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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Avions de tourisme  (Lu 17886 fois)

09 septembre 2008 à 11:43:36
Lu 17886 fois

littlebigman


J'ai innové sur ma permanence le week-end dernier.
J'ai eu droit à un crash (pas de bobo) posé d'urgence en plein champ suite à une panne moteur. Je me suis fadé le début de l'enquête et j'ai été assez surpris de constater qu'aucun équipement de survie, même pas une lampe ou un canif n'était embarqué par l'équipage...
Je trouve un peu lège, et je me demande si c'est la règle ou l'exception dans le milieu. :'(
Faire et Laisser braire

09 septembre 2008 à 13:27:16
Réponse #1

onc roger


Bonjour

Mon experience date un peu mais il y a environ 20-25 ans je volais souvent avec un ami et j'avais même commencé les cours pour le brevet.

Donc : C'était en france pour des vols relativement cours (200-300 km au total maxi) et sans survol de l'océan etc ... Ben je n'ai jamais entendu parler d'un quelconque kit de survie ni même d'une simple trousse de secours  :'(

Bon d'un autre coté on n'en parle pas non plus lors de l'apprentissage de la conduite automobile et les risques sont au moins aussi grands re- :'(



09 septembre 2008 à 14:19:29
Réponse #2

littlebigman


Ce qui me fait :o c'est qu'ils n'avaient aucun moyen hormis la radio de bord et un téléphone portable pour se signaler.
Ils ont eu la chance de se "vacher" dans un champ qui avait été roulé, donc ils n'ont pas fait la culbute , le champ d'à coté étéit fraichement retourné lui.
Je me demande comment çà se serait terminé à deux km près dans une forêt où le portable ne passe pas, comment ils s'en seraient sortis pour se signaler et attendre les secours s'ils n'avaient pas été en mesure de bouger re- :o :o :o :'(
Faire et Laisser braire

09 septembre 2008 à 17:04:09
Réponse #3

Aerazur


Déjà, dis toi qu'ils se sont "vachés" en choisissant bien l'endroit. Sauf manque d'altitude ou erreur humaine (ou gros caca mécanique), un coucou plane presque convenablement.
C'est d'ailleurs une des premieres chose que l'on t'apprend: choisir ton tapis. Et une fois que c'est choisi, ne plus en changer... ;D

De plus, en cas de gros pépin, chaque avion de tourisme est équipé d'une balise de détresse que l'on peut activer manuellement si le choc ne l'a pas déclenchée.

09 septembre 2008 à 17:09:36
Réponse #4

Walk


C'était quoi comme avion? Aile haute?Aile basse?
En tout cas chapeau pour en être ressorti sans bobo...Je lisais y  a pas longtemps un article dans "pilotes" de gars qui s'étaient vachés dans un marais de nuit...
Je sais que dans certains avion comme le cessna 172, il y a possibilité de parachutes mais sinon...
C'est pas l'âge qui fait vieillir, c'est le kilométrage...

09 septembre 2008 à 18:25:45
Réponse #5

littlebigman


Un Trinidad  TB20
Le choc avait déclenché la balise, mais pour le retrouver du sol si il se crashe en forêt...
Faire et Laisser braire

09 septembre 2008 à 18:36:30
Réponse #6

Aerazur


mais pour le retrouver du sol si il se crashe en forêt...

Y'a plus qu'à espérer qu'il prenne feu..... ;D

10 septembre 2008 à 17:59:37
Réponse #7

Bison


Bonjour,

En vol privé (donc pas en transport commercial) il n'est pas prévu un quelconque matériel de survie dans nos pays. Excepté la balise de détresse citée plus haut.

Quelques bonnes raisons à celà ...

1. On n'a jamais trop de poids, trop de place dans un petit avion ... ni dans un gros d'ailleurs. Il y a d'autres "investissements" qui sont bien plus rentables au niveau "prévention"!

2. Les crash dus à une panne de moteur sont rares, très rares ... et généralement très survivables en zone pas trop accidentée. Dans ces cas là précisément (crash sans trop de bobo physique), un équipement de survie ne sert à rien grand chose. Les gens sortent, laissent une personne pour garder l'avion, et puis vont chercher de l'aide (surtout pour confier la garde de l'avion à la gendarmerie et trouver à se loger ... ;). En général la radio de bord fonctionne encore, ou alors la balise de détresse a fonctionné et on retrouve assez facilement l'avion. Le plus dur? Sortir d'un avion (ou d'un planeur) en forêt, quand l'appareil reste accoché haut dans les arbres ...

