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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Comment choisir son instructeur de survie ?  (Lu 11724 fois)

26 août 2008 à 22:51:33
Lu 11724 fois

DavidManise


Salut :)

Depuis quelques temps, je constate que plein de gens découvrent subitement l'activité "survie", et que le truc apparemment est en plein "boum".  Outre l'effet de mode qui ne durera qu'un temps, ce genre de phénomène de société va nécessairement entraîner une série de saloperies...  à commencer par l'apparition plus ou moins spontanée de nombreux instructeurs de survie auto-proclamés qui vont monter toutes sortes de types de structure et emmener des gens toujours plus loin toujours plus bas, pour leur faire connaître les charmes virils et rugueux de stages de "survie" en tous genres.

Aussi, je me méfie GRANDEMENT...  mais alors GRANDEMENT de ce qui nous attend dans les prochains mois et les prochaines années.  Aussi j'aimerais, pour une fois dans ma vie, anticiper le truc un minimum...  en vous proposant une simple grille d'analyse qui vous permettra de faire vous-mêmes votre choix lorsqu'il s'agit de choisir un instructeur de survie.  Pour le coup, vous choisirez peut-être quelqu'un d'autre que moi, mais si vous choisissez le bon pour vous, ça sera parfait.  

Alors...

D'abord, un bon instructeur, c'est quoi ?  c'est d'abord un PEDAGOGUE.  Et qui dit pédagogie, dit compétences dans la transmission d'informations, de savoirs, de compétences.  Je connais des dizaines de personnes qui savent vraiment bien se démerder dans la nature ou ailleurs.  Je connais des dizaines de bons pédagogues.  Les gens qui réunissent ces deux qualités sont rares.  Pour dire vrai, je les compte sur les doigts d'une main.  Et je m'entends très bien avec chacun d'entre eux :)

Ensuite, un bon instructeur de survie, c'est quelqu'un qui a déjà testé ses connaissances en situation réelle.  Ca veut donc dire quelqu'un qui a été assez débile pour essayer...  mais qui en même temps sera assez intelligent pour ne pas vous faire risquer votre vie pour vous le prouver.  On a là un mélange subtil de folie pure et de prudence.  Il faut un bourrin sensible.  Un malade intelligent.  Quelqu'un qui connait, en fait, la limite et qui vous la fera entrevoir, qui pourra vous en parler de première main...  sans vous faire risquer votre peau.  Je fais souvent le parallèle avec le combat au couteau.  On ne peut pas enseigner la survie en mettant les gens en situation de survie...  pas plus qu'on ne peut enseigner le combat au couteau en laissant les élèves s'entretuer avec de vrais couteaux.  Il y a donc forcément une part de "jeu" dans la chose...  et une grosse marge de sécurité, faute de quoi ça deviendrait vite contre-productif.  Donc, un instructeur de survie est quelqu'un qui a "testé pour vous"...  qui a survécu...  et qui saura vous orienter pour que vous puissiez apprendre le mieux possible sans le moindre séquelle.

Un bon instructeur de survie, est une personne qui pratique à temps plein, ou au minimum régulièrement.  C'est bien beau de se prétendre instructeur de survie alors qu'on ne quitte jamais son bureau, et c'est facile d'écrire sur un CV qu'on est instructeur dans telle école du trou du cul de l'Alabama alors que personne n'y a jamais mis les pieds.  Le bon instructeur, même s'il a peu d'expérience dans le domaine, aura déjà l'honnêteté de vous dire "j'ai commencé il y a six mois". Je préfère largement un jeune instructeur honnête à un mec qui a tout fait et tout vu, et qui sait tout...  y compris comment vous entuber.

L'honnêteté, en matière de survie, est intimement liée à l'humilité et à la prudence.  Ceux qui pratiquent mère nature d'assez près et depuis assez longtemps sont TOUS extrêmement humbles et prudents face à elle.  Et les gens expérimentés qui la bravent ou la prennent de haut sont soit des cons, soit des fous...  sont inexpérimentés et donc menteurs.  

