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Auteur Sujet: Représentations Sociales ~ Motivations  (Lu 6265 fois)

07 novembre 2008 à 14:45:59
Lu 6265 fois

Berhthramm


je voulais ajouter dans le titre du post "et applications ou explications à (de) certains de nos comportement communautaires"

Tout d'abord je prie les psychologues, psychiatres et sociologues du forum pour les inexactitue qu'ils ne manqueront pas de relever dans mes propos, merci de me corriger ou d'apporter des éclairages différents, je ne suis pas un spécialiste des RS, le début de ce poste est juste issu de mon champs de travail de mémoire cadre de santé. J'ai eu envie de vous le proposer suite à une reflexion de David et Diesel dans le poste Rockstead.

:)

commençons par un peu de théorie et ensuite j'essaierais de donner un exemple appliqué à "vie sauvage et survie", voire même de vous proposer une expérimentation en live sur un ou deux sujets propres au forum.

edit la biblio sera dans le dernier post de la partie théorique)


07 novembre 2008 à 14:48:01
Réponse #1

Berhthramm


1   Des représentations sociales

1.1   Définitions et fonctions des représentations sociales

1.1.1   Définitions


L’idée de représentation sociale apparaît initialement dans les travaux de Durkheim mais c’est Moscovici qui précise véritablement cette notion dans ses recherches à propos de la perception de la psychanalyse par le public.

Les définitions de ce concept sont nombreuses mais concordantes en plusieurs points. Pour Jodelet (citée par Abric) [13], les représentations sociales sont « une forme de connaissance, socialement élaborée et partagée, ayant une visée pratique et concourant à la construction d’une réalité commune à un ensemble social ». Selon Abric [13], la représentation est « une vision fonctionnelle du monde qui permet à l’individu ou au groupe de donner un sens à ses conduites, et de comprendre la réalité, à travers son propre système de références, donc de s’y adapter, de s’y définir une place ».

Par la représentation un individu ou un groupe reconstitue le réel auquel il est confronté et lui attribue une signification spécifique.

Les représentations sociales sont donc le produit de l’élaboration mentale d’un sujet à propos d’un objet. L’objet de la représentation peut être de nature abstraite ou concrète mais aucun consensus clair n’est encore établi à propos de ce qui peut ou non faire l’objet d’une représentation [14]. Le sujet est un groupe d’individus partageant des caractéristiques communes. L’objet et le sujet sont étroitement liés, pour Moscovici (cité par Abric)[13] : «Il n’y a pas de coupure entre l’univers intérieur et extérieur de l’individu (ou du groupe). Le sujet et l’objet ne sont pas foncièrement distincts ». L’objet s’inscrit dans un contexte dynamique ; l’évolution de ce contexte est en partie déterminée par le sujet et par ses réactions par rapport au contexte. Les réactions du sujet sont dictées par l’objet et par la représentation qu’il en a dans ce contexte. Le sujet et l’objet sont donc en interaction perpétuelle avec le contexte, et modifiant ce contexte ils agissent perpétuellement l’un sur l’autre. Un objet n’a pas d’existence propre, il existe pour et par rapport à un sujet. Le contexte dans lequel prend place l’expression de la représentation est fondamental [15], en effet selon le contexte des éléments de la représentation s’expriment plus ou moins car ils sont suractivés ou justifiés par celui-ci.

1.1.2   Fonctions

A travers les définitions citées précédemment, on peut dégager plusieurs fonctions aux représentations sociales [13].

Elles ont tout d’abord une fonction de connaissance et d’interprétation : elles permettent à l’individu d’appréhender une réalité, de la rendre cohérente avec un système de valeurs et de diffuser cette connaissance de la réalité dans un cadre admis et compris par les autres membres du groupe.
Elles ont une fonction identitaire car elles contribuent à la constitution et au maintien de l’identité du groupe. En effet les membres du groupe partagent un même système de pensées et ils ont une représentation de ce qu’est leur groupe (et une communauté de pensées autour de ce qu’il doit être) avec usuellement une valorisation de celui-ci et de ses productions par rapport aux autres groupes sociaux.

