant la Seconde Guerre mondiale, il y avait des centaines de jeunes gens qui possédaient des armes de poing, des Mauser, des Luger, des Walther – mais aucun n’a commis de massacre comme celui d’Erfurt. Il doit y avoir un nouvel «ingrédient». Les armes ne sont qu’une variable de l’équation. Nous savons bien que si les enfants veulent avoir accès à des armes, ils y arriveront! Si un criminel veut se procurer des drogues, il y parviendra, ce qui ne veut pas dire que les drogues ne doivent pas être illégales. On a besoin de trois choses pour tuer quelqu’un: une arme, un savoir-faire et la volonté de tuer. Les jeux vidéos en fournissent deux.


II est donc faux de dire que nous ayons besoin de lois plus sévères en matière d’armes. La Suisse en est un bon exemple: malgré notre armée de milice, nous n’avons jamais eu de tuerie comme celle d’Erfurt.

Pour continuer de garantir sa sécurité, la Suisse peut faire quelque chose de très important, à savoir ce qu’on a appelé le «téléguidage» (remote control).

Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse pas avoir d’influence en interdisant les armes. Mais ce qu’on voit à la télévision et dans les jeux vidéos est plus important que ce qu’on tient dans la main. Les armes ont toujours existé. L’instrument meurtrier principal au lycée Columbine de Littleton (Colorado)[1] était un fusil à pompe de calibre 12, mais cette arme existe depuis plus de cent ans. Des millions d’exemplaires ont été fabriqués et vendus, mais c’est aujourd’hui seulement que des jeunes gens en font un pareil usage. L’arme principale à Jonesboro, Arkansas[2], était une carabine de calibre 30, une arme de la Seconde Guerre mondiale. Le jeune homme d’Erfurt a utilisé un pistolet de 9 millimètres. Cette arme existe déjà depuis plus d’un siècle. Des centaines de milliers de jeunes Allemands portaient ces armes pendant les deux Guerres mondiales. Mais c’est aujourd’hui seulement que nous voyons des enfants utiliser ces armes pour des massacres collectifs. L’Association américaine de médecine et l’Académie américaine de pédopsychiatrie ont dit clairement que cela est dû à la violence dans les médias et surtout dans les jeux vidéos. Ces jeux sont interactifs et par conséquent particulièrement dangereux.


Est-ce qu’il y a aujourd’hui aux USA plus de personnes qui sont contre ces jeux?

Il y a de plus en plus de gens informés et ceux-là sont contre. En ce moment, nous livrons une vraie bataille: nous avons fait passer des lois pour limiter l’usage des jeux vidéos. L’année dernière, l’industrie de ces jeux a fait un chiffre d’affaires de 20 milliards de dollars, plus qu’Hollywood. C’est une industrie incroyablement influente, puissante et riche. Actuellement, elle se défend bec et ongles avec une armée de lobbyistes chaque fois que l’on tente de lui imposer des restrictions. Quelques lois ont quand même été promulguées dont une à Indianapolis qu’un jugement de la Cour d’appel a déclarée anticonstitutionnelle. Mais à St. Louis, on a promulgué une loi qui a été déclarée tout à fait conforme à la Constitution par la Cour d’appel. Vous voyez donc que nous devons vraiment nous battre pour faire aboutir nos revendications au sommet du système juridique. Je pense qu’on ne proclamera jamais de droit constitutionnel de l’enfant à tuer des gens dans une salle de jeux vidéos en visant leur tête.

L’industrie des jeux vidéos pourra encore résister un certain temps en se retranchant derrière le «First Amendment» [premier article additionnel de la Constitution américaine] qui concerne la liberté d’expression et de la presse. Elle revendique donc cette liberté pour les jeux vidéos. Bien sûr que c’est totalement absurde, mais elle réussit à en convaincre quelques juges.

Voilà donc la lutte que nous menons en ce moment, mais petit à petit, les gens commencent à comprendre de quoi il retourne et nous faisons donc quelques progrès.



Qu’en est-il des parents? Est-ce que vous parlez beaucoup avec eux?

