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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Prosélytisme et techniques de survie  (Lu 17574 fois)

14 décembre 2006 à 12:39:24
Réponse #25

Persea


Les gens doivent-il attendre qu'eux même ou leurs proches en soient victime pour être sensibilisé à cette question?


J'ai tendance à me dire "chacun sa vie". Pas besoin d'aller bien loin pour se rendre compte que ce sont les plus résistants qui restent en vie (ou, très injustement dans notre société, les plus riches). Dans la nature, lorsqu'une meute de loups s'attaque à un troupeau d'ongulés, ce sont les moins costauds qui sont écartés et exécutés, les vieux, les malades, ou sinon les plus jeunes.
Je considère que ceux qui prennent des risques de façon inconsciente ne peuvent s'en prendre qu'à eux-même. Nous avons un cerveau, nous en avons développé au fil du temps les capacités, parfois dans des buts discutables mais là n'est pas la question.
Ca ne sert à rien de vouloir "sauver le monde", chacun évolue à son rythme et c'est par l'expérience que nous modifions nos perceptions, que nous revoyons nos idées, nos méthodes, et tant pis si des fois ça doit faire mal, en ce qui me concerne, je comprends mieux une chose lorsque j'en fais l'expérience.
Et puis, quitte à passer pour une insensible (ce qui est pourtant loin d'être le cas), l'espèce humaine a encore de la marge avant d'être classée dans la catégorie "en voie de disparition" alors on peut bien souffrir de quelques pertes... La loi du plus résistant... Désolée si je choque...
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

14 décembre 2006 à 13:48:31
Réponse #26

ipphy


Tafdak avec david!
Je pense qu'en cas de nécessité grave (guerre, famine ...) l'instinct reprendra le dessus pour une partie de la population. Et d'instinct ces gens essayerons de dépecer/vider/manger le moindre animal à porté de main. Ca sera un peu dur au début, des erreurs seront faites, mais c'est le genre de geste ancestral inscrit dans notre génome (enfin je pense  ;D)

ps: Pour ma part j'aimerai bien apprendre ces savoirs (chasse, pêche, cuisson/préparation), même si je ne les utilisais qu'a minima.

14 décembre 2006 à 13:59:31
Réponse #27

Diesel


Tu ne me choque pas Persea. Néanmoins le parallèle avec la vie sauvage à ses limites.
Les animaux sont économes de leur force car il savent qu'ils doivent leur survie à leur condition physique. Si il chassent les plus faible, c'est surtout pour augmenter leurs chances de réussir à manger sans avoir de blessures (ou autre problème qui diminuerai leurs chance de survivre) et à moindre frais (du point de vu dépense d'energie à chasser) ....

Notre société a évolué vers une sorte de relation d'interdépendance des uns avec les autres.
On ne chasse plus, on ne fais plus d'élevage, on ne maitrise plus rien en fait.
Tout ce qui représente le B A BA de la vie est mâché.
On se contente, pour la majorité d'entre nous, de tourner un bouton,  de payer avec une carte bleue, ou de demander du secours en cas de problème.
Je ne blâmerai pas les gens mais notre mode de vie dans cette société.
Alors faut-il prendre les gens par la main et leur dire qu'il sont devenu des larves ?. Ce n'est pas aussi simple.
Par contre, faire l'autruche en pensant qu'il y aura toujours quelqu'un de toute façon pour nous sortir d'un mauvais pas est une grave erreur.
A mon sens, il ne s'agit pas de tout savoir sur tout mais d'avoir un minimum de connaissance dans des domaines qui ne nous sont pas forcement familiers ou ne nous semblent pas utiles. Car plus on réduit sa vision des choses et du monde, plus on dépend des autres dès que l'on tombe sur quelque chose d'inhabituelle.

