Il ya quatres ou cinq ans ,je suis dans le Vercors , je marche depuis je sais pas combien de temps et j'en ai plein le dos , je me trouve donc un coin pour passer la nuit , une sorte de plateforme qui se trouve au dessus du sentier , l'inconvénient c'est qu'elle se trouve vraiment tres proche du sentier . Je suis deja un peu sensibilisé au dangers de la montagne et des mauvaises rencontres qu'on peut y faire , je décide quand même de me poser là , je suis vraiment trop crevé pour ( reflechir ) continuer .
Je plante la tente , je grignote un truc vite fait , il est deja tard et je tombe de sommeil . Me faufile dans mon duvet , trop content de gouter enfin à une nuit de repos .
A peine la tete posée sur les godasses enroulé ds le blouson , que j'entend du bruit dans les feuilles qui entourent la tente , ça doit etre une bestiole , c'est rien , je m'en soucis pas . 1 minute après , pareil , le même bruit insistant de feuilles qui crissent . La nuit est tombé , autour de moi c'est tout noir , j'y vois rien .Le bruit revient régulièrement est au bout d'une demi heure d'ecoute attentive ; la tête posé sur mon " oreillet" , une idée me traverse l'esprit : " PuT***, Ya quelqu'un qui s'approche !!" .
Une idée qui s'incruste bien fort dans ma tete pleine d'eau .
Je guette maintenant , ma main glisse doucement vers la fermeture intérieur du duvet , et je l'ouvre doucement , je dors la tente ouverte , toujours , même quand il pleut , je me met en tailleur devant l'ouverture , tendu comme un ressort , le coeur qui bat a 200 ,je suis sur qu'il ya quelqu'un qui avance doucement vers la tente , je vois une forme au travers des arbres , ma vision c'est habitué a l'obscurité , je saisi fermement mon couteau d'une main prés a en découdre et j'attend qu'il approche ,j'ai la frontale sur la tete , des qu'il sera assez pres , je flasherais un bon coup et je me le ferais ce c** .
Je suis en tailleur depuis une heure maintenant , et j'ai mal aux jambes , j'ai froid et je commence serieusement a en avoir marre , le bruit a cesser depuis que je suis sortie de la tente , la forme humaine devant moi à pas bouger non plus , les yeux me piquent tellement que j'essaye de distinguer quelquechose , un mouvement , un signe , quelquechose qui trahirait la presence du type , mais rien , c'est une vrai statue . Je decide donc de m'assoir , le gars a decidé de jouer avec mes nerfs , il sait pas à qui il a faire , j'ai une patience de sioux et je peux attendre des heures un poisson a la peche ( je suis entrainé ^^) .
Plus de bruit maintenant , j'ai perdu la notion du temps mais je sens que la nuit est bien avancé , je decide de regarder l'heure sur mon cadran lumineux , je passe la main sous ma polaire et je regarde , 4h30 , je me suis rendu compte de rien , trop focalisé sur le bruit qui vient pas , et le type devant moi . J'en peux plus , j'arrete pas de bailler , je me leve d'un coup , et j'allume la frontale , rien devant , je regarde a droite , a gauche , je fais quelque pas devant moi , je vois que des troncs d'arbres aussi loin que porte le faisceau lumineux ,je suis presque deçu , et J'ai mal aux jambes aussi , je me suis levé trop vite .
Fais chie* , je regagne la tente , j'ai du le decourager , je suis trop fier de moi , de ma performance , de ma patience , je repli le couteau , le danger est ecarté , et je m'endors .
Reveillé par le champs des oiseaux et de la nature qui cherche la chaleur apaisante des rayons du soleil , j'ouvre doucement les yeux , encore dans un demi sommeil , je repense a cette nuit d'attente face au danger , et je suis tout fier de pas mettre "degonflé " .
Et là , a vingt centimètre de mon visage je vois un escargot qui joue au montagne russe dans les feuilles et je reconnais le bruit que j'ai entendu au debut de la nuit . La fatigue c'est nul .