3. En cas de crash sérieux ... (le plus souvent une rencontre avec le relief, par mauvais temps) ... c'est trop tard pour la survie.

Bref, je n'ai pas connaissance de cas où un kit de survie aurait pu sauver quelqu'un ... mais bien sûr, cela reste une possibilité ...
NB :  la problématique est différente en zone dite "inhospitalière" :  mer, désert, forêt tropicale, zones artiques. Là, il existe des disposition règlementaires et les gens prennent en général le matos adéquat.

Mais dans ces régions ... les moteurs sont souvent mieux entretenus! :)
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

10 septembre 2008 à 23:40:11
Réponse #8

littlebigman


Ouai c'est sur la Beauce c'est pas la Cordilière des Andes mais un minimum comme une lampe et un SAK c'est pas la mort quand même...
Faire et Laisser braire

11 septembre 2008 à 10:25:45
Réponse #9

Bison


La lampe de poche est obligatoire en vol de nuit - sans autres spécifications!

Les pilotes ont souvent sur eux un petit canif avec tournevis ... car c'est souvent utile, lors de l'inspection prévol :  soit pour accéder à une trappe, soit pour reserrer une vis qui s'en va ... (et dieu sait s'il y en a!).

Ajoutons que, de plus en plus souvent, en vol dit "IFR" - vol aux instruments, par mauvais temps - les pilotes ont une petite radio portable, sur piles. Pour économiser la batterie de bord - quand il y a congestion avant la mise en route, et puis, en "secours" si l'avion venait à perdre toute son électricité en vol. Cela, c'est un vrai objet de survie ... (avec un GPS autonome ...)

Mais niveau de la survie en aviation, l'essentiel est dans les programmes d'entraînement visant à :
- éviter l'accident
- gérer les pannes ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 novembre 2008 à 20:04:11
Réponse #10

focey


Il n'y a effectivement pas de matériel de survie obligatoire en dehors de la fameuse balise qui se déclenche d'ailleurs très très rarement automatiquement. Par expérience (suis contrôleur aérien et pilote privé) les balise de détresses se déclenchent plus souvent en tombant du bureau du mécano que lors d'un crash. Ce qui fait que 99,9 %des alertes sont des fausses alertes.

Ensuite 80% des accidents ont lieu durant les phases d'atterrissage et de décollage. Ce qui fait que dans la majorité des cas les secours interviennent dans les minutes qui suivent l'accident. Dans ces cas là point besoin de kit de survie.

Dans les 20% restant la majorité des accidents sont du à des collisions pilotés avec le sol. En général c'est le pilote qui ayant perdu les références visuel extérieur impacte la planète à vitesse de croisière c'est à dire entre 150 et 300 km/h même pour un petit quadri-places de tourisme. Un avion étant par essence une structure légère je vous laisse imaginer l'état de l'épave et donc l'utilité toute relative d'un éventuel kit de survie. pour vous en convaincre regardez l'état de l'épave de l'avion qui vient d'être retrouvée dans le Drôme. Deux collègues et leurs passagers y ont laissé leur peau.

Reste quand même une part de pannes en campagnes ou d'interruption volontaire de vol. Elles sont relativement rare et dans nos contrés les secours arrivent rapidement car en général les équipages étant en contact avec un organisme de contrôle ceux ci localisent et déclenche l'envoie des secours. Il peut néanmoins y avoir des cafouillages, des retards et là ma fois ça reste de l'ordre de pas de chance.

Ensuite effectivement du survol des zones inhabités et/ou Inhospitalières qui lui pose en plus de la problématique précédente se frotte à la réalité que les secours risquent de venir tard et là effectivement avoir le nécessaire pour rester en vie le temps que les secours arrivent. Chose aberrante:les gilets de sauvetage standard disponibles dans les avions de tourismes qui sont ensachés... Une fois l'avion en plané et occupé à appeler au secours, tentant de redémarer le ou les moteurs je vois mal un pilote ouvrir le sachet, enfiler le gilet. Mais bon des fois les couillons qui pondent la réglementation sont très très loin d'avoir une vision opérationnelle.
Pour ma part étant basé sur une île j'enjoins mes camarades pilotes à porter en permanence un gilet de sauvetage.