Un bon instructeur, saura vous dire "je ne sais pas".  Il saura sortir de son plan de cours pour répondre à une question.  Il saura prendre en compte vos besoins.  Il sera, d'abord et avant tout, un être humain sur qui vous devrez pouvoir compter le temps d'un stage... mais aussi après, quand vous aurez des questions complémentaires ou tout simplement envie de passer boire le café chez lui.  Un instructeur de survie, c'est quelqu'un qui vous donne les outils pour que vous puissiez sauvegarder l'une des choses que vous possédez qui est le plus précieux qui soit : votre propre vie.  Aussi, je pense que cela implique une relation de confiance et de respect mutuel qui se conçoit difficilement sans une base saine de rapports humains normaux et simples.  On doit pouvoir poser des questions, dire ce qu'on pense, ou passer boire le khawa...  on doit être à l'aise et en confiance.  Sinon ça ne va pas.

Je n'insisterai pas trop sur l'importance d'avoir des PETITS groupes...  Sur le terrain, il est difficile de tenir vraiment compte des besoins de plus de 7 personnes à la fois.  Un instructeur pour 7 est un ratio optimal pour les stagiaires comme pour l'encadrement.  Un co-instructeur bien rodé peut prendre en charge 5 personnes en plus...  aussi un couple instructeur/co-instructeur peut prétendre en donner vraiment pour leur argent à 12 personnes, et pas une de plus.  

Un instructeur de survie est quelqu'un de qui on attend, je ne sais pas trop pourquoi, qu'il nous fasse explorer les limites de nous-mêmes, et qu'il nous confronte à des situations réellement terribles.  La survie attire son lot de masochistes, et de blasés en mal de sensations fortes...  et malheureusement la survie "loisir", où on tue des animaux illégalement, coupe des plantes n'importe où ou n'importe comment, etc. n'est pas loin.  Or, la survie N'EST PAS UN HOBBY.  Et l'instructeur de survie n'est pas là pour vous faire passer un agréable moment.  Il est là pour vous transmettre des connaissances, au même titre qu'un formateur en secourisme, ou que votre prof de maths.  S'il a le sens du spectacle et qu'il vous fait passer les infos dans la bonne humeur, TANT MIEUX.  S'il est en mesure de vous faire vivre des sensations fortes sans vous mettre en danger, parfait.  Mais sa vocation première n'est pas là.  Et la survie n'est pas un loisir...  ni un sport extrême.  

Finalement, et sans doute plus important que tout : un bon instructeur est quelqu'un qui a les compétences réelles pour emmener un groupe sur le terrain en maîtrisant au MAXIMUM les risques.  Le risque zéro n'existe pas, et il n'existera jamais...  mais pour quelqu'un dont le métier est justement en très grande partie la gestion du risque en milieu naturel, la première chose à faire est déjà d'assurer la sécurité des stagiaires.  Et au vu de la législation actuelle en la matière, de toute manière, l'instructeur ou l'encadrant d'un stage n'a tout simplement pas droit à l'erreur.  C'est bien plus qu'une obligation de moyen qui lui est imposée.  C'est une obligation de RESULTATS.  Cela passe par un repérage terrain minutieux, une bonne connaissance du milieu, une excellente connaissance de la physiologie humaine, des risques divers et variées liés à l'environnement, mais liés aussi aux intéractions dans le groupe, aux scénarios choisis, et tout.  Seule une analyse globale des risques divers et variés permet de réellement limiter la casse, et faire en sorte qu'elle reste le plus longtemps possible à zéro.  C'est une LOURDE responsabilité...  que je ne confierais pas, personnellement, à n'importe qui.

Voilà ;)

Ciao ;)

David
« Modifié: 21 septembre 2011 à 09:13:38 par DavidManise »
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26 août 2008 à 23:33:00
Réponse #1

jilucorg


Bof, pour l'instant, quand on tape "instructeur de survie" (avec les guillemets) dans Google, on n'en voit pas beaucoup d'autres hein :D. Tu anticipes un max ;)! Mais merci pour la grille de contrôle, c'est un texte de référence.


jiluc.

26 août 2008 à 23:47:05
Réponse #2

Mrod


Tu n'as pas tord d'anticiper. A mon avis ton instinct ne se trompe pas au sujet de cet effet de mode 'à venir'.
J'ai beaucoup aimé ton explication de ce que tu décrit comme :
Citer
un mélange subtil de folie pure et de prudence.
Les chamans sud-américains appellent ça la 'folie contrôlée'.
Merci pour cette liste de critères.
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

27 août 2008 à 00:16:55
Réponse #3

Anke


Et si un véritable instructeur de survie, c'était tout simplement celui qui se lève la nuit pour voir dans quel état sont ses stagiaires, pour voir s'ils dorment, comment ça se passe pour chacun ?