Voyez-vous, l’attitude des parents est un produit de l’incroyable campagne de désinformation. Toute tentative d’informer les gens est systématiquement combattue; c’est pourquoi la lutte est longue et dure. L’élément le plus important est le travail d’information. Peut-être que l’enquête la plus importante qui ait jamais été entreprise à ce sujet a été publiée à la fin de l’année dernière. Elle a été menée à l’université de Stanford. Des médecins sont allés dans deux écoles primaires et ont informé et convaincu l’une d’entre elles des effets des représentations de la violence dans les médias. Le médecin du district a expliqué aux enseignants que la violence dans les médias a des conséquences néfastes et que les jeux vidéos sont nuisibles. Ce qui est capital, c’est de savoir que la plupart des enfants ont renoncé d’eux-mêmes à ces jeux après que les instituteurs et institutrices leur eurent dit que la violence dans les jeux vidéos leur était nuisible. Et le résultat a été que la violence dans cette école a diminué de 40%. Le lien vers cette enquête se trouve sur la première page de mon site Internet (www.killology.com).

Cet été, l’université d’Indiana va publier des informations sur un procédé permettant de visualiser l’activité du cerveau (brain scan). Les images montrent ce qui se passe avec les enfants qui consomment beaucoup de jeux vidéos violents. Ce qui est fondamental, c’est l’effet de ces jeux. Ils réduisent la fonction cérébrale et causent d’énormes dommages au cerveau des enfants. Autrefois on pouvait dire: «Regardez, voici le poumon d’un fumeur et voici celui d’un non-fumeur». Vous compariez les deux radiographies et le résultat était étonnant.

Maintenant nous pouvons comparer le cerveau d’un amateur de jeux vidéos et celui d’un «non-amateur». Le résultat est tout à fait surprenant: On constate en effet que l’image du cerveau d’un enfant sain est toute colorée là où a lieu l’activité cérébrale. En revanche, chez l’amateur de jeux vidéos violents et de scènes de violence à la télévision, l’activité cérébrale est supprimée. Le lobe frontal, typiquement humain, siège de la raison, de la pensée, est déconnecté; seul le système limbique, la zone affective du cerveau, est encore en activité. Nous déconnectons donc le «cerveau cognitif» de ces enfants pour en faire des créatures totalement affectives. Et quand ils tuent dans ces jeux, c’est sans réflexion consciente.

C’est le point décisif. On a toujours prétendu que ces enfants sont issus de familles profondément perturbées, ce qui est faux.

L’industrie des jeux vidéos a produit quelques recherches qui sont des impostures. Souvenez-vous du combat que nous avons mené contre l’industrie du tabac. Elle a ses lobbyistes et ses larbins qui font pour eux des recherches «scientifiques». Récemment, j’ai eu connaissance en Suède d’une étude danoise qui concluait que les enfants sont tout à fait capables de faire la distinction entre fiction et réalité. Ce n’est pas vrai du tout. Il s’agit là d’une de ces recherches commandées par l’industrie. Savez-vous comment on procède? Nous appelons cela «l’effet pas-moi». On demande à des enfants (oui, à des enfants!): «Est-ce que tu crois que le tabac est dangereux pour toi?» et ils répondent «non». Ensuite on leur demande: «Est-ce que tu crois qu’il est dangereux pour ton ami?» et ils répondent «oui». Ils n’avoueront jamais que c’est nuisible à leur propre santé! Ce ne sont que des enfants! Va-t-on demander à des enfants si les jeux vidéos ont des effets néfastes pour eux?

Il existe cependant des recherches japonaises récentes qui prouvent que pour les enfants, les jeux vidéos sont plus réels que la réalité. Si on demande à un enfant ce qu’il a fait le 3 du mois écoulé, il n’en sait rien; mais si on lui demande ce qui se passe au «niveau 3» de son jeu vidéo préféré, il vous racontera dans les moindres détails ce qui s’y passe. Voici un exemple montrant que les films sont plus réels que la réalité. Si je vous demande de me raconter votre film préféré, vous m’en ferez un récit extrêmement détaillé mais est-ce que vous vous souvenez de ce que vous avez fait avant de regarder le film, ou la veille? Non. Nous appelons cela «effet d’hyperréalité». Les jeux vidéos laissent une impression plus forte que le réel.           



[1] Le 20 avril 1999, à Littleton, un élève de 17 ans et un autre de 18 ans du lycée Columbine avaient tué 12 élèves et 1 enseignant et blessé 23 autres personnes pour finir par retourner l’arme contre eux-mêmes.
[2] Le 24 mars 1998, deux garçons de 11 et 13 ans déclenchèrent une fausse alerte incendie et tuèrent 4 camarades de classe et 1 enseignant et blessèrent 10 autres élèves.
« Modifié: 27 novembre 2008 à 16:46:12 par Sielwolf »
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

27 novembre 2008 à 17:08:12
Réponse #1

pieton


Certes mais en même temps quand on compare le nombre de "school shootings" aux Etats-Unis aux ventes de ce type de jeu (plusieurs millions d'exemplaires), on se dit que sa réveille surtout le coté psycho d'un petit nombre de jeunes fragiles.