Quand à dire au gens ce qu'il faut faire ou pas, ils sont sensés être grands, responsable de leur actes et capable de s'assumer. Mais souvent c'est : aide toi et le ciel t'aidera ... Et il est parfois trop tard pour comprendre toute la logique implacable de cette phrase.  ;D

A titre perso, je ne suis pas mieux que les autres, il y a des sujets qui ne m'intéressent pas, qui me semblent à 100 000 km de mon univers. mais ils existent pourtant et ils pourraient bien entrer en collision avec mon petit monde bien fragile. J'espère que ce jour là, je ne serai pas pris au dépourvu parce que je n'y ai pas prêté attention alors que j'en avais l'occasion.
« Modifié: 14 décembre 2006 à 17:58:59 par Diesel »

14 décembre 2006 à 14:28:41
Réponse #28

plonky


En fait pour rebondir un peu sur la discussion, j'aimerais aborder un point.

L'homme est un animal social. C'est à dire que "bon an mal en" il est fait pour vivre dans une socièté avec d'autres individus de son espèce.
Alors dans ce contexte, la centralité de la survie individuelle autonome est plus que déplacée car par nature la survie individuelle est normalement une base de la société (soins, nouriture, logement, education, transport...). Une société, comme regroupement social d'individu, possède et intègre des mécanismes de protection (contres les éléments exterieurs) et se doit de garantir un maximum la cadre des relations inter-individus (politesse, hierarchie, honnêteté ....).

De plus ladite société a tout interêt à ce que les individus qui la composent s'intègrent à celle-ci. D'où une "éducation" normative, qui induit les gens à s'intègrer voir à l'extrême à se reposer sur la société. 

Ce genre de structure à des avantages, en premier lieu la "masse" qui permet un potentiel de réaction conséquent. Toutefois la sécurité de l'individu est limitée, voire nulle si l'on sort des structures et du domaine de la société.
 
Il est donc naturel actuellement que les individus se reposent sur la société (à cause de l'éducation) par contre, il est abérant de ne pas réagir lorsque les troubles et les dysfonctionnement au sein de la société dûs à une partie des individus ne permettent plus à celle-ci d'assurer les missions de préservation de l'individu sur son propre "territoire".

 

14 décembre 2006 à 15:10:32
Réponse #29

DavidManise


Salut Plonky,

J'avoue que j'ai un peu du mal à décoder tout ça.  En gros, tu fais référence, par exemple, aux pompiers qui ne peuvent même plus mettre les pieds dans certaines cités sans se prendre des frigos sur la tronche ?

Pour moi, c'est typiquement là que la notion d'autonomie devient importante.  Les pompiers ne peuvent pas se pointer pour m'aider alors que j'ai une fracture ouverte sous les fenêtres d'une grande barre d'immeuble...  je fais quoi ? 

Version US : je sors le AR-15 et je fais un tir de couverture pendant que les pompiers me soignent <rire>

Version Policitally Correct : je suis prêt à souffrir un peu plus, parce qu'en fait tout cela exprime une frustration envers l'état que nous devons analyser comme un symptôme d'années de machin machin...

Version David Manise : si les pompiers ne peuvent pas venir, faudra bien que je me démerde tout seul.  Donc je fais comment ?

Ceci dit, y'a un problème.  Je vois pas de solution.  Je pense qu'il faut le reconnaître et essayer de changer les données matérielles du truc : mieux intégrer les populations pauvres au reste de la population au lieu de les ghettoiser dans un endroit où on trouve une densité de population aussi incroyable.  Il faut construire des petits logements sociaux partout, démolir ces grands quartiers, et puis graduellement faire appliquer la loi partout. 

Ciao !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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14 décembre 2006 à 16:09:39
Réponse #30

plonky


Bon en fait je vais reformuler, cela sera plus simple :)

Simplement l'Homme étant social (nature et éducation), il aura tendance à se reposer sur la société. De plus notre société pousse l'individu à s'y soumettre (authorité, état, surveillance, loi, régulation, contribution (taxe, impot) ...) et à exclure les comportements autharciques, autonomes.