Sachez juste que dans ces cas le plan de vol est obligatoire. Un plan de vol ce n'est ni plus ni moins que le pilote qui décrit en détail quel sera son trajet, ses altitudes, ses équipements, son temps de vol etc. C'est un contrat qu'il est tenu de respecter et qui sert le cas échéant de support pour les équipe de recherche. Cela signifie aussi que passé un certain délai les services de la navigation aérienne sont tenus de déclencher les phases de recherches. Ainsi un appareil sous plan de vol qui a 30 minutes de retard sur son horaire prévu commencera à inquiéter le contrôleur à destination qui devra s'assurer de l'état du vol. Au bout d'une heure et demi maximum après l'heure d'arrivée prévue ou si l'autonomie de l'appareil a été dépassé les recherches sont lancées.


06 novembre 2008 à 20:25:19
Réponse #11

Bison


Bonjour,

Citation de: focey
C'est un contrat qu'il est tenu de respecter et qui sert le cas échéant de support pour les équipe de recherche.

Un plan de vol n'est pas un contrat  ... c'est juste une déclaration d'intention!
Aucun pilote n'est tenu de s'accrocher à ses intentions initiales.

Surtout pas en vol non contrôlé!

Alors ... le moins possible de plan de vol!
Et quand ils sont obligatoires ... compter large! => se donner une très grande marge sur les heures d'arrivée! Une immense marge! :)

Bon, je sais que je suis un peu "provoc" ...
Que celui qui demande à être suivi/contrôlé/emmerdé le soit.
Et qu'on laisse les autres en paix!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

07 novembre 2008 à 08:08:10
Réponse #12

LOOPING


Salut Litle big man

Tu prepare le terrain pour l'enquete du B.E.A.  alors ? (B.E.A = bureau enquete accident)

Les quelques avions privés que j'ai approché et embarqué,  aucun n'avait de kit de securité (sauf en zone cotiere c'est peut être different)

mais c'est aussi le cas d'appareils de nos administrations...

Quelques pilotes ont en effet une vhf portable de rab mais combien sont ils?

C'est vrai que se taper le sol ou un massif à pleine vitesse ca laisse aucune chance, pas besoin de materiel de secu...

Mais pour un atterissage d'urgence à vitesse reduite ca laisse toute les chances de s'en tirer, même avec une fracture ...

la depose d'un plan de vol c'est la precaution  N°1 et ca pemet de cerner la zone de recherche.

Si un témoin vous a vu vous crasher et donne l'alerte pas de soucis ou si vous avez le temps de donner message radio et position mais on a pas toujours cette chance...

 là en cas de crash soit la balise du bord ( une balise derniere generation aux normes que la simple balsie 121.5Mhz ) a declenché automatiquement (si votre pilote est bon il avait placé l'inter sur la bonne position en début de vol) soit vous etes encore en etat de la declencher manuellement, Et là si elle fonctionne encore correctement vous n'aurez pas à attendre bien longtemps.


Pas mal de monde (armées de l'air, ,militaires civils, pompiers et quelques spécizalistes SAR... ) vont remuer ciel et terre pour vous même au milieux de la nuit. et c'est (presqu'un )jeu d'enfant de vous recuperer quand les coordonnées sont dispos...

La balise tant mieux si elle est encore operationnelle car suite au choc c'est pas toujours garanti. (elle est dans la queue, souvent le 2e element qui dégage apresd les ailes elle risque d'etre endommagée ou détruite)

même chose pour la radio du bord car l'antenne a surement degagée des les 1eres secondes du crash...

Sans indication precise de la zone du crash si c'est une ancienne balise qui n'est plus aux normes ca va être beaucoup plus long...

si la balise est détruite, ca va être encore plus long, à l'ancienne avec ratissage methodique  et pas mal de moyens...

Alors qu'en on est en plaine foret ou en pleine montagne 

un bon couteau, une bonne lamp strob, pansement comp, attelles sam splint..et quelques autres trucs

notamment  une 2e balise de détresse portable dans le cokpit  (celle du bord ) ca peu aussi servir, amis pilotes...  à défaut une 2e vhf avec un bloc de piles de rab.

