Le problème c'est que la langue française n'est pas assez riche pour avoir inventé un terme correspondant.
Alors c'est injustement le mot "survie" qui revient.
David ne donne pas des cours de survie mais de prévention ou de la survie contrôlé si on préfère.
Je ne suis pas sûr qu'il soit d'accord avec cette définition. Son but est de faire approcher (en douceur) ses stagiaires de certaines situations plausibles (sans les l'atteindre sinon, c'est qu'il a foiré son truc quelque part

).
Et la majorité des gens qui "pratiquent" la "survie" se font surtout un gros délire dans les bois (ou ailleurs) si ils pensent réellement survire à quoique ce soit. (à part peut-être l'ennui chez certains

)
La survie, la vraie, c'est quand on risque d'y passer pour une raison ou une autre c'est aussi simple que ça (accident, agression, après avoir tromper sa copine et qu'elle s'en soit rendu compte, etc .....

) . ça arrive parfois, certains l'ont vécu et n'ont certainement pas envie de le revivre (à moins d'être des fondus de l'adrénaline à tendance suicidaire mais là c'est du ressort de la psychiatrie).

En revanche, ça peut effectivement être vécu comme un loisir. La frontière entre la survie, le bushcraft, le mélange des deux, la SD etc ... est un peu confus dans les esprits.
On finit par utiliser certains termes improprement pour désigner ce qui n'est pas.
Survie = situation à risque ou sa vie est en jeu.
Stage de survie = entrainement, conditionnement, apprentissage à faire face à une situation de survie (voir ligne au dessus).
Virée survie dans les bois = BBQ au feu de bois entre potes mais avec un gros couteau et un treillis (énorme succès 2007/2008)
Généralement ça finit tôt le lendemain matin et tout le monde est content de retourner se laver, regarder télé foot et tondre sa pelouse. Parce que mal dormir dans les bois, une nuit, ça suffit .... sans compter les insectes.

Bref ça n'a rien à voir sinon d'acquérir des connaissances, des réflexes qui pourront (sait-on jamais) faire la différence le jour J si par malheur ça arrive.
C'est la même différence que de faire son service militaire, bercé par son sergent instructeur

. Et ensuite, de se retrouver en pleine sale guerre (sale car il n'y a pas de guerre propre à ma connaissance).
Oui, ça fait un choc généralement.

Alors oui, l'ignoble manitou fait de la publicité mensongère !.
Non ses stagiaires ne risquent pas de mourir dans d'atroces souffrances!.
Non, il n'existe aucun quota de perte (sauf dans la hutte mais c'est une autre histoire)
Par contre oui, ça peut servir.
Et oui, ça permet de prendre conscience de certaines choses à commencer par sa propre ignorance des choses.
Mais ce n'est pas de la survie à proprement parler mais de l'apprentissage, de la sensibilisation, utilisez le terme qu'il vous plait mais ne faites pas la confusion entre les deux mondes.