Elles ont enfin, et cela est essentiel, une fonction de déterminant des comportements et des actions. Les représentations donnent du sens, de la réalité à nos actions. La représentation que l’on a d’un objet (objet de la représentation) conditionne l’utilisation que l’on en fait [16], car comme le précise Abric : « la représentation fonctionne comme un système d’interprétation de la réalité qui régit les relations des individus à leur environnement physique et social, elle va déterminer leurs comportements ou leurs pratiques » [13].

En tant que système d’anticipation et d’attente (résultats attendus d’une action mise en œuvre en fonction d’une situation) elles déterminent les démarches qui vont être adoptées. Elles procèdent en tant que filtre de la réalité en fonction du contexte, afin de déterminer les comportements du sujet. Elles sont prescriptives du comportement car elles constituent le système de références du sujet, elles dictent ce qui est licite ou non et de cette fonction de prescription des actes découle la fonction justificatrice de ceux-ci a posteriori.

Les représentations interviennent donc en amont de l’action mais aussi en aval de celle-ci. En tant que déterminant de l’action et en tant que fondement des relations inter-groupes, elles ont une fonction essentielle dans la dynamique sociale.


07 novembre 2008 à 14:53:31
Réponse #2

Berhthramm


1.2   Constitution et dynamique des représentations sociales

1.2.1   Système central et système périphérique

Certains auteurs et en particulier Abric se sont attachés à préciser l’organisation des représentations sociales.
Pour Abric, la représentation est constituée d’un « ensemble d’informations, de croyances, d’opinions et d’attitudes à propos d’un objet donné ». Les éléments constituant la représentation sont organisés les uns par rapport aux autres. Cette organisation participe au fonctionnement de la représentation et à son évolution. Ces éléments sont hiérarchisés dans la représentation, ils n’ont pas tous la même valeur dans son fonctionnement.
Abric a posé ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la « théorie du noyau central » [13;17]. Cette théorie repose sur la présence conjointe de deux systèmes au sein de la représentation, l’un central et l’autre périphérique. Ces deux systèmes n’ont ni la même valeur ni le même rôle dans le fonctionnement et l’évolution de la représentation.
C’est l’existence de ce double système (central et périphérique) qui donne à la représentation sa stabilité et sa mouvance.

1.2.1.1   Le noyau central : caractéristiques et fonctions 

Le système central est un ensemble d’éléments inaliénables par rapport à l’objet. Pour le sujet, l’objet n’existe pas en l’absence d’un de ces éléments. Ils sont peu nombreux et leur valeur n’est pas quantitative (ils n’apparaissent pas forcément souvent dans l’expression de la représentation) mais qualitative (ils entretiennent avec les autres éléments de la représentation des liens organisateurs). Le noyau central est l’élément organisateur et le signifiant principal de la représentation. Il a une fonction génératrice des éléments périphériques et une fonction organisatrice de ceux-ci. Toute transformation du noyau central implique soit le remaniement complet de la représentation soit sa disparition pure et simple.

1.2.1.2   Le système périphérique : caractéristiques et fonctions

Le système périphérique est constitué d’un ensemble d’éléments organisés autour et en fonction du noyau central et en relation directe avec lui. Ils constituent l’essentiel de la représentation et sa partie la plus négociable, la plus vivante et la plus dynamique. Sa remise en cause ou sa modification n’affecte pas profondément la structure de la représentation.
Les fonctions du système périphérique ont été plus particulièrement définies par Flament [18]. Selon cet auteur, il s’agit d’un « prescripteur économique de comportements » car sa mise en œuvre nécessite moins d’efforts que la mise en œuvre du noyau central. C’est un modulateur de la représentation en fonction de la personnalité de l’individu et (ou) d’un contexte spécifique. Il permet donc des expressions différentes de la même représentation en fonction des individus et des circonstances sans que le noyau central soit remis en cause. De cette fonction découle plus ou moins la dernière fonction mise en avant par Flament qui est celle de protection du noyau central. Le noyau central étant stable et potentiellement inaliénable, ce sont les éléments périphériques qui se modifieront pour adapter la représentation à des évolutions de contexte sans pour autant la faire voler en éclats, de fait les éléments périphériques sont les éléments les plus « négociables » de la représentation. Le système périphérique constitue, pour reprendre le terme employé par Flament, une sorte de « pare-chocs » entre la représentation et la réalité [18].