Ca serait dommage d'y rester avec une simple fracture initialement mais faute de moyen pour donner l'alerte et surtout l'automne hiver... avec des T° négative la nuit...

48 heures de recherches pour retrouver un appareil ca n'arrive pas qu'au canada, en france aussi de temps en temps, malheureusement.

Souhaitant à tous de n'avoir jamais à vérifier aucun des  scénarios ci dessus.

Note hors sujet pour ceux qui  sont sujets aux  phobies : le vol en avion de ligne reste le moyen de transport le plus fiable et le  plus sur.

Bye  ;)

07 novembre 2008 à 20:47:01
Réponse #13

focey


Bonjour,

Un plan de vol n'est pas un contrat  ... c'est juste une déclaration d'intention!
Aucun pilote n'est tenu de s'accrocher à ses intentions initiales.

Surtout pas en vol non contrôlé!

Alors ... le moins possible de plan de vol!
Et quand ils sont obligatoires ... compter large! => se donner une très grande marge sur les heures d'arrivée! Une immense marge! :)

Bon, je sais que je suis un peu "provoc" ...
Que celui qui demande à être suivi/contrôlé/emmerdé le soit.
Et qu'on laisse les autres en paix!

Un plan de vol est un contrat entre les service de la Navigation aérienne et un pilote. Ce dernier s'engage à suivre l'itinéraire prévu et à respecter les horaires, les services de la navigation aérienne eux sont tenu de s'inquiéter et de venir à son secours si jamais il ne se présente pas à l'arrivée.

Ensuite entre le plan de vol déposé et le trajet suivi il peut y avoir des impondérables comme la météo ou plus simplement un jolie château ou un orignal à voir. A ce moment là rin ne t'empêche d'amender en vol ce fameux plan de vol en contactant un contrôleur ou l'info de vol et en lui demandant de modifier ton plan de vol. Le plan de vol ne sert qu'à une seule et unique chose c'est à savoir à partir de quand et où envoyer les secours. C'est la forme officiel de ce que tous les guides de hautes montagne préconnisent à savoir informer un proche de son trajet et de son heure probable de retour sauf que là t'es sur d'avoir les moyens de secours plus rapidement.

Après si t'en a pas envie et sauf cas de survol de zones inhospitalières et passage de frontière t'en a pas besoin. Tu restes en classe G et t'assume tes risques comme un grand. Par contre fait pas comme certains qui attendent d'être dans une m*rde inextricable pour appeler au secours. La peur de passer pour un con est la première cause de décés chez les pilotes. Donc en cas de doute sur votre position

Pour le reste c'est tes oignons mon grand. Si c'est ton zinc et ta peau tu as le droit de prendre les risques que tu veux. :lol:

Sinon pour en revenir au thème des balises. Les anciennes balises avaient été élaborées suivant un cahier des charges pas suffisamment contraignant. A l'école on nous en faisait la démonstration. On prenait une de ces balises basique installée en grand nombre sur les avion léger. On la faisait tomber d'une table et presque à chaque fois le bloc pile ou l'antenne se désassemblait de la partie émetteur. Les nouvelles sont souvent couplée à un GPS et un signal est émis sur 406MHz et ce dernier est détecté par satellite. Une fois décodé on sait qui appelle et sa localisation. Ensuite il suffit d'envoyer du monde sur place.

Le mieux c'est effectivement d'emporter une balise 406 personnelle avec un récepteur GPS. Ça coûte cher(600euros env) mais on peut les louer pour des expéditions. En plus de la balise automatique de l'avion et en cas d'interruption volontaire de vol ce que beaucoup de pilote entreprennent quand il est trop tard. Vaut mieux annuler un vol quand on le sent pas que de se retrouver à slalomer au ras du sol entre les nuages et les poteaux téléphoniques.

Pour finir. Contrairement à ce que semble penser Bison. Les contrôleurs sont pas là pour casse les c*u!lles des pilotes mais pour leur fournir l'aide. Loin d'être des empêcheurs de voler en rond il ne faut pas hésiter à les contacter. Par contre il faut être réglo à savoir dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit ce n'est qu'à ce pris qu'il peut y avoir relation de confiance et que l'on peut travailler. je préfère mille fois un gars qui me dit clairement qu'il est pas dans les clous mais qui dit vrai qu'un gars qui me raconte des cracks sur sa position, son altitude et sa trajectoire pour ne pas se faire pincer. Pour le reste c'est la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres :)




08 novembre 2008 à 15:19:53
Réponse #14

LiGD


Juste un petit bonjour de la part d’un modeste fan d’ULM 3-axe et de planeurs.