Et pour ce qui est des jeux vidéo qui apportent le "savoir faire" pour utiliser une arme, certes les armées utilisent de plus le jeux vidéo pour l'entrainement, mais si c'était suffisant pour apprendre à se servir d'une arme on ferait d'énormes économies.

Enfin, prendre l'exemple de l'Allemagne est un peu paradoxal car c'est justement un des pays qui a la politique la plus restrictive sur les jeux vidéo (interdiction, sang recoloré en vert...).
« Modifié: 27 novembre 2008 à 17:13:21 par pieton »

27 novembre 2008 à 17:13:02
Réponse #2

BULLYSSON


Moi je trouve que ça pourrait être un formidable outils de formation à la SP, voir même SD (puisque ça conditionne en partie). On fait aujourd'hui des logiciels pour adultes sur console de jeux pour apprendre à cuisiner, travailler sa mémoire, etc... à quand un "jeu" pour apprendre les codes couleurs, apprendre à observer, se placer etc ?
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

27 novembre 2008 à 17:26:44
Réponse #3

yoann


Les jeux dont tu parles ne sont pas des shoot them up
Un shmup, c est un objet (vaisseau, personnage, insecte ou autre) qui tire sur d autres objets pendant que plein de projectiles t arrivent dessus, c est loin, tres loin d etre realiste
une petite video pour montrer ce que c est:
http://www.youtube.com/watch?v=wNnooPztl-Q
pour ceux qui peuvent pas voir de videos, dans les shmups connus, il y a les space invaders, gradius et autres rtype

Ce dont tu parles, ce sont des FPS ou TPS (jeux de tir a la premiere ou troisieme personne)
comme half life, call of duty, doom, duke nukem, etc
une video:
http://www.youtube.com/watch?v=jC1BbK3-30c

la difference est sensible

27 novembre 2008 à 17:59:03
Réponse #4

Sielwolf


Juste un truc préventif (on ne sait jamais...), et je ne vise personne  ;D ;D, mais... Il y a une dimension politique sous-jacente au truc (vente d'armes vs vente de simulateur / faut-il les autoriser ou les interdire / mais c'est quoi ces lobby d'enc**és?! etc.).

En aucun cas je ne souhaite lancer le débat sur ce genre de polémique.

J'ai mis tout l'interview de Grossman à but informatif, pour que ce soit quand même dit. Point barre.
Si ça part en vrille, les modos, vous virez le fil, comme ça c'est réglé...
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

27 novembre 2008 à 18:03:24
Réponse #5

Pilip


 :lol: :lol:

Ouais, bah j'ai joué pendant 3 ans à counter-strike, ne faisant que ça de mon temps libre, j'aime toujours les jeux violents, et quand je lis ça ça me fait décidément bien rire...

Surtout les passages comme "regarder l'adversaire dans les yeux". Ca n'a rien à voir avec la réalité, faut arrêter. Bien sûr on vise la tête, one shot one kill, surtout dans counter-strike, c'est primordial.

L'armée s'entraîne sur des trucs similaires, certes, mais avec un équipement tout autre. Réplique de fusil d'assaut, lunettes dans lesquelles sont projetées les images, etc. Un famas et une souris, c'est pas tout à fait pareil.

Enfin, entre ça, les musiques violentes (et oui, le métal peut réveiller vos pulsions meurtrières, amis métalleux, gare à vous !) et la télé (dont les vrais conséquences sont biens pires, ceci dit), on a tout pour excuser le mec simplement frustré qui a une méchante envie d'exister (ça ou autre chose...).

J'imagine aisément le gamin de 14 ans qui vient de foutre une bagnole en feu pour le fun (façon de parler oeuf corse), et qui, quand on lui demande pourquoi, répond "oui mais j'ai vu faire ça dans GTA4". Hop, ça devient une victime du méchant vidéoludisme. Pratique, vous avouerez...