Je crois quà lire et parcourir le forum, personne ne pouvait se tromper ; désormais, la grille de contrôle sera donc un plus.

27 août 2008 à 07:22:41
Réponse #4

Nävis


Je suis d'accord avec David, sur la difficile balance entre enseigner et ne pas mettre en danger. Selon les façons de mettre les gens en situation, de les motiver, ou de les laisser se défouler en groupe, j'y vois un réel danger. Et l'effet de mode est là en effet. La grille de réflexion de David est complète.

Mais j'insisterais aussi sur le fait que danger il y a, même si la sincérité de l'instructeur est certaine.
Je connais personnellement deux personnes qui "donnent des cours de survie" sur le week-end, qui ne mentent pas sur leurs exploits, qui ne cherchent pas à "entuber" leurs élèves-clients.
Mais qui a aucun moment ne réalisent le danger d'emmener des gens. Qui ne connaissent que leur propres sensations corporelles, sans anticiper les faiblesses des autres. Qui ne sont certainement pas prêts pour les cas d'urgence (l'un n'est même pas formé en secourisme!).

Ah! Faut pas que j'oublie de cocher en gras cette fois le petit vu dans la case "cet instructeur de survie me plaît" dans mon petit cerveau.  :love:

27 août 2008 à 09:27:05
Réponse #5

Diesel


Je suis d'accord.  :)

Comment ? c'est un peu court comme réponse ?.  :ninja:

bon ok, je prends 5 de mes précieuses minutes pour vous éduquer bande d'ignorants.  ;D

Avant de donner des leçons, il faut déjà savoir quelque chose ça tombe sous le sens.
Donc oui, il faut connaître les différentes facettes de ce qui sont enseignées, et sans doute en avoir vécu quelqu'unes aussi car de la théorie à la pratique il y a un monde.

Savoir c'est bien, mais encore faut-il savoir transmettre ce que l'on sait. Et ça c'est sans doute l'étape la plus difficile. Savoir faire passer le message de façon propre et sans bavure, d'une façon qui ne soit pas rébarbative. C'est un art.
Un art bien difficile d'ailleurs qui n'est pas donné à tout le monde même avec la meilleur volonté du monde.

L'altruisme aussi fait parti du lot. On ne part pas avec un groupe si on se fout de ce qu'il peut leur arriver. On n'enseigne pas pour se la péter ou sa gloire immortelle mais pour transmettre quelque chose.
il faut savoir avaler des couleuvres (et pas que pour se nourrir).

Un poil d'humilité aussi, se souvenir que l'on ne détient pas la vérité éternelle, que l'on est humain donc faillible aussi.

Savoir mettre son individualité ou son ego de coté quand la situation l'exige ou pour l'intérêt général.

Ne pas être pas trop mal dans sa tête pour savoir quand arrêter ou se rendre compte que ça dérape.
Conscient des risques aussi (ça aide souvent  ::))

Bref, d'être un humain dans le sens noble du terme, fort de ses faiblesses.  ;)

ça fait beaucoup de chose à la fois hein ?. ;D
Se débrouiller seul est une chose, devoir prendre en main un groupe en est une autre. Pas sûr qu'il soit possible d'endosser les 2 costards aussi facilement que ça.

Voilà, c'est brut de décoffrage tout frais de ma p'tite tête, profitez-en.
Je ramasse les copies dans 2 heures.  ;D

27 août 2008 à 09:31:04
Réponse #6

Anke


Là Navïs, il y a un truc qui m"échappe. Les deux personnes que tu connais ne sont pas prêts pour les cas d'urgence, dont un n'est pas formé au secourisme et "donnent des cours de survie " !  :o
Je ne mets pas en doute la bonne foi de ces gens, mais ça me parait hallucinant de prétendre donner des cours de survie dans ces conditions. Les notions de secourisme sont déjà essentielles pour le pékin moyen ( on dispense quelques cours en classe de 5eme !), mais pour quelqu'un qui dispense des cours, amha s'il n'a pas ce souci là ( de se former sur ce versant là avant de donner des cours) soit il a raté un épisode, soit il est irresponsable ( je suis sévère hein !), soit on ne parle pas de la même survie ( et la je ne pensais pas qu'il y en avait plusieurs  :blink:)

