Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: cedx69 le 20 février 2008 à 20:45:42
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Salut,
si vous voulez une idée assez réaliste de la survie au long terme aprés une catastrophe planétaire, lisez...
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Je viens de le finir. En un mot : horrible.
Chuis plutôt immunisé au gore et à la violence, mais j'ai flippé du début à la fin... hallucinant, et superbement bien écrit. Un style extrêmement épuré.
J'ai adoré autant que ça m'a foutu la chair de poule.
Chaudement recommandé !!!
David
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;)
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Des référence ou une édition précise????
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ISBN : 978 2 87929 591 6
Diffusion Seuil. Editions de l'Olivier.
Sur MamaZone : La route (http://www.amazon.fr/route-Cormac-McCarthy/dp/2879295912/ref=pd_bbs_sr_1?ie=UTF8&s=books&qid=1203542593&sr=8-1)
Ciao ;)
David
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Aux editions de l'olivier aussi, a la fnac a 20zorros. :)
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MERCHIIII !!!!!! ;D
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Ce bouquin fait partie de mes projets de lecture.
Pour une critique du livre, allez faire un tour sur le Cafard Cosmique : http://www.cafardcosmique.com/La-route-de-Cormac-McCARTHY (http://www.cafardcosmique.com/La-route-de-Cormac-McCARTHY)
Antoine
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Acheté il y a 3 heures il me reste une cinquantaine de page à lire, ..... j'adoooorrre,....
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Acheté ce midi, je l'attaque ce soir ::)
Bien cordialement
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C'est assez sombre et très réaliste!!! S'est vraiment un livre magnifique, plein d'espoir et en même temps désespéré!!!
S'est assez lourd quand même comme lecture,...... je vais de ce pas préparer mon BOB et nettoyer mon pompe et mon glock!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ^-^
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Ouaipe.
Et former un groupe de gens qui ne mangent pas les enfants ;)
David
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Comme dit dans un autre fil Cormac Mc Carthy, tout simplement un des plus grands auteurs américains vivants.
Je vous recommande également très chaudement No country for old men
et le méridien de sang, un peu plus dense, pour une descente en flamme du mythe de l'ouest américain. Et c'est rien de le dire.
;)
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est ce que le comparer au livre "ravage" de barjavel est judicieux ou pas ?
m enfin je vais a la bibliotheque ce week end essayer de le chopper, il y a des chances que ca me plaise vu le sujet :D
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En fait, question style, lis ceux d avant et tu verra que meme em francais on voit la difference.
Sinon c est pasx un specialiste de la survie.
juste un ecriveain de 72 ans ;) ::)
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Sur vos conseil j'ai acheter lut et ... :love:
Glauque sombre mais surtout perturbant, révélateur je dirai.
Hé bien aimé ravage ya 12 ans de ça et le dernier des hommmes. http://www.amazon.fr/derniers-hommes-Pierre-Bordage/dp/2290324957/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=books&qid=1206617226&sr=8-9 (http://www.amazon.fr/derniers-hommes-Pierre-Bordage/dp/2290324957/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=books&qid=1206617226&sr=8-9) que je vous recommande plus que vivemment, un début assez long mais une fin .......... à découvrir!!
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lu d'une traite, abominablement bon
d'un réalisme déconcertant, on dirait carrément le récit d'un VRAI survivant
j'ai beaucoup apprécié le pragmatisme technique, les mordues de survie n'auront pas raté les dizaines de clins d'oeil en leurs directions, des les premières pages il est mention d'un edc
"Dans les sacs à dos il y avait le strict nécessaire. Au cas ou il ils seraient contraints d'abandonner le caddie"
"S'ils se faisaient mouiller il n'y aurait pas de feu auprès duquel se sécher. S'ils se faisaient mouiller sans doute qu'ils mourraient."
"Les longues lames façonnées avec les ressorts de camion dans quelque forge primitive d'une campagne perdue"
"Les cartouches de fusil dans les tubes de la cartouchière avaient été chargées à la main et les extrémités bouchées avec de la cire de bougie"
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J'ai trouvé la trame très (trop ?) plausible, il semble évident que le monde subit un hiver nucléaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiver_nucl%C3%A9aire) après une guerre chaude de grande ampleur, les cas d'anthropophagie ne sont pas exotique, une simple recherche nous montre par exemple que des cas de cannibalismes ont été commis pendant la famine de 1920 en russie, pendant la seconde guerre mondiale, des cas de cannibalismes ont été commis par certains soldats japonais, (je vous laisse faire une recherche parce que la, c'est aussi gore que dans le livre)
pire, en chine pendant la famine de 1958/1962 causant en 4ans, la mort de 30 millions de personnes
Les corps gisent dans les champs en friche, les survivants sont trop faibles pour les enterrer. Ils sont à quatre pattes pour chercher des graines sauvages à manger. D’autres sont accroupis dans les mares et fossés pour chasser les grenouilles et ramasser des herbes. Alors que c’est l’hiver, les gens sont légèrement vêtus, les vêtements tenus par des brindilles d’herbes et fourrés de paille. Certains avaient l’air en bonne santé, le visage bouffis par les oedèmes, les autres étaient d’une maigreur squelettique. Les plus faibles s’écroulaient sans un mot ou dans leur sommeil. Il régnait un silence inhabituel car il n’y avait plus de bœufs: abattus, plus de chiens: mangés, les poulets et les canards avaient été confisqués par les cadres du Parti, il n’y avait plus d’oiseaux; pourchassés et tués. Plus de feuilles et d’écorce sur les arbres, les rats et les souris mangés ou morts de faim. Plus de cris de bébés, les femmes n’arrivaient plus à donner naissance. Les enfants les plus jeunes étaient sacrifiés, surtout les jeunes filles, car on donnait leurs rations aux aînés. Il n’y avait plus de bois aux portes et aux fenêtres: utilisés comme combustibles pour les petits hauts fourneaux. Plus d’édredons: mangés ou confisqués. On ne pouvait pas faire du feu, car on ne pouvait plus manger à la maison avec les cantines collectives. Les plaques de cuisine, les poêles et les casseroles: fondus
On battait ceux qui mangeaient des graines dans les champs. La famine provoque la réapparition du cannibalisme sur une grande échelle : les familles échangent les enfants pour les manger (yizi er shi : échanger les enfants pour se nourrir, expression chinoise ancienne), les humains se transformaient en loup la nuit et taillaient des pièces dans les cadavres pour s'en nourrir.
Encore plus récent en corée du nord, la famine à commencé en 1995. Entre 1995 et 2000 on estime entre 600 000 et un million de décès liés à la famine.
Pendant l’hiver 1996 – 97, seul des témoignages demeureront de ces actes inavouables:
« La faim rend fou. Certains peuvent aller jusqu’à tuer et manger leurs propres bébés, dit-il, et ce genre d’événements se produit dans beaucoup d’endroits. » Un paysan coréen de Chine, de retour d’un voyage de 4 jours pour apporter du grain à sa famille, partage cette opinion. « On entend beaucoup d’histoires de cannibalisme là-bas. Dans le village de ma famille, on m’a raconté qu’un homme a été pris et fusillé, après qu’on a trouvé une tête sans corps dans sa maison. »
Un Nord-Coréen de Wonson, port de la côte orientale, affirme que, dans sa propre ville, un couple a été exécuté en public au mois de mai : selon les autorités, ils avaient assassiné 50 enfants, puis stocké et salé leur chair dans un abri de jardin.
« De nombreux petits enfants abandonnés errent et se nourrissent de détritus », dit cet interlocuteur.
Selon une autre, au mois de novembre, deux frères, pris en train de vendre ouvertement de la chair humaine, ont été exécutés à Musan, ville minière située au bord du fleuve Tumen.
Une Coréenne chinoise, qui traverse souvent pour affaires, dit qu’elle a entendu parler d’une femme exécutée, en août dernier, pour avoir assassiné 18 enfants à Hamhung, ville portuaire de l’Ouest.
gardons le moral :-\
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salut, mes citations viennent de wiki, ceci (http://drdangvu.free.fr/psychiatrie/anthropophagie_cannibalisme.htm) + tout les sites sur le sujet histoire de corroborer, concernant la corée du nord: ce pays est hermétique au possible mais c'est plus que plausible, le sacrifice des enfants revient tout au long de l'histoire des famines.
autre récit de la famine russe
Dans ces campagnes décimées, les pires scènes deviennent quotidiennes. Les témoignages décrivent une population consommant de l'argile et de l'herbe, se livrant parfois à l'anthropophagie et au trafic de chair humaine. «Les gens mangeaient surtout leurs proches à mesure qu'ils mouraient; on nourrissait les aînés des enfants, mais les nourrissons qui n'avaient pas encore appris à vivre n'étaient pas épargnés, si maigre que fut le profit. Chacun dévorait dans son coin, personne n'en parlait», raconte l'écrivain Mikhaïl Ossorguine.
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Juste un petit up pour dire que le film est en tournage avec Vigo Mortensen dans le rôle de l'homme...pour ceux qui ne veulent pas lire le livre.
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pour ceux qui ne veulent pas lire le livre.
:o
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Je viens de le terminer ....
C'est vraiment effrayant !! :o
"l'homme est un loup pour l'homme" même si je sors de son contexte cette phrase de Hobbes, c'est ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ce livre .... Une application très "primitive" de cette allocution !
j'espère que l'adaptation ciné sera à la hauteur du bouquin.
je vais de ce pas préparer mon BOB et nettoyer mon pompe et mon glock!!!!
Je te comprends .... J'ai eu la même impression en le terminant ! (mais j'ai pas de Glock ni de pompe)
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Va falloir que je me le procure, celui-là. J'ai déjà lu Méridien de sang et je suis bien d'accord avec Emmuel : un vrai chef-d'œuvre de la littérature américaine.
Et sinon, pour l'objet de ce forum, pour ceux qui ne les ont pas lus, je recommande chaudement de se replonger dans quelques classiques US : London, Curwood, et bien sûr l'inestimable Valda de Thoreau (expérience vécue par l'auteur de retour à la vie sauvage en autarcie totale et à frais minimes au XIXème siècle). Plus récents : Jim Harrison et surtout Dan O'Brien pour des affinités profondes et très introspectives à la nature. Que des bonheurs littéraires !
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Effectivement, les frères Cohen en ont tiré No Country for Old Men (en VF on a gardé le titre original), et c'est pour ça je pense qu'on le trouve en médiathèque. Les autres McCarthy sont peu recherchés en France malgré le renom de l'auteur. Par contre, on peut les trouver sans aucun problème dans une bonne grosse librairie, avec un peu de ténacité chez les bouquinistes, ou encore sur le net. Il me semble même avoir vu passer à plusieurs reprises certaines de ses œuvres sur E-Bay à prix défiant toute concurrence.
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Ils sont presque tous dans des collections de poche autour de 6-7 €. (Par exemple LÀ (http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url/402-4412781-0650508?_encoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Cormac%20McCarthy) on en trouve pas mal à ce prix — et même moins en occasion.)
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
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Je l ai enfin lu il y a quelque temps et... j ai trouvé ça nul.