Donc il est peu probable qu'un individu isolé puisse réussir à faire valoir l'interêt de la survie autonome et individuelle pour l'homme lambda de notre société, celui-ci n'étant pas sensible à ces arguments. Il aura tendance à se reposer sur la société pour assurer sa propre survie/protection.

De plus, il n'est pas non plus dans l'interêt de notre société de promotionner ces pratiques à grande echelle car cela irait en profonde contradiction avec ses dogmes constitutifs. Tout au plus elle les tolère et les encadre (par exemple le port d'arme).

Par contre dans ce contexte de société, ce qui est dangereux, c'est que l'individu persiste à croire en sa sécurité alors que la société n'est plus en mesure de la garantir (partout et tout le temps), à cause de dysfonctionnement interne (cf les exemples que tu as cités).

Voila un peu mes propos. Le jour où les gens se rendrons compte que les policiers n'ont pas un si grand pouvoir (basé sur la manipulation, la propagande, et le mensonge) peut-être se soucieront-ils un peu plus de leurs propres survies/sécurité, si tant est qu'ils n'essayeront pas par eux même de mettre le système à défaut.

 
 

14 décembre 2006 à 16:23:31
Réponse #31

LOOPING


Je viens de découvrir que le ministere de la jeunesse et des sports à lancé une campagne d'info cet été et des fiches mémo pour les activités dans la nature. :up:

http://www.jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/mementoete_2005-3.pdf

Ce n'est pas un apprentissage de techniques de survie mais des recommandations de bon sens.
Voila les bases de campagne d'info utiles hélas trop peu courantes et plus instructives que ce que nos médias ou notre société nous présente...

On y trouve quelques conseils :


Ne partez pas
au hasard
Formez-vous aux gestes de premiers secours.
Apprenez à lire les
cartes
.
Prévoyez une solution de repli en cas de problème ou de
contre-temps (refuge, autre itinéraire…).
consultez la météo.
avertissez des personnes de votre itinéraireet de votre heure approximative de retour, et prévenez de tout changement
Alimentez-vous correctement


Les chaussures le casque éventuel est abordé.


Même le couteau, le sifflet et la lampe frontale sont cités.  :D

Il manque juste de quoi faire du feu, un abri et purifier l'eau pour être assez complet.


"Emportez
toujours de quoi vous protéger à la fois du
froid, du soleil et de la pluie.
Emportez de quoi vous orienter (carte
récente, boussole, altimètre, topo-guide).
Emportez une trousse de première urgence,
des protections anti-ampoule, une couverture
de survie…
Pensez à emporter un couteau multifonction,
un sifflet (très utile pour être localisé),
une lampe de poche ou frontale…
Emportez de la boisson pour éviter le
coup de chaleur et de quoi vous alimenter
en cours de route."

14 décembre 2006 à 16:39:29
Réponse #32

Diesel


Le jour où les gens se rendrons compte que les policiers n'ont pas un si grand pouvoir (basé sur la manipulation, la propagande, et le mensonge) peut-être se soucieront-ils un peu plus de leurs propres survies/sécurité, si tant est qu'ils n'essayeront pas par eux même de mettre le système à défaut.
Hum, tu ne pousses pas un peu là ?.
Je suis d'accord que la justice n'est pas parfaite mais de là à parler de manipulation, de propagande et de mensonge ....
Ce sont plus les politiciens et les médias trop complaisants qui sont responsables de la désinformation.
Ils sont les 1er à recevoir des pavés sur le capot de leur bagnole quand ils osent pénétrer dans certains endroits.