Sinon, demain je change de métier, je monte un camp dans un bois avec Piedsnus et je fais bouffer du pissenlit, du plantain et des orties aux stagiaires( c'est pas dur à reconnaitre et c'est suffisamment pas bon pour avoir une étiquette de vieux broussard), on fait deux feu et demi, et on dort dans des sacs poubelles sous une bache agricole, avec un mora dans la poche. Ma clientèle sera essentiellement des parisiens bourrés de thunes qui veulent jouer à Kholanta le temps d'un week-end. Px : 500 euros la partie( y'a pas de raison que je me fasse chier hein !), 10 mecs et un couteau en acier pourri qu'il auront forgé le Samedi après-midi.
Cout : sacs poubelles, baches agricoles, barres d'acier de chez le ferrailleur, sacs de charbon de bois, bouffe à minima ( une vieille soupe et deux sachets de thé, vont maigrir un grand coup mes parigos) avec la vieille décharge qui va bien et qui me déresponsabilise ( voir avec un avocat avant).
Bénéf : conséquent ! 5000 euros le week-end ! La moitié en charges et impot : 2500*4= 10 000 euros pour 8 jours de boulot. Punaise j'avais pas vu ça, dis donc !

Oh ! Piedsnus ! Faut qu'on cause....

27 août 2008 à 09:59:57
Réponse #7

Maximil


Certains instructeurs de survie semblent vouloir que les élèves apprennent d'eux-même la selection naturelle  :lol: Ils avaient pourtant prévenus: tout le monde ne réussit pas, et seuls les plus forts en reviendront indemne. Mais certains ont du croire qu'il s'agissait d'arguments commerciaux et non de la réalité au sens propre des mots (et des maux)  :lol:.

Plus serieusement, certains n'ont semble-t-ils pas conscience de la vitesse à laquelle certaines situations confortables et sans risques peuvent dégénerer, ni des (très nombreux) emmerdes administratifs, judiciaires et financiers que cela peut générer derrière.   :huh:
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

27 août 2008 à 10:09:25
Réponse #8

nemesys


a mon avis, ce texte devrait figurer dans le carajou N°2....

27 août 2008 à 10:15:06
Réponse #9

Ishi



Sinon, demain je change de métier, je monte un camp dans un bois avec Piedsnus et ISHI.
Bénéf : conséquent ! 5000 euros le week-end ! La moitié en charges et impot : 2500*4= 10 000 euros pour 8 jours de boulot. Punaise j'avais pas vu ça, dis donc !

Oh ! Piedsnus ! Faut qu'on cause....

Anke, no problème pour moi.   :lol: :lol:
Plus sérieusement, c'est un métier.
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

27 août 2008 à 10:25:29
Réponse #10

DavidManise


Bénéf : conséquent ! 5000 euros le week-end ! La moitié en charges et impot : 2500*4= 10 000 euros pour 8 jours de boulot. Punaise j'avais pas vu ça, dis donc !

Eh ouais.  C'est la calcul foireux que beaucoup de mecs vont malheureusement faire.  Et il y a pire...

Si tu t'appelles Tom Brun, tu demandes 900$ la semaine, tu fais des groupes de 25 voire 30.  Tu confies l'instruction à des instructeurs totalement bénévoles qui ont même eu le privilège de te filer des ronds pour que tu les formes...  et là tu fais rentrer 900 x 30 x 2-3 groupes toutes les semaines. 

Bref...  faut garder le sourire ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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27 août 2008 à 10:42:22
Réponse #11

Anke


Hou ! Que c'est laid David de dire du mal de tes "collègues", que c'est laid, que c'est laid ! Tu seras puni et mis à l'index de la corporation ! Voilà !

Ishi, ça roule, tu dépouilles deux ou trois vieux canapés en cuir, de la ficelle de boucher et des grosses aiguilles, on va ouvrir une section "Old West" pendant les "stages" !  :lol: ( et boum ! Qui c'est qui va se faire des sous ? C'est noueuh et pas le manitoueuh, nananèreuh....)