Déjà à la base, je suis pas fan de descriptions interminables de lieux, donc c etait mal parti
Et ensuite, tout le long du bouquin je me suis dit "oui, et alors ?"
Personnellement, ça ne m a fait ni chaud ni froid et tout ce qui est dit dans ce livre , se passe déjà, qu on en entende parler ou pas, aussi horrible que ce soit...
M'enfin j avais pas trop aimé le film No Country for Old Men non plus donc bon, je pense que mc carthy, je vais eviter dorénavant
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Et ensuite, tout le long du bouquin je me suis dit "oui, et alors ?"
Je crois que c'est justement la qualité de ce livre. Il n'y a pas d'issue facile. Pas d'espoir. Ils vont vers le sud mais en sachant que cela ne va en fait rien changer. Ils survivent à tout prix même sans espoir, à la différence de la mère qui a choisi de mourir.
On peut transposer cela à notre vie et à l'humanité: nous vivons individuellement et en tant qu'espèce, tout en sachant qu'il y a une fin inéluctable. Et pourtant nous trouvons de la beauté dans le monde comme le père trouve de la beauté dans son enfant. Tout cela souligne l'absence de sens et l'entêtement à vivre même sans sens.
Ensuite, l'engagement émotionnel dans la lecture doit certainement différer selon que tu aies des enfants ou non.
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Je crois que c'est justement la qualité de ce livre. Il n'y a pas d'issue facile. Pas d'espoir. Ils vont vers le sud mais en sachant que cela ne va en fait rien changer. Ils survivent à tout prix même sans espoir, à la différence de la mère qui a choisi de mourir.
On peut transposer cela à notre vie et à l'humanité: nous vivons individuellement et en tant qu'espèce, tout en sachant qu'il y a une fin inéluctable. Et pourtant nous trouvons de la beauté dans le monde comme le père trouve de la beauté dans son enfant. Tout cela souligne l'absence de sens et l'entêtement à vivre même sans sens.
Oui j ai compris, mais ca ne me "parle" pas en fait
C'est tellement évident que je ne vois pas l interet d en faire un roman
Ceci étant dit, lui y a vu de l intérêt et heureusement car de nombreux lecteurs y ont vu de l intérêt aussi
Ensuite, l'engagement émotionnel dans la lecture doit certainement différer selon que tu aies des enfants ou non.
peut etre, peut etre pas.
Côté émotions, je les trouvais plutot réussi, les dialogues bien trouvé retranscrivant bien ça
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Moi j'ai plutôt bien aimé ce livre, certains moments sont carrément flippant!! Le style des dialogues, le fait qu'on ne connaisse pas le nom des personnages et de ce fait, je pense qu'on peut encore plus s'identifier (toutes proportions gardées bien sur) au père ou au fils suivant le lecteur.
Bref un livre original que je ne suis pas près de revoir (j'en ai tellement parlé que mes potes me le pique ;D)
Amicalement
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Je n'ai pas terminé le livre... Il me manque une soixantaine de pages mais je en crois pas que je le finirai. Pourquoi? Je suis plutôt un lecteur, et même dans la forêt j'emmène des bouquins. Pas grand chose à redire sur le style ou l'écriture: ce n'est pas si mal, pas génial non plus à mon goût.
C'est extrêmement morbide, et surtout terriblement descriptif. Je crois que c'est là que ça coince pour moi. Je ne suis pourtant pas un "cœur sensible", mais c'est un peu comme si je passais mon temps devant des images des prisonniers de camps nazis. Il y a par exemple une image terrible d'un de ces prisonniers à côté d'un homme bien portant dans le film de Frédéric Rossif (De Nuremberg à Nuremberg): et bien lire ce livre, c'est un peu comme si je passais cette image en boucle. (Cela est d'autant plus plus horrible que j'ai cinq garçons sans doute, du bébé à l'adolescent). J'ai pourtant beaucoup lu ou vu sur cette période, le bouquin de Primo Levi par exemple est exemplaire ("Si c'est un homme"). Mais que faire de cette description "clinique" du désespoir, de l'horreur humaine? Voyeurisme et peur sont les deux grands sentiments réveillés chez moi par ce bouquin. Je ne trouve pas ça génial, je ne trouve pas ça très subtil et je ne pense pas que cela fasse "vraiment" réfléchir.
Que le bouquin mérite débat c'est certain cependant.
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J'ai terminé ce bouquin il y a quelques jours après l'avoir commencé suite à la lecture de ce fil.
N'ayant pas spécialement apprécié "No country for old men", le film, j'émettais une réserve sur "La route", bien que selon moi la qualité des films des frères Cohen reste plutôt assez fluctuante.
Enfin je l'ai lu et j'ai étais très agréablement surpris d'être à ce point immergé dans cette histoire sordide.
Je déteste les descriptions longues qui prennent des pages et des pages pour décrire des éléments qui n'apportent rien à une histoire et là c'est tout le contraire que j'ai senti.
En fait, j'ai tilté lorsque j'ai lu le passage où l'homme découvre une pile de vêtements dans le coin d'une pièce : il s'est passé, ou il va se passer quelque chose. Il y a un indice qui doit m'alerter, alors méfiance. Je reste sur mes gardes car je suis autant chasseur que chassé (quand je dis que c'est immersif ^^) !
Enfin un bouquin dans lequel le personnage tente de contrôler son environnement et ne passe pas sont temps à le subir et à accumuler les erreurs et clichés que l'on trouve dans toute la littérature et le cinéma qui veulent faire peur. Chaque détail est contrôlé dans une optique de survie : est-ce que tel ou tel outil peut servir ? Est-ce que tel ou tel endroit est propice à faire du feu sans se faire repérer ? Est-ce que ça vaut le coup de faire un raid dans cette maison isolée pour y récupérer une couverture et un peu d'huile pour sa lampe ?
La répétition au début assez déroutante fini par payer elle aussi et contribue au réalisme de l'histoire : chaque jour il faut se lever dans le froid, chaque jour il faut marcher, chaque jour il faut chercher de quoi se nourrir, chaque jour il faut allumer un feu pour le moral et la santé, à chaque instant il faut être prêt à s'enfuir comme un animal traqué...
Quand on dit que la réalité est plus effrayante que la fiction... :o
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pour ne pas rester sur un avis négatif, j'ai depuis lu du même auteur "de si jolis chevaux" et "le grand passage", "méridien de sang". L'ouest sauvage, le mexique, les chevaux, la nature, un gros fond de désespoir quand même, très bien écrit, une espèce de prose hallucinée. Du coup j'ai fait de Mac Carthy, et pas pour "La Route" mon écrivain américain favori, avant Jim Harrison, Russel Banks.
Pour tous les amoureux de la Nature et de la vie sauvage, ce sont des must je crois.
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Merci cedx pour ce post :doubleup:
Je viens de finir le livre qui m'a suivi partout pendant quelques jours (salon,chambre,jardin,chiottes...) et j'ai vraiment adoré !!!
Du coup j'ai acheté "no contry for the old men" ce matin...
A lire d'urgence :love:
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Paraît que le film vas bientôt sortir, sur la toile, chez nous ;)
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J'ai hâte de voir ça, Vigo Mortensen, c'est pas du n'importe quoi.
Mais un best seller dans lequel il ne se passe rien, où tout est dit entre les lignes, adapté par le cinéma non indépendant américain, ça fait plus peur que le sujet du livre lui même.
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http://www.leblogducinema.com/2009/05/23/la-route-de-cormac-mccarthy-adapte-au-cinema-trailer/
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Chalut
J'ai lu avec énormemment de plaisir ce bouqin il y a quelques temps ,à l'arrivée de l'automne...
L'écriture est magique , elle rend tout cet horrible univers terriblement réel...l'amour du père pour son fils , un put**n de phare ce mec dans un monde ou l'homme finit de s'autodétruire ...je me suis dit que par sa détermination et sa sensibilité il rachetait toutes les horreurs commises par les autres.
Et cette fin dure et si rassurante , j'ai vraiment adoré la description du dernier perso ,le viel homme au fusil...
En gros un livre qui m'a vraiment fait voyager et à éveiller beaucoup de questions.
Je le relirai sans doute un de ses quatre.
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Salut, j'attend la sortie avec impatience, mais j'ai un peu peur que comme chaque fois, l'esprit du livre soit dénaturé par l'image : remarque, survivre avec Charlize Theron..... :)
Je vous fais la review dès mercredi prochain.
Mes 2 peloches.
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Le film sort ce mercredi 2 décembre! La bande-annonce me semble sympa...mais j'ai pas lu le bouquin! :huh:
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127661.html (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127661.html)
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Je viens de le finir, et pour être franc, j'ai détesté le style d'écriture :down:
Pour le reste, ce bouquin et vraiment terrible, avec de purs moments de terreurs en effet; ce bouquin m'a mis une grande claque :up:
Espérons ne pas être déçu par l'adaptation ::)
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Je viens de le finir, et pour être franc, j'ai détesté le style d'écriture :down:
Pour le reste, ce bouquin et vraiment terrible, avec de purs moments de terreurs en effet; ce bouquin m'a mis une grande claque :up:
Espérons ne pas être déçu par l'adaptation ::)
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Salut à tous, je viens de sortir de projo, le film est ...... pareil au livre !
Ce qui est assez rare pour être signalé.
Ambiance bien dark, flashbacks entre le passé heureux et le réel avec l'option suicide comme avenir, tout y est.
Attention, c'est un film hein, pas un cours de survie donné par Aragorn, mais c'est déjà plus réaliste que 2012.
Bonne séance.
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Voilà une super nouvelle !!
Hâte d'y aller :D
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Merci de l'information, j'ai tendance bien souvent à fuir les adaptations de bouquins (que j'ai lu) car j'ai peur d'être déçu.
Peut etre que là, je tenterais...
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Bon je fais quoi ? Je vais voir le film avant de lire le bouquin ( commandé hier sur la toile) ou bien l'inverse ?
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Lis le bouquin!!!
J'ai pas vu le film, mais un livre, c'est TOUJOURS mieux!
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Oui, pour sûr, on ne peut pas ne pas conseiller très fort de lire ce bouquin... sauf à celui qui cherche des trucs frais, légers et distrayants pour aller vers Noël ! :lol:
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
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Je n'ai pas encore vu le film ; par contre j"avais beaucoup apprécié dans le livre le décalage entre le style sec et nerveux de Mc Carthy et le temps du récit qui coule lentement et inexorablement vers...
CDT
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Pour vous planter un peu le décor, je bosse dans un ciné, et je suis sensible au respect du bouquin original.... La dernière fois que je m'étais éclaté, c'était pour "Dans la brume électrique" et j'avais retrouvé exactement le rythme lent et presque poisseux du livre.
"La Route" est lent, mais vu que la fin est archi claire, on se laisse porter en s'interrogeant : jusqu'ou on peut se préparer ? et si y'a plus rien à attendre ?
@ Anke : lis le livre et va voir le film en même temps (méthode Kito depuis son entrée dans le pop corn bizness)
::) ;)
...et pour Charlize Theron :-[
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Salut,
Bin mauvaise écriture pour moi, dommage. Parce que le fond est vraiment là (très bon le fond), mais la forme... Mauvaise traduction?
"D'accord?.. D'accord"
300 fois.
