Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Stages, sorties et aventures (récits ou projets) => Discussion démarrée par: Karto le 05 février 2012 à 20:26:54
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Salut.
Tout juste de retour de week-end, avec un petit jour et demi de ballade avec un pote.
N'était pas sa nounou, je n'ai pas regardé comment mon collègue buvait au cours de la promenade et du bivouac.
Résultat, un peu avant de reprendre la route du retour, je vous laisse juger par vous-même la couleur de sa miction... (photo volée sous couvert d'un puéril "si t'es pas assez rapide y'aura une photo de toi en train de pisser...")
Je comprends mieux pourquoi il se fatiguait un peu vite, alors qu'on marchait lentement, à l'économie.
Edité : pas de sol terreux visible sur la photo. Seulement les fluides du mec dans la neige.
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how ! pas glop !
je sais plus qui je sais plus où ,disait que chez certains milis le chef pistait l'état d'hydratation des mecs en les faisant pisser alignés dans la neige .
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puta!n tu m étonne qu'il était claqué et il avait pas mal au reins?
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how ! pas glop !
je sais plus qui je sais plus où ,disait que chez certains milis le chef pistait l'état d'hydratation des mecs en les faisant pisser alignés dans la neige .
Pas impossible... les militaires usent de moyens pas forcément fin mais pragmatiques pour éviter les désagréments (revue de pieds, etc...)
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je sais plus qui je sais plus où ,disait que chez certains milis le chef pistait l'état d'hydratation des mecs en les faisant pisser alignés dans la neige .
Oui, j'ai aussi entendu ça de première main de la part d'un voisin chasseur alpin.
Mais là le pote c'est un mec que je croyais expérimenté, pas quelqu'un à qui j'allais dire "montre ton pipi".
puta!n tu m étonne qu il était claqué etil t pas mal au reins?
Décidément Antoine faut vraiment que tu fasses réparer ton clavier.
Bref, petit piqûre de rappel pour les ballades familiales et autres virées entre copains dans le froid sec qui ne donne pas soif.
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On sous-estime souvent le pouvoir déshydratant de l'air vraiment froid. L'air froid, vraiment froid, est super sec. On se déshydrate souvent de 200ml à l'heure juste en respirant (vu que l'air est saturé d'humidité quand on expire)... En plus on n'a pas l'impression de transpirer du tout... et de boire de l'eau glacée quand on a déjà un peu froid, c'est pas motivant. Et on a ce genre de résultat à l'arrivée...
David
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Mais là le pote c'est un mec que je croyais expérimenté, pas quelqu'un à qui j'allais dire "montre ton pipi".
La preuve que même les mecs expérimentés font des erreurs, et donc qu'il faut toujours se checker entre nous. C'est un principe de travail que je découvre et qui doit être mis en place systématiquement.
Dans les FS, tout le monde check le matos de l'autre. Même le chef on check son barda. Un subalterne passe tout en revue. Y'a une logique à ça : personne n'est parfait. Personne n'est infaillible.
Ciao ;)
David
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On sous-estime souvent le pouvoir déshydratant de l'air vraiment froid. L'air froid, vraiment froid, est super sec. On se déshydrate souvent de 200ml à l'heure juste en respirant (vu que l'air est saturé d'humidité quand on expire)... En plus on n'a pas l'impression de transpirer du tout... et de boire de l'eau glacée quand on a déjà un peu froid, c'est pas motivant. Et on a ce genre de résultat à l'arrivée...
David
Bon allez. Je me suis bien marré.
C'est pour ça que j'ai présenté le sujet comme ça. C'est utile. Piqûre de signal qu'on ne devrait jamais ignorer.
Mais la vérité, je vous la dois aussi : c'est une blague.
Le mec qui touche sa b!te sur internet, c'est Guillaume. On ne l'appelle pas Durex-Man pour rien.
Je secouais quelques gouttes de café noir de ma bouilloire avant de la ranger, et là on s'est dit qu'en versant un peu de café de ma tasse au milieu on pourrait faire ce coup.
N'empêche, on a fait sortir un peu de signal au manitou ;) ;#
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Je trouvais ça un peu gros que Guillaume se soit laissé aller à se déshydrater autant, aussi ;#
Mais comme tu le nommais pas, genre pour pas qu'il se tape la honte, je me suis dit qu'autant c'était vrai... ::)
David
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......