Et puis, il n'y a pas que les banlieues qui représentent un danger. Je sais que l'on parle toujours par rapport à sa propre vision de ce que représente la survie mais il n'y a pas que ça.
Une simple et banale coupure électrique en hiver serait un véritable électrochoc (admirez le jeux de mot) pour beaucoup de gens.
Tiens d'ailleurs, qui parmi nous serait capable de passer 2 jours dans un cas pareil ? sans chauffage, éclairage etc ?..
Pas besoin d'être parachuté dans la jungle pour découvrir ce que survivre veut dire.
Et ce n'est un exemple. Il y a d'autre facette dont on parle assez peu comme le coté psychologique (survivre à sa belle mère, à son mariage, à ses voisins, aux émissions de TF1  ;D)
Parfois ce n'est pas facile de garder toute sa tête.  ;)
« Modifié: 14 décembre 2006 à 18:00:16 par Diesel »

14 décembre 2006 à 16:46:17
Réponse #33

plonky


Diesel: loin de moi l'idée de taper sur les flics.
Cependant comment arrive-t-on à ce que les gens se comportent comme s'il y avait un flic derrière eux en permanence sans que cela soit possible physiquement ? Cela s'appele de la soumission librement acceptée (très interressantes étude en psycho sociale à ce sujet) qui est le fruit de manipulation/propagande/mensonge.

Il y a d'ailleurs un domaine où ces techniques sont poussées à l'extrême, c'est celui de l'assurance, car fondamentalement le problème principal pour un assureur c'est comment faire que l'individu assuré se comporte comme ne l'étant pas.

cordialement

14 décembre 2006 à 17:36:44
Réponse #34

Persea


A titre perso, je ne suis pas mieux que les autres, il y a des sujets qui ne m'interresse pas, qui me semble à 100 000 km de mon univers. mais ils existent pourtant et ils pourraient bien entrer en collision avec mon petit monde bien fragile. J'espère que ce jour là, je ne serai pas pris au dépourvu parce que je n'y ai pas prêté attention alors que j'en avais l'occasion.

Idem pour moi !  ;)

Pour ce qui est de notre état d'interdépendance, je suis 100 % d'accord avec toi. Je suis de caractère quelqu'un de très indépendant (c'est également une question de fierté) et je fais toujours tout pour me débrouiller selon mes propres moyens, au maximum. Je ne connais un homme qui est le contraire de cela, au moindre problème il demande de l'aide, mais vraiment pour des choses dérisoires, c'est la politique de la "solution de facilité" à 100 %.
Si je pose un scénario de catastrophe naturelle, de pandémie, je me demande bien comment il parviendra (ainsi que tous ceux qui agissent comme lui) à se débrouiller tout seul, lorsque les personnes desquelles il dépend ne seront plus là pour lui prêter main-forte.... Mais bon, comme je le disais précédemment, "chacun sa vie" on récolte ce que l'on sème et comme disait quelqu'un de plus avisé que moi "c'est pas quand on a fait dans son pantalon qu'il faut serrer les fesses"....
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

14 décembre 2006 à 17:51:18
Réponse #35

Persea


Tiens d'ailleurs, qui parmis nous serez capable de passer 2 jours dans un cas pareil ? sans chauffage, éclairage etc ?..

C'est arrivé lors de la tempête de 99.
Pour l'éclairage, des bougies, prévoir une lampe de poche à portée de main au cas où il faille se déplacer... Le chauffage, superposer plusieurs couches de vêtements, mettre un gros bonnet et des chaussettes bien chaudes, se glisser sous une couverture. L'alimentation, en ce qui me concerne, j'ai un petit réchaud avec deux ou trois petites bouteilles de gaz, utile ne serait-ce que pour se chauffer une boisson bien chaude. Je suppose que je zappe plein de choses mais c'est déjà un bon début...

(cela dit, tu fais bien d'en parler,  faudra que je pense à me ravitailler en bougies, je ne dois plus en avoir beaucoup... :-[)
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

14 décembre 2006 à 17:56:02
Réponse #36

Patrick


Malgrè les exemples plétoriques dans la presse voire dans le vécu de chacun où une situation qui semblait sous contrôle dans un cadre normé, peut partir assez rapidement en live et durablement, la majorité des personnes ne se sentent pas concernées.