J'attends beaucoup du film, y a moyen de faire un super truc!
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Bin mauvaise écriture pour moi, dommage.
Euh... tu pourrais préciser « mauvaise écriture » (pour la traduction, donc), avec des exemples commentés pour faire bien comprendre ce jugement définitif ?
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
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Salut Jilu,
Et puis tu veux pas que je ponde une dissert non plus? :lol:
Disons que j'arrivais pas à "rentrer dedans", alors que l'histoire est vachement bien. Alors si ça ne vient pas du fond, je mets ça sur le dos de la forme.
Peut-être l'humeur du moment? En tout cas j'ai pas accroché.
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Et puis tu veux pas que je ponde une dissert non plus? :lol:
C'est toi qui vois hein. Mais si tu veux que ton jugement — très personnel — retienne l'attention, la moindre des choses me semble-t-il serait de l'appuyer sur des exemples. Sinon, balancer comme ça sans commentaire « mauvaise écriture » concernant le style de C. Mc Carthy, ça fait juste sourire la quasi-totalité des gens qui savent de quoi on parle, ce qui n'est probablement pas l'effet que tu recherches.
jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
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j'ai aussi indiqué que je n'ai pas aimé l'écriture, mais c'est effectivement quelque chose de très personnel.
C'est dommage, je n'ai pas le bouquin sous la main car je l'ai déjà prêté (forcément, j'aime partager ce que j'ai aimé), donc je ne peux pas concrètement citer un passage.
Cependant, ce qui m'a exaspéré par exemple, c'est l'usage abusif du "et" à la place de la ponctuation, du style:
"je sors de chez moi et je me rends à ma voiture et je mets la clé dans la serrure et j'ouvre la porte et je démarre et j'achète du pain"
Je ne caricature qu'à peine ;D
Ce genre de phrase sur plusieurs lignes, c'est très fatigant, et je trouve que cela n'apporte que très peu ::)
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par contre cela renforce l'effet boucle que l'on éprouve lors d'une situation de m*rde ;)
Oui, c'est aussi ce que je me suis dit, mais au final, j'ai trouvé ça assez lourd.
N'empêche que pour le reste, c'est un sacré bouquin :up:
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ne lis jamais Proust alors, tu y laisserais ta santé morale comme moi! :D
contrairement a mes habitude, j'ai largement preferé le film au livre. les acteurs principaux sont vraiment d'un justesse, et d'un profondeur bouleversante...
par contre n'allez pas voir La Route en imaginant le film d'action survival spirit. c'est plus un plongée vers les doutes et l'obscurantisme des hommes, un chemin philosophique sur la quete de l'espoir.
a voir et pour les plus costauds a lire
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Oui, c'est aussi ce que je me suis dit, mais au final, j'ai trouvé ça assez lourd.
N'empêche que pour le reste, c'est un sacré bouquin Thumb Up
tu veux dire que tu as trouvé cela lourd , pesant avec une seul envie c'est de finir le bouquin pour ne plus avoir cette sensation oppressante lors de la lecture.
paix et amour
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tu veux dire que tu as trouvé cela lourd , pesant avec une seul envie c'est de finir le bouquin pour ne plus avoir cette sensation oppressante lors de la lecture.
paix et amour
:lol:
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Cependant, ce qui m'a exaspéré par exemple, c'est l'usage abusif du "et" à la place de la ponctuation, du style:
"je sors de chez moi et je me rends à ma voiture et je mets la clé dans la serrure et j'ouvre la porte et je démarre et j'achète du pain"
Concernant l'usage du "et", l'original anglais est écrit comme ça aussi, ce n'est pas propre à la traduction (pour répondre à l'intervenant précédent qui parlait de traduction), ça m'a frappé quand j'ai lu le roman en VO il y a un ou deux mois.
Je n'ai pas le livre sous la main, sinon j'aurais pu vous citer un exemple.
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Bin mauvaise écriture pour moi, dommage. Parce que le fond est vraiment là (très bon le fond), mais la forme... Mauvaise traduction?
Cependant, ce qui m'a exaspéré par exemple, c'est l'usage abusif du "et" à la place de la ponctuation, du style:
"je sors de chez moi et je me rends à ma voiture et je mets la clé dans la serrure et j'ouvre la porte et je démarre et j'achète du pain"
Je ne caricature qu'à peine ;D
Ce genre de phrase sur plusieurs lignes, c'est très fatigant, et je trouve que cela n'apporte que très peu ::)
Bon c'est aussi les gouts et les couleurs, mais je vais te donner mon avis et essayer de l'éclairer un peu. J'ai découvert le cormac il y a à peu près 12 ans. Avec Vollmann, dans un autre gnre, c'est u des écrivains écrivains américain contemporains que j'apprécie le plus profondément. Avec cependant des petites réserves "spirituelles" disons, que je ne retrouve d'ailleurs pas chez Vollmann. ;D
Au risque de paraître un peu pompeux, je crois qu'on parle ici d'écrivains. Ces gens font de la littérature. Ils ne sont pas juste des raconteurs d'histoire. Il font un très gros travail sur l'écriture, sa nature même et dans une vision globale. Je ne parle pas ici juste de choisir le bon mot plutôt qu'un autre. Mais de travailler sur la structure, l'articulation, le rythme qui produisent un effet à un autre niveau que le "simple" sens des mots.
Mc carthy n'a pas publié pendant 10 ans je crois avant deux sortir deux romans coups sur coups. Et au risque de te surprendre en 10 ans, puisque tu parles de "et" il a incroyablement épuré son écriture. Jette un coup d'oeil à Suttree ou au Méridien de sang, pour voir, tu vas comprendre. Le méridien de sang, c'est des histoire de hordes, de chasseurs de scalps d'indiens, de sauvagerie. J'en garde un souvenir très vague. Le souvenir du chaos, de paysages plombés hallucinés, de fournaise et de crasse. Et ce ne sont pas les mots qui me laissent ce souvenir. L'histoire, je ne me la rappelle pas, finalement. J'ai juste le souvenir d'une sensation. C'est beaucoup plus vivant et personnel au final.
La route au contraire, c'est dans mon souvenir, l'écriture du néant. 400 mots de vocabulaire, des phrases courtes qui restent en suspens, un rythme sec qui parfois te laisse sur l'inachevé parce que les choses, outre leur petite finalité propre et factuelle,n'ont pas de raison d'aboutir. Une articulation de paragraphes courts qui ciblent une chose et une seule mais sans l'enchevêtrement entre eux qui pourrait t'emmener quelque part, parce dans les trous, les sauts de ligne, il n'y a rien. La cendre, la neige . Le moins de vie possible. Le moins de lyrisme possible (lyrisme = expression mélodieuse de sentiments personnels). Le néant. Alors, oui dans ce livre il y a des épisodes. Au final, en moi, ce qu'il me reste, c'est qu'il ne s'est rien passé, qu'il ne se passe rien, et qu'il ne se passera plus rien.
Donc je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Je trouve qu'au niveau de l'épure, La Route, dans son genre, c'est assez radical.
Je viens de voir le film, et effectivement, il n'y a rien. J'ai trouvé ça encore un peu trop mélodieux au niveau du montage et de la musique, en particulier. Quand à la toute fin, pour moi, c'est une bouse finie. Mais je vous laisse la surprise.
Ciao !
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Concernant l'usage du "et", l'original anglais est écrit comme ça aussi, ce n'est pas propre à la traduction (pour répondre à l'intervenant précédent qui parlait de traduction), ça m'a frappé quand j'ai lu le roman en VO il y a un ou deux mois.
Je viens de checker : le méridien de sang et la route > même traducteur. Il faut peut-être y voir là un bout d'explication.
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j'avais pas aimé le livre (cf là (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7201.msg226428.html#msg226428)) mais je laisserais peut etre sa chance au film (suivant combien de temps il reste à l affiche...)
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Vu hier soir,
c'est lent comme une agonie,
ça te taraude,
violence suggérée,
simplement,
violence décuplée,
pas de surenchère,
une écriture sur le fil du rasoir,
nerveuse.
Exit zombies et cie,
bonjour cauchemards.
à voir de John Hillcoat
Ghosts... of the Civil Dead (tjs pas vu, mais la BO de Nick Cave est renversante)
http://www.youtube.com/watch?v=w-5NSmrbmEY&feature=related
The Proposition
http://www.youtube.com/watch?v=G7V-CW_SUos&feature=related
un clip (la crème au dessus du gratin)
http://www.youtube.com/watch?v=gYH8AILcqmk
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A mon sens, Lemuel à tout dit concernant le style d'écriture.
Le fond et la forme sont en parfaite adéquation, pour moi, y a rien à redire (c'est un avis perso)
J'hésitais à aller le voir. Avec ton commentaire sur la fin, je n'hésite plus.
Tant pis ou tant mieux, je resterais sur mon imaginaire, pas besoin de "voir".
Moi, en lisant ce bouquin, j'ai un peu pensé à Des souris et des hommes de Steinbeck.
Le style est épuré et ça fait vraiment ressortir les sentiments des personnages.
Mais, bon, tout ça c'est des avis personnels...
@+
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Quand je dis "il n'y a rien" c'est plutôt une qualité hein… Mais le truc est pas tout à fait assez radical pour moi. Bref…
Par contre la photo déchire. Vraiment.
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Je vais de ce pas acheter le livre, je reste tjs sur mes gardes quand un bouquin est adapté au cinéma,
les mots sont autrement plus percutants que les images.
Sans l' avoir lu, je sens que le film tiens sur ses pattes de part le jeu des acteurs,
je ne suis peut-^tre pas très objectif, le travail de John Hillcoat m'intéressant grandement.
Il y a un je ne sais quoi qui m'interpelle dans ce film, je vais jeter un oeil si je m'y retrouve aussi au fil des pages.
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Ouf
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Vu !
Et en ce qui me concerne je reste mitigé.
Le jeu des acteurs fait que l'histoire prend plus à la gorge en terme d'émotions que le bouquin.
Par contre le réalisme froid de la survie et la sobriété propre au bouquin ont laissé place à la romance et une histoire plus axée sur l'action et l'aspect métaphysique de l'Homme devenu animal.
D'une manière générale c'est l'idée de montrer plutôt que de suggérer qui m'a dérangé : je ne me souviens pas que Mc Carthy s'attarde sur les crochets de bouchers ou les crânes sur une pique pour montrer l'horreur de la situation, le livre est plus subtile que ça.
Bref, une sorte de translation du sujet s'est opéré entre les deux œuvres.
La question reste donc : doit-on forcément travestir un livre pour en faire un film ? Quand je pense à l'univers très particulier que véhiculent certains réalisateurs je pense que non, mais ça reste personnel.
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Pas encore vu le film... Envie de le voir...
J'ai lu le bouquin en V.O., j'ai adoré... Je l'ai fait lire à ma femme en Français, elle n'a pas accroché (mais je ne pense pas que le problème provienne de la traduction).
Je pense que le bouquin faisait écho à une certaine noirceur au fond de moi et à ma paternité récente... Je suis quelqu'un de plutôt pessimiste et résigné mais quand on a un enfant on est tout pour lui et on doit continuer à marcher à côté de lui jusqu'à son dernier souffle...