Dans les FS, tout le monde check le matos de l'autre. Même le chef on check son barda. Un subalterne passe tout en revue. Y'a une logique à ça : personne n'est parfait. Personne n'est infaillible.
Ciao ;)
David
Tiens c'est marrant, dans un autre topic je discutais du fait de faire une contrôle mat dans des conditions ou un défaut peut engendrer un gros problème.
Moléson
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Pour revenir à du concret :
et de boire de l'eau glacée quand on a déjà un peu froid, c'est pas motivant.
Yep. Et là il faisait bien froid, avec beaucoup de vent sur le plus gros du parcours. Tous les effets gelaient très vite. Les gourdes et sa poche à eau gelaient vite aussi.
D'où l'intérêt des thermos pleins de boisson bouillante et pas trop diurétique. Le bénéfice du double effet kiss-cool. Aucun effort à faire pour avoir de l'eau liquide -> on boit, pas de flemme tueuse à vaincre, et pas de mal au bide avec l'eau trop froide.
Joie du thermos au réveil du bivouac aussi, dont le contenu est encore brûlant après une nuit dehors dans le sac-à-dos. Pas besoin de démarrer le réchaud comme première action de la journée, même si j'avais la cartouche dans mon sac-de-couchage, et mes gants en cuir aussi (en hiver mon sac-de-couchage ressemble à une quincaillerie).
(en parlant de réchaud j'ai constaté un truc : même avec la cartouche chaude -vieille cartouche presque vide où ne reste que du butane-, par moins 20°C le réchaud proprement dit est tellement froid que le gaz se re-liquéfie avant le gicleur, amenant du crachottement et une chauffe peu efficace ; avant je n'expliquais pas le bruit bizarre des réchauds à gaz dans le grand froid, mais aujourd'hui j'ai pu voir ça à la lumière et observer le jet de liquide brumisé)
C'est un principe de travail que je découvre et qui doit être mis en place systématiquement.
Un axe à développer... pour le faire bien, va falloir savoir quoi checker, comment checker, quand checker... toussa toussa. Pas que le matos. Un beau sujet utile à explorer ça.
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(en parlant de réchaud j'ai constaté un truc : même avec la cartouche chaude -vieille cartouche presque vide où ne reste que du butane-, par moins 20°C le réchaud proprement dit est tellement froid que le gaz se re-liquéfie avant le gicleur, amenant du crachottement et une chauffe peu efficace ; avant je n'expliquais pas le bruit bizarre des réchauds à gaz dans le grand froid, mais aujourd'hui j'ai pu voir ça à la lumière et observer le jet de liquide brumisé)
Quel réchaud? un modèle avec réchauffeur ou un modèle "colonne" simple?
Sinon le Jetboil Hélios est certifié jusqu'à -23°C je crois, cela semble être la température limite pour des raisons que je ne m'explique pas vraiment. http://www.jetboil.com/files/Helios%20Tech%20Brief.pdf
Sur la déshydratation :
Nos compagnes y sont particulièrement sensibles. Quand il fait -20°C la commodité et les convenances les poussent à s'hydrater peu pour éviter de se dévêtir et/ou de se relever la nuit (encore plus vrai dans les zones sans forêt). Le "contrôle" est encore plus délicat que pour les copains en raison des "normes sociales" en vigueur dans nos sociétés (imagines que tu ais fais la même blague en ayant une fille pour complice)
Il ne faut négliger les problèmes de confort et de convenance, la constipation touche les deux genres...
Sur le froid :
Si vous n'aviez pas de raquettes : Pas eu trop froid aux pieds ton compagnon en l'absence de guêtre ?
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Salut Did' !
Quel réchaud? un modèle avec réchauffeur ou un modèle "colonne" simple?
Sinon le Jetboil Hélios est certifié jusqu'à -23°C je crois, cela semble être la température limite pour des raisons que je ne m'explique pas vraiment.
A colonne, bien-sûr. Ce problème n'a pas de raison d'être avec une réchauffe avant le gicleur.
C'était mon ami le Primus Express.
Pour -23°C, simple conjecture en l'air : le matériau des joints ?
Sur la déshydratation :
Nos compagnes y sont particulièrement sensibles...Il ne faut négliger les problèmes de confort et de convenance, la constipation touche les deux genres...