Bullysson, pour ton avant dernier message, y a déjà quelques perles. Dernièrement, une petite bombe bien violente et bien gore (boooooouh), left4dead.
Le principe, 4 survivants, armés, doivent aller d'un point A à un point B, dans un niveau infesté de zombies. Ceux qui courent vite. Très vite.
Petite feature très importante, appelée l'IA (pour Intelligence Artificielle) director. Son rôle, adapter la partie aux joueurs. En fonction de leurs performances et de leurs actes, les endroits où apparaissent les zombies, leur densité, le placement et la quantité d'armes et d'objets de soin, ainsi que l'apparition de zombies spéciaux changent. Autrement dit, même sur un seul et même niveau, chaque partie est une découverte.
Ensuite vient l'importance de la coopération, puisque les zombies spéciaux ne laissent bien souvent pas d'autres choix que de compter sur un coéquipier. De même, quand notre vie atteint 0, on se retrouve à terre, armé du pistolet, et obligé d'attendre qu'un pote nous secoure, sinon, mort.

Bon, c'est très vite résumé, mais j'y ai déjà joué un paquet d'heures, et j'y ai trouvé beaucoup de points communs avec ce que j'ai appris ici. Du moins, pour être efficace. Et quand on monte dans la difficulté, il faut.
En vrac, la préservation de soi est la plus grande priorité. L'attention à l'environnement est indispensable (on a vite fait de rater un zombie qui se trouvait dans l'ombre - si on traverse le niveau rapidement - , on peut à peu près tout savoir de ce qui se déroule uniquement avec le son, etc).
Pas chercher à jouer au héro, la retraite est des fois la meilleure solution.
La mobilité est importante, ainsi que le placement par rapport aux zombies (surtout dans le cas de "vague", cad des zombies non présents au début de la partie, mais qui décide d'un coup de s'inviter à 50 ou plus). Plus efficace de tirer dans une colonne de zombies que dans n'importe quelle autre formation, alors on essaie de se retrouver le plus possible en face de ce qui ressemble le plus à une colonne.
Y a aussi des priorités à gérer, d'abord sauver ses fesses, ensuite celle des potes en danger immédiat, puis les autres.

Ce jeu a en plus le mérite de réaliser le fantasme de certains (comme moi  ;D), à savoir se retrouver dans une invasion de zombies, et une vraie (contrairement à la plupart des autres jeux sur ce thème, qui misent d'avantage sur l'ambiance et la peur, que sur le nombre de zombies). Et oui, perso je vise la tête, et avec brio s'il vous plait  ;D Pourtant j'irai pas dégommer une école, et à mon avis je ferais un bien piètre tireur, sans autre entraînement.

Voilà voilà.
Pilip, défenseur et amateur de jeux vidéos, même les violents.


27 novembre 2008 à 18:04:30
Réponse #6

** Mathieu **


Très intéressant ; dommage cependant que l'exposé de grossman soit aussi impartial...
Les jeux qu'ils soient vidéos ou autre sont un excellent moyen d'apprentissage ;
Si c'étaient des Oussama Ben Laden qu'il fallait shooter, ça deviendrait acceptable ?
En fait cela me fait penser aux films de Michael Moore - le contenu est intéressant mais trop de moraline je trouve...

Les jeunes qui tuent, sont en souffrance ; il aurait peut-être fallu les aider avant qu'ils partent en vrille...
Ce n'est pas le jeu vidéo qui les a amené à TUER...

Le jeu les a désinhibé, formé au combat rapproché, certes, mais le terreau de leur misère personnelle c'était quoi ?

27 novembre 2008 à 18:13:29
Réponse #7

Sielwolf


Oui, il faut bien distinguer les deux plans, l'envie de tuer, et la facilitation des gestes pour tuer. Grossman amalgame les deux. C'est le second point (facilitation) que je souhaite souligner.

La facilitation est du domaine du behaviourisme, qui atteint indiscutablement des sommets avec certains FPS (pas tous...). Le passage à l'acte est effectivement personnel et multifactoriel, et impossible à mettre en équation.

Une autre remarque: il est quand même question de FTP abordés non pas à 15 ou 20 ans, mais 10 ans plus tôt. Ca ne laisse probablement pas les mêmes empreintes...
« Modifié: 27 novembre 2008 à 18:23:36 par Sielwolf »
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

27 novembre 2008 à 18:25:24
Réponse #8

** Mathieu **


La recherche, les neuro-sciences permettent aujourd'hui d'imaginer des applications très diversifiées de programmes interactifs efficaces pour l'apprentissage, la relaxation, l'hypnose, la PNL, etc.
Par exemple, ce truc improbable qui a éveillé ma curiosité : http://www.avstim.com/avs.htm

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A mon avis, ce serait un non-sens de poser une fatwa contre les jeux vidéos ou la réalité virtuelle...
Cela me fait penser au film de Cronenberg, eXistenZ...

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C'est le second point (facilitation) que je souhaite souligner.
La facilitation est du domaine du behaviourisme, qui atteint indiscutablement des sommets avec certains FPS (pas tous...).

Ce qui est intéressant avec les FPS c'est qu'ils apprennent à maîtriser le stress d'une situation perçue comme dangeureuse ou tendue ; en se dépassant, en apprenant à se maîtriser, on est récompensé ; on gagne en assurance et donc on garde mieux la tête froide, on contrôle.

Cela ne marche qu'avec les jeux en vision subjective je trouve - et en cela on retrouve certains points de techniques de suggestion en hypnose...

Donc je classerai les FPS et les simulations de pilotage dans le même registre - et par extension tous les jeux en vision subjective utilisant un facteur stress et une récompense.

D'une manière générale, on oublie facilement que le cerveau est un simulateur bien plus sophistiqué que n'importe quel ordinateur actuel...
Il y a donc beaucoup de possibilités à utiliser, et ce, sans aucun matériel nécessaire...
« Modifié: 28 novembre 2008 à 08:26:49 par Mathieu »

27 novembre 2008 à 21:05:28
Réponse #9

vik


mon avis:
les jeux ne sont pas directement lié a ces massacres, c'est l'entourage qui y est lié, justement les jeux, ca défoule, meme si ca peut enerver certains
l'entourage est bien plus propice, souvent, les gamins qui font ca n'ont pas la chance d'avoir de vrai amis, et sont souvent les soufre douleur de quelqu'un
perso, c'est ce qui m'arrive, j'ai pas vraiment d'amis (quelques uns, mais je traine juste avec eux le temps d'une récré c'est tout) et je suis le soufre douleur de tout le monde, verbalement, le foutage de geule c'est trés souvent pour moi, je suis le "bouc-émissaire"
jusque la, je m'en fou comme de ma premiere chaussette, quand ca passe au main, aprés une analyse de la situation, j'esquive les quelques baffes, et la , souvent je me barre, je me suis deja battue quelques fois, mais franchement, j'aime pas, et je suis "un peu" gringalet
le probleme, quand tu te barre les foutages de geules recommence de plus belle, et souvent les autres cherchent l'embrouille avec moi, pour se marrer, mais je me barre toujours maintenant
tout ca pour dire, que oui j'ai des envies "meurtriere" ( :lol: ) ou j'aimerais étrangler tout le monde, mais je le fais pas, heureusement, c'est juste un défoulement moral en gros
aujourd'hui je fais low profil, je rentre  au lycée , je chope mon journal, et sans le lire j'observe les autres, depuis le debut de l'année , juste du foutage de geule , pas d'embrouille
-> ce qui fait que je me fiche de tout? en partie vous et la nature ect.., le fait que je puisse discuter avec vous fait que je me sens pas seul, et du coup je supporte mieux l'idée de rejet que les autres se créer
seulement, pour ceux qui ne connaissent personne d'autre, il veulent se défouler, mais ils le font en vrai et c'est ce qui donne ca, il faut un appui pour tenir, sauf que quand on n'en a pas, on lache tout

mais le premier danger des jeux pour moi est la dépendance, pendant 6 mois, j'étais littéralement accro a dofus, genre je rentre des cours, je vais sur l'ordi, je bouffe le soir et je me couche aprés 6h de jeux dans une journée, je faisait meme plus mesdevoirs ni rien, sérieux, si vous avez des gosses qui joue, débranchez les, ils vous diront suremment qu'il y a pie que eux (je l'ai fais moi meme) et la, sérieux, bloquer l'ordi la console ou autre , enfin réagissez vraiment, ca peut vite tourner a l'obsession, et rater ses études et donc sa vie
c'est ca pour moi le principal danger des jeux video, s'en liberer est exceptionnel, aujourd'hui, ma scolarité n'a jamais été aussi rayonnante, et je sors plus

donc bon, les jeux video, meme si ce n'est pas un danger en soi-meme, il y a des risques, et faites gaffes, ca commence par un petit jeu et on en vient a passer des heures dessus ;) , mais je ne pense pas que les jeux soi directement impliqué dans ces massacres