Plus globalement cela correspond à ma manière de vivre un pas après l'autre sans jamais savoir de quoi demain sera fait, ni en n'en ayant rien à foutre d'ailleurs. C'est déjà assez difficile de s'occuper d'aujourd'hui.
Mais je comprends tout à fait que l'aspect un peu radical du livre ne plaise pas à tout le monde.
Bien à vous,
Rod
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Je n'ai pas été du tout déçu par le film, c'est pour moi une très belle adaptation.
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Je viens d'attaquer le bouquin, et après en avoir lu un gros quart, ben...je crois que je vais abandonner...
Celà m'arrive extrêmement rarement, lorsque je me fais ch... comme un rat mort quand le livre génère trop trop d'ennui. Ici, ce n'est pas le cas.
Au contraire: je suis trop dedans. Je m'explique. Je suis d'un naturel optimiste, et sans etre un bagareur je ne suis pas du genre à capituler devant l'adversité. Mais là, c'est noir. Très très noir. Opressant au possible, avec un style certes épuré, mais qui convient à merveille. Sûrement un chef d'oeuvre, mais ce bouquin la me blesse tant il est bien réalisé, bien imaginé, bien écrit... Je lis, je souffre.
Père de deux jeunes garçons, ce n'est pas l'enfant du livre que j'imagine, ce sont les miens que je vois dans tout ce noir, cette poussière, cette violence certe suggérée mais finalement si bestiale et "humaine" qu' elle est parfaitement crédible.
Je m'y recollerai sûrement un jour, plus tard. En été, avec une bonne blanche bien fraiche sous la main. Super bouquin, mais là c'est le lecteur qui dit stop... ;)
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Je m'y recollerai sûrement un jour, plus tard. En été, avec une bonne blanche bien fraiche sous la main.
ah...et qu'est-ce que ça changera?
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Cela dénote une certaine disponibilité d'esprit, il me semble.
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Il y a des expériences qu'on n'est pas prêt à faire à certains moments de sa vie (dans tous les domaines pas seulement pour les livres et les films).
C'est bien parfois de ne pas s'enfermer dans des certitudes et s'offrir des secondes chances... ;)
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Il y a des expériences qu'on n'est pas prêt à faire à certains moments de sa vie (dans tous les domaines pas seulement pour les livres et les films).
C'est bien parfois de ne pas s'enfermer dans des certitudes et s'offrir des secondes chances... ;)
Je pense que c'est là justement que réside le vrai luxe (et peut etre le seul) que nous offre notre vie souvent sédentaire, quand on peut avoir la chance de n'avoir pas le souci quotidien de recherche de nourriture ou d'un abri chaud: le luxe d'ouvrir son esprit, de s'affranchir de nombre de dogmes et de certitudes. Ceci est sûrement bien plus difficile quand on est dans la précarité.
Celà semble parfois déstabilisant pour les gens qui me croisent, mais j'aime le doute. Non le doute chronique, la pré-parano, ou l'angoisse sous jascente.
Un doute plus constructif je pense, plus "organisé", qui permet de s'offrir le luxe (la aussi) de pouvoir sereinement se dire que l'on se trompe peut etre, sans que cela n'engendre de réflexe conditionné d'inquiétude.
C'est pourquoi je suis convaincu que cet ouvrage, sur lequel je fais aujourd hui un refus, est sûrement un excellent livre. C'est d'ailleurs certainement pour cette raison qu' il me touche, réveille des ressentis enfouis. C'est donc à ce titre que, plus tard, il sera forcement interressant de m'y replonger, avec une vraie disponibilité. :)
ah...et qu'est-ce que ça changera?
Ca changera tout, justement...
Chaque jour nous trouve différents, plus ou moins réceptifs, plus ou moins forts ou fragiles, dans une infinité de domaines et de ressentis.C'est d'ailleurs à ce titre que l'on dit parfois qu' il y a des jours avec, et des jours sans. La sensibilité n'est une faiblesse que si elle fait souffrir. Quand à la force, j'ai plaisir à penser qu' elle n'est jamais établie de façon définitive... :)
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J'ai commencé ce livre. Ne parlant pas couramment l'anglais, et dans ce cas c'est fort dommage, le pense que le traducteur a été fidèle au texte original.
J'ai pu remarquer quelques phrases sans verbes qui contribuent à poser cette espèce d'ambiance de "mal à l'aise".
D'ores et déjà, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un livre "noir", mais d'un livre "gris", pas forcément pessimiste au sens littéral du terme, mais qui va me laisser comme une sorte de "mélancolie" de "est-ce que ça vaut la peine". Là où j'en suis, il est évident que le père se bat inutilement et il le sait, il va mourir. Jusqu'où va-t-il emmener son fils et pourquoi ? ( ne m'en dites rien :lol:).
Je pense pour l'instant que c'est un livre de "désespoir". Mais un désespoir lent, inexorable, immanquable.
Il va surement falloir que je me batte contre ce livre, et chercher en moi les raisons pour lesquelles il faut continuer, envers et contre tout, même contre moi-même peut-être...
Ce livre est une épreuve.
C'est un bon livre.... Je crois...
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et bien c'est bien point barre.
comme le livre c'est juste eprouvant, long, triste et triste.
abandon all hope
Je trouve l'emphase mise sur la fin ridicule. Vraiment. Et pas fidèle au livre. Je viens de checker.
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ANKE : Ne lis pas ce message( ;))
Ce livre, il est pas si pessimiste que ça...
d'accord, c'est pas la joie mais la fin n'est pas sans espoir.
Le type réussit la mission qu'il s'était donné!
Oui, il réussit :)
Moi, c'est ça qui m'a fait pleurer, le fait qu'il ai réussit.
Oh final, c'est grâce a son petit qu'il a pu trouver la force de se donner un but.
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Je suis allé le voir hier soir en Vo et n'ayant pas lu le livre, j'ai été très remué.
Ce livre m'a apporté plusieurs vagues d'émotions différentes mais toutes malsaines.
J'ai une question pour les lecteurs du Roman :
Est-ce que le héros s'était préparé au cataclysme ?
Il y a plusieurs indices :
Il ouvre rapidement l'eau de sa baignoire lorsqu'il se réveille en sursaut et s'apperçoit que l'électricité est coupée.
Il demande au vieil homme comment lui s'y était préparé ?
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Est-ce que le héros s'était préparé au cataclysme ?
Pas spécifiquement.
Il ouvre rapidement l'eau de sa baignoire lorsqu'il se réveille en sursaut et s'apperçoit que l'électricité est coupée.
Il le fait dans le film comme dans le roman, mais son attitude paraît différente. Plus réflexe dans le roman que dans le film, je dirais.
En fait, je pense que c'est une scène, que ce soit dans le film ou le roman, qui nous semble plus étrange qu'à des Américains ou des Canadiens pour des raisons de culture. La sensibilisation à la notion de "cataclysme" (en particulier nucléaire) est très ancrée là-bas dans les esprits depuis la Guerre Froide (elle l'est peut-être aussi en ex-URSS, mais je n'ai pas de sources là-dessus. Ce serait intéressant de voir). Aujourd'hui encore, de nombreuses brochures (largement relayées par le net) circulent sur les réserves à constituer, quoi faire le jour du cataclysme, etc. Dans les mesures immédiates à prendre, on retrouve invariablement ouvrir toutes les sources d'eau et remplir le moindre conteneur étanche, si petit ou peu pratique soit-il. Ce type de conseil est tellement répandu qu'il fait partie là-bas de la culture générale. Dons pas de préparation particulière au cataclysme : juste l'application d'un truc entendu maintes et maintes fois.
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merci pour cette explication claire et logique.
Au niveau de la profession du héros, je suppose que l'auteur est resté vague aussi ?
Il semble avoir de bonnes notions de medecine et sait bien tirer.
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Salut,
J'ai lu le livre après avoir vu le film, j'ai été déçu par le livre car j'aime pas ce style d'écriture et parce que je pensais trouver des explications à certaines choses.
Il y a un truc que je n'ai toujours pas compris c'est les pouces coupés chez certains hommes (une main dans le livre, je crois).
Quelqu'un a une explication?
Merci
Tof
-
Hello,
peut-être pour "se nourrir" ?
ATTENTION SPOILER
Dans le film, l'homme qui "adopte" l'enfant à la fin à un pouce en moins, peut-être pour le donner à ses enfants ?
tcho
Geoffroy
-
Menator : en effet, McCarthy ne précise pas la profession du héros. Comme l'absence de noms, je pense qu'il veut par là montrer que de toute manière, le monde d'avant, ses codes, ses repères, n'existe plus, même pour ses détails les plus quotidiens.
SPOILER - Tof : moi, je vois le coup du pouce comme un avertissement/une sanction, un peu comme les mains coupées aux voleurs à une époque. Je m'explique : appliquer une sanction suppose qu'il y ait encore une organisation sociale, donc l'usage de couper les pouces remonte aux premiers temps du cataclysme. Je sens bien une pratique pour sanctionner le pillage (ce qui doit être la principale préoccupation dans les premiers temps). Sinon, j'aime bien l'explication de Shrek (donner à bouffer aux enfants), mais j'y crois pas des masses : si je devais sacrifier un doigt, je commencerai par l'auriculaire, dont on peut se passer bien plus facilement (je rappelle que le pouce opposable est ce qui nous permet de manier/saisir des outils). Mais peut-être aussi que je rationalise un peu trop et que Cormac McCarthy voulait juste illustrer le célèbre "j'ai faim - mange ton pouce"... ;)
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Shrek veut dire : donner le gosse à bouffer à ses enfants, et non son pouce. Pouce manquanr qui serait le signe que c'est un méchant.
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Heu... t'es sûr, Lemuel ? Parce que même en relisant le post de Shrek, je comprends pas ça...
Toujours est-il que je ne pense pas qu'un pouce en moins soit le signe qu'on est un méchant : je reste sur l'idée du châtiment du pillage (et quand on pille pour pas crever de faim, pour moi ce n'est pas être méchant...). SPOILER Et peut-être que je suis trop optimiste, mais dans le film comme dans le roman, je pense que l'homme qui récupère le gosse à la fin n'est pas hostile (ce serait beaucoup plus simple de tirer le môme à distance, sans prendre le risque qu'il lui loge la dernière balle de son revolver dans le buffet, non ?).
Au moins, qu'on ait aimé ou non, on constate avec ce fil que La route est assez subtil et vague en même temps pour ouvrir une multitude d'interprétations inattendues sur de simples détails.
-
{Spoiler]
Pour l'histoire de la main, dans le bouquin (pour ceux qui ont l'édition Points, page 226) : La scène où ils se font voler leur caddie et retrouve le voleur :
"C'était un intouchable d'une des communes et on lu avait tranché les doigts de la main droite. [...] Une sorte de spatule de chair."
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Saut,
Je viens de le terminer. A tous ceux qui n'ont pas encore franchis le pas: lancer vous. Je ne me souvient pas avoir lu un livre aussi pesant, oppressant. J'ai eu pendant ma lecteur peur, une boule au ventre et des larmes. une fois finis je n'ai eu qu'une envie, tenir ma fille contre moi.