Pas les mêmes obligations d’ailleurs, ce qui peux poser quelques soucis de sécurité notamment pour les ULM, finalement de plus en plus sophistiqués.

09 novembre 2008 à 02:49:00
Réponse #15

focey


Juste un petit bonjour de la part d’un modeste fan d’ULM 3-axe et de planeurs.

Pas les mêmes obligations d’ailleurs, ce qui peux poser quelques soucis de sécurité notamment pour les ULM, finalement de plus en plus sophistiqués.

Les ULM comme n'importe quel autre aéronef est tenu de respecter les règles du VFR. Un plan  de vol peut très bien être déposé par un pilote ULM pour un vol par exemple en zone motagneuse. Le plus simple c'est de contacter un bureau de piste quelconque par téléphone, le plan de vol est rempli en 5 minutes et encore si ça passe mal. Pour le reste c'est pareil qu'en avion. Tu contactes un organisme de contrôle par radio ou par téléphone tu lui dit je décolle dans 5 minutes, il déclenche le chrono et si tu as un retard anormalement long t'es sur que les recherches seront lancée.

En France c'est gratos donc profitez en. Moyennant une phraséo carrée et le cas échéant un transpondeur(en planeur les expérimentation n'ont pas été convaincante) je connais pas le moindre de mes collègues qui te fera chier sauf bien sur si tu décide comme quelques crétins de te mettre à spiraler dans un axe de final ou au dessus d'une DZ de para. Chaque usager du ciel est libre du moment qu'il n'empêche pas les autres de faire ce qu'ils ont à faire.

Personnellement sur mon terrain on faisait cohabiter largueur para , ULM, Airbus, Hélicos, jet privé, jets d combats et même dirigeable sans souci. Faut juste que tous le monde admette qu'il n'est pas seul dans le ciel. Moyennant cela tu peux très bien mélanger dans un circuit un pendulaire, des planeurs et des mirages sans que ça soit dangereux. Il faut aussi que chacun se comporte en adulte et assume ses actes et ses choix. Dire ce que l'on fait et faire ce qu'on dit c'est le contrat moral de base qui est passé entre un pilote et son coéquipier contrôleur.

Car c'est bien là le terme exact, pilotes et contrôleur font partie de la même équipe. Sauf que le contrôleur dois faire en sorte d'aider tous les pilotes dont les objectifs sont parfois pour le moins contradictoire. Au final peu importe ta machine volante si tu traverses une zone dit bonjour en rentrant et n'oublie pas de dire au revoir en sortant. Si tu l'oubli le contrôleur a le devoir de te rechercher pour savoir si t'es en vie.

Quand tu lui dit bonjour il rempli un strip, c'est une bandelette de papier qui te symbolise, sur laquelle il va noter ton indicatif, le type d'appareil et tout autre paramètre que tu voudra bien lui donner, pour lui c'est un plan de vol qui en cas de pépin lui servira de support pour faire lancer les recherches. Ce strip c'est un contrat entre toi et lui qui vous engage l'un comme l'autre. Ce contrat peut-être modifié à tout moment par le pilote. Tu peut très bien demander à changer de direction ou faire des zigouigoui dans le ciel. Dit le il va amender ton plan de vol mais au moins si pour X raison tu vas au tas t'es certain qu'il va t'envoyer des secours.

Donc que tu sois en planeur ou en ULM tu as donc les mêmes possibilité que les autres pilotes. Les constructeurs de planeurs et d'ULM respectent des normes drastiques. Là où éventuellement où le bas blesse c'est le sérieux de celui qui entretien l'appareil et le sérieux des pilotes. Les ULM aujourd'hui sont statistiquement moins mortels que les avions de club essentiellement car les pilotes font en moyenne bien plus d'heures de vol par ans donc engrangent plus d'expérience.