27 novembre 2008 à 22:29:05
Réponse #10

Diurnambule


ces jeux peuvent être bien quand ils sont utilisés par des personnes averties et surtout avec modération ! un peu comme l'alcool ! Il faudrait surtout penser qu'il y a un age minimum préconisé sur ces jeux et malheureusement peu ou pas respecté ... :down:
Pour ce qui est de l'influence, personne n'est égal et donc nos avis sont subjectifs, ce que nous pensons n'est pas forcément ce que tout le monde pense ! une personne forte saura faire la différence, une personne faible ou d'age non approprié non ... mais pas obligatoirement ! là est le problème !  :(

28 novembre 2008 à 06:40:47
Réponse #11

Bartlett


Sans déconner, ils ont quoi dans le cerveau les parents qui laissent leur gamin de 8 ans regarder kill bill ? :glare:

En ce qui me concerne ca fait des années que j'ai jeté ma télé, et je ne m'en porte pas plus mal.

Citer
On est la dernière génération à avoir grandi dans le monde réel !!!

Si la tendance se confirme ,on serra aussi une des dérniéres générations tout court. ;D

J'avais lu une fois qu'une culture était le kit de survie que les anciens passaient aux générations futures.

On leur transmet quoi la ? :blink:

Vik,je compatis, pour avoir  vécu une situation similaire ( bien que moins intense que la tienne) , le conseil que je peux te donner c'est d'étre prét a changer quand les circonstances changeront.

C'est peux étre pas plus mal de commencer la vie en mangeant du pain noir d'ailleurs.Ca forme, ca apprend des réalités que personne ne dit.





Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

28 novembre 2008 à 10:19:40
Réponse #12

cubitus


Quand je lis "moi j'y joue et je me sens très bien" je ne peux pas m'empêcher de penser à tous ses fumeurs qui disent "ben moi la cigarette ça ne me fait rien" et qui continue...

C'est vrai qu'il y a des fumeurs qui vivent vieux. Même, certains parmi eux sont en bonne santé. Alors quoi ?
65000 morts par an imputable au tabac. Plusieurs centaines de milliers de personnes insuffisante respiratoire à cause de ça.

Alors quand des études montrent que ces jeux sont dangereux, plutôt que se déculpabiliser en sortant des "moi ça me fait rien", il faudrait peut être réfléchir un peu... et prendre de la distance, tout simplement.
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

28 novembre 2008 à 10:39:05
Réponse #13

Lemuel


Bonjour à tous

Je ne suis pas sûr que les arguments de type "ça dépend" puissent être brandis ici.
Il me semble que la conclusion à tirer de cet article est : l'humain a une réticence naturelle à exercer/tolérer une violence (létale ?) sur ses congénères. Jouer à des jeux vidéos violents profondément immersifs abaisse le seuil de cette réticence, ce qui peut ou non avoir des conséquences dramatiques dans certaines circonstances…


Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

28 novembre 2008 à 10:42:11
Réponse #14

Diesel


Je me suis arrêté au début du texte. ::)

Encore la bonne vielle comparaison avec les nazis, pas la peine d'aller plus loin pour voir ou se situe les arguments de ce formidable texte.  :branleur:

Pour info, j'ai appris à tuer en jouant au cowbows et au indiens, en tirant sur les guêpes au fusils à plomb, sur des boites de conserves, des cibles, à l'arc, au lancer d'opinel etc ... Je suis un spécialiste entraîné depuis mon enfance par tous mes jeux de gamin.  :ninja:

Et pourtant je n'ai encore tué personne.  ;D
Les jeux vidéo ne sont pas autre choses. Le problème ne vient pas des jeux eux-même mais de la perception qu'en a la personne.
Il y a des âges ou l'enfant n'est pas assez construit pour faire la différence entre ceux qu'il voit ou fait et ce qui est bien ou mal.

On est la dernière génération à avoir grandi dans le monde réel !!!
Je suis d'accord avec ton texte hormis la dernière partie.
Sauf erreur, on ne vie pas encore sous cloche, complètement coupé de la réalité.
Avant, il fallait apprendre à se méfier des rumeurs, de ce que l'on écoutait à la radio ou dans les journaux. Maintenant, c'est aussi de l'image qu'il faut se méfier même si elle semble terriblement réelle.

Rien n'a véritablement changé. Il faut toujours faire preuve de réflection et d'analyse si possible plutôt que de tout gober.
Le vieil adage "je crois que ce que je vois" a vécu.

