Est-il pour autant possible d'envisager des systèmes pour lesquels aucune modélisation prédictive ne soit possible ?
Tu peux construire un système dans lequel un évènement quantique (par exemple la désintégration d'un atome précis) peut avoir un effet macroscopique (faire péter une bombe). Là, aucun modèle ne te dira quand ça va péter ...
Mais il y a aussi des systèmes où il y a plusieurs bassins d'attractions voisins, et pour lesquels il est impossible de prévoir où
le système ira se coller, alors que ça correspond à des futurs très différents :
La guerre froide aurait pu dégénérer, et nous ne serions peut-être plus là pour en parler...
Si on cherche des systèmes non-anthropisés, on peut prendre l'exemple des cohortes dans des écosystèmes : en partant des mêmes conditions, on peut aboutir à des compositions floristiques et faunistiques très différentes, car des effets microscopiques vont privilégier telle cohorte dans un cas, telle autre dans un autre.
Et tout bêtement la météo : au delà de quelques semaines, on ne pourra JAMAIS prédire le temps, alors qu'on peut de mieux en mieux prédire le climat (valeurs moyennes des données météo) sur des centaines d'années.
Là ce n'est plus des maths et tu procèdes par affirmation...il faudrait que je prenne le temps de te répondre. Sans infirmer ou conforter tes propos, disons que c'est discutable.
C'est en fait étayé sur des théories mathématiques bien précises, et dont certaines sont appliquées entre autres par un de mes anciens collègues, physicien reconverti dans la finance. En bref, si tu peux acheter et revendre très vite (plus vite que les copains - et sa boîte a dans ce but acheté des locaux à Manhattan pour ses ordinateurs, afin d'éviter de perdre le temps de transfert du signal entre les bureaux parisiens et la bourse New Yorkaise

), tu fais du bénéfice. Mais ça veut dire que tu tires du fric du système sans apporter de valeur. Et il est assez facile de montrer que ça a un rôle déstabilisateur. C'est la raison pour laquelle il serait intéressant d'apporter de la viscosité (ou du frottement) au marché, en imposant une taxe minime, soit sur toutes les transactions, soit seulement sur les transactions rapides. Ou carrément d'interdire les transactions ultra-rapides.