Ce qui pêchait avant c'était la formation initial des pilotes ULM surtout en matière de réglementation et le coté un peu anarchique des premier temps. La sélection naturelle a vite fait le trie et perso je tire mon chapeau au président de la FFPLUM d'avoir si bien fait évoluer ses ouailles sans qu'il ai été besoin de renforcer une législation que d'aucun aurait vu devenir aussi exigeante au niveau matos que pour les compagnies aériennes. Entretenir un avion léger comme un Boeing ou un Airbus c'est à peu prêt aussi stupide que de vouloir appliquer les règles des sécurité d'un paquebot à un surf.

Mais là on s'éloigne largement du sujet initial qui était les éventuels kit de survie en cas de crash. :lol:

09 novembre 2008 à 14:47:12
Réponse #16

Bison


Citation de: focey
Ensuite entre le plan de vol déposé et le trajet suivi il peut y avoir des impondérables comme la météo ou plus simplement un jolie château ou un orignal à voir. A ce moment là rin ne t'empêche d'amender en vol ce fameux plan de vol en contactant un contrôleur ou l'info de vol et en lui demandant de modifier ton plan de vol.

Salut jeune homme ;)

Un plan de vol est un plan et rien d'autre, et il n'y a aucune obligation à s'y conformer, je maintiens!

Si on change d'avis, il n'y a aucune obligation de le signaler, pour la simple raison que l'on n'est toujours pas obligé d'avoir une radio à bord. (Je me trompe?)

L'Info, tu devrais savoir qu'elle est souvent aux abonnés absents ...

Et puis, si je suis dans la muise (dégradation météo), dis-toi bien que j'ai autre chose à faire, d'infiniment plus urgent, plus important, que chercher après la bonne fréquence radio afin de signaler "aux services" ... ben par exemple que j'ai juste fait demi tour. Et je suis bien souvent trop bas pour joindre l'info, même quand celle-ci est à l'écoute.

Je maintiens donc :  un PLN n'est pas un contrat!

Citer
Pour le reste c'est tes oignons mon grand. Si c'est ton zinc et ta peau tu as le droit de prendre les risques que tu veux.

Bien sûr que c'est mes oignons ... mais en fait cela concerne vraiment tout le monde ... car j'ai un peu d'expérience en matière de prise de risque et de survie en aviation ... si, si ;)

Et mon sentiment est que je suis, en temps que pilote (vieux pilote), mieux placé qu'un contrôleur ou qu'un technicien pour apprécier les risques et les meilleures solutions pour les minimiser.

Et je dis que le plan de vol, c'est vraiment d'un très mauvais rapport gain de sécurité/contraintes (réelles ou ressenties). C'est même à mon avis d'un apport négatif au vu du sentiment de "protection" qu'il inspire ... Tu sais cet esprit "je suis dans les clous, je suis suivi par les services, je suis un pilote bien comme il faut" ...

Dieu sait que je ne suis pas contre la modernité ... j'ai appris à des pilotes privés les rudiments du PSV "pour s'en sortir" alors que c'était encore très mal vu, pas du tout intégré dans les curriculums ...

Et bien sûr je leur ai appris aussi :
- à bien gérer leur vol
- à savoir comment demander et obtenir efficacement de l'assitance
- à respecter les contrôleurs aériens ... :) oui, j'ai fait visiter les tours de contrôles à mes élèves, et même, quand c'était encore possible, les centre de contrôle radar ...

En insistant toujours sur les priorités :
1. piloter
2. naviguer
3. communiquer





Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

09 novembre 2008 à 15:30:20
Réponse #17

SavageBeast


@Bison et Forcey, merci pour toutes les infos, je n'y connaissais rien et grâce à vous je suis devenu un peu plus intelligent aujourd'hui. Bon, chacun a sa vérité, et LES DEUX sont justes. Tout dépend de l'angle de vision adoptée, en tout l'image d'équipe qui travaille ensemble, contrôleur / pilote me plaît bien. Reconnaissons que les contraintes de l'un et l'autre sont différentes, et que la perception des situations aussi.

Pour moi,les deux ont raison, et leurs attitudes sont compréhensibles. M'enfin ! J'ai pu rêver un peu grâce à vous. Merci.