Oui. Un peu de harcèlement bienveillant jusqu'à obtenir une attitude responsable, et même quelques bonnes tranches de rigolade. Mon ex avait pris le pli de l'utilisation d'une "nalgene pipi" à l'intérieur de la tente en hiver.
Sur le froid :
Si vous n'aviez pas de raquettes : Pas eu trop froid aux pieds ton compagnon en l'absence de guêtre ?
La photo ci-dessus, on l'a faite en bas, près de ma bagnole, juste avant de repartir. D'où l'équipement allégé.
Pendant la ballade sur les crêtes avec la soufflerie grandeur nature (90 km/h dans la vallée du Rhône juste à côté de là) on était vraiment en mode grand-froid, avec pour moi t-shirt technique + P&P + gilet en duvet + Gorka... gants + surmouffles etc...
Pas de raquettes. La neige était complètement soufflée par le vent sur les crêtes (collines escarpées, entre 800 et 1100 mètres, longé les lignes de crête), pas besoin de raquettes. On s'est enfoncés un peu en forêt mais on avait bel et bien des guêtres, et les passages vraiment profonds étaient assez brefs pour ne pas être gênants (quelques dizaines de mètres çà et là).
J'ai eu une petite "fuite" en fin de journée (on a marché jusqu'à 21h00) sur une de mes guêtres pas parfaitement bien mise, mais pas froid au pied et chaussure sèche le lendemain matin (intérieur Sympatex). Même souci pour Guillaume, avec des problèmes le lendemain à cause de l'intérieur cuir, grolle gelée en profondeur, bouillotte nécessaire avant d'avoir une chance de l'enfiler malgré le papier journal qu'il avait mis dedans le soir.
Mes pompes étaient sèches après une nuit de bivouac à la belle-étoile par un bon -20°C, les siennes étaient encore mouillées après trois heures près du poêle chez mon père, à qui nous avons rendu visite. A lire par tous les gros partisans invétérés de l'intérieur cuir ;) (je ne m'adresse pas à toi, Did)
(PS : SVP ne jugez pas la taille énorme du sac de Guillaume... il faisait un genre d'expérience secrète ;))
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Pour les "lecteurs" :
Ma question sur les guêtres sans raquette s'expliquait par le fait que lorsqu'on marche dans la neige, elle se dépose sur les pieds et se met à fondre dessus ce qui fait glagla. De plus (mais là il faut qu'il fasse autour de 0°c) la neige fondu imbibe le cuir en profondeur. Il y a aussi le problème des lacets gelés (on peut bien sûr les traiter au nikwax). Les guêtres minimisent ces problèmes...en raquette comme on est isolé de la neige, c'est moins critique.
Sinon Mathias, il faut préciser que du dois avoir des chaussures Altberg (? : je le déduis du sympatex). Donc avec un super super cuir sans coutures très hydrofuge et la chaussure super bien construite. Il est rusé notre modo : il fait dans le relativement cheap là ou ce n'est pas crucial et il ne mégote pas sur ce qui est fondamental. ;)
J'ai toujours trouvé que c'était très important que le cuir reste relativement sec si on veut que la membrane puisse fonctionner. Et il faut évidemment choisir la chaussure avec le moins de coutures possible.
Comme tu le soulignes, je n'ai rien contre les chaussures avec doublure en hiver, au moins pour quelques jours. Après, pour de long séjours, je pense que le mieux c'est une chaussure simple (pas de gros rembourrage) avec plein de chaussettes de laine pour isoler que l'on peut faire sécher et changer régulièrement. Ou les coques, ou les mickey boots, ou les sorels avec deux doublures (peut être les mukluks mais je n'ai pas essayé)....bref pas simple.
;)
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Kilbith, 100% d'ac avec tout.
Précisions sur les choix :
- terrain facile mais escarpé et beaucoup de passages en taillis méditerranéen serré, et poudreuse vierge très légère parfaitement sèche. Les raquettes auraient été ultra chiantes (on les a laissées dans la voiture en jaugeant les conditions depuis le parking ; bon jugement). J'ai de bonnes raquettes mais je déteste les utiliser. C'est bon quand on ne peut justifier ni des skis ni des crampons, et c'est gros quand ça reste sur le sac...