Je suis trop sensible mais ouaahh ce livre est grand. Je le relirai, mais c'est bon d'en être sortie.
Si vous avez d'autres titres aussi fort je suis preneur.
Merci a vous de m'avoir fais découvrir ce livre
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Heu... t'es sûr, Lemuel ?
non ;D
(ce serait beaucoup plus simple de tirer le môme à distance, sans prendre le risque qu'il lui loge la dernière balle de son revolver dans le buffet, non ?).
Ils les gardent vivant, ça se conserve mieux… :)
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Hello tous,
Posté par: Lemuel
Citation de: Gwangi le Aujourd'hui à 18:30:20
Heu... t'es sûr, Lemuel ?
non ;D
:lol:
En faits, je voyais le truc du pouce comme un coupe-faim, comme un Twix quoi ;#
Je ne pense pas que ce soit pour bouffer l'enfant, La famille veut l'adopter, c'est tout, non ? Le fim est déjà assez noir comme ça ...
Tcho
Geoffroy
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Ils les gardent vivant, ça se conserve mieux…
C'est cornélien : si tu les gardes vivants, faut les nourrir (ballot dans un monde où c'est la valeur rare) ou bien ils perdent encore plus de poids. Finalement, boucaner la viande, y a rien de mieux...
Si vous avez d'autres titres aussi fort je suis preneur.
Du même auteur : Méridien de sang. Le genre de livre, quand on a tourné la dernière page, qui nous laisse un vide. Un vrai fix.
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C'est cornélien : si tu les gardes vivants, faut les nourrir (ballot dans un monde où c'est la valeur rare) ou bien ils perdent encore plus de poids. Finalement, boucaner la viande, y a rien de mieux...
Du même auteur : Méridien de sang. Le genre de livre, quand on a tourné la dernière page, qui nous laisse un vide. Un vrai fix.
Dans le film ils les gardent vivant en tous cas. Quand au méridien de sang… Pfuiiiiii :closedeyes: Quelle tuerie ! ;#
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Vrai qu'ils les gardent vivants. C'est pourtant pas le bois qui manque pour faire un boucan...
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Peut-être aussi que Cormac Mc Carthy a tout de même voulu terminer sur une note d'espoir... Comme quoi même face au pire, il y a quand même des "gentils"... Sinon pourquoi le mec qui vole le caddie ne tue-t-il pas le gosse pour le manger?
Je pense également que l'auteur veut montrer que le monde reste complexe même dans la survie... Certains cèdent aux instincts de survie purs et durs (les cannibales par ex.), d'autres baissent les bras (la mère quid de l'instinct maternel?), d'autres acceptent de voler mais pas de tuer ou manger les autres (même si comme l'enfant le dit bien tout prendre à quelqu'un c'est quand même le tuer) et enfin certains tentent coûte que coûte de maintenir ce qui est perçu comme un semblant d'humanité (la famille, le refus du cannibalisme, me partage...)... Bref même privé de tout l'Homme reste une créature complexe qui a la particularité d'être conscient de son existence et de sa fragilité...
Pour la "famille" de la fin, rien n'est expliqué... Tout est libre d'interprétation... Les enfants sont-ils "biologiquement" les leurs? Mais je pense que ce sont surtout des gentils car ils ont un chien dans la culture américaine c'est réellement un symbole de la cellule familiale... Les films où on tue les chiens sont rares et en général quand c'est le cas c'est pour mettre une emphase sur le fait que l'auteur est vraiment un super-vilain! ;)
J'ai lu le bouquin, j'ai vu le film... J'ai adoré les deux... :up:
Toujours pour les arguments que j'ai cité plus haut...
Bien à vous,
Rod
-
D'accord avec Rod sur la lecture de la fin et sur son appréciation du livre comme du film. :up:
Petite remarque sur les "méchants" et les "gentils". En fait, on les repère à leur mode organisationnel. Les méchants se regroupent, s'organisent en bande plus ou moins importante (il y a une véritable horde dans le roman). Les gentils, eux, semblent incapables de s'organiser en groupes plus grands que la cellule familiale (plus ou moins complète, d'ailleurs...).
On peut y voir tout un tas d'explication, là encore. Le groupe familial est gentil par nature, le groupe social méchant par principe ?... L'union fait la force, la force donne le pouvoir, le pouvoir corrompt ? MacCarthy renforce ainsi la terreur de groupe inspirée aux gentils ? Référence au groupe "posse" (milice auto-proclamée) qui recherche invariablement un lynchage, là encore un élément bien ancré de la culture nord-américaine ?
Perso, je ne me suis pas trop penché sur cet aspect. Qu'en pensez-vous ?
-
Euh... Je penche plus pour que l'enfant se réfugie dans imaginaire. Il rêve, et s'invente d'une famille.
La femme le prend dans c'est bras et fait étrangement penser à une "réincarnation" de sa, disparue, maman.
C'est un peu improbable en fait que d'une une famille (et un chien) s'en soit aussi bien sortie, et de deux qu'ils débarquent au bon moment pret à le recueillir.
Non ?
-
C'est plus explicite dans le livre : ils les ont suivis un bon bout de temps, ce que l'on voit par petites touches légères et presque inaperçues (entend des aboiements, le chien qui gratte à la trappe de l'abri, le gosse entraperçu, des silhouettes fugaces au loin).
Je ne crois vraiment pas qu'il s'agisse d'un rêve/phantasme du gosse : le livre est tout simplement bien plus riches et intelligent en mêlant l'espoir de cette rencontre au désespoir de la mort du père, à l'incertitude sur l'avenir, et peut-être même au caractère vain de toute tentative de survie de l'humanité... (Je parle de La route, hein, pas du monde réel.)
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D'accord avec Rod sur la lecture de la fin et sur son appréciation du livre comme du film. :up:
Petite remarque sur les "méchants" et les "gentils". En fait, on les repère à leur mode organisationnel. Les méchants se regroupent, s'organisent en bande plus ou moins importante (il y a une véritable horde dans le roman). Les gentils, eux, semblent incapables de s'organiser en groupes plus grands que la cellule familiale (plus ou moins complète, d'ailleurs...).
On peut y voir tout un tas d'explication, là encore. Le groupe familial est gentil par nature, le groupe social méchant par principe ?... L'union fait la force, la force donne le pouvoir, le pouvoir corrompt ? MacCarthy renforce ainsi la terreur de groupe inspirée aux gentils ? Référence au groupe "posse" (milice auto-proclamée) qui recherche invariablement un lynchage, là encore un élément bien ancré de la culture nord-américaine ?
Perso, je ne me suis pas trop penché sur cet aspect. Qu'en pensez-vous ?
Très juste, j'avais pas remarqué ça en lisant le livre. L'effet de groupe qu'on retrouve dans bien des situations.
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Je viens de voir le film, et bien je crois que je vais mettre quelques jours a m'en remettre, ça prends au tripes! :o
Dur, mais très bon film.
Le livre doit être surement encore mieux.
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Je viens de voir le film, et bien je crois que je vais mettre quelques jours a m'en remettre, ça prends au tripes! :o
Dur, mais très bon film.
Le livre doit être surement encore mieux.
Je te comprends, il ne faut pas le regarder si on est déprimé !! J'ai mis un certain temps à me remettre également, c'est que c'est un très bon film !
Jp
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Je viens de le finir. sur vos conseils ,pareil que le boss: horrible et a la fois terrible
style extrêmement bizarre je ne s'est pas si c'est la traduction qui fait ça, mais je trouve sa façon de décrire les choses assez énervante le surplus de "et" "et"........sinon on plonge bien dans l'histoire et on est triste pour ce petit garçon.
j'ai vu la bande annonce du film et d'après les extraits on retrouve bien l'esprit du livre.
même si on reste sur notre faim a la fin un peu bâclé a mon gout et sans trop d'espoirs,mais on décroche pas.
comme David: J'ai adoré autant que ça m'a foutu la chair de poule...
Chaudement recommandé aussi
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style extrêmement bizarre je ne s'est pas si c'est la traduction qui fait ça, mais je trouve sa façon de décrire les choses assez énervante le surplus de "et" "et"........
Je viens de le lire en VO et je trouve aussi qu'il y a surabondance de et. C'est assez courant en anglais d'enchaîner 3 ou 4 and, là où en français on éviterait pour éviter d'alourdir le style, mais dans ce bouquin il y a des chapelets de and à n'en plus finir.
Sinon le bouquin est effectivement très prenant, très dur par moments. Dommage que dans les 3 dernières pages le deus ex machina viennent donner ce petit côté "les gentils gagnent toujours à la fin".
Reste à voir le film en ce qui me concerne, mais je vais avoir du mal à traîner madame voir ça :-\
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Salut Howlett :)
Deus ex machina, dis-tu…
On peut discuter ? :D
La longue quête du père et de son fils vers le sud apparaît à la fin être en fait une quête de l'océan…
Toute vie animale terrestre a disparue (d'où les anthropophages) ; mais rien n'est dit quant à la vie aquatique…
Si vie aquatique persiste, il est logique qu'ils finissent par rencontrer un couple (et au-delà, une communauté) non cannibale (pêche).
Après ces spéculations littéraires ( :closedeyes: ), je me demande vraiment quelle incidence aurait sur "le monde aquatique" la disparition des espèces terrestres.
[dans le livre, apparemment, c'est un gigantesque incendie, à l'échelle planétaire, qui a tout décimé]
'clips
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On peut discuter ? :D
Bien sûr, on est là pour ça, non ? ;)
À mon avis, vu la tronche de l'océan quand ils l'atteignent, "...the ocean vast and cold and shifting heavily like a slow heaving vat of slag...", soit à peu près l'océan, vaste et froid, bougeant lourdement comme une cuve de scories se soulevant lentement, on peut douter que la vie aquatique ait survécu.
Il est manifestement autant couvert de cendres que l'est la terre, "I'm sorry it's not blue" (Je suis désolé il n'est pas bleu), et comme on sait que la lumière du soleil n'arrive que difficilement au niveau du sol, il est hautement probable que la vie ait aussi disparu des océans. Je dirai même avant la vie sur terre à cause de la privation de lumière.
Peut-être pas autour des sources hydrothermales, mais de toutes façons c'est largement hors de portée d'une canne à pêche.
Ensuite, le peu de rencontres qu'ils font pendant leur périple varient d'inamicales à franchement hostiles, et juste au moment où le père meurt arrive un good guy qui a une femme et deux enfants, qui ne cherche pas à bouffer le garçon et qui ne veut même pas de son flingue. Il tient même ses promesses puisqu'il laisse une couverture autour du corps du père.
Avoue qu'il tombe à pic ! Quelques jours plus tôt il aurait éveillé la suspicion du père (il porte un fusil à pompe) et ça aurait pu mal se finir ; quelques jours plus tard le garçon serait mort.
Donc oui, pour moi c'est l'archétype du deus ex machina qui sort de nulle part et qui boucle l'histoire de façon fort appropriée.
Quant à la cause de la catastrophe, j'ai compris pour ma part que c'était une attaque (guerre ?) nucléaire.