A+. Savage BEast (qui patauge dans ses réseaux wifi)

09 novembre 2008 à 20:37:11
Réponse #18

focey


Citation de: Bison
Un plan de vol est un plan et rien d'autre, et il n'y a aucune obligation à s'y conformer, je maintiens!
Si tu ne l'active pas effectivement tu n'as pas besoin de t'y conformer sinon faudra t'expliquer avec les gendarmes pourquoi t'es au troquet à boire un verre tranquillement au chaud alors qu'eux te cherchent depuis des heures sous la pluies.
Citation de: Bison
Et puis, si je suis dans la muise (dégradation météo), dis-toi bien que j'ai autre chose à faire, d'infiniment plus urgent, plus important, que chercher après la bonne fréquence radio afin de signaler "aux services" ... ben par exemple que j'ai juste fait demi tour. Et je suis bien souvent trop bas pour joindre l'info, même quand celle-ci est à l'écoute.
Si tu te retrouve trop bas pour appeler c'est que ça fait un moment que t'aurais du changer de fusil d'épaule et dérouté. Quand aux fréquences une seule à retenir , 121,5 MHz fréquence international de détresse. Tous les gonio, les liners, les centres de contrôle t'entendrons et mieux tu reste le doigts sur l'alternat de ton manche et ils pourrons te repérer et suivre ta trajectoire.

Pour le reste si tu as préparé correctement ton vol tu as noté sur ton log les fréquences utiles, tracé sur une carte ta nav, tu as trouvé et imprimé à partir d'internet les cartes, tu as obtenue de la même manière, météo, NOTAM et sup AIP. C'est certains que si tu vol en embarquant les mains dans les poches avec une carte michelin de 1974 si ce n'est pas sans carte faut pas t'étonner que le moment venu il te manque une ou deux infos intéressantes.

J'ai eu un gars comme ça en fréquence, il a décolé au petit bonheur la chance de Lille pour Calais. Il s'est perdu dans ez sans carte . Il s'est posé à Courtrai sans contact radio, il a ensuite re-décollé pour rentré et à fini à mis chemin de Havre et de Rouen dans un champ heureusement avec quelques blessures légère. Son arme la radio il ne l'a utilisé qu'une fois son réservoir presque vide. Il était trop tard pour le ramener.

Par contre je suis d'accord avec toi, d'abords piloter, ensuite naviguer  et enfin radio. Et je suis aussi d'accords qu'il est permis de voler sans radio en classe E et G. Mais de là à dire que le le plan de vol a un rapport négatif sur la sécurité je trouves que tu pousses, tout chibane que tu sois. Un plan de vol c'est la certitude quasi absolu que quelqu'un fera des pieds et des mains pour retrouver ta carcasse. La plupart du temps t'es libre de ne pas en déposer et c'est tant mieux. Mais ne vas pas dire aux autres que c'est dommageable d'en déposer.

Oui un plan de vol te contraint. Il te contraint de faire ce que tu as dit. En somme de tenir ta parole si cette chose te paraît outre mesure difficile et bien ma foi je ne peux rien pour toi.

10 novembre 2008 à 08:25:44
Réponse #19

Bison


Bonjour,

Citation de: focey
J'ai eu un gars comme ça en fréquence, il a décolé au petit bonheur la chance de Lille pour Calais. Il s'est perdu dans ez sans carte . Il s'est posé à Courtrai sans contact radio, il a ensuite re-décollé pour rentré et à fini à mis chemin de Havre et de Rouen dans un champ heureusement avec quelques blessures légère. Son arme la radio il ne l'a utilisé qu'une fois son réservoir presque vide. Il était trop tard pour le ramener.

Moi je connais l'histoire d'un gars qui est allé aux vaches entre Courtrai et Lille, avec PLN, Radio et assistance gonio, un bon avion et un bon moteur ... JVH, notre champion national, pour ne pas le citer!

Trouvez l'erreur! (Pas difficile :( )

Tu me diras, que grâce à ce plan de vol et à la radio, on aurait pu le retrouver facilement, et le sauver s'il avait été gravement blessé au cours de son atterrissage forcé. Mais enfin, s'il avait été un tout petit moins nul, il n'y aurait pas eu d'atterrissage forcé pour commencer ...

En fait, je râle quand j'entends des gens bien intentionnés insister sur l'utilité du plan de vol, parce que c'est mettre en avant un facteur de sécurité absolument minime, qui ne devrait jamais être cité que tout au bout de la liste.

