Bin mauvaise écriture pour moi, dommage. Parce que le fond est vraiment là (très bon le fond), mais la forme... Mauvaise traduction?
Cependant, ce qui m'a exaspéré par exemple, c'est l'usage abusif du "et" à la place de la ponctuation, du style:
"je sors de chez moi et je me rends à ma voiture et je mets la clé dans la serrure et j'ouvre la porte et je démarre et j'achète du pain"
Je ne caricature qu'à peine 
Ce genre de phrase sur plusieurs lignes, c'est très fatigant, et je trouve que cela n'apporte que très peu 
Bon c'est aussi les gouts et les couleurs, mais je vais te donner mon avis et essayer de l'éclairer un peu. J'ai découvert le cormac il y a à peu près 12 ans. Avec Vollmann, dans un autre gnre, c'est u des écrivains écrivains américain contemporains que j'apprécie le plus profondément. Avec cependant des petites réserves "spirituelles" disons, que je ne retrouve d'ailleurs pas chez Vollmann.

Au risque de paraître un peu pompeux, je crois qu'on parle ici d'écrivains. Ces gens font de la littérature. Ils ne sont pas juste des raconteurs d'histoire. Il font un très gros travail sur l'écriture, sa nature même et dans une vision globale. Je ne parle pas ici juste de choisir le bon mot plutôt qu'un autre. Mais de travailler sur la structure, l'articulation, le rythme qui produisent un effet à un autre niveau que le "simple" sens des mots.
Mc carthy n'a pas publié pendant 10 ans je crois avant deux sortir deux romans coups sur coups. Et au risque de te surprendre en 10 ans, puisque tu parles de "et" il a incroyablement épuré son écriture. Jette un coup d'oeil à Suttree ou au Méridien de sang, pour voir, tu vas comprendre. Le méridien de sang, c'est des histoire de hordes, de chasseurs de scalps d'indiens, de sauvagerie. J'en garde un souvenir très vague. Le souvenir du chaos, de paysages plombés hallucinés, de fournaise et de crasse. Et ce ne sont pas les mots qui me laissent ce souvenir. L'histoire, je ne me la rappelle pas, finalement. J'ai juste le souvenir d'une sensation. C'est beaucoup plus vivant et personnel au final.
La route au contraire, c'est dans mon souvenir, l'écriture du néant. 400 mots de vocabulaire, des phrases courtes qui restent en suspens, un rythme sec qui parfois te laisse sur l'inachevé parce que les choses, outre leur petite finalité propre et factuelle,n'ont pas de raison d'aboutir. Une articulation de paragraphes courts qui ciblent une chose et une seule mais sans l'enchevêtrement entre eux qui pourrait t'emmener quelque part, parce dans les trous, les sauts de ligne, il n'y a rien. La cendre, la neige . Le moins de vie possible. Le moins de lyrisme possible (lyrisme = expression mélodieuse de sentiments personnels). Le néant. Alors, oui dans ce livre il y a des épisodes. Au final, en moi, ce qu'il me reste, c'est qu'il ne s'est rien passé, qu'il ne se passe rien, et qu'il ne se passera plus rien.
Donc je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Je trouve qu'au niveau de l'épure, La Route, dans son genre, c'est assez radical.
Je viens de voir le film, et effectivement, il n'y a rien. J'ai trouvé ça encore un peu trop mélodieux au niveau du montage et de la musique, en particulier. Quand à la toute fin, pour moi, c'est une bouse finie. Mais je vous laisse la surprise.
Ciao !