1.2.2   Evolution des représentations sociales

Comme nous l’avons vu, les représentations sociales ne sont pas des entités figées une fois pour toutes mais des structures dynamiques et évolutives. La plasticité et les caractéristiques organisationnelles des représentations sont potentiellement un des facteurs et une des preuves de leur capacité à évoluer. Les facteurs déclenchant ces modifications sont multiples. Il peut s’agir de modifications des circonstances (du contexte, des conditions) dans lesquelles prennent place l’objet et le sujet mais aussi (et ce dernier point est particulièrement important pour notre travail) de l’introduction de nouvelles connaissances et de nouvelles pratiques chez le sujet. Ce dernier point a été étudié par Guimelli tout d’abord dans un sujet sur les pratiques cynégétiques puis dans un travail sur l’exercice du « rôle propre » dans les soins infirmiers [19]. L’évolution de la représentation se produit tout d’abord par une adaptation de l’organisation des éléments périphériques puis éventuellement par une modification du noyau central par intégration progressive des nouvelles données. Ces modifications sont soit transitoires soit définitives selon l’importance des remaniements et le caractère transitoire ou définitif des éléments à l’origine du changement. L’étude de l’évolution d’une représentation passe donc par l’étude de l’évolution de son contenu mais surtout par l’évolution de l’organisation de celui-ci. Pour réaliser cette étude, il faut adopter une perspective structurale, ceci implique selon Rouquette et Rateau [20], de « considérer au minimum qu’une représentation sociale peut être caractérisée en termes d’éléments et de relations ».

07 novembre 2008 à 14:56:11
Réponse #3

Berhthramm


les références (j'ai copié l'ensemble des ref de mon travail de fin d'étude mais tout est appellé dans le texte du post donc vous pouvez vous y referez à partir des numéro entre crochets)

Citer

Références bibliographiques
 
1/ Schanberg SM, Field T.
Sensory deprivation stress and supplemental stimulation in the rat pup and preterm human neonate.
Child Dev. 1987; 58 (6) :1431-47.

2/ Comon JL.
La profession des masseurs-kinésithérapeutes de la nuit des temps à nos jours. [en ligne] (page consultée le 16 mai 2005).
http://www.anks.org/ARTICLES/comon.htm

3/ Loi N°46.857 du 30 avril 1946 tendant à réglementer l'exercice des professions de masseur gymnaste médical. [en ligne] (page consultée le 16 mai 2005).
http://www.anks.org/TEXTES/L_46-857.htm

4/ Code de la Santé Publique article L4321-1.

5/ Décret n° 96-879 du 8 octobre 1996, relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute. J.O du 9 octobre 1996

6/ Dufour M.
Les bases. In : Dufour M, Colné P, Gouilly P, Chemoul G. Massages et massothérapie ~ Effets, techniques et applications.
Paris : Maloine, 1999 : 3-15.

7/ Organisation Mondiale de la Santé
Constitution of the World Health Organisation. [en ligne] (page consultée le 20 septembre 2004).
http://whqlibdoc.who.int/hist/official_records/constitution.pdf

8/ Augern B, Brunesceaux K, Dervin N, Pacy A, Zenaidi D.
Le toucher, un soin à part entière.
Soins. 2003 ; 681 : 39.

9/ Faculté de médecine Pitié-Salpétrière – Université Paris VI.
Programme d’enseignement 2002 - AFUP. [en ligne] (page consultée le 16 mai 2005).
http://www.chups.jussieu.fr/programmes/psychomot/psycho2002/psychomotafpup/psychomotafpup.htm#form2

10/ Blossier P.
Psychomotricité et nouveaux-nés hospitalisés : quels soins ? In : Rivière J (ed.). La prise en charge psychomotrice du nourrisson et du jeune enfant.
Marseille : Solal, 2000 : 37-51.