- d'ac pour les pompes sur de nombreux jours... mais je n'ai pas de Sorels, et encore une fois sur un terrain escarpé et très irrégulier (chaque pas demande de trouver un appui sur les obstacles complexes et invisibles sous la poudreuse très légère -- Guillaume s'est gamellé un demi-milliard de fois mais je ne vous l'ai pas dit) les "grosses" de rando sont idéales. Je suis chaussé avec bonheur de Alt-Berg Mallerstang (http://www.altberg.co.uk/Web/walking_s_Mallerstang.jsp), oui. Les meilleures pompes "tout-terrain traditionnelles" que j'ai eues jusqu'ici, le jour lointain où elles seront vraiment foutues je commanderai exactement les mêmes au UK si d'ici là ils ne sont pas distribués en France.
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Même souci pour Guillaume, avec des problèmes le lendemain à cause de l'intérieur cuir, grolle gelée en profondeur, bouillotte nécessaire avant d'avoir une chance de l'enfiler malgré le papier journal qu'il avait mis dedans le soir.
Salut,
Pourquoi ne pas avoir mis les chaussures dans le sac de couchage (elles mêmes dans un sac étanche ou dans un sac en toile selon l'effet désiré) ?
Edit: concernant les Alt-berg, ont elles un becquet à l'arrière ? Ce n'est pas tres clair sur le site. Car il est tout de même dommage pour des chaussure de ce type de ce priver de crampons semi-auto.
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Salut,
Pourquoi ne pas avoir mis les chaussures dans le sac de couchage (elles mêmes dans un sac étanche ou dans un sac en toile selon l'effet désiré) ?
Salut.
J'ai laissé tomber cette technique il y a des années, après avoir essayé plusieurs fois avec toute la bonne foi dont je suis capable.
D'abord parce qu'avec mon mètre 87 je remplis largement la longueur de la plupart des sacs de couchage taille-adulte (et l'excède souvent... Rab et tout ça, trop petit pour moi), et que les chaussures me gênent vraiment pendant la nuit et me font comprimer l'isolant. Aussi parce que ça reste froid. C'est gros, massif, froid, et il faudrait mettre une bouillotte avec dans le sac poubelle.
Bref je conserve cette technique sous le coude pour un hypothétique cas "extrême" qui ne s'est jamais présenté.
Pour Guillaume spécifiquement, je le laisserai répondre. Là il est en escale à Paris.
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Edit: concernant les Alt-berg, ont elles un becquet à l'arrière ? Ce n'est pas tres clair sur le site. Car il est tout de même dommage pour des chaussure de ce type de ce priver de crampons semi-auto.
Oui, il y a un becquet.
J'ai remplacé le lien rigide de mes G12 par un lien souple et ça marche nickel ensemble, même si le MUL que tu es va me jeter en disant que des crampons de marche 10 pointes en alliage léger seraient plus optimaux pour cet usage ;) (réponse : le budget et la simplicité de l'inventaire multi-usage ;D)
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Ma contribution: Pour empêcher mes chaussures de geler dans ces circonstances, je les utilise comme oreiller, une de chaque coté de la tête, semelles tournées vers l'extérieur.
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même si le MUL que tu es va me jeter en disant que des crampons de marche 10 pointes en alliage léger seraient plus optimaux pour cet usage ;)
Je n'ai jamais utilisé de 10 pointes, les air tech light sont vraiment léger et cela reste des 12. Sinon, en effet, si je n'avais qu'une paire à acheter ca serait des 12 acier. Etre mul ne signifie pas extrémiste hein, adapter le matos à l'utilisateur reste le principal, avoir des dogmes dirigés seulement vers l'économie de poids en oubliant le reste serait assez ridicule.
Et sinon niveau taille du sac de couchage, je pense que ce n'est pas tellement vers de plus grande longueur qu'il faut cherché. J'ai plusieurs fois eu les pompes gelées dans le fond du SDC. Donc maintenant c'est toujours sur les cotés, en accoudoir (mais niveau confort, je te l'accorde, on repassera).
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JDonc maintenant c'est toujours sur les cotés, en accoudoir (mais niveau confort, je te l'accorde, on repassera).
Tu peux m'expliquer un peu mieux ce que tu veux dire par "en accoudoir" STP ?
Je suis partant pour ré-essayer en changeant un peu la recette, juste pour voir si j'aime toujours pas ;)
(même longueur d'ondes pour la MULitude intelligente :up:)
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Ma contribution: Pour empêcher mes chaussures de geler dans ces circonstances, je les utilise comme oreiller, une de chaque coté de la tête, semelles tournées vers l'extérieur.