28 novembre 2008 à 10:53:38
Réponse #15

Sielwolf


Pour info, j'ai appris à tuer en jouant au cowbows et au indiens, en tirant sur les guêpes au fusils à plomb, sur des boites de conserves, des cibles, à l'arc, au lancer d'opinel etc ... Je suis un spécialiste entraîné depuis mon enfance par tous mes jeux de gamin.  :ninja: Et pourtant je n'ai encore tué personne.  ;D

Les militaires aussi, avec des protocole similaires. Et pourtant 99% d'entre eux ne tuera jamais personne.
Le problème de fond n'est pas celui d'une causalité directe, mais celui d'une aggravation exponentielle sur terrain prédisposant.
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

28 novembre 2008 à 10:58:45
Réponse #16

Berhthramm


virtualité et réalité, quand la différence s'efface on peut avoir peur de toute les déviances possibles... chez certains elles s'effacent, chez d'autres pas, le soucis c'est aussi dans l'absence d'expériences reelles, la confrontation avec le fait que la vie reelle n'est pas un jeu video, que si l'on fait mal à des gens ils souffrent vraiment, que ça ne s'arrête pas quand on appuie sur pause ou sur off... mais le soucis n'est pas nouveaux je crois, comme Diesel, j'ai joué gamin à des jeux guerriers (m*rde j'y joue encore  :o ), c'est d'ailleurs pas nouveaux, on a retrouvé dans des tombes d'enfant du haut moyen-âge des jouets guerriers...

Alors effectivement entre les deux guerres pas mal de jeunes gens avaient une arme, mais aussi pas mal d'entre eux avaient connu la guerre de manière direct ou proche les effets d'une arme... il avait consience absolument de ce que c'est, de ce que ça fait... et pas seulement par le biais d'un écran et d'une image (mais si c'est une image de la réalité)...

Paul Virilio a je crois pas mal écrit sur ces concepts de réallité, de virtualité et de perception de la réalité à travers l'écran.

 :-\

crossi post avec Sielwolf et effectivement dans tous les cas le terrain est là...

Pour les mili je me souvient d'une interview du Général Bigeard qui disait qu'il aurait été incapable de tuer une poule de sang froid...

28 novembre 2008 à 11:10:04
Réponse #17

French Kiss


+1 avec Lemuel et Berhthramm, Diesel, je vois pas la comparaison entre des jeux videos violent et realistes, et tes jeux d'enfance qui sont somme toute tres sains, quand tu as la tete dans l'ecran, c'est tres different: ca devient dangereux quand cela isole un etre de la realite, surtout s'il a deja peu de contact ou de vecu avec celle-ci...
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

28 novembre 2008 à 11:14:54
Réponse #18

moosecrossing


je souhaite juste ajouter mon ressenti :

on doit être quand même relativement mature avant d'accéder à des jeux qui naturalisent trop la violence. Il faut faire une distinction entre les genres...
Par exemple, Hitman est un jeu mettant en scène un tueur à gages qui pour arriver à ses fins, doit se camoufler, se déguiser, utiliser sa réflexion pour arriver à sa cible et la tuer. Mais quand j'y joue ce qui m'intéresse, c'est réussir à passer sans me faire voir, trouver le bon chemin... Tuer le type à la fin, je m'en tape, c'est arriver jusqu'à lui que je veux. Alors niveau violence certes il y en a mais c'est pas très déstabilisant je trouve.

Par contre:  GTA. J'ai beaucoup joué, lors de vacances, à San andreas. Beaucoup beaucoup. Eh bien lorsque je sortais dans la rue, pendant 1 éclair de seconde, je me disais "ah j'pourrais prendre cette bagnole tiens, j'irais plus vite qu'à pied"...

Cet univers est très grand, on peut y faire tout ou presque, et très destabilisant. Je ne suis pas quelqu'un de "fragile" mais à cette époque, j'ai senti le "mal" que me faisait ce jeu, la déconnexion totale que je subissais.

Non mais quand même ! "tiens j'pourrais prendre cette bagnole", se dire ça dans la rue, y'a un souci...


voilà. Juste pour dire que l'on peut facilement et même si l'on se pense fort, être destabilisé et déconnecté de la réalité.