Et même au sein de ce forum, il y en a pour critiquer une certaine forme de préparation et de veille de la part de la branche urbaine des survivalistes, qui minimisent le risque de violence urbaine. Pourtant, ce risque est statistiquement plus pregnant que le risque d'inondation ou de blackout total.

Aussi, je suis persuadé qu'il ne sert de rien de tenter de convaincre, mais plutôt suggérer, faire partager des vécus.

14 décembre 2006 à 21:29:55
Réponse #37

DavidManise


Patrick,

Je pense qu'il appartient à chacun d'évaluer les risques auxquels il/elle est confronté(e) personnellement.  Point barre.  Certains préfèrent le mode autruche ?  C'est leur choix.  Et le jour où le service publique ne pourra rien pour eux (malgré toute la bonne volonté du monde), ça sera bien fait pour leur gueule.  Je ne juge pas.  Non.  C'est bien pire en fait <rire>

Pour ma part (tu as vu un peu dans quel genre d'endroit je vis), je ne crains pas trop la violence urbaine.  La dernière grosse crise de violence urbaine qu'on a eu au village, c'était une bataille de boules de neige.  Bon bref.  La survie urbaine m'est à peu près aussi utile ici que la survie en milieu polaire pourrait l'être pour un Burkinavais.  Ceci dit c'est un domaine qui m'intéresse, simplement parce qu'un jour je devrai peut-être retourner en ville.  Qui sait. 

Bon bref...

Plonky,

Ok merci, je comprends mieux.  Ça devenait un poil trop abstrait pour mon esprit limité <rire>. 

En gros, tu dis que la société cherche à faire de nous de paisibles moutons dépendants et dociles, parce que c'est plus facile à gérer.  Welcome to my head <rire>

D'ailleurs, pour arriver à ce résultat, on utilise de nombreux et divers stratagèmes :

- la peur (dans les médias, sans arrêt)
- la faim (faut vraiment ramer pour s'en sortir)
- la pub (je veux ça, faut que je bosse, etc.)
- le crédit (je veux une baraque...  et même maintenant, je veux un crédit, donc je dois être solvable, etc.)
- la spécialisation (plus personne sauf les agriculteurs et certains rares survivors sont encore un peu autonomes, tous les autres dépendent de tout le monde pour survivre)
- l'État régalien (tous ceux qui ne se sont pas collés dans les mailles du filet sont considérés comme des déviants et donc "traités" par l'appareil judiciaire)
- etc.

Je ne pense pas qu'il existe une collusion entendue ou un grand plan de match général pour en arriver là.  Ça me semble un peu trop énorme.  Mais le fait est que tous ces éléments pris isolément produisent des effets émergents très simples et très homogènes : notre marge de liberté est de plus en plus réduite.  Nous sommes de plus en plus coincés, dirigés, canalisés, normalisés, dans TOUT ce que nous faisons.

Pour ma part, je crois en les principes fondateurs de la démocratie, à commencer par la liberté.  La liberté de penser, d'être, de l'ouvrir et d'agir.  Et cette liberté, elle n'est possible qu'à partir du moment où nous sommes en phase avec certains petits détails anodins, style notre esprit critique et notre instinct de survie. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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14 décembre 2006 à 23:56:20
Réponse #38

crotale


.

Aussi, je suis persuadé qu'il ne sert de rien de tenter de convaincre, mais plutôt suggérer, faire partager des vécus.

Je suis de l'avis de Patrick en ce sens, nul ne sert de tenter de convaincre son prochain ou de le sensibiliser aux risques inhérents à la survie (qu'elle soit naturelle ou urbaine), si ce dernier n'est pas réceptif ou ne présente aucun intérêt pour la matière !

Parmis celles et ceux qui vivent ou subissent des situations d'agressions, d'accidents corporels, de blessures grâves d'un proche en pleine nature....combien choisissent ensuite de suivre des cours de protection personnelle, de secourisme ou de survie en mer/montagne ? Une trop forte minorité.

