Salut!
Vivre en autarcie nécessite de savoir répârer ou faire des rtaveaux de maison soit même. Un point très important, mais vulnérable, c'est le toit.
Des dizaines de façons éxistent pour faire un toit, des feulles de bananiers à la tuile romaine, en passant par la tôle ondulée et les lauzes.
Ici, on n parlera que des différentes façons de faire un toit en goudron.
Cet été, j'ai eut l'hooneur et la joie de filer un coup de patte aux beaux parents finnois, pour refaire le toit de leur "kesämökki" ( littéralement "cabane d'été" : chouette cabane au bord d'un joli lac

).
Pour ce, ils ont opté pour un toit en goudron, une valeur sûre du "mökki" finnois. En raison de l'âge avancé du-dit cabanon, ils ont refait un toit neuf au dessus de l'ancien (dont les poutres son excellente, mais la volige est pourrie).
Entre ces deux toit, la technique diffère, mais ces deux méthodes utilisent les mêmes matériaux de base, à savoir du goudron sablé (GS) et des clous (3cm de long, avec une tête ronde d'un bon cm de diamètre) :
-Ancien toit :
Recouvrir la charpente de volige (plaches en bois de 2cm d'épaisseur).
Des feuilles de goudron sablé sont déroulées le long de la pente du toit. Clouées sur leur bords, à 5cm d'intervalle. On cloue ensuite des "lattes" en bois, à section triangulaire aux jointures entre deux feuilles. Ces lattes sont par la suite recouvertes par une bande de GS de bien 30cm de large, elles aussis clouées sur leurs bordures.
Faire de même de l'autre côté du toit. Faire un faîtière avec une bande de GS clouée et hop, on a un toit.
Méthode rapide, relativement durable, mais fastidieuse du marteau...
-Nouveau toit : La tuile de goudron (TG)!
Faire un toit en volige tout pareil.
Dérouler des feuilles de GS, mais latéralement, parallèles à la faitière. Travailler de bas en haut. les chevauchements sont encollé au goudron-colle.
Une fois ce premier toit fait, on pose (par clouage) des tôles profilées en équerres sur les bords du toit mais pas sur la faitière.
Maintenant le fun commence : il faut deux types de tuiles de goudron : des rectangulaires pour le départ et la faîte, et des crénellées pour le toit lui-même. Ces "tuiles" se présente sous la forme de rectangles d'un mètre de long pour environ 40cm de large.Le modèle "crénelé" comporte trois "dents" en forme d'ardoise de toiture, séparé par des "créneaux", parfait négatifs des "dents" (j'essayerais de mettre une photo plus tard

). Ces TG sont pré-encollées avec du goudron-colle sur les 2/3 de leur largeur. Elles se fixent, bord non encollé en haut, par clouage sur le bord "haut" (3 ou 4 clous, selon l'exposition). La partie encollée adhérant à la rangée inférieure ou aux tôles de bordure du toit.
Donc on commence par la bordure inférieure du toit, par une belle rangée bien droite de tuiles rectangulaire. Il faut qu'elle soir parfaitement droite, ou le reste partira en sucette.
On pose ensuite la première rangée de tuiles crénelées, avec l'extrémité des dents bien alignées avec le bord du toit. Poser la rangée suivante en la décalant de la précédente "d'une dent" (disposer en quinconce). Continuer ainsi jusqu'au faîte du toit. On aura un joli toit, sans clous apparents, et avec un aspect "ardoise" sympatique. La faitière est réalisée avec de la TG rectangulaire, qui est prédécoupée en 3 pour cet usage. Poser les "tiers" à cheval sur le faîte, avec un bon recouvrement.
Et hop, voilà un joli toit "garanti 20 ans" d'après le fabriquant.

Et pour info, un toit tout neuf comme celui-là, fait soit même, on s'en tire pour 2 ou 3 mille euros...