11/ Hourde A, Pluchard N, Baillet C.
Effet du massage dans une unité de néonatalogie : étude pilote. In : UNESCO. La douleur de l’enfant – quelles réponses ?
Paris : UNESCO, 2004 : 28-33.

12/ Association Française des Kinésithérapeutes Experts.
Jurisprudences Exercice illégal de la profession de Masseur-Kinésithérapeute. [en ligne](page consultée le 15 janvier 2005).
http://www.kinelegis.com/

13/ Abric JC.
Les représentations sociales : aspects théoriques. In : Abric JC (ed.). Pratiques sociales et représentations (4ième ed.).
Paris : PUF, 2003 : 11-36.

14/ Guimelli C.
Introduction. In : Guimelli C (ed.). Structures et transformations des représentations sociales.
Neuchâtel, Paris : Delachaux & Niestlé, 1994 : 11-24.

15/ Flament C.
Structure, dynamique et transformation des représentations sociales. In : Abric JC (ed.). Pratiques sociales et représentations (4ième ed.).
Paris : PUF, 2003 : 37-58.

16/ Muchielli A.
Les motivations (7ième ed.)
Paris : PUF, 2003.

17/ Abric JC.
L’organisation interne des représentations sociales : système central et système périphérique. In : Guimelli C (ed.). Structures et transformations des représentations sociales.
Neuchâtel, Paris : Delachaux & Niestlé, 1994 : 73-84.

18/ Flament C.
Structure et dynamique des représentations sociales. In Jodelet D (ed.). Les représentations sociales.
Paris : PUF, 1989 : 204-19.

19/ Guimelli C.
La fonction d’infirmière – Pratiques et représentations sociales. In : Abric JC (ed.). Pratiques sociales et représentations (4ième ed.).
Paris : PUF, 2003 : 83-107.

20/ Rouquette ML, Rateau P.
Introduction à l’étude des représentations sociales.
Grenoble : PUG, 1998.

21/ Maisonneuve J.
La dynamique des groupes (14ième ed).
Paris : PUF, 2004.

22/ Monet J.
La formation : un élément de construction d’une profession.
Kinésithérapie Scientifique. 1995 ; 349 :47-52.

23/ Ardoino J.
Editorial – Réforme de la pensée, pensée de la réforme. Présentation du n°39 de Pratique de formation-Analyse. [en ligne] (page consultée le 9 mai 2005).
http://www-ufr8.univ-paris8.fr/pfa/39presentation.html

24/ Flament C.
Aspects périphériques des représentations sociales. In : Guimelli C (ed.). Structures et transformations des représentations sociales.
Neuchâtel, Paris : Delachaux & Niestlé, 1994 : 85-118.

25/ Rateau P.
Méthodes et statistiques expérimentales en sciences humaines.
Paris : Ellipses, 2001.

26/ Jeanmichel L.
Première année d’étude et évolution des représentations socio-professionnelles du métier de masseur-kinésithérapeute.(mémoire pour le diplôme de cadre de santé 1995-1996).
IFCS Bois-Larris.
Lamorlaye : 1996.

27/ Darras F.
Etudiants en masso-kinésithérapie et massage (mémoire pour le diplôme de cadre de santé 1995-1996).
IFCS Bois-Larris.
Lamorlaye : 1996.

28/ Vial M.
La pensée par projets dans les formations professionnelles.
Les sciences de l’éducation en question. 2000 ; 32 :7.

29/ Duffey F.
Massage Message (mémoire pour la licence des sciences de l’éducation).
ECKP de la CRF en convention avec l’université d’Aix-Marseille I.
Paris, Marseille : 1991.

30/ Prel G.
La dimension du corps à corps dans la formation initiale du kinésithérapeute. In : CNKS. Vièmes journées nationales de la kinésithérapie salariée.
Dijon : CNKS, 2001 :134-42.

31/ Gouarné R, Castel O.
Représentations du métier de kinésithérapeute – De l’imaginaire au réel.
Kinésithérapie Scientifique. 1995 ; 341 : 37-49.