Je n'ai pas réussi à retrouver la page, mais quand il est avec sa femme ils voient d'abord une lueur intense suivie de plusieurs secousses (concussions en VO), puis il essaie d'utiliser un appareil électrique/électronique (peut-être un simple téléphone, je ne me rappelle pas de plus de détails) lequel ne fonctionne pas, et il se fait la réflexion : "évidemment".
Là-dessus il va faire remplir la baignoire (pour s'y plonger et limiter l'irradiation ?)
Mais je suis ouvert à toutes les autres explications.
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[…] et juste au moment où le père meurt arrive un good guy […]
Pour moi, tu vois, tout tendait à cela, depuis le début. On comprend très tôt que le père ne "va pas passer l'hiver", et que la quête du "sud" (l'océan, finalement) doit amener une délivrance. On comprend, dès le début que la "mission" est de sauver l'enfant.
C'est moins "juste au moment où le père meurt" que "juste au moment où ils arrivent "au sud" (à l'océan)".
En cela, je ne vois pas de deus ex machina
Ce n'est pas comme dans La Chartreuse de Parme ( :love: ) où tout le monde meurt dans les 3 dernières pages :lol:
Mais laissons… le propre des grands textes de fiction est de laisser à chacun sa liberté d'interprétation et donc de conclusion… (s'il y a…)
;)
'clips
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Comme tu dis, à sa toux chronique on comprend très tôt que le père ne va pas terminer le bouquin. C'est clair aussi qu'ils survivent l'un pour l'autre, l'un grâce à l'autre. Le père protège son fils et le fils donne une raison de survivre à son père.
Je m'attendais à ce que les deux meurent à la fin, d'une façon ou d'une autre. Ça me paraissait la conclusion logique d'une quête vouée à l'échec dans un monde sans espoir.
Comme quoi chacun s'approprie le bouquin à sa façon au fil de la lecture.
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salut a tous . j'adhère a la reflextion de Howlett mais j'ai ne sais pas si a des moments (permet moi de te tutoyer)tu ne mélange pas le filme et le livre car je viens de le finir et sauf si j'ai mal lu je ne me souvient pas de passage avec la baignoire et sa femme,si je me trompe n'hésite pas a me remettre a l'heure je ne t'en voudrais pas(j'ai pas encore vu le film) sinon pour le reste je suis plus ou moins en accord avec ta reflextion.
cordialement.
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Je n'ai pas encore vu le film non plus, donc pas moyen que je mélange, sauf à confondre avec quelque chose que j'ai lu ailleurs (je sais que la baignoire est mentionnée plus haut dans ce fil)
Je vais essayer de retrouver le passage en question.
Edit : trouvé.
Peu avant le passage où elle se suicide, juste avant la rencontre avec les gars du camion (page 54 sur 307 dans mon exemplaire).
"The clocks stopped at 1:17. A long shear of light and then a series of low concussions. He got up and went to the window. What is it? she said. He didnt answer. He went into the bathroom and threw the lightswitch but the power was already gone. A dull rose glow in the windowglass. He dropped to one knee and raised the lever to stop the tub and then turned on both taps as far as they would go.
Soit approximativement : Les pendules s'étaient arrêtées à 1h17. Un long éclair de lumière puis une série de détonations sourdes. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Qu'est-ce que c'est ? dit-elle. Il ne répondit pas. Il alla dans la salle de bains et actionna l'interrupteur mais il n'y avait déjà plus d'électricité. Une terne lueur rosâtre à travers la vitre. Il posa un genou au sol et souleva le levier pour boucher la baignoire puis ouvrit les deux robinets à fond.
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desolé t'as raison je viens de retrouvé le passage :-[ :-[ :-[c'est moi qui avait pas les yeux en face des trous ^-^ ^-^donc t'as tout bon :doubleup: :doubleup: :doubleup:
cordialement.
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Bah, c'est pas un élément récurrent, une seule phrase lui est consacrée. Je m'en souviens parce que c'est le seul moment où on entrevoit la catastrophe qui a été la cause de tout, et j'y ai fait particulièrement attention.
Mais du coup tout ça me donne envie de voir le film maintenant :)
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J'ai lu le livre et je ne l'ai pas trouvé trés facile à lire, j'ai eu du mal à m'immerger dans l'action.
J'ai vu le film (VO sous titré en français),et je dois dire que j'ai comme un gout de poussière dans la gorge et une furieuse envie de revoir mon BOB de près.
Je vous recommande chaudement son visionnage, tout simplement impressionnant, il vous prend aux tripes...
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je vais essayer de voir le film,et on se revoit pour en débattre et comparer avec le livre.
déjà la bande annonce donne la couleur bien noir de l'histoire.
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Salut,
Je découvre "La Route".... seulement maintenant. (A se demander où je vis, hein !)
j'ai commencé à voir le film pendant 20 minutes. très bonne impression. :huh: Je stoppe là le film.
du coup, je viens de commander le bouquin (6,50 € à la fn*c fdp inclus ;)) pour recommencer depuis le début.
J'étais tenté de lire ce fil là tout de suite , je vais attendre d'avoir terminé le livre.
A+
Alexis
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je crois que la baignoire c'est pour avoir une réserve d'eau
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Beuh? Tu ne crois pas tout simplement que c'est pour prendre un bain? Faire comme si la vie restait normale? Le mec voit la lueur et tout de suite il pense à sont trip survivaliste?
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C'est pas du tout la même culture. Les américains sont bien plus formés a ce type de gestes.
Concernant le deus ex machina... Je suis pas tellement d'accord avec ca. Souvent, quand le poète prend la peine de raconter une histoire, c'est qu'elle contient des éléments extra ordinaires. Alors oui, depuis l'illiade, sur la durée, ca donne cette impression de "encore un mec qui s'en tire miraculeusement", mais c'est normal non ? Sinon tu peux essayer le nouveau roman...
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+1 c'est quand meme du domaine du possible que apres un long et penible periple le personnage trouve une zone plus ou moins épargnée et des gens "normaux", de plus il meurt.
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Salut,
SPOILERS
Je viens de finir le livre et, du coup, je viens de lire tout le post d'un coup.
- Moi j'ai bien aimé le style d'écriture qui colle bien à la situation: peu de mots, des phrases courtes, qui vont à l'essentiel, presque un journal de bord. économies partout quoi...sur la forme et sur le fond.
- Comme le disent certains ici, passionné et évoluant dans cet univers vie sauvage&Survie, je suis content de ne pas avoir relevé d'erreurs sur le thème de la survie (priorités et attitudes à adopter dans cette situation). Car j'y étais attentif, comme nous tous je pense. Et vous ?
- Je garde en mémoire, comme d'autres ici, qqes passages "chocs", qqes phrases intenses que je ne suis pas prêt d'oublier (le nourrisson, les gens sous la trappe, le rétroviseur sur le caddie, les dialogues orientés "ne jamais lâcher", le pistolet...). Ce livre m'a marqué.
- En revanche, et c'est je pense le seul point négatif à mon sens, je reste sur ma faim quand à la cause et les conséquences de la catastrophe. C'est réduit à sa plus simple expression, on l'a dit plus haut.
Plusieurs fois, je me suis dit mais qu'est-ce qui a pu se passer pour que tout soit en cendres partout comme ça, sans végétation, sans animaux ?
Je ne me souviens plus avoir lu qu'il y eu du vert chlorophylle qqe part dans ce livre). On se croiraient à l'époque de l'extinction des dinosaures. une origine nucléaire, avec toutes les cendres radioactives, aurait eu bcp plus vite raison de la santé des survivants. Qu'est ce que c'est que cet incendie qui a brûlé toute la planète ? C'est cet aspect peu probable (avec ma modeste imagination dans le domaine des catastrophes) qui m'a embêté le plus.
A+
Alexis
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de cette façon le sujet est neutre au niveau politique, "politiquement correct", le pere ne ressasse pas sur les causes de la catastrophe d'ailleurs, et ainsi on se concentre sur le drame. c'est un recit qui me semble copié sur une vieille histoire: moise conduit son peuple vers la terre promise mais il ne peut l'atteindre lui même.
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je suis pas sur que l'ecosysteme de la mer ne puisse pas survivre sans la vie terrestre, la vie sur terre est censée etre apparue dans la mer, en parlant des catastrophes nucléaires la faune et la flore semble s'en remettre a tchernobil, dans le livre l'epouse semble plutot argumenter du fait qu'elle constitue un handicap pour eux trois et qu'elle ne veut pas etre capturée( elle ne croit pas non plus a la possibilité d'une "zone verte".
c'est sue que l'homme abime son écosystème mais je crois que l'humanité sera détruite ( dans sa forme actuelle ) avant disparition de tout l'ecosystème.
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Peu avant le passage où elle se suicide, juste avant la rencontre avec les gars du camion (page 54 sur 307 dans mon exemplaire).
"The clocks stopped at 1:17. A long shear of light and then a series of low concussions. He got up and went to the window. What is it? she said. He didnt answer. He went into the bathroom and threw the lightswitch but the power was already gone. A dull rose glow in the windowglass. He dropped to one knee and raised the lever to stop the tub and then turned on both taps as far as they would go.
Soit approximativement : Les pendules s'étaient arrêtées à 1h17. Un long éclair de lumière puis une série de détonations sourdes. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Qu'est-ce que c'est ? dit-elle. Il ne répondit pas. Il alla dans la salle de bains et actionna l'interrupteur mais il n'y avait déjà plus d'électricité. Une terne lueur rosâtre à travers la vitre. Il posa un genou au sol et souleva le levier pour boucher la baignoire puis ouvrit les deux robinets à fond.
Plusieurs fois, je me suis dit mais qu'est-ce qui a pu se passer pour que tout soit en cendres partout comme ça, sans végétation, sans animaux ?
Je ne me souviens plus avoir lu qu'il y eu du vert chlorophylle qqe part dans ce livre). On se croiraient à l'époque de l'extinction des dinosaures. une origine nucléaire, avec toutes les cendres radioactives, aurait eu bcp plus vite raison de la santé des survivants. Qu'est ce que c'est que cet incendie qui a brûlé toute la planète ? C'est cet aspect peu probable (avec ma modeste imagination dans le domaine des catastrophes) qui m'a embêté le plus.
Je n'ai encore ni vu le film ni même lu le livre, hérésie :-[ Dès que je serais assez en forme pour conduire et aller l'acheter en ville, je n'y manquerai pas. J'ai hâte de pouvoir le faire.
Mais au vu de ces deux passages que je cite, je m'interroge. Ne pourrait-on imaginer une autre cause qu'une origine nucléaire? Une très grosse météorite ou le réveil du supervolcan de Yellowstone par exemple ou bien une autre cause à laquelle je n'ai pas pensé?
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Bonjour,
J'ai fait un peu de ménage et viré les fils hors sujet (les albatros ou les chatons qui meurent l'estomac plein de plastique...).
Merci de vous en tenir à une critique constructive du livre ou du film (et c'est mieux de les avoir vu ou lu pour en parler...) sur ce sujet.
Il ne manquera pas de soulever des questions, vu l'intensité de ce récit.
Merci alors de lancer les sujets correspondants à vos questions (morale, fin du monde, albatros...) dans leurs rubriques correspondantes.
Manu. :)
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Mea culpa pour le HS....