Alors, quand tu me fais passer pour un inconscient parce que je dis :  gardez au maximum votre liberté d'action, je sais aussi que tu n'apprécies pas à sa juste valeur cette liberté d'action. C'est autant au niveau sécurité qu'au niveau philosophique.

Mais pourquoi, bon dieu faudrait-il "donner sa parole" à qui que ce soit quand on part voler à vue?

Tu voles en pensant "pourvu qu'on me retrouve vite si je me tue à moitié"? Tu pars voler avec cette idée en tête?

Ben, t'es pas vraiment à la fête, alors ...


PS :  il ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser 121.5 pour signaler que je fais diversion ... (edit)
« Modifié: 10 novembre 2008 à 08:31:29 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

15 novembre 2008 à 18:48:39
Réponse #20

Patrick



15 novembre 2008 à 19:02:16
Réponse #21

lepapat


Ch' i sur le c*l  :o
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


15 novembre 2008 à 20:21:18
Réponse #22

Walk


T'inquiètes lepapat c'est un montage!!! Regarde juste le moment ou l'avion touche le sol: c'est flou et puis c'est pas très réaliste.. ;D
C'est pas l'âge qui fait vieillir, c'est le kilométrage...

16 novembre 2008 à 01:36:32
Réponse #23

focey


Laisse tomber grand bison, continue de voler comme tu veux et moi aussi. Chacun son trip. Sachez juste vous autre qu'un plan de vol n'a qu'un seul et unique objectif c'est de savoir quand et où vous chercher en cas de retard à l'arrivée. Après les parano font ce qu'ils veulent.

Pour le reste il y a la réglementation et le simple bon sens, je dirais même la politesse. Quand vous contactez un contrôleur dite lui bonjour en rentrant, au revoir en sortant. S'il manque un au revoir il a pour devoir légal de s'assurer de votre sort, il se basera sur vos dires et sur la trace radar s'il y en a une pour vous rechercher.Donc ne lui dite pas de conneries quand à votre position et votre altitude ça lui permettra en premier lieu de vous rendre un service efficace et en cas de pépins d'envoyer la cavalerie au bon endroit

Autre principe de base: n'attendez pas d'être enfoncé dans la m*rde jusqu'aux yeux pour appeler à l'aide sinon vous risquez de boire la tasse et elle aura très mauvais goût sauf à être scatophile. En clair n'attendez pas d'être à moins de 300ft sol à zig-zaguer entre les arbres et les lignes téléphonique pour vous dérouter, interrompre le vol, ou appeler à l'aide.

Contrairement à ce que dit notre ami Bison je ne vole pas avec l'angoisse au contraire. C'est juste que je ne juge pas si contraignant que ça de dire ce que je fais et faire ce que je dis. Mais bon si vous êtes anti-social ou que votre avion n'est pas doté de radio il est parfaitement possible de voler avec juste le son des filets d'air et/ou du moteur. Après c'est comme quand on part en mer ou à la montagne sans rien dire à personne: faut pas chialer sur son sort une fois dans la m*rde à espérer qu'une bonne âme vous repère ou se rappelle que vous existez.

Donc encore une fois en dehors des cas où c'est obligatoire (franchissement de frontières, survol maritime ou tout autre zone inhospitalière, de nuit) vous n'êtes pas obligé de poser de plan de vol. En dehors des zones contrôlées de classe A,B,C et D point besoin de contact radio pour les VFR et encore moins de transpondeur. C'est à vous de voir.

Citation de: Bison
PS :  il ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser 121.5 pour signaler que je fais diversion ..
Pas pour signaler une diversion mais pour appeler à l'aide. Mais bon laisse tomber. Fais moi plaisir, démonte ta radio et ton transpondeur ça t'économisera du poids, de la place et un passage au banc tous les quatre ans.

Pour les autres n'ayez pas peur de dire bonjour on vous bouffera pas.  :lol:

PS:Quand à la fameuse vidéo c'est un film en réalité virtuel donc keep cool avec un ordi n'importe quoi vole. En vrai une charge alaire aussi dissymétrique provoquerait une vrille incontrôlable. A moins que notre ami Bison soit lui même l'auteur de cette exploit et là je dis chapeau... il est trop fort not'Bison ;)

16 novembre 2008 à 01:53:39
Réponse #24

François


Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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