07 novembre 2008 à 16:08:51
Réponse #4

Berhthramm


ntéressons nous maintenant à l’ensemble de notre communauté…

On y retrouve un ensemble de personne d’horizon sûrement fort différent mais intéressées par un point commun « vie sauvage et survie »., c’est donc la « communauté » ou « l’ensemble sociale »…

Cette communauté élabore un certains nombres de « représentations sociales » à partir de ses échanges représentations qui lui sont propres ; exemple : nous avons certainement une RS différentes de l’objet « pelle » qu’une communauté issue d’un forum sur le jardinage par exemple, ces deux représentations ont des traits commun (présence d’un manche par exemple) mais elle sont aussi toute deux fort différentes (et là ont a aussi des indications sur ce que sont le noyau central et les éléments périphériques de l’objet « pelle »)… On peut prendre d’autre objet comme le duct-tape par exemple (demander à un électricien la représentation sociale qu’il en a) ou la super-glue …

Admettons maintenant qu’un individu « Duschmoll » issu de la vaste communauté humaine s’intéresse à la survie, il a une représentation sociale assez large du concepts pour éclairer l’exemple on va le stéréotyper un peu (pas trop).  Tout d’abord intéressons nous à l’individu, Duschmoll est un urbain basique, il s’intéresse un peu à la rando et voudrait pousser un peu plus loin que la rando à la journée… Prenons pour lui un objet standard et utile à la rando de plusieurs jour : l’abris. Pour Duschmoll un abris c’est une tente, elle a des piquets, un toit et un dessous, elle est destinée à l’abriter la nuit à l’étape… Duschmoll a une certaine représentation de ces qualités : pour lui elle est étanche, légère, spacieuse mais c’est pas un chapiteau, jolie, rapide à poser et à déposer… Les marketteurs d’une grande marque ayant pignons sur rue s’en mêlent et pour Duschmoll, l’abri c’est une tente 2 minutes de D4… Puis il découvre le forum… il lit un peu et ce qu’il y voit lui plait, il s’inscrit (démarche active d’identification au moins partielle à la communauté), respecte les règles annoncées (il se présente par exemple : c’est une démarche active aussi ça) et lit de plus en plus, quelques part il s’intègre et s’identifie de plus en plus à la communauté (ça l’empêche pas de garder son individualité soyons clairs)… il découvre le mot TARP et sa conception de l’abri se modifie… un peu… il se dit que c’est pas pour lui, en plus il vient juste d’acheter sa super D4 et piaffe de partir l’essayer… il commence à voir les inconvénients de sa D4 mais comme le vendeur lui a dit que c’était top il a du mal à les admettre, il est au moins partiellement en dissonance cognitive… Sa représentation de l’abri est pourtant au moins partiellement en train de se décaler…

Il va partir essayer sa D4 et en toucher du doigts les limites (je ne les connaît pas, j’ai pas essayer c’est juste un exemple qui j’espère est parlant), l’expérimentation vient encore modifier sa RS, ayant des expériences similaires à la population à laquelle il s’intègre (tient d’ailleurs sortir faire une rando de plusieurs jours en autonomie c’est aussi une démarche d’intégration), sa RS de l’abri (initialement un tente) glisse progressivement vers une RS de l’abri pour la communauté « vie sauvage et survie » (donc le TARP)… il revient de rando et là soit sa dissonance est trop grande ou trop violente et il dit « fait chier c’est pas pour moi » et il lâche l’affaire, soit ça se fait tranquille dans le sens « j’admets les inconvénient de ma tente mais ils sont moins pire que ceux que je pressent au TARP je garde ma tente » (et éventuellement je chercherais souvent à convaincre les autres que c’est bien aussi)… ou alors il poste un petit retour d’expérience assorti de question ou de recherches sur le TARP, il aura des réponse avec souvent des marques ou des caractéristiques archétypique de ce que nous concevons comme un bon TARP (je devrais dire vous je suis trop novice dans le TARP moi)… de là il se forme une RS du « bon TARP » et comme il veut pas refaire l’expérience de la D4, il va chercher absolument Ce Bon TARP Là… et si des figures importantes (à ces yeux (et ce n’est pas forcement rationnel) ) ont cité une marque, voire un modèle, le bon TARP deviendra celui-là (et en dehors de celui-là point de salut), les figures l’ont pas forcément fait exprès, elles n’ont pas jouer un rôle conscient de marketing … Duschmoll va ressortir avec son TARP, souvent il en sera content (mais pas 100%), là aussi à l’issue il peut en rester là mais il va aussi pouvoir « maturer » et modifier des éléments de sa représentation du BON TARP… il va peut-être intervenir sur ces sujets là, donner des retours d’expérience, modifier son matos et en parler, il est de plus n plus intégré à la communauté d'ailleurs… il en devient même potentiellement une figure marquante, et son avis et lu par Schmolldu qui est tout nouveau et s’intéresse lui aussi à la rando en autonomie…