A chacun d'évaluer ses besoins et d'être en mesure de renoncer à cette notion de norme sociale qui conditionne les gens à êtres assistés, rassurés ou inquiétés !
« Modifié: 14 décembre 2006 à 23:58:08 par crotale »
http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

15 décembre 2006 à 18:19:02
Réponse #39

guillaume


« Modifié: 15 décembre 2006 à 18:26:08 par guillaume »

15 décembre 2006 à 21:49:39
Réponse #40

lunar


Et le jour où le service publique ne pourra rien pour eux (malgré toute la bonne volonté du monde), ça sera bien fait pour leur gueule. 

Mouais. Ce n'est pas seulement une question de se mettre la tête dans le sable. Simplement de confiance. C'est un des fondements de la République que d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Nous donnons une partie de notre labeur sous forme d'impôts en échange de cette sécurité. Au risque de passer pour Oui Oui au Pays des Jouets, j'ai envie d'y croire. Je préfère de loin une vie en collectivité, citoyenne, organisée, solidaire qu'une somme d'individualités se cotoyant (le discours politique n'est pas loin mais je préfère ne pas m'y aventurer) avec comme philosophie chacun pour sa gueule (je sais pour lire ce forum depuis un bon moment que ce n'est probablement pas le cas d'un bon nombre ici. C'est un lieu plutôt humaniste). Donc pas bien fait pour leur gueule si ils ont eu la naïveté de croire que le Contrat Social passé avec l'Etat n'était que fumisterie (cf le Cyclone Katrina).
Il est cependant évident que dans un certain nombre de situation (catastrophes naturelles, industrielles, ...) l'Etat ne pourra pas être en mesure de remplir sa partie du contrat immédiatement. Là, intervient peut-être le prosélytisme sur les techniques de survie. Celle d'être capable de démarrer un feu sous la pluie n'interressera evidemment qu'une frange marginale (mais interessante  ;)) de la population. Mais par contre les conseils de bon sens comme celui de se donner la possibilité d'être autonome pendant quelques jours (quoi et comment stocker, le principe du "manges ce que tu stockes, stocke ce que tu manges",...), remineraliser de l'eau de pluie, les gestes de premiers secours (l'AFPS devrait être obligatoire à mon avis), savoir faire face à une rupture de l'approvisionnement en electricité en hiver pendant quelques temps, etc... interpelleront forcement le personne lambda, à fortiori si il a charge une famille. Du proselytisme citoyen en quelque sorte puisque plus il y aura de monde sachant réagir correctement à ce genre d'aléa, plus le bénéfice pour l'ensemble sera grand.


15 décembre 2006 à 22:11:35
Réponse #41

Raide Baron


Dans le genre réconfortant, j'ai remarqué lors de multiples inondations dans ma région mosane, que les gens étaient volontiers solidaires... en cas de malheur commun... :'(

Pompes personnelles, matos de nettoyage et coups de main s'échangent volontiers en attendant les secours souvent débordés et qui ont sans doute des "ordres de priorité" dans les interventions... :)


16 décembre 2006 à 09:50:09
Réponse #42

promeneur4d


Celle d'être capable de démarrer un feu sous la pluie n'interressera evidemment qu'une frange marginale (mais interessante  ;)) de la population.
Mais par contre les conseils de bon sens comme... remineraliser de l'eau de pluie,...

AMHA faire un feu sous la pluie est plus important que remineraliser l'eau de pluie. Si on ne remineralise pas l'eau de pluie on est mal apres ''quelques'' jours seulement.  ^-^
Si on ne sait pas faire un feu (meme utile en ville je pense) on meurt plus vite que si on ne remineralise pas l'eau. (regle des trois)
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

16 décembre 2006 à 10:27:18
Réponse #43

Diesel


Hum, ce n'est pas si simple promeneur4d car la nature des priorités peut varier selon le problème à affronter.

16 décembre 2006 à 10:40:34
Réponse #44

promeneur4d


Hum, ce n'est pas si simple promeneur4d car la nature des priorités peut varier selon le problème à affronter.