Sinon La lecture du livre me tente vraiment, mais en meme temps il avait l'air très lourd/dur/sombre et je crois que j'ai pas trop la tete a lire une oeuvre de la sorte en ce moment. Après est ce vraiment le cas ???j'avoue que j'ai pas dépassé le 6e commentaire de ce fil de peur de tomber sur un effroyable spoiler, ( j'ai déja lu que "elle", se suicidait... :-\ )
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Merci de vous en tenir à une critique constructive du livre ou du film (et c'est mieux de les avoir vu ou lu pour en parler...) sur ce sujet.
Désolée de m'être interrogée sur un point cité ici de ce livre sans l'avoir encore lu mais, au vu de ces commentaires, cette question me taraudait depuis un moment.
Désormais, je ne me permettrai de poser des questions sur ce livre que lorsque mon état de santé m'aura permis de me le procurer et donc de le lire.
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Désormais, je ne me permettrai de poser des questions sur ce livre que lorsque mon état de santé m'aura permis de me le procurer et donc de le lire.
[HS]Il existe des dizaines de sites de vente en ligne qui t'évitent de te déplacer.[/HS]
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Merci Howlett :) Mais je préfère, dans la mesure du possible, faire travailler le commerce local.
C'est plus positif, à mon point de vue, que si j'achetais ailleurs ce qui encore disponible sur place et que j'accusais ensuite "les autres", qu'on les nomme état, société ou autrement, de la disparition des commerçants dans ma petite ville. C'est une opinion qui n'engage que moi et non un jugement ;)
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J'ai fini de lire La Route cette nuit à 3 heures du matin. Il est si prenant qu'on ne peut plus le lacher après l'avoir commencé.
J'ai besoin de le "digérer" un peu avant de pouvoir en parler plus.
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J'ai lu le livre il y a quelques mois et je viens de voir le film...
Vous avez remarqué la conversation en bruit de fond pendant le générique de fin ?
Il me semble que ça indique que l'enfant et la famille qui l'a receuilli rencontrent un autre groupe "civilisé"
Une note d'optimisme et d'espoir ?
Ce qui m'a frappé,c'est le comportement de l'enfant:le comportement d'un gosse normal,comme on en connait tous...Vous avez déjà vu un doc sur les enfants des rues ou des favelas (donc élevés-ou qui s'élèvent seuls-dans des conditions très dures) ?
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Pour moi, le comportement de l'enfant me semble normal, puisqu'il a été élevé avec beaucoup d'amour et que son père lui a transmis une éthique.
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Personnellement je n'ai pas accroché. Beaucoup de violence certes, mais elle peut se justifier avec un tel sujet. Non ce qui m'a gêné c'est le manque de finalité. Tout ça pour quoi ?, pourrais-je dire.
C'est un peu comme dans certains livres de Raspail, il n'y a pas de fin et on ne sait pas où l'auteur voulait nous mener (contrairement au sublime Ravage de Barjavel). Dans le cas présent c'est pareil, j'ai juste l'impression que le seul leitmotiv de l'auteur de La Route est d'enchaîner les horreurs et les situations de stress (et là c'est vraiment réussit) pendant quelques centaines de kilomètres de pages sans autre but et intention. C'est vraiment dommage.
Au final, pour moi, un récit bien écrit auquel il manque une raison d'être.
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Pour moi, le comportement de l'enfant me semble normal, puisqu'il a été élevé avec beaucoup d'amour et que son père lui a transmis une éthique.
Oui,mais il est né après la catastrophe...Même éduqué avec éthique et amour,il n'a jamais connu autre chose qu'un monde en ruine,violent et le désespoir de sa mère...Ca ne m'avait pas marqué dans le livre,mais dans le film,ça m'a sauté aux yeux.Je pense que quelque soit ton éducation,tu es plus ou moins conditionné par le milieu dans lequel tu vis (ou survis,en l'occurrence)et je crois que son père l'éduque aussi à survivre,et ce probablement pas depuis la veille...
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J'ai lu le livre mais pas vu le film.
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J'ai vu le film....
je l'ai trouvé NUL (pas d'autres mots) le sujet est intéressant pourtant. Mais il y a trop d'incohérence, tous les animaux meurt sauf les humains ? plus de vie végétale ? un refroidissement planétaire... qu'est ce qui provoque cela d'un seul coup (mais laisse les humains vivant ?).
Ils cherchent de la nourriture mais n'essaie pas d'en produire (sous serres chauffées par exemple, c'est pas le bois mort qui manque)
J'ai de loin préféré le film : LE LIVRE D'ELI.
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Tiens ca tombe bien ce UP, j'ai vu le film y a deux jour, et jme suis pris une bonne grosse claque dans la gueule. Vraiment le bide retourné pendant tout le reste de la soirée, pas tellement parce que c'est triste, mais parce que ce film te fait ressentir une multitude d'émotions différentes, de facon extrements intenses.
Personnellement je n'ai pas accroché. Beaucoup de violence certes, mais elle peut se justifier avec un tel sujet. Non ce qui m'a gêné c'est le manque de finalité. Tout ça pour quoi ?, pourrais-je dire.
Regarde "l'armée des ombres", a la fin du film, c'est le néant, tout le monde meurt, tout a échoué, on pourrait se dire ( je me le suis dit d'ailleur ) "tout ca pour quoi???" et a posteriori on se rends compte que c'est un film absolument génial.
Sinon y a aussi le cas ou certains auteur souhaite juste raconter une histoire, sans véhiculer une idée ou un idéal, juste la tranche de vie de monsieur X, dans un contexte X. :)
J'ai vu le film....
je l'ai trouvé NUL (pas d'autres mots) le sujet est intéressant pourtant. Mais il y a trop d'incohérence, tous les animaux meurt sauf les humains ? plus de vie végétale ? un refroidissement planétaire... qu'est ce qui provoque cela d'un seul coup (mais laisse les humains vivant ?).
Ils cherchent de la nourriture mais n'essaie pas d'en produire (sous serres chauffées par exemple, c'est pas le bois mort qui manque)
J'ai de loin préféré le film : LE LIVRE D'ELI.
NUL, tu pourrais être un peu plus nuancé franchement, rien que pour les décors et le travail visuel, ( ca compte beaucoup dans un film ) on peut pas dire que le film est NUL.
Pour le reste, le fait est qu'on a pas d'infos...c'est ca qui fait la force du truc, on est dans une contexte a la mad max ou la vie a repris son cours, et ou les protagoniste sont au fait du monde qui les entoures. Dans le film, le personnage principal et les spéctateurs ne savent rien d'autres que ce qu'ils voient.
La catastrophe : Un éclair et la terre qui se met a trembler ensuite, le chaos.
Tous les animaux meurent sauf les humains : il n'a plus croisé aucun animal SAUVAGE depuis la catastrophe, ca veut pas dire qu'ils ont tous disparus. De plus c'est pas comme si tous les animaux avaient disparu et que les humains avaient été épargnés, dans les deux camps la population a été largement décimée.
Moi c'est vraiment ce que j'ai trouvé fascinant, ce dépouillement total du truc que ce soit au niveau visuel mais surtout au niveaux informations. Le personnage principale a absolument rien a quoi se raccrocher, c'est comme si il avancait sur une poutre au dessus d'un ravin et que tout interaction avec l'exterieur ( les autres survivants ) meme si elle pourrait etre bénéfique risquerait de le faire tomber.
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Regarde "l'armée des ombres", a la fin du film, c'est le néant, tout le monde meurt, tout a échoué, on pourrait se dire ( je me le suis dit d'ailleur ) "tout ca pour quoi???" et a posteriori on se rends compte que c'est un film absolument génial.
;D C'est marrant comme on peut avoir une analyse différente d'un même film ou livre.
Ça tombe bien L'Armée des Ombres est un de mes livres de chevet et un des rares films que je possède en dvd.
L'Armée des Ombres est à prendre dans son contexte large, celui de la seconde guerre mondiale, et dans ce contexte là on sait que tout ce qui a été fait par les protagonistes de cette histoire n'a pas servi à rien. Car notamment ils ne sont pas seuls et agissent dans un cadre qui va au-delà de leur propre personne.
Dans La Route c'est l'inverse, les protagoniste sont seuls, on les voit souffrir et puis rien. C'est ce "rien" qui me gène. J'ai vraiment l'impression que, contrairement à L'Armée des Ombres, l'histoire de La Route n'est là que pour servir de faire valoir, d'alibi, à une suite de scènes horribles et de souffrances et rien d'autre. Du moins c'est la vision que j'en ai et fait que je me détourne de ce livre.
p.s. : Si tu as aimé le film L'Armée des Ombres cours vite acheter le livre tu ne saurais le regretter (par exemple ici (http://www.galaxidion.com/home/catalogues.php?cpg=1&sortOrder=relevance&author=kessel&title=l%27arm%C3%A9e+des+ombres)). :doubleup:
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Je pense que dans l'histoire du film les animaux ont été pourchassé, traqué, tué, et boulotté jusqu'au dernier,...
Et si tu réfléchis bien et que tu te renseignes sur des époques et des régions qui ont subit des disettes et des famines tu comprendras que la faune sauvage et même domestique disparaît ou se fait très discrète dans ces cas là...
En Europe dans les régions pauvre au début du siècle on élevait des cochons d'Inde pour avoir un peu de viande, les chiens, les chats et même les renards étaient mangé.
Rien que pour l'exemple:
J'avais parlé chasse et braconne il y a quelques années avec un vieux du village (80ans), il me racontait que quand il était jeune il y avait très peu de gibier en Suisse (la Suisse était vraiment pauvre à l'époque dans les campagnes,...) le père de ce vieux lui avait même raconté que dans les année 1890-1900 personne n'avait jamais vu un chevreuil ni un cerf dans notre région! Il ne connaissait ces animaux que de noms! Les seuls ongulés présent étaient les chamois qui étaient très dure à chasser et qui restaient surtout beaucoup en altitude! Pour nourrir la famille les paysans braconnaient le chamois et pour ça ils partaient jusqu'à 3-4 jours dans la montagne. Et dans les récits de ce vieux c'était pas une sinécure ce genre de chasse là...
Donc le faite que les animaux ne soit pas visible dans le film est normal pour la cohérence du sujet à mon avis.
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Un petit texte sur la Commune de Paris:
Pendant l'hiver 1870-1871, les conditions de vie sont très difficiles pour les Parisiens. Du fait du manque de ravitaillement, on mange de tout, et surtout ce qu'on trouve : animaux du jardin zoologique, de compagnie, rats, etc.
Source:http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=en&idPage=2528 (http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=en&idPage=2528)
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Dans La Route c'est l'inverse, les protagoniste sont seuls, on les voit souffrir et puis rien. C'est ce "rien" qui me gène. J'ai vraiment l'impression que, contrairement à L'Armée des Ombres, l'histoire de La Route n'est là que pour servir de faire valoir, d'alibi, à une suite de scènes horribles et de souffrances et rien d'autre. Du moins c'est la vision que j'en ai et fait que je me détourne de ce livre.
