Et puis, l'ouvrage d'un proche :
http://www.decitre.fr/livres/MILTON-H-ERICKSON.aspx/9782710110606
Tiens, je ne connaissais pas ce bouquin sur Erickson, pourrais-tu me détailler rapido son contenu...
Pilip : Je me suis emporté... excuse-moi...
On peut parfaitement parler d'exercices spirituels dans une optique purement laïque ;
le fait est que c'est tout de même se placer dans une taxinomie judéo-chrétienne qui sépare le corps de l'esprit...
Neurobiologie et biologie moléculaire permettent aujourd'hui d'explorer ces territoires sous un angle nouveau ;
Mais à la différence de David je ne pense pas qu'il faille essayer de traduire ces pratiques : traduction = toujours pertes...
Il faut accepter de rentrer dans le système proposé car la plupart du temps celui-ci est idiosyncrasique - c'est-à-dire que la particularité de ce système l'amène à générer des comportements, des réactions, qui lui sont propres...
Une façon de s'approprier le système pour mieux s'en affranchir par la suite...
H.S.
Plus particulièrement et fort justement se pose la question de la croyance ; Et Ivan a tout à fait raison de souligner ce point...
Mais je ne pense pas que cela nous intéresse de discuter les croyances de chacun ; un espace de liberté et de respect est posé ici...
Ceci dit on peut discuter de la croyance comme outil ou technique :
Et je pense que dans ce cadre là cela peut être riche d'enseignements dans une optique survie et plus globalement d'apprentissage...
La croyance ou mon système de croyance ou celui de mon instructeur va modeler mon apprentissage et la façon dont je reçois, perçois le monde, mon efficacité à apprendre, réagir, etc.
La génération de croyances est une fonction essentielle.
Une croyance est une "quasi-idée" au sens où c'est un angle de lecture de la réalité qui ne procède que très indirectement d'une perception ou d'une information du "dehors" et qui peut même travestir, voire nier, l'objectivité d'une expérience...
Il ne s'agit pas tant ici des croyances religieuses que des croyances moins idéologiquement structurées du type : "la vie est dure", "je suis trop chanceux - ma bonne étoile...", "c'est difficile de changer les mauvaises habitudes", "j'ai toujours été doué pour...", etc.
Faites un examen rapide de ce que vous pensez et vous en trouverez un paquet, c'est cognitivement évident... Nous tous considérons le monde par le filtre de nos croyances...
Celles-ci viennent du vécu personnel, de l'éducation reçue, des proches et moins proches, de la culture, de la religion, etc.
Et même si nous pouvons façonner nos croyances par un travail conscient, les justifier, reste que c'est inconsciemment qu'elles acquièrent force et persistance...
Et force est de constater que même lorsque les évènements de la vie seraient de nature à les bouleverser, les croyances restent souvent solides et bien ancrées...
Nos croyances sont perçues par notre conscient comme une réalité, et donc nous adaptons notre vision du monde et nos actions à ce qu'elles permettent...
Ainsi à capacités égales, celui qui a une croyance limitante sera moins performant que celui qui a une croyance utile ;
c'est un peu schématique mais la plupart des professeurs vous le diront ; et souvent leur job consiste plus, au-delà de la transmission d'un savoir, à lever les facteurs limitant l'apprentissage...
La fonction de génération des croyances est un outil surpuissant ; c'est aussi une lame à double tranchant - si vous voyez où je veux en venir...
Dans le cadre de la prévention des risques c'est presque systématiquement l'endroit où il faut intervenir en premier : quelle est la croyance qui vous a fait baisser votre garde, être moins vigilant, etc. ?
Le meilleur travail étant alors de faire le tri entre ce qui est utile pour vous et vos proches et ce qui est irréaliste et finira toujours par vous nuire ; et là je pense à l'épitaphe gravée sur la tombe de
Marcel Duchamp : "D'ailleurs, c'est toujours les autres qui meurent"
