Bonjour à tous.
Moi j'aurai tendance à mélanger un peu tout, alors je me suis fait un petit "brain storming" ( un peu comme le Jeu de Mots du forum) sur ce terme.
Bien-veillance
( On laisse le terme "bien" de coté pour l'instant car c'est une notion super variable d'un individu à l'autre)
sur-veillance, veiller sur, garder, prendre soin...
Donc, pour moi, quelqu'un de bienveillant, sera quelqu'un investit d'un pouvoir ou savoir ( ce qui revient à la même chose) reconnu, accepté par tous, qui veillera sur les gens dont il a accepté et a conscience d'avoir la charge.
Ex : un père ou une mère sur ses enfants, un éducateur, un prof, voire un chef ou un leader- ressituer ces gens là dans leurs contexte respectifs, notamment pour le chef ( armée) ou le leader-
Sans pouvoir, on ne peut être bienveillant ( mais on peut faire le choix d'être une vraie peau de vache aussi !).
La notion de Bien est également rattachée dans ce terme, mais il faut déterminer vers qui doit être dirigée cette notion.
Si le bien, c'est pour le chef, c'est plus de la bienveillance, c'est de l'autosatisfaction.
A partir de là, il n'est pas difficile de comprendre que cette notion de Bien doit être dirigée vers celui dont on défend les intérêts voire que l'on éduque. Et comme le dit Berthram ( Nietzschéen ? hé hé, pourquoi ne suis-je pas étonné !) on doit être prêt à passer pour le sale con de service si cela doit servir celui sur qui on veille.
Quelqu'un de bienveillant n'est donc pas forcément quelqu'un de gentil avec moi ( tout du moins en apparence), mais ce sera quelqu'un qui fera ce qu'il pense être le mieux pour moi ou pour mes intérêts, voire ma vie.
En situation de survie, ce peut être le leader du groupe qui va me pourrir, son seul but étant que je reste en vie par ex.
Bienveillance et autorité vont donc ensemble amha. Mais on ne peut être bienveillant qu'avec des individus qui ont besoin de bienveillance et c'est peut-etre là que le bât blesse, ou tout du moins que le piège existe, car à vouloir être bienveillant on peut vite devenir dirigiste, despote et tyrannique en argumentant que c'est pour le Bien du gars ou le Bien Public, ou celui du peuple ( on a vu quelques tyrans avec des justifications comme ça)
Celui qui bénéficie de la bienveillance d'autrui doit aussi un jour s'affirmer et gagner une position indépendante ( tordre le cou du monstre " Tu Dois" de Nietzsche) avec les risques qui vont avec ( un peu comme l'indépendance que prend un gamin quand il "s'installe" dans la vie, ça se fait quelquefois avec douleurs et fracas !). Car la bienveillance a ses limites, on aurait vite fait de glisser vers l'assistanat...
Auquel cas le "bienveillant" du départ, doit aussi comprendre qu'il doit descendre de son piedestal et considèrer l'autre comme son égal, son frère et que l'autorité n'est plus de mise, qu'il est l'heure du partage...
Quelqu'un de bienveillant, c'est par exemple le videur qui pourrait me pêter la gueule d'une chiquenaude mais qui préfère désarmorcer et faire en sorte que je me calme pour pouvoir revenir le lendemain( débourré !), parce que : c'est mieux pour le taulier, c'est mieux pour lui et quand même c'est mieux pour moi ( plutot que d'avoir la tronche en "8" et de finir au poste!). ça veut pas dire que c'est mon copain, ça veut juste dire qu'il a fait ce qu'il y avait de mieux pour moi et pour tout le monde... parce qu'on est tous capables d'être des sales cons en fait !
Voilà voilà...
Quand aux malveillants, perso j'y crois pas trop. Y'a des gens aigris et malheureux ( ça va ensemble), c'est sûr ; des gens bêtes encore plus. Mais des gens, qui foncièrement, veulent du mal aux autres, là cela relève de la pathologie psychiatrique. C'est une autre histoire.