Blagues à part, existe-t-il au sein de votre profession( syndicat, regroupement asso) un controle possible vis à vis des opportunistes qui ne vont pas manquer d'essayer de "surfer" sur la vague survie ?

27 août 2008 à 10:49:51
Réponse #12

Patrick


( et boum ! Qui c'est qui va se faire des sous ? C'est noueuh et pas le manitoueuh, nananèreuh....)
Une petite paranthèse en tant qu'employeur (puisque président du CEETS). J'ai souvent l'occasion de me rendre dans le magnifique chalet de 400 m2 avec vue sur lac de David devant lequel trone un quad dernier modèle au milieu d'un hummer et du dernier mobil home. Ceux qui le connaissent rétablirons  :).

En fait, avec le prix des stages (malgré que beaucoup trouvent ça cher) nous parvenons tout juste à sortir un salaire à temps partiel de 600 €/mois toute l'année (il n'y a pas de stages tout le temps) et de lui remourser les frais engagés. Le bureau, lui ne se rembourse que rarement de ses frais (de route notamment).

Mais nous payons toutes nos charges et cotisations, nous avons une assurance tip top qui garantie très correctement instructeurs et stagiaires, nous finançons la formation continue de David (notamment les spécialisations en secourisme), le matériel de secours et de back-up en cas de soucis.

Les stagiaires remplissent un questionnaire médical et fournissent un certificat signé par leur médecin traitant.

Et s'il n'y avait pas des bénévoles géniaux et compétents comme Maxi , Mathias :love:, et les autres pour faire tourner la boutique, nous n'y arriverions tout simplement pas.

Alors oui, monter une structure bêton c'est dur, c'est du boulot, c'est des soucis et c'est aussi risqué pour l'encadrement, mais c'est le seul moyen de rester en accord avec les principes et les valeurs auxquels on tient par dessus tout : transmettre des savoirs pour prolonger et sauver des vies; et surtout pas pour faire voir combien on est beaux et couillus (surtout que, pour la plupart on est même pas beaux  ;D).
« Modifié: 27 août 2008 à 11:01:45 par Patrick »

27 août 2008 à 10:51:41
Réponse #13

Ishi



Blagues à part, existe-t-il au sein de votre profession( syndicat, regroupement asso) un controle possible vis à vis des opportunistes qui ne vont pas manquer d'essayer de "surfer" sur la vague survie ?

Je ne pense pas,
Par contre, si l' "activité" se développe, jeunesse et sport ne manquera pas de se pencher sur la question.
Et là, ils contacterons les pros ayant pignon sur rue et notre manitou se verra remettre son BE "survie et vie sauvage" sans le passer afin de devenir un des  formateurs BE "SVS".  :D
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

27 août 2008 à 11:05:05
Réponse #14

Anke


Citer
J'ai souvent l'occasion de me rendre dans le magnifique chalet de 400 m2 avec vu sur lac de David devant le quel trone un quad dernier modèle au milieu d'un hummer et du dernier mobil home.

Je le savais !  >:(

Citer
En fait, avec le prix des stages (malgré que beaucoup trouve ça cher) nous parvenons tout juste à sortir un salaire à temps partiel de 600 €/mois toute l'année (il n'y a pas de stages tout le temps).

C'est parce que vous étes organisés comme des quéquettes ! :lol:



Euh Patrick, sérieusement, tu n'as AUCUN compte à rendre sur ce coup là.
Personne ici ( tout du moins, je l'espère) ne doute, ni de votre honnèteté, ni de votre professionnalisme, ni de votre humanité !

27 août 2008 à 11:22:02
Réponse #15

Mrod


Citer
a mon avis, ce texte devrait figurer dans le carajou N°2....
+1

Pour ce qui est de certains instructeur n'ayant pas de formation de secourisme ...  No comment ... tout individu soucieux de son prochain devrait avoir un minimum de formation en secourisme, pour le peut que ça coute en temps et argent ....