Au risque de me répéter un peu et de faire le mec pédant… Le monsieur qui a écrit ce livre fait de la littérature. Je veux dire par là, il n'est pas juste ici pour raconter une histoire et que tout le monde soit content. C'est pas vraiment de l'entertainment. Si il avait décidé d'écrire des trucs horribles, je crois vraiment pas qu'il aurait eu d'un besoin de prétexte ou d'un alibi couplé à une pauvreté créative qui fait un bouquin qui tombe à plat. Il aurait juste pondu un truc avec que des trucs dégueulasses dedans in your face sans avoir besoin de se justifier. Et un éditeur lui aurait acheté quand même, au minimum parce que le monsieur est suffisamment bankable pour que ça vaille le coup de sortir n'importe quoi, sinon parce qu'ils sont liés par contrat.
Laissons à Cormac Mc Carthy le bénéfice du doute ::), celui de penser qu'il est au minimum maître de l'effet produit par un de ses livres en accord avec ses intentions littéraires. Donc là je pense qu'il a choisi de dire quelque chose. Et en fait je pense que ce qu'il a choisi de dire c'est exactement ce que tu a ressenti. "Une suite de scènes horribles et de souffrances et rien d'autre" "les protagoniste sont seuls, on les voit souffrir et puis rien" et ils continuent à avancer alors que "Il manque une raison d'être." (Là je détourne un peu ta phrase) .
Il me semble que c'est EXACTEMENT le coeur du livre et ce pour quoi il est fait.
Mais je crois que question approche des bouquins, on est pas trop d'accord globalement…
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Mais je crois que question approche des bouquins, on est pas trop d'accord globalement…
C'est bien possible et normal, sans doute est-ce une question de sensibilité, et vécu, etc...
C'est d'ailleurs pour cela que j'utilise les vocables "pour moi", "personnellement", "vision que j'en ai", et ainsi de suite... De manière à illustrer que c'est mon point de vue personnel et non un point de vue obligatoire à la Big Brother sous peine de devoir faire un tour au Ministère de l'Amour. ;#
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Juste pour continuer un peu sur le sujet et la question de sensibilité, je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'aimer un bouquin pour l'apprécier. Et je pense que c'est ce qui t'es arrivé avec celui là en un sens… On a "une vie" dans un monde qui ne fait pas plaisir et dans lequel on a pas envie d'être. Et pour exprimer ça, un bouquin dans lequel on a pas envie d'être, "duquel on s'éloigne", qui semble complètement vain, c'est un bon moyen non ? Donc en un sens, c'est peut-être encore plus une réussite pour toi que pour moi vu que j'ai essayé de le relire y a pas si longtemps. Et en fait j'ai laissé tomber à la moitié. Je me suis dit exactement ça. "J'ai pas envie d'être là".
Perso, je trouve ça :up:
Réussir à détruire le coté fin du monde fantasmée, "la survie c'est mon trip" à grand coup de néant, je trouve ça fort, personnellement.
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Moi j'y vois plutôt le message qu'il faut rester humain quoiqu'il arrive, garder une morale, sa conscience, sa dignité, même si la situation paraît désespérée, même si c'est synonyme de mort. C'est ce qu'essaie de transmettre le père à son fils, envers et contre tout. La facilité pour le père aurait été de devenir un prédateur humain, de se comporter comme les bandes de cannibales, voire comme la mère du gamin (suicide), alors qu'il a sous sa responsabilité un enfant. La rencontre finale avec l'homme armé laisse également entrevoir l'espoir qu'un semblant de civilisation perdure dans ce monde barbare. Tout ne serait donc pas finalement perdu.
On peut aussi supposer que la flore et la faune ont disparu des suites d'un hiver nucléaire (ou volcanique...), ou suite aux gigantesques incendies provoqués par le bombardement atomique (si tant est que ce soit l'origine de la catastrophe). Les rares humains survivants auraient pu survivre grâce à des stocks (restes de la société de consommation) ou... en s'entre-dévorant !
Rammstein
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Laissons à Cormac Mc Carthy le bénéfice du doute ::), celui de penser qu'il est au minimum maître de l'effet produit par un de ses livres en accord avec ses intentions littéraires. Donc là je pense qu'il a choisi de dire quelque chose. Et en fait je pense que ce qu'il a choisi de dire c'est exactement ce que tu a ressenti. "Une suite de scènes horribles et de souffrances et rien d'autre" "les protagoniste sont seuls, on les voit souffrir et puis rien" et ils continuent à avancer alors que "Il manque une raison d'être." (Là je détourne un peu ta phrase) .
Il me semble que c'est EXACTEMENT le coeur du livre et ce pour quoi il est fait.
Yep, c'est pas un roman de sci-fi ou post-apocalyptique, ni non plus un roman réaliste ; McCarthy n'est pas un story-teller, misère, il faut lire ses autres ouvrages ! :) Pour parodier l'indispensable Douglas Adams, il cherche à exprimer des choses sur la vie, l'univers et le reste ;)
Il a déjà été relevé un peu partout quand le bouquin est paru en 2007 que ce roman fait suite — aussi bien chronologiquement que pour les thèmes principaux, au-delà de l'anecdote narrative — à No Country for Old Men | Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, et aussi qu'il a dédié The Road à son propre fils de huit ans à l'époque, comme l'enfant du roman.
Et précisément, dans le dernier paragraphe de ce récit précédent, donc, un sheriff texan (vers la frontière mexicaine) d'une cinquantaine d'années raconte un rêve dans lequel il est question de son père :
« l faisait froid et il y avait de la neige par terre et il m'a dépassé à cheval lui aussi et il a continué son chemin. Il n'a pas dit un mot. Il a simplement continué et il était enveloppé dans une couverture et il allait tête basse et quand il m'a dépassé j'ai vu qu'il portait une flamme dans une corne comme les gens d'autrefois avaient coutume de le faire et je pouvais voir la corne à la lumière qu'il y avait à l'intérieur. À peu près de la couleur de la lune. Et dans le rêve je savais qu'il allait plus loin et qu'il voulait allumer un feu quelque part là-bas dans tout ce noir et dans tout ce froid et je savais que n'importe quand j'y arriverais il y serait. »
Voili... 8) La Route, ça cause (entre autres, mais peut-être avant tout) de ce genre de choses : le Sens, le Destin, les papas et la lueur dans les ténèbres etc. :) On a abondamment cité à propos de ce roman Camus, l'Absurde, Sysiphe... et aussi le fameux If de Kipling. Et puis, c'est quand même surtout de la littérature, hein, un énorme et extraordinaire travail d'auteur sur la forme au service du propos — que l'on apprécie ou non cette forme, qui peut dérouter par ses particularités.
Souligner les invraisemblances ici pour soutenir un jugement négatif est sans doute un peu comme reprocher à une Maserati de ne pas être à l'aise sur les chemins forestiers ;).
jiluc. (http://jiel.c.free.fr/Firefox_icone.png)
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Le livre semble apporter un sens qui n'est pas évident dans le film seul. Je n'ai vu que le film et il m'a grandement déçue. Les réflexions philosophiques qu'il semble y avoir dans le livre, c'est plus facile de se les faire en voyant le film une fois qu'on les as eues dans le livre. Évidemment, quand on regarde le film, on peut se les passer nous-mêmes, sans l'aide du livre, mais quand je regarde ou lis une oeuvre, c'est souvent par intérêt envers les idées de l'auteur, et non les miennnes. Je sens que je vais beaucoup plus apprécier le livre.
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Je suis quasiment à la fin, et malgré le difficulté du style au début, j'ai adoré ! C'est magnifique, mais je n'ose pas le terminer, je sens que le petit va mourir... J'ai peur :/
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Le livre semble apporter un sens qui n'est pas évident dans le film seul. Je n'ai vu que le film et il m'a grandement déçue. Les réflexions philosophiques qu'il semble y avoir dans le livre, c'est plus facile de se les faire en voyant le film une fois qu'on les as eues dans le livre. Évidemment, quand on regarde le film, on peut se les passer nous-mêmes, sans l'aide du livre, mais quand je regarde ou lis une oeuvre, c'est souvent par intérêt envers les idées de l'auteur, et non les miennnes. Je sens que je vais beaucoup plus apprécier le livre.
Je n'ai aucun souvenir de réflexion philosophique particulière dans le bouquin. C'est précisément ce en quoi le travail formel est hallucinant…
Et puis je vais arrêter d'en parler maintenant. Malgré tout le bien que j'en pense ça commence à être un peu démesuré :D
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hello
est ce que quelqu'un peut m'indiquer la différence entre la fin du film(que j'ai vu) et la fin du livre que je n'ai pas lu
avec avertissement spoilers pour les autres ;)
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ATTENTION SPOILERS DU FILMS
ces bandes d'humains qui partent chasser d'autres humains comme du gibier pour les bouffer,c'est...au delà de tout :-\
sinon vu que la catastrophe arrive quand le mere est enceinte et que le mome a environ 10-12ans dans le film,
il faut rappeler que ca fait donc 10ans que ca dure tout ce bordel!
meme avec 10ans de stock de nourriture d'avance yavait pas moyen de s'en sortir!
aucune echappatoire quoi...
concernant les remarques sur le style du livre(que je n ai pas lu) , c est peut etre que l'auteur a cherché à copier l'etat mental dans lequel se trouvent des survivants affamés en permanence
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C'est surtout que Mc Carthy est un écrivain génial. Il se fout pas mal je pense de la vraisemblance des situations, c'est tout sauf un bouquin sur le survivalisme.... Il faut absolument lire de lui "Méridiens de sang", tout aussi sombre (il suit une bande de chasseurs de scalps au XIXème), d'une écriture complètement hallucinée, terrible, qui à mon sens marque encore bien plus que "La Route".
Au passage le film est à mon sens passablement minable en regard du bouquin. Ca vaut le coup de le dire parce que si l'écriture de Mc Carthy n'est pas si facile dans ses précédents romans, "La Route" est vraiment abordable et se lit "facilement"
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hello
est ce que quelqu'un peut m'indiquer la différence entre la fin du film(que j'ai vu) et la fin du livre que je n'ai pas lu
avec avertissement spoilers pour les autres ;)
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ATTENTION SPOILERS DU FILMS
ces bandes d'humains qui partent chasser d'autres humains comme du gibier pour les bouffer,c'est...au delà de tout :-\
sinon vu que la catastrophe arrive quand le mere est enceinte et que le mome a environ 10-12ans dans le film,
il faut rappeler que ca fait donc 10ans que ca dure tout ce bordel!
meme avec 10ans de stock de nourriture d'avance yavait pas moyen de s'en sortir!
aucune echappatoire quoi...
concernant les remarques sur le style du livre(que je n ai pas lu) , c est peut etre que l'auteur a cherché à copier l'etat mental dans lequel se trouvent des survivants affamés en permanence
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ATTENTION SPOILERS DU FILMS
De mémoire, ça finit pareil, sauf pour le pistolet du gosse, que le "nouveau père" refuse de lui prendre quand le petit veut lui donner (dans le livre)
ATTENTION SPOILERS DU FILMS
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ATTENTION SPOILERS DU FILMS
De mémoire, ça finit pareil, sauf pour le pistolet du gosse, que le "nouveau père" refuse de lui prendre quand le petit veut lui donner (dans le livre)
ATTENTION SPOILERS DU FILMS
thanks ;)