Je viens de me "taper" (c'est le mot exact) les 23 pages de ce fil. L’ascenseur émotionnel ultime.
Première tentation : indexer dans Best-Of mais c'est une déformation professionnelle à laquelle je vous saurais gré de ne pas prêter attention. 
[...]
Je ne fais pas partie des brontosaures du forum (encore que ces derniers soient herbivores et que la majorité ici soit carnassière au plus haut degré

)
Je suis arrivé ici il y a quelques 6 mois maintenant, et comme à mon habitude, j'ai pris la température du lieu avant de poser mon sac. J'ai lu. Beaucoup lu. Déjà, j'avais l'impression de compulser un grimoire qui aurait été écrit en collaboration par Rimbaud pour la célébration de la vie, Tolstoï pour le côté aventureux, Céline pour la lutte insatiable menée contre la pensée dominante et enfin, Steinbeck ; tant il est palpable que même si le mot d'ordre en ces lieux est de
prolonger la vie, on pourrait tout aussi bien user des mots
renforcer ou
valoriser.
Déjà, Anke me frappait par ses écrits.
Puis j'ai commencé à participer aux échanges, surpris de constater que ce dernier ne postait plus ici. J'ai d'abord cru à un conflit interne
(comme pour Berhthramm, qui a fini par prendre la clé des champs et que je salue mentalement, au passage) et comme cela ne me regardait pas; je suis passé outre.
Mais son nom revenait souvent dans les conversations (et pas seulement coutelières).
Maintenant, je sais pourquoi tu avais pris du recul, Anke. Je ne te souhaite pas du courage, mais au pif tiens; un couteau dont tu sois particulièrement fier. Le courage, tu en as suffisamment; et on ne souhaite pas bonne chance à l'aigle lorsqu'il prend son envol, on sait pertinemment qu'il ira ou bon lui semble. Peut-être qu'un jour, j'aurai la chance de te rencontrer, mais peut-être pas; ce qui comptera vraiment au final, c'est que, grâce à toi; j'ai un peu plus acquis la conviction qu'il
faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul ! Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince