Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Sauter à l'eau avec un gilet de sauvetage.  (Lu 21121 fois)

11 décembre 2006 à 16:31:53
Lu 21121 fois

Laurent23


Salut, voila en six points ce qu'il faudrait faire.

Il est essentiel de s'assurer que le fait de quitter un navire de cette manière est une bonne décision selon les circonstances et qu'aucune autre solution ne pourrait être meilleure.

1. Ôtez tout objet qui pourrait vous blesser lors de l'impact dans l'eau tel que lunettes dentier, verre de contact, appareil auditif et objets tranchants que vous pourriez avoir dans vos poches.

2. Conservez vos bottes ou chaussures.Vous serez mieux protégés contre l'hypothermie que si vous êtes pieds nus.

3.Il faut sauter du devant ou de l'arrière du navire si celui-ci risque de chavirer. Assurez-vous que l'élice ne tourne plus si vous sautez de l'arrière. Il est important de sauter du pont le plus bas afin de diminuer le choc de l'impact et diminuer les risque de noyade due à la perte possible de controle de la respiration.

4. Regarder le point de chute avant de sauter pour s'assurer qu'il est libre de tout débris ou d'une autre personne.

5.Pour sauter, tenir le gilet le plus serré possible avec vos bras et bouchez votre nez avec votre main.Afin de faire une entrée verticale à l'eau, faire un grand pas vers l'avant, puis joindre les pieds.

6. une fois à l'eau, essayez d'en sortir par tout les moyens possibles. Si non, regroupez-vous en position cocus ou si vous êtes seul, adoptez la position foetus.

Merci à l'institut maritime du Québec-CFMU Cours FUM partie B-1

11 décembre 2006 à 16:47:31
Réponse #1

crotale


Merci Laurent 23 pour ces précieuses infos !

Concernant une eau relativement froide (-15°), quelles sont les attitude d'urgence à adopter afin de survivre le plus longtemps (des données approximatives sur les durées de survie dans une eau froide, en minutes), et d'éviter l'hypotermie ?  Est-il préférable de rester un minimum actif, dynamique dans ses mouvements afin d'avoir une infime chance de réchauffer sa température corporelle, ou vaut-til mieux se laisser porter par la houle et dépenser le moins possible d'énergie en attente des secours ?

Certains spécialistes dont John Wiseman recommandent de se positionner avec un gilet comme si on marchait dans l'eau en effectuant des mouvements de pas lents sous l'eau à rythme régulier pour avancer...

Parmis les éléments métériels qui peuvent faire la différence dans pareille situation, notons le port d'un combi de plongée sous ses effets vestimentaires, avoir un élément flottant sur lequel se hisser ou s'accrocher...
http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

11 décembre 2006 à 16:56:48
Réponse #2

Baptiste


Pour l'eau à -15ºC, c'est pas possible en sachant que l'eau douce gèle à 0ºC et que l'eau de mer gèle au grand maximum à -2ºC.
L'eau libre la plus froide du globe est observé en Antarctique, sa température est de 0ºC environ.

En ce qui concerne les combinaisons, les ambarcations de commerce (je ne sais pas pour celle de plaisance) doivent embarquer des combinaisons d'immersion qui procurent une flottabilité et un surcroît de chaleur aux naufragés.

Citer
La combinaison d'immersion ou combinaison de survie est un engin de sauvetage individuel permettant de se préserver de l'hypothermie tout en procurant une flottabilité sur le dos.

Depuis Juillet 2006, tous les navires de charge doivent avoir à leur bord au moins une combinaison de survie pour chaque membre d'équipage. Elle doit satisfaire aux prescriptions de la règlementation SOLAS.

La combinaison est présentée dans un conteneur ou un sac, elle est étanche à l'eau, dotée de bonnes propriétés d'isolation thermique, fabriquée généralement en néoprène (d'autres matières sont également utilisées) et s'enfile par dessus les vêtements (à l'exception des chaussures sauf pour certains modèles spéciaux). Elle est munie d'un harnais d'hélitreuillage, de bandes rétroréfléchissantes, d'une lampe de signalisation, d'un poumon de flottabilité gonflable (automatiquement ou à la bouche), d'une poche de liquide colorant, d'un sifflet, d'une ligne de vie (cordage). Il doit être possible de l'enfiler en moins d'une minute.

Le port de la combinaison de survie dispense de l'utilisation d'un gilet de sauvetage

« Modifié: 11 décembre 2006 à 17:01:59 par Razak »
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

11 décembre 2006 à 17:00:46
Réponse #3

gglt


Pour l'eau à -15ºC, c'est pas possible en sachant que l'eau douce gèle à 0ºC et que l'eau de mer gàle au grand maximum à -2ºC.
Tafdak, mais je pense qu'il voulait dire < 15°C
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

11 décembre 2006 à 17:01:03
Réponse #4

crotale


Oups, grosse faute de ma part, il fallait voir  : "une  eau à  moins de + 15°"  :-[

http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

11 décembre 2006 à 17:08:14
Réponse #5

crotale


Pas mal du tout ce genre de combinaison à enfiler par dessus ses effets civils, trés pratique et fonctionnelle, une combi de survie en quelque sorte qui devrait faire partie des kits d'urgence de tous les usagers maritimes.



http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

11 décembre 2006 à 17:18:48
Réponse #6

kazar


Position cocus ? On se tient par les cornes?

Stéphen.

11 décembre 2006 à 17:23:00
Réponse #7

Raide Baron


A la queue leu leu, peut-être ? :)

Embrochés par la corne ? ;D

11 décembre 2006 à 17:23:17
Réponse #8

Laurent23


Pour répondre à Crotal, La technique de nage debout, appelée surrescon, serait le moyen le plus repide de mourir d'hyothermie en eau froide.
"Les essais dans l'eau à 10°C révelent que le refroidissement du corps d'une personne est 82% plus rapide que si elle portait un gilet de sauvetage et se tenait immobile."

Dans une eau à 10°C, le temps de survie pour un sujet en position du foetus avec un gilet de sauvetage est de 228 minutes alors qu'il est de 84 minutes en surrescon.
Malheureusement, l'auteur(Dr Hayward) ne spécifie pas si le sujet est habillé ou non. Daprès moi, il l'est.

Le corps humain dans l'eau froide, perd 1,8% de sa capacité musculaire par minute dès que la T° extérieur de sa peau est inférieur à 10°C.
Ciao

11 décembre 2006 à 18:11:05
Réponse #9

crotale


@ Laurent23, merci pour ces précisions, position du foetus avec gilet et correctement habillé permettent dont de tenir un peu moins de 4 heures dans une eau à 10°.
http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

13 décembre 2006 à 16:44:17
Réponse #10

Jacques


Ne pas oublier de l'attacher par en dessous les jambes avant de sauter à la baille et MEME dès l'embarquement si vous êtes sur de petites embarcations dans endroits potentiellement problématiques.
Sinon tous les risques qu'il remonte comme lorsque vous virez votre tee-shirt : à la place de vos mains, c'est la pression de l'eau qui fait le boulot.

22 mai 2008 à 18:09:42
Réponse #11

Walk


hop, hop déterrage de poste:
Bon alors je ne suis pas d'accord avec certains points:
-->
Citer
Conservez vos bottes ou chaussures.Vous serez mieux protégés contre l'hypothermie que si vous êtes pieds nus.
-->
Citer
Le port de la combinaison de survie dispense de l'utilisation d'un gilet de sauvetage
Pourquoi:
-->Vous avez déjà essayé de nager avec des bottes??? Et ben parce que moi ça m'entraine au fond. A l'age de 6 ans (ça fait un bail) je me suis retrouvé à flotte dans un port parce que je marchais à reculons sur un ponton (on me là fera pas deux fois ;D ). Et ben j'ai coulé à pic , les bottes pleines de flotte. Et je vous promet que c'est pas une super sensation de se faire entrainer par le fond à cet age là... je me souviens avoir ouvert les yeux par réflexe, enlevé mes deux bottes (qui doivent toujours être au fond du port depuis :D)...je me suis débattu pour remonter et là je me suis fait repêcher par la peau du cou.  Donc pour moi: garder les bottes bof  ;)
-->La combi de survie , j'aurais pas confiance....elle a beau avoir un poumon gonflable: tu perces un bout de ta combi  sans t'en apercevoir (et si en plus la cartouche ne marche plus... :o) et ça se remplit (ok pour moi quand t'as pas d'objet coupants et/ou tranchants à proximité, mais sinon...)

mes deux bottes ;D    Walk
« Modifié: 22 mai 2008 à 18:22:08 par Walk »
C'est pas l'âge qui fait vieillir, c'est le kilométrage...

22 mai 2008 à 19:06:29
Réponse #12

cyber.taz


Tafdak, mais je pense qu'il voulait dire < 15°C

[HS mode = ON]

Physiquement de l'eau liquide est possible jusqu'à -39°C. C'est l'état de surfusion.
Dans la nature c'est improbable pour nous de le voir bien de l'histoire des chevaux du lac Ladoga puisse être vérididique (voir le lien)

[HS mode = OFF]

22 mai 2008 à 19:36:35
Réponse #13

Langouste


hop, hop déterrage de poste: [...]

Salut  :)

Merci pour ton histoire, je suis impressionné par ton réflexe d'enlever les bottes à seulement 6 ans !  :o  :up:

Pour la combinaison de survie, tous les modèles n'ont pas de poumons. Les modèles de base ressemblent à une combinaison de plongée étanche, un peu plus large. Les bottes sont intégrées dans la combinaison, l'eau ne doit pas -normalement- rentrer dedans. L'air emprisonné dedans constitue une bonne réserve de flottabilité. Le tissus est résistant.
La fonction n'est pas exactement la même qu'un gilet de sauvetage: une combinaison permet de se mouvoir (presque) normalement hors de l'eau (un gilet est très encombrant - sauf les modèles autogonflants), elle isole thermiquement de l'eau (un gilet pas du tout), elle constitue une bonne réserve de flottabilité.
A noter que beaucoup - la plupart ?- de gilets de sauvetage sur les unités en mer sont de grosses merdasses. Conformes à la reglementation, point. Aucune amélioration ergonomique, système d'accroche des sangles pourri : visiblement c'est pas fait pour servir.  :(

22 mai 2008 à 23:34:24
Réponse #14

Mik


Salut

Pour les bottes je ne suis pas aussi convaincu.
Les matériaux modernes font que celles-ci sont de plus en plus légères. De plus, si vous prenez certaines marques de bottes (Chameau entre autre), certaine sont doublées en néoprène donc aide à la flottabilité générale...
En plus, nager avec des bottes c'est possible - pas simple mais possible. Dans les lycées maritimes lors de cours en piscine les élèves si entraînent parfois...

En ce qui concerne les combinaison, il ne faut pas confondre les combinaisons dites de survie (Cotten, Piel...) en néoprène, très lourdes et pas toujours étanches et des combinaison plutôt dite sèche (Musto HPX notamment) en tissu technique (goretex...) et assurant une réelle protection et pouvant avoir une réserve d'air (système de "gonflage" globale de la combi).

Pour infos, les professionnels ont plutôt des combi type Cotten, Piel... alors que les coureurs au large (Vendée Globe...) préfère les combi musto car assurant une meilleure sécurité (gestuelle, respirabilité...).

Désolé de faire un peu de pub mais c'est plus parlant... :D

A+
Mik

23 mai 2008 à 10:13:22
Réponse #15

Ibis


Le fait de porter un gilet de sauvetage ne vous garanti pas le fait de vous maintenir en surface :

En général, un petit gilet genre kayak, c'est juste 50 N, un gilet de sauvetage, 100 au maximum, ce qui est suffisant si vous êtes habillé léger mais pas trop si vous avez sorti votre grosse doudoune

Il existe chez certaines marques des tableaux de référence en fonction des tenues portées et de la taille et poids de la personne

Printemps - Ete - Automne :

Je bosse avec un gilet de sauvetage automatique 150N ou 275N

Hiver :
Tenue HH ou gilet de sauvetage 275N

A noter que pour les gilets automatiques hautiers, une capuche permet d'empêcher de se noyer avec les embruns

Si vous portez un gilet, fermez le toujours, sinon il restera en surface à la moindre chute et vous n'arriverez jamais à le remettre si vous remontez

Concernant les tenues de survie en mer, quelles soient étanches ou non, elles flottent grâce à leur garniture (mousse néoprène bien souvent) et non à l'air contenu, l'air n'est là que pour l'isolation thermique.
Le revêtement varie en fonction des risques encourus, le néoprène réagissant mal au feu
www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

23 mai 2008 à 12:59:21
Réponse #16

Ibis


Les différences entre les gilets :

275N Lifejacket
The 275N Crewfit, 275N Crewfit PLUS and 275N Voyager are high performance devices for offshore and severe conditions when maximum protection is required or where heavy waterproof clothing is being worn. The 275N Lifejacket gives improved assurance of safety from drowning to people who are not able to help themselves. Whilst it cannot be guaranteed to self-right an unconscious user wearing heavy waterproofs, the additional buoyancy it provides should ensure it will in a great majority of cases.

150N Lifejacket
The 150N Crewfit, Crewfit PLUS, Short Adult Crewfit, Junior Crewfit, 150N Voyager and 150N Freedom are suitable for swimmers and non-swimmers, for use in all but the most severe conditions. They will give reasonable assurance of safety from drowning to people who are not able to help themselves. They may not immediately self-right an unconscious user wearing heavy waterproof clothing.

100N Lifejacket
Suitable for people who can swim, for use in sheltered waters. It gives a reasonable assurance of safety from drowning to a person in relatively calm waters. They may not immediately self-right an unconscious user.

50N Buoyancy Aids
Only suitable for competent swimmers, for use in sheltered waters where help is close at hand. A 50N Buoyancy Aid only provides support to conscious persons who can help themselves. It is inferior in performance to a Lifejacket.

www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

23 mai 2008 à 23:18:51
Réponse #17

enzo


Pour les vacances de Pâques l'eau était à 10°  :) je suis rester à patauger dans 4 ou 5m d'eau avec PMT et slip de bain.........( Bretagne nord )
Même pas froid ! mais en sortant je ressemblais à un gros schtroumpf tout bleu ! :lol:
 


Ceci dit en mer on flotte très facilement, en ce qui concerne les "gros", c'est un constatation  ::) mais pour les personnes normales sans un poil de graisse il faut "lutter" un petit peu plus avec l'élément liquide.
Je ne connais pas les gilets  :-[ car lors de nos plongées été comme hiver, nous étions toujours en combinaison ( de chasse pour moi ) ce qui ( je ne suis plus trop au courant de la législation actuelle ) comptait comme gilet de sauvetage à l'époque !



   
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

26 juillet 2012 à 08:18:29
Réponse #18

jacqueline


 Déterrage de post :

 C 'est le seul qui parle de gilet de sauvetage. Merci pour le classement des gilets.

http://www.youtube.com/watch?v=1sdmYc_xgS4

 On ne trouve des gilets que près des activités nautiques,  machins un peu symboliques et vécu comme une contrainte.


 Hier dans un autre post  Kilbith rappelait les inondations de Nîmes. Mais  j'ai aussi connu les inondations de la Loire , du Rhône qui sont assez fréquentes, et il n'est pas rare que des gens soient emportés.

 Quand je suis arrivée aux Pays Bas, la mairie m'a offert un bouquin où il y avait les images des inondations de 1953, avec beaucoup de gens sur le toit des maisons, qui dépassaient à peine de l'eau. Impressionnant.

Avec un fort courant, il n'est pas possible de tenir debout avec de l'eau jusqu'à la ceinture.

Parfois les gens sont  emportés dans leur voiture ou leur caravane. Chez moi une femme encore jeune est morte en voulant sauver sa voiture qui commençait à être  emportée par un torrent qui descendait  et traversait le village suite à des pluies diluviennes, et loin de toute rivière, c 'est d'autant plus inattendu. Elle aurait mieux fait de rentrer dans sa maison qui a résisté.

 Dans ces situations les gens sortent  pour sauver un tas de choses, aider ou secourir les voisins.

 Ce sont des situations très stressantes et même pour qqun qui sait  nager il y a le risque de paniquer..

Pas vu de gilet dans les équipements de survie. :-\

 Et qui sait, en situation de survie , en dehors de toute inondation si jamais on doit traverser une rivière, ou simplement s'affairer au bord. Ou bien la nuit en marchant au bord. 

Pas mal de pêcheurs tombent à l'eau chaque année en glissant sur l'herbe, de bons nageurs coulent à pic, ou la barque chavire et toute la famille y passe en voulant se sauver.

 Le pire ce sont les pêcheurs avec la combinaison cuissarde qui monte presque sous les bras : s'ils tombent, l'air contenu dans ce piège leur maintient les pieds en l'air et la tête sous l'eau. Impossible de se relever.  Je crois que c'est interdit, mais il en traine encore dans les greniers..

 ( Si vous êtes pêcheur occasionnel en survie , attention aux lignes électriques, chaque année il y a des morts.)

 Il n'est pas certain qu'un gilet de sauvetage sauve la vie de qqun qui  est emporté dans une rivière en crue, car il y a des risques de choc contre des rochers et avec les matériaux charriés par la rivière, mais  c'est mieux que rien ( il me semble ) et un gros gilet  forme un rembourrage au niveau des cotes et derrière la tête.

 Bien entendu c'est trop encombrant pour emmener avec soi au cas où, mais pour qqun qui habite au bord d'une rivière avec des risques de crue.
 
Bien sûr il ne faut pas habiter dans les zones inondables, mais elles sont définies un jour pour tel débit de crue moyen, ou selon un historique mais  le risque d'avoir une crue plus forte existe toujours.

Puis ça change dans le temps : les hollandais crient au secours, avec la canalisation en grande largeur du Rhin et de la Meuse les crues ont été fortement accélérées, amplifiées. Il a fallu faire des travaux   et créer des zones d'expansion en amont.. Idem pour le Rhône, les crues en bas sont de plus en plus fortes depuis la canalisation complète, et on pas  surélevé les villes et villages, ni les digues du bas Rhône ( curieux que l'aménageur n'ait pas été mis en cause et sollicité pour les reconstruire et les entretenir ).

Quand on a pas mis volontairement  des villages en zone d'expansion de crue, pour protéger l'aval. Exemple :

http://blog.fleuverhone.com/2008/11/13/gerard_bazot_collectif_naufrages_rhone/

 Le climat change aussi, les météorologues, considèrent que les pluies cévenoles ont tendance à occuper une zone de plus en plus large et l'appellent "épisode de type méditerranéen". Récemment il y a eu un tel épisode à Nancy  où j'ai des amis : 1 mètre d'eau dans les rues. Qui l’eut crû ?   

 Pour emporter avec soi, le gilet gonflable serait plus indiqué et il ne gène pas pour travailler au bord de l'eau.

 Qu 'en pensez vous ?       
   
 

26 juillet 2012 à 12:45:41
Réponse #19

Ibis


Plusieurs questions dans un même post, tachons d'y répondre

Un gilet de sauvetage, c'est bien quand on fait un plouf volontaire ou non dans une eau "libre" et relativement calme.
Même sur un site de plongée sportive, j'interdis l'accès au ponton à mon gamin s'il n'a pas de gilet
Il a 8 ans, il sait nager, mais si on lui balance un coup de bloc en pleine figure, je ne suis pas certain qu'il puisse surnager.
Et s'il lui arrive d'oublier son gilet à la maison, il reste sur le bord.  Idem si l'endroit de la mise à l'eau ne permet pas la sortie de l'eau.
La fonction d'un gilet est de maintenir la tête hors de l'eau dans des conditions "normales", à la façon d'un bouchon et donne à peu près les mêmes résultats.
Donc j'attends d'un gilet qu'il maintienne le corps à la surface le temps de le repêcher, sans plus. 
Si je dois me déplacer dans l'eau, j'enfile l'une ou l'autre combinaison, et éventuellement un gilet gonflable manuel.
Si je bosse (ou me déplace sur l'eau sur une petite embarcation), j'ai toujours un gilet, quitte à ce qu'on se foute de moi, mais lorsque j'en vois certains manoeuvrer dans une écluse sans gilet, je me dis que statistiquement, cela finira un jour par un bain.

Dans le cas d'une crue, être emporté par le courant avec un gilet (ou sans), c'est aller droit dans les soucis : l'eau passe partout, y compris sous les obstacles et donc le porteur d'un gilet également, c'est pour cela qu'un gilet en mousse ou un gilet automatique n'est pas approprié dans des situations où une évacuation sous l'eau est à craindre.
Une personne coincée contre un obstacle peut mourir par suffocation, la pression de l'eau empêchant le mouvement respiratoire.  Une personne coincée sous un obstacle n'aura pas le temps de se faire pousser des branchies.

Je n'ai jamais été pris par une crue mais à mon avis, et pour en avoir parlé avec des plongeurs qui étaient à Phuket lors du tsunami, mis à part pour se planquer dans les points hauts, la fuite n'est pas envisageable.

Je pense qu'une corde sera plus indiquée que de se balader avec un gilet dans son sac en randonnée par exemple.
Il existe des modèles de corde flottante, ce qui permettra éventuellement de réaliser un passage à gué ou de guider quelqu'un vers une berge, mais on entre là dans des opérations qui ne s'improvisent pas, et il faut toujours se rappeler qu'on ne lutte pas avec le courant.
On peut aussi réaliser des aides à la flottaison de plein de façon différentes, avec plus ou moins de bonheur.

Il me semble que certains gilets de pèche sont également des aides à la flottaison.

Maintenant, honnêtement, cela ne m'a pas posé de problème d'emmener gilets de sauvetage et un marinephone ainsi qu'un miroir, un sifflet et un panneau de balisage aérien, lors de promenades sur le littoral breton.  C'est totalement overkill mais je ne me fiais pas assez à ma lecture des cartes marines ni au livre des marées que pour aller m'aventurer par là avec mon petit bout, et je ne trouvais pas toujours quelqu'un du crû pour me renseigner,  j'avais peur d'oublier l'heure ou de ne pas entendre le rappel du GSM et de me retrouver coincés sur un rocher.

Pour ce qui est des inondations de 1953 aux PB, certains familles ont vécu un an dans leur grenier, il existe des musées sur cette catastrophe, ainsi que sur les travaux qui ont été entrepris depuis quelques siècles pour gagner de l'espace sur la mer.
C'est impressionnant, surtout les témoignages sur le comportement des survivants

Je n'ai que des mauvais souvenirs de bains forcés avec gilet de sauvetage dans une eau à courant (typiquement la descente d'une rivière ou d'un fleuve en canot d'assaut, kayak et autre baignoire)
on est plié dans tous les sens, on cherche ses appuis mais le gilet refuse souvent d'aller dans la direction souhaitée.  Le point "positif" est que le gilet fournit une bonne prise pour les personnes voulant s'accrocher à vous

www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

26 juillet 2012 à 13:46:51
Réponse #20

jonasvoile


Salut, Plusieurs point /
1) il y a gilet et gilet (flottaison différente, retournement de personne inconsciente ...)
2) C'est super chiant de nager avec un gilet + vêtement humide, y compris de se hisser a bord d'un semi rigide (le mieux pour nager et flotter reste la combinaison néoprène (c'est pour sa que les planchou ne mettent pas de gilet)
3) Avec du courant, sans technique quasi impossible de se déplacer en évitant les obstacle (voir avec les spécialiste de la descente de torrent en montagne)
4) sa reste encombrant dans un sac, ou cher pour un auto gonflant.
5) si l'eau est froide sans tenue adaptée, il ne faut pas rester dans l'eau longtemps
6) un gilet doit étre adaptée et réglée correctement a son porteur (ne pas oublier la sous cutale)

@ + jonas

26 juillet 2012 à 14:55:24
Réponse #21

jacqueline


Merci Ibis et Jonas pour vos réponses.

 Je vois bien les difficultés du gilet dans une rivière en crue, surtout avec des obstacles.

Voir la photo un peu extrême ci dessous, une ville et une rivière que je connais bien  ( le bois est coincé par un pont  ) avec un gilet on serait entrainé dessous, avec le risque de rester accroché ou coincé entre deux troncs..

 Je vais aller m'installer près d'une rivière, et je compte bien me mettre à la pêche.  Vu que je ne suis plus du tout à l'aise dans l'eau, je pense que je m'équiperais d'un gilet   gonflable pour pêcheur ( on sait jamais ), une chose que j'ai découverte à la suite de ce post.

 J 'ai visité les ouvrages du Deltawerk, c'est grandiose. Puis la Zeeland c'est trop chouette. J 'habitais dans un polder à -6 m au bord de l ' Escaut, mais j'avais confiance  à la digue.

 Rare de voir déboucher 3 grands fleuves, sur  une cinquantaine de  km, avec de multiples bras..

J 'aurais bien aimé visiter leur centre de gestion des crues, car ça a l'air assez complexe à gérer..

 J 'ai dit à mes anciens collègues du Rhône que leurs installations à coté c'était du Playmobil.  >:(   

26 juillet 2012 à 18:00:23
Réponse #22

Ibis


Des cours de natation et d' acclimatation à l eau seront amha plus profitables qu un équipement encombrant et chaud.

Mais il est vrai que je n ai jamais bossé avec un gilet de pêcheur c est peut être confortable et on ne le laisse pas dans le coffre de la voiture.
Et dans ton cas il s agit d' un problème non lié à l élément liquide mais plutôt au physique si j ai bien compris

A la limite, essaie d' en avoir un à prêter et vas l essayer en piscine.

Pour que le gilet permette le retournement même inconscient, il faut être en pleine eau. Si on est couché face contre l eau et les pieds au fond, cela ne marche pas avec les modèles que j ai déjà testé.
www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

26 juillet 2012 à 22:53:21
Réponse #23

jacqueline


Pierrot  merci pour tes rectifications.

 Pour la première question , réponse en mp. ;)

28 juillet 2012 à 08:34:34
Réponse #24

François


A défaut d'emporter un gilet de sauvetage en montagne ou dans le désert, on peut assez facilement transformer un sac à dos (ou un autre sac) en objet flottant, à condition de le préparer à l'avance en mettant dedans un sac étanche, et en mettant sur les bretelles des boucles à largage rapide pour être capable de le manipuler rapidement. Une ou des poignées, aussi, s'il n'y en a pas d'origine.
Un objet flottant est inutile si on est complétement inconscient quand on tombe à l'eau. Par contre c'est beaucoup plus utilisable qu'un gilet de sauvetage pour nager, ou pour se sortir d'un courant.
Une poche sur le sac avec 10 ou 20 mètres de cordelette ou de paracorde faciles à dévider et dont l'extrémité est fixée au sac peut être également très utile.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //