Patrick,
Je pense qu'il appartient à chacun d'évaluer les risques auxquels il/elle est confronté(e) personnellement. Point barre. Certains préfèrent le mode autruche ? C'est leur choix. Et le jour où le service publique ne pourra rien pour eux (malgré toute la bonne volonté du monde), ça sera bien fait pour leur gueule. Je ne juge pas. Non. C'est bien pire en fait <rire>
Pour ma part (tu as vu un peu dans quel genre d'endroit je vis), je ne crains pas trop la violence urbaine. La dernière grosse crise de violence urbaine qu'on a eu au village, c'était une bataille de boules de neige. Bon bref. La survie urbaine m'est à peu près aussi utile ici que la survie en milieu polaire pourrait l'être pour un Burkinavais. Ceci dit c'est un domaine qui m'intéresse, simplement parce qu'un jour je devrai peut-être retourner en ville. Qui sait.
Bon bref...
Plonky,
Ok merci, je comprends mieux. Ça devenait un poil trop abstrait pour mon esprit limité <rire>.
En gros, tu dis que la société cherche à faire de nous de paisibles moutons dépendants et dociles, parce que c'est plus facile à gérer. Welcome to my head <rire>
D'ailleurs, pour arriver à ce résultat, on utilise de nombreux et divers stratagèmes :
- la peur (dans les médias, sans arrêt)
- la faim (faut vraiment ramer pour s'en sortir)
- la pub (je veux ça, faut que je bosse, etc.)
- le crédit (je veux une baraque... et même maintenant, je veux un crédit, donc je dois être solvable, etc.)
- la spécialisation (plus personne sauf les agriculteurs et certains rares survivors sont encore un peu autonomes, tous les autres dépendent de tout le monde pour survivre)
- l'État régalien (tous ceux qui ne se sont pas collés dans les mailles du filet sont considérés comme des déviants et donc "traités" par l'appareil judiciaire)
- etc.
Je ne pense pas qu'il existe une collusion entendue ou un grand plan de match général pour en arriver là. Ça me semble un peu trop énorme. Mais le fait est que tous ces éléments pris isolément produisent des effets émergents très simples et très homogènes : notre marge de liberté est de plus en plus réduite. Nous sommes de plus en plus coincés, dirigés, canalisés, normalisés, dans TOUT ce que nous faisons.
Pour ma part, je crois en les principes fondateurs de la démocratie, à commencer par la liberté. La liberté de penser, d'être, de l'ouvrir et d'agir. Et cette liberté, elle n'est possible qu'à partir du moment où nous sommes en phase avec certains petits détails anodins, style notre esprit critique et notre instinct de survie.
Ciao

David