En l’écrivant je comprends ton point de vue Diesel… y a de la maturation là dedans…
;)

PS : Tous personnages ou marques citées ne l’est que pour l’exemple, je ne suis pas TARPEUR je ne peux donc en aucun cas donner un avis sur le trucs (et j’ai utiliser cet exemple là plutôt qu’un autre pour pas compromettre ce que j’ai en tête).

07 novembre 2008 à 16:54:01
Réponse #5

Anke



07 novembre 2008 à 17:19:05
Réponse #6

Diesel


Et bé, tu ne fais pas les choses à moitié toi.
Merci pour le post.  ;)

Oui, je pense que considérer un objet pour ce qu'il n'est pas et un manque de maturation.
ça devient une part de phantasme complètement déconnecté de la réalité. ou plutôt connecté à sa propre réalité qui peut être très éloigné de la 1ère.
Je ne suis pas hors d'atteinte de tout ça mais j'ai appris à prendre du recul grâce à mes propres expériences.
Je rassure tout le monde, j'ai aussi eu le couteau ultime capable de tout à mes yeux. (exemple pour se raccrocher au message sur le couteau machin chose à plein de brouzouf). ::)
Mais voilà, j'ai fini par me rendre compte que c'était ma main plus que le couteau qui était capable de faire les choses (d'autant plus qu'il était pas terrible en fait mais il correspondait à l'idée que j'avais du couteau de survie parfait). ;D
Et j'ai donc été déçu, remis en question l'utilité de cet objet et compris que c'était moi et moi seul qui était la clé.
C'est aussi simple que ça. Enfin simple, tout dépend de ce que à quoi on se raccroche et de l'obstination à nier l'évidence parfois. :)

Think different, vous passerez moins pour des pommes poires.  :nana:

07 novembre 2008 à 20:01:28
Réponse #7

Patrick


Qu'est-ce qui peut bien fédérer voire créér une véritable dynamique fraternelle avec différents "cercles".

En fait, ce que j'en ressent c'est que ses adhérents considèrent à la fois :
  • une valeur fondamentale qui les unit entre eux : le fait de s'assumer en tant que citoyen libre sans jamais s'en remtettre aveuglément aux sociétés, tout en les respectant de plein choix, droits et devoirs ;
  • que cette même valeur fondamentale qui les définit, les différencie aussi du plus grand nombre dans lequel ils ne se reconnaissent pas vraiment.

Cette valeur semble revêtir suffisemment de force pour palier les différences parfois très marquées en matière de politique, de philosophie ou de religion.

Mais, bien sur, je peux me gourrer.

07 novembre 2008 à 23:05:14
Réponse #8

Anke


En se detachant de l'objet support, je me suis fait les refelxions suivantes ( que je vous livre !)
Ne pourrait-on parler de facultés à changer de mécanismes mentaux, ou tout du moins à changer de représentation sociale, càd,d'avoir cette souplesse à s'adapter. Et avoir confiance dans cette souplesse( donc expérience, voire "maturité"...)
Pour ex, le pompier qui va roupiller en allant sur une intervention.
Pour mon cas, pas me cailler le lait avant d'arriver chez le patient ( passage journalier habituel, prévu) en m'angoissant au préalable , me faisant la refelxion; : " si il ne m'a pas appelé, c'st que ça va, et si ça va pas de toute façon tant que je ne suis pas sur les lieux, je ne peux rien faire..."
Peut-être un peu de fatalisme ? Ou bien un process mental qui signifie que j'ai confiance en ma faculté d'adaptation, de réaction de mouvance ?
Peut-on se former à un tel mode de pensée ( qui vous fera passer auprès des autres pour 1) un original 2) un aliéné 3) un surhomme... lol) ? Ou bien ce type d'analyse est le propre de quelques uns( attention au dérapage du genre caste, élus, êtres d'execptions etc...) ? Vu de l'extérieur, on pourrait se poser la question non ?
On peut noter que,même avec une certaine maturité, quelques uns de nos congénères adoptent des conduites de fuites parce qu'il ne peuvent supporter que leurs schémas explosent ( ce que j'appelle "rester campé sur ses positions") c'est aussi une manière de survie, certes devant un scénario ultime ( guerre par ex) ce n'est surement pas un mécanisme qui permettra de survivre longtemps...
Alors : sélection naturelle à cause de l'adaptabilité en acceptant de changer tout le temps de schémas mentaux, de références ; ou bien ceux là sont-ils en marge de leur "biotope", en quelque sorte les "anormaux " de service ?
Dans mon entourage, ma manière de réfléchir et d'aborder les pb( avec pragmatisme il me semble) entraine des réactions très "tranchées " oserais-je dire, au moins très "colorées" sans demi-mesures ( je passe pour le gentil foldingue de la bordée de copains, par ex... Alors qu'ici, vis à vis de Guillaume par ex, je serais plutot "ramolo" !).

07 novembre 2008 à 23:30:10
Réponse #9

Berhthramm


Mathieu, c’est clair qu’à l’intérieur de la communauté « vie sauvage et survie » y a plein de sous ensemble communautaire, qui ont leur propre RS mais le noyau central (par objet) reste similaire, c’est des éléments périphériques qui changent… Par contre comme tu le souligne rentre en compte le paramètre contexte d’utilisation (cf Abric) qui influe en permanence sur l’objet et sa RS, et ave le mind-set survie que tu soulignes on en arrive rapidement tous à penser que tout objet peut être détourner, des clés font une arme, un journal fait du feu, une arme, du pq, de la lecture…etc… c’est possiblement une des caractéristique de la communauté. Et on ne peut pas aller au delà des représentations car au delà d’une représentation il y en a une autre… ;)

Patrick tu as tout à fait raison, l'objet de la RS peut tout à fait être "communauté"... à partir de là on peut clairement dire que dans ce que tu cites il y a des éléments du noyau central de la communauté ici présente... ;)


Anke là tu touche à ta représentation sociale de soignant de l’objet « mission du soignant »,  la représentation définit ce qu’est l’objet.. mais aussi ce qu’il n’est pas.. J donc tu définit aussi la aussi les bornes de ce que tu considères comme ta mission : pas la peine d’angoisser avant, ça fait pas avancer le truc, ça me fait pas travailler mieux… là du te conforme à ce qui pour toi correspond au « bon soignant », tu prends modèle sur des bases enseignées (modèles théoriques), copiées (le modèle pratique, celui montré par des collègues ou des anciens considérés comme modèle ou contre exemple (d’où identification et appropriation ou rejet)) et des bases acquises (expérience/maturation) et de là tu t’y conformes, tu renvoie aussi une image de « bon pro » à tes jeunes collègues… l’exemple du ponpon qui dort dans le camion en partant en inter est éloquente, d’ailleurs si ça se trouve il dort pas mais il sait que ça calme les plus jeunes (j’en connaît un comme ça… ;) ). Pour la représentation de la fonction pro la formation est essentielle (mon thème de mémoire ça) et l’exemplarité des plus anciens est un élément incontournable de cela… et là on retombe un peu sur Dushmoll et Schmolldu… ;)

et un trucs qui apparait surement pas assez dans les premiers post (ceux théoriques) c'est que les RS c'est comme les poupées russes...

;)
« Modifié: 08 novembre 2008 à 00:11:13 par Berhthramm »

08 novembre 2008 à 06:56:31
Réponse #10

Anke


Bien lu merci Berthram, c'est bien clair.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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