Ca c'est vrai. Je vis pas dans une region chaude alors pour moi la priorité c'est surtout l'abri.  :-\
Mais je ne suis pas d'accord que de savoir faire un feu sous la pluie pourrait etre utile seulement a une petite partie de la population.
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

16 décembre 2006 à 14:06:08
Réponse #45

DavidManise


Salut :)

Mouais. Ce n'est pas seulement une question de se mettre la tête dans le sable. Simplement de confiance. C'est un des fondements de la République que d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Nous donnons une partie de notre labeur sous forme d'impôts en échange de cette sécurité. Au risque de passer pour Oui Oui au Pays des Jouets, j'ai envie d'y croire.

Ben moi aussi !!!

Le problème c'est qu'aucun pouvoir central ne peut être présent partout, tout le temps.  Que le gouvernement soit là pour faire descendre le niveau moyen de criminalité et de violence, ça me semble absolument indispensable.  Nous avons besoin de cela, sinon ça serait la guerre civile permanente.  La jungle !  Ceci dit, il existe toujours un intervalle entre le moment où quelqu'un commence, par exemple, à te tabasser, et le moment où la police pourra te venir en aide.  Typiquement, ce laps de temps est suffisant pour que tu en prennes plein la bouche.  Ça c'est un fait.  Donc en attendant que les secours se pointent, il faut se démerder tout seul pour survivre.  Point barre. 

C'est idem pour la survie au fond des bois, les bastons dans les ruelles, les extractions de populations françaises dans les coins chauds de la planète...  Le gouvernement est, de facto, là pour ramasser le mieux possible les pots cassés et c'est tant mieux.  Mais en attendant, il faut pouvoir tenir jusqu'à ce que les secours se pointent... 

Citer
Je préfère de loin une vie en collectivité, citoyenne, organisée, solidaire qu'une somme d'individualités se cotoyant (le discours politique n'est pas loin mais je préfère ne pas m'y aventurer) avec comme philosophie chacun pour sa gueule (je sais pour lire ce forum depuis un bon moment que ce n'est probablement pas le cas d'un bon nombre ici. C'est un lieu plutôt humaniste). Donc pas bien fait pour leur gueule si ils ont eu la naïveté de croire que le Contrat Social passé avec l'Etat n'était que fumisterie (cf le Cyclone Katrina).

Sans vouloir t'offenser (je t'aime bien et j'apprécie ta présence ici comme ton opinion, hein !!!) j'ai l'impression que tu vois les choses de manière trop manichéenne.  Ça n'est pas d'un côté "tous ensemble" et de l'autre "chacun pour sa gueule".  Dans les faits, c'est un mélange des deux.  Il faut de la prévention, de la mise en commun, du dialogue, de l'échange, de l'intégration, de la bonté, de l'humanisme...  mais il arrive que, pendant de courts laps de temps ce système ne fonctionne pas.  Et en attendant que la cavalerie se pointe, il faut se débrouiller seul(e). 

Bref...  je ne pense pas qu'il faille obliger les gens à se démerder seuls.  Je pense qu'il faut continuer à aller aider ceux qui en ont besoin.  Je pense qu'il faut continuer à financer collectivement les premiers secours, les hopitaux, la police, l'armée, etc.  Mais je pense qu'il faut AUSSI donner les moyens aux citoyens de s'aider eux-mêmes en attendent que le système ne puisse intervenir pour les sortir du vomi.

Ça n'est pas l'un OU l'autre.  Ça doit être l'un ET l'autre.  Et ceux qui pensent que le système peut (et donc doit) être partout présent et infaillible pour les tirer de la m*rde rêvent complètement en couleurs.  C'est idéologiquement bien joli, mais techniquement c'est irréalisable.

Citer
Il est cependant évident que dans un certain nombre de situation (catastrophes naturelles, industrielles, ...) l'Etat ne pourra pas être en mesure de remplir sa partie du contrat immédiatement. Là, intervient peut-être le prosélytisme sur les techniques de survie.