David c'est vrai ça ? ->
Citer
un quad dernier modèle au milieu d'un hummer
C'est pas très bon pour l'environnement tout ça !  ;)

Citer
si l' "activité" se développe, jeunesse et sport ne manquera pas de se pencher sur la question.
Je l'espère bien !
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

27 août 2008 à 12:24:34
Réponse #16

Anke


Bien lu. Dans l'avenir, envisageriez-vous de former des gens à ce type de métier ? Je pense qu'il y a là matière à faire quelque chose ne serait-ce que pour controler le quidam qui pourrait s'auto-proclamer " instructeur" et par là-même instaurer une sorte d'éthique du métier d'instructeur ?
Je pense qu'effectivement, au regard du flou artistique qui règne autour de vous, il serait surement nécessaire de vous regrouper pour défendre vos objectifs communs, puisque somme toute vous êtes, si ce n'est d'une manière réellemetn officielle, tout du moins officieuse par l'ensemble des gens que ce sujet interresse, des sommités, ou tout du moins des gens faisant autorités en la matière.
Une piste... Rien qu'une piste, mais la réflexion va surement s'imposer à vous dans les annnées à venir.... Autant anticiper....

27 août 2008 à 13:51:58
Réponse #17

Patrick


Pour ce qui est de certains instructeur n'ayant pas de formation de secourisme ...  No comment ... tout individu soucieux de son prochain devrait avoir un minimum de formation en secourisme, pour le peut que ça coute en temps et argent ....
Rappel, deux choses sont exigibles pour enseigner, même si cette activité est bénévole et même si elle n'est pas couverte par un diplôme (DIF pour le bénévolat et BEES à titre professionnel) ce sont et même dans le cadre d'un contrat de formation au lieu d'une activité de loisir :
  • volet N°2 du casier judiciaire vierge
  • (AFPS et maintenant PSC1 ou SST valide et donc recyclé chaque année

27 août 2008 à 14:03:38
Réponse #18

Anke


Bien lu. Il me parait indispensable, au regard de ce que vous évoquez, que vous vous concertiez afin d'éviter ( qui vont sentir le vent venir) de vous "faire couper l'herbe sous le pied" pourrait-on dire.
D'après ce que je peux comprendre au travers des fils divers et variés, vous avez la possiblité de monter un regroupement en qualité d'experts en la matière, votre expérience, voire vos "états de service" peuvent parler en votre faveur par les temps qui courrent.
Autant les asso sont généreuses et à but non lucratif, autant un cabinet d'audit en matière de survie et/ou de protection, s'adressant notamment aux structures déjà en place ( Pompiers, Samu, Préfectures par ex), serait une vrai démarche assurant : la reconnaissance de votre profession, la garantie d'une structure formelle et reconnue de nos ministères
Un dossier bien monté ( je pense qu'il y a ici plein de gens bien informés sur les réseaux et la manière de les utiliser) déposé sur le bureau du ministre adéquat serait la bonne démarche amha.
Je pense qu'au regard des évènements récents en Europe, la période serait pour le moins bien choisie.
Le vide juridique et /ou légal existe, vous pouvez si vous le voulez le combler, je pense.
Il est indéniable que vous portez sur les épaules cette charge, car c'est bien de dénoncer les éventuelles brêles qui ne vont pas manquer de se faire du pognon sur ce crénau, ça c'est une chose. Mais n'oubliez pas, vous êtes dépositaires d'un savoir et si vous ne vous donnez pas les moyens de le défendre et par delà de ne pas laisser des charlots mettre des vies en danger, vous en porterez, hélas même si ce n'est pas de votre fait, la responsabilité au moins morale d'avoir "laissé faire", parce que vous n'avez pas mis en place ce qu'il fallait pour que n'importe qui ne fasse pas n'importe quoi.
Je ne vous condamne pas hein, j'espère que vous l'aviez compris !
Quand on voit la qualité de ce forum, pas vraiment comme les autres et la qualité de ce qui s'échange ici, on ne peut que nourrir l'espoir que cela dépasse les hasards des systèmes binaires, et qu'une garantie sur la vie soit réellement effective !
Votre talent est reconnu de tous, ne laissez pas des gens de peu de morale vous en spolier, c'est important pour vous..... et par conséquent....pour nous !
La compétence, c'est vrai est parfois dure à porter, c'est aussi le prix qu'il faut payer...
"En sauver le plus possible". En vous fédérant vous poursuiver votre objectif...
Très amicalement
Anke

27 août 2008 à 14:39:44
Réponse #19

DavidManise


David c'est vrai ça ? -> C'est pas très bon pour l'environnement tout ça !  ;)

Je pense que tu blagues hein, mais juste pour être complètement sûr : non, c'est pas vrai hein ;D  Pour te dire, je coupe mon bois à la hache, dans la forêt, au lieu d'utiliser une tronçonneuse parce que j'ai horreur de déranger la Pacha Mama ;)

Ciao ;)

David
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27 août 2008 à 17:09:45
Réponse #20

jilucorg


Yann Chauty si jamais ça l'intéresse.

Justement, lui, sur son site il met en avant le fait que son assoce , le C.E.P.S. ;), est membre de l'association internationale de sauvetage
et d'entrainement à la survie ( I.A.S.S.T.). Mais c'est visiblement une structure qui ne s'occupe que de maritime : "To facilitate the exchange of information on matters relating to safety in the maritime environment and to promote continuous improvement in safety and survival training internationally" ...


jiluc.

27 août 2008 à 23:13:40
Réponse #21

Nävis


Je voyais un peu plus large géographiquement. Une réglementation ou des examens, ce serait forcément sur un plan national. Mais avec un réseau d'instructeurs qui se connaissent, ou une forme de charte de qualité, cela aiderait à se repérer entre les différentes formations proposées, les dates, ou les langues d'enseignement...
Peut-être un site web commun avec des liens... et le Carcajou!

27 août 2008 à 23:19:23
Réponse #22

Maximil


Peut-être un site web commun avec des liens... et le Carcajou!
La diversité, ca a du bon aussi ;)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

28 août 2008 à 11:21:10
Réponse #23

Patrick


Je voyais un peu plus large géographiquement. Une réglementation ou des examens, ce serait forcément sur un plan national. Mais avec un réseau d'instructeurs qui se connaissent, ou une forme de charte de qualité, cela aiderait à se repérer entre les différentes formations proposées, les dates, ou les langues d'enseignement...
Peut-être un site web commun avec des liens... et le Carcajou!
Oui, mais ce sont deux choses différentes, puisque l'aspect règlementaire ne se pose pas hors les territoires nationaux (voire au niveaux des cantons pour vous les copains de Suisses où les règlementations peuvent être très différentes, chez les Belges et les Canadiens, je ne sais pas).

Mais effectivement des liens étroits avec tous les instructeurs qui correspondent à des valeurs communes (effectivement dans le cadre d'une charte) peuvent être étendus au niveau internationnal.

Au delà, si je souhaite que le CEETS puisse pêtre loué pour sa démarche que nous nous efforçons d'être exemplaire, je ne suis pas sur de souhaiter un étallonage normatif sur cette base.

J'ai beaucoup trop vu, sur le plan martial notamment de guerres entre les structures dont chacune avait des visées hégémoniques sur les autres pour se placer dans les ministères.

Donc, on va déjà discuter entre les structures déjà présentes, qui ont une réelle notoriété et qui  :
  • bossent en toute transparence
  • pour former en toute sécurité
  • avec des intervenants qualifiés, pédagogues et responsables.[/li]
En une courte phrase, ceux qui bossent pour prolonger la vie et non pas risquer de la raccourcir, comme on a pu le lire ici même lors de ceratines annonces.

Si vous avez des contacts dans vos pays et au delà avec d'autres structures répondant à ce postulat, adressez les nous. :)

28 août 2008 à 11:27:07
Réponse #24

DavidManise


Justement, lui, sur son site il met en avant le fait que son assoce , le C.E.P.S. ;), est membre de l'association internationale de sauvetage
et d'entrainement à la survie ( I.A.S.S.T.). Mais c'est visiblement une structure qui ne s'occupe que de maritime : "To facilitate the exchange of information on matters relating to safety in the maritime environment and to promote continuous improvement in safety and survival training internationally" ...

Oui.  L'IASST est spécialisé en survie maritime, mais Yann et le CEPS font aussi des stages à terre hein.  Et ils touchent leur bille dans ce domaine là aussi.  Attention de ne pas créer des spécialisations approximatives.  

Ceci dit nous avons tous nos particularités, liées à nos divers backgrounds, environnements, lieux de vie, et tout et tout.  Et selon les envies, goûts et besoins des stagiaires, ils choisissent plutôt un ou plutôt un autre, et c'est très bien comme ça, tant que la qualité et la sécurité sont assurées...

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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