28 novembre 2008 à 11:17:33
Réponse #19

BULLYSSON


Pour les mili je me souvient d'une interview du Général Bigeard qui disait qu'il aurait été incapable de tuer une poule de sang froid...


mouais... en même temps est ce que c'est une bonne chose ? un général pas capable de tuer une poule mais capable de donner l'ordre à ses soldats de porter un assaut ou à des pilotes de chasse de frapper "chirurgicalement"...  ::)
perso je tue une poule si je la mange, je tue un cochon si je le mange... je suis désolé pour l'animal, je le "remercie" de de se "sacrifier" pour me permettre de vivre... tant que c'est fait avec respect, la mort, tuer pour se nourrir ou pour se protéger (survivre)... c'est aussi vieux que l'Histoire du Monde.
C'est comme tout, ces jeux sont un défouloir pour certains, un outils d'apprentissage pour d'autres (mili)... bon ou mauvais faut juste voir qui tient le joystick. Responsabilité personnelle...et des parents pour les plus jeunes. Car même là, tous les enfants ne sont pas les mêmes.
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

28 novembre 2008 à 11:19:16
Réponse #20

Diesel


c'est tres different: ca devient dangereux quand cela isole un etre de la realite, surtout s'il a deja peu de contact ou de vecu avec celle-ci...
Tafdak avec toi. :closedeyes:

C'est vrai que les jeux d'enfant avaient prise avec la réalité. Quand l'un se blessait, le jeu s'arrêtait.
Dans un jeu vidéo, tout est factice de A à Z. Sauf pour le mec devant l'écran.  :really:

28 novembre 2008 à 11:19:55
Réponse #21

manu3259


salut,
Cubitus tu fais le lien entre addiction au tabac et au jeu video. C'est vrai que ça existe de plus en plus, mais il n'y a pas d'addiction physique comme pour le tabac, l'alcool et les autres drogues, ça reste psychologique.
Pour ceux que ça intéresse un peu, l'armée utilise quelques simulations que j'ai pu testé régulièrement:(je parle uniquement de simulation de combat d'infanterie)

-Sital: tu as un famas ou un P.A., tu es devant un ecran de 5-6 m de large genre ecran de cinéma. La scéance se passe avec une dizaine de soldats l'un à coté de l'autre. sur l'écran un champ avec une foret en lisiere. Des cibles statiques apparaissent et se rapprochent progressivement si elles sont pas touchées; il y a également des véhicules, chars et hélicoptères. techniquement c'est obsolète, mais si l'opérateur qui anime la scéance prend le temps de le faire, il peut te sortir les statisque précises de chaque tireur, ou et quand il a tiré. c'est très instructif notament pour le tir réflexe.

-Une autre version du sital: sur l'écran une vidéo défile, il s'agit d'un village de combat, un faus village ou l'on s'entraine en réel. des soldats apparaisent et tu leur tire dessus. C'est comme les jeux d'arcade genre virtua cop ou tu as un pistolet en plastique et tu tire sur l'écran.

-L'armée utilise aussi une version modifiée du jeu opération flashpoint, là c'est une simulation très intéressante ou tu te déplaces au sein d'un groupe, sur un terrain varié. L'inconvénient c'est la prise en main, tout le monde n'est pas familiarisé avec la façon dont se jouent les FPS.

Mes conclusions a 2 cents: ;)
Les simulations c'est bien, mais je dois dire qu'un jeune joueur de jeu video battra les doigts dans le nez tous les militaires non spécialistes des jeux. Je ne suis ni un très bon joueur aux jeux vidéos, ni un militaire d'élite, mais j'ai toujours implosé les scores des militaires d'actives au sital, qui sont surement meilleurs que moi sur le terrain.
C'est deux choses différentes, ce qui ne veut pas dire que ça n'apporte rien. C'est comme le tir, tu as d'excellents tireurs sur les pas de tir qui auront surement beaucoup de mal à tirer sur une personne dans des conditions réelles.
"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

28 novembre 2008 à 11:20:20
Réponse #22

BULLYSSON


Non mais quand même ! "tiens j'pourrais prendre cette bagnole", se dire ça dans la rue, y'a un souci...

HS [Perso je dois avoir un p*t**n de gros soucis alors... parceque je ne joue pas aux jeux vidéos à part PES (jeu de foot) et je me dis parfois des trucs bien pire que ça...  :lol:]
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

28 novembre 2008 à 11:22:11
Réponse #23

Berhthramm


Bullyson, pour Bigeard il a suffisament été au  charbon avant d'être général pour que l'aspect "de sang froid" soit à souligner.

:)


28 novembre 2008 à 11:30:29
Réponse #24

BULLYSSON


Bullyson, pour Bigeard il a suffisament été au  charbon avant d'être général pour que l'aspect "de sang froid" soit à souligner.

:)

OK je ne connais pas bien le personnage, juste déjà entendu son nom comme ça mais rien de plus... juste son exemple de la poule qui m'a fait sourire...    :D ;)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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