Je pense que nous sommes d'accord sur le fond. 

Ciao ;)

David
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16 décembre 2006 à 14:59:24
Réponse #46

Raide Baron


Excellente réponse, David.

C'est parfois aussi l'Etat et ses services publics qui décident de faire de vous un sinistré.

Quand les inondations d'un fleuve deviennent inévitables, la question pour eux est de savoir quelles zones ils vont laisser sinistrer afin d'en préserver d'autres...

Pour des raisons de coûts et de densité de population assez compréhensibles,  les villes importantes sont préservées au détriment des campagnes où les gens se sont gentiment équipés à leur frais pour pallier l'absence de secours immédiat...

Et comme je le disais plus haut, une sorte de solidarité "spontanée" s'organise alors entre les sinistrés d'une calamité partagée... :) 
« Modifié: 16 décembre 2006 à 15:16:30 par Raide Baron »

20 décembre 2006 à 17:53:53
Réponse #47

PlatypuS


Ah Darwin, quand tu nous tient... ::)
En lisant ce post, je me rend compte que la pensée moyenne est favorable à la selection naturelle  ;D Apprenez, mes frères, ou périssez dans votre vomi... La polyvalence n'est pas considérée comme un + aujourd'hui, c'est plus une perte de temps. :-\
(c'est loin de ma pensée, je vous rassure... ;))
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

15 février 2007 à 11:57:45
Réponse #48

aurochs


 :D Tout à fait d'accord avec beaucoup de réactions sur ce fil, et en particulier celles du Manitou ou de Chris 7273.

J'évite aussi le terme survie et parle davantage de sécurité (comme c'est à la mode lol) de vie dans la nature... Et j'enjolive par des histoires perso... En montagne où j'ai donné, en forêt, même en voiture quand sur une petite route de la Creuse, un jeune motard venu dd'on ne sait où m'a percuté dans un virage sans visibilité. Là, bien sur je m'étais dessaisi de mon portable et n'avais ni triangle, ni veste fluopour éviter un sraccident. Depuis j'ai comblé cette lacune.

En fait, les gens rigolent quand ils me voient patir aux champignons avec ma trousse de survie à la ceinture ou en bandoulière, quand ils apercoivent mon mini compas à mon bracelet-montre... Et puis un jour, ils s'aperçoivent que ça peut servir !

En fait, je suis partisan de la pédagogie douce.

mon regret, c'est que la France soit l'un des pays d'Europe le plus attardé en matière de geste qui sauve. Et pour cause... 60e mini pour un AFPS à la Croix-Rouge... Et il ne veulent pas en démordre.

dans l'assoc où je m'occupe de jeunes, j'ai utilisé le système D (bien frenchie) et demande à des parents ou amis liés au corps médical de les former... Mais ils n'ont pas l'AFPS bien que leur niveau soit parfois supérieur (grâce à un médecin urgentiste et une infirmière réa qui a fait de la CR).

Bref, restons béton quand on se moque de nous, et intervenons quand c'est nécessaire... c'est peut être la meilleure pédago.

Aurochs   

21 septembre 2007 à 00:43:24
Réponse #49

bastien


salut a tous,

j'aimerais remettre ce fil au gout du jour avec les nouveaux arrivants.

en effet je pense que sensibiliser les gens au fait que les chaines d'approvisionnement et de secours ne seront toujours oppérationnelles me semble une chose importante.

somme nous, en france a l'abris de toute forme de catastrophe? je ne le pense pas.

le principe de purification de l'eau a beaucoup intéressé quelques amis randonneur. le firesteel avec oeuf de manise, presque tous mes potes qui font du canoé ou du kayac. bref j'essaye de donner aux gens les tuyaux qui leur serviront et leur expliquer pourquoi (ex concret) le tout sans utiliser le mot survie, car il y a tout de suite une forme de reticence qui se forme alors

en attendant vos idées...

@pluche

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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