Donc ça prélève la chaleur à ta tête ?
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Pour éviter la redondance je stock les chaussures (bien nettoyées) dans les sacs étanches de mes autres affaires, en les retournant (pas les chaussures hein le sac ;D). Et ensuite collé le long du corps: soit j'ai peu d'autonomie et les deux chaussures vont du même coté avec le sac de nourriture et la/les bouteilles de gaz (mis dans les chaussures si il n'y a vraiment pas de place), sinon repartie des deux cotés, avec les coudes dessus et les bras croisés sur la poitrine.
Donc ca c'est la position de base que tu espères pouvoir tenir toute la nuit. Dans la réalité, tu te tournes, c'est le bordel, et tu finis normalement assis sur le sac de nourriture avec une chaussure entre les jambes. Mais le matin au moins t'enfille tes pompes en premier :D
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Donc ça prélève la chaleur à ta tête ?
Très peu, elles ne sont pas complètement gelées quand je les enlève, je pose un habit dessus et avec un gros bonnet en laine sur la tête, par conduction, cela suffit pour les maintenir hors gel pour le lendemain matin.
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On a hésité à mimer un bonne diarrhée un moment mais au final, le coup du pipi était plus pédagogique ;#. En plus, il y a un petit fond de vérité, vous allez voir...
Je suis arrivé chez Karto avec un début de crève et une bonne fatigue de ces derniers jours [...]. De plus mon sac était préparé pour un stage en mode "grand froid", pas optimisé du tout (beaucoup de redondance et mal équilibré sur le haut), surement un bon 15 kg.
Comme on parait en mode "cool", j'ai eu la flemme de refaire mon sac. Or la flemme tue (copyright Woodrunner), du moins ici elle m'a bien fatigué...
Enfin, n'ayant pas l'habitude de la montagne en hiver comme Karto, mes pas n'étaient pas sûr du tout.
Ces facteurs ont fait que je m'épuisais pour progresser alors que Karto était, lui, en mode économe (enfoiré ;#).
De plus, mon corps consommant plus d'eau que d'habitude (là je bois litron sur litron à cause de la fièvre), je me suis un peu déshydraté. Ho rien de bien méchant au début : urine pas totalement claire, ce qui ne m'inquiète pas plus que ça d'habitude. Puis à un moment j'ai commencé à avoir des crampes. Et là j'ai dis "Karto, faut que je m'hydrate". On a finit les thermos en plein vent mais c'était trop tard. Et malgré le fait que je buvais à chaque arrêt ensuite, le mal était fait et les crampes ne m'ont quittées qu'au milieu de la nuit. Pas glop quand on n'a déjà pas le pas sûr :lol:.
Bref, j'ai merdé : j'ai pris la très mauvaise habitude de considéré une urine légèrement foncé comme étant une légère déshydratation anodine. Dorénavant, c'est redevenu un vrai signal d'alarme.
Au passage je voudrais souligné l'énorme maîtrise qu'a Karto en orientation : de nuit, sur un GR marqué en traits-tirés par endroit et dont la trace n'avait pas été faite, on a du paumer le chemin 3 ou 4 fois. Un point avec le GPS et l'alti pour confirmé la position, un très bonne lecture du terrain et un peu d'exploration on fait qu'on est toujours retombé sur le bon sentier. Et non désolé Karto mais y'a pas vraiment de place pour la chance là-dedans :up:.
(http://img600.imageshack.us/img600/8246/p1010018fl.jpg) (http://img600.imageshack.us/i/p1010018fl.jpg/)
a+
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Merci pour les roses pour l'orientation. C'est vrai que je me démerde pour circuler de nuit entre les barres rocheuses, surtout que contrairement à ce que tu dis il n'y a aucun GR dans cette région ;D (en général sur les GR il y a une trace presque en permanence, et le terrain gueule "sentier sentier sentier" même après la neige).
Par contre je m'autoflagelle pour n'avoir pas détecté ton manque de boisson avant que tu ne choppes une crampe. Je voyais bien que t'en bavais un peu (pas trop) même à notre rythme basse-consommation mais je mettais ça sur le compte de la méshabitude de ce genre de terrain piégeux sous la neige légère, et de ta crève naissante, en sachant que tu saurais me dire "on passe au plan B" si tu en avais besoin, et que s'il y a bien un mec qui me remercierait de l'en avoir fait un tout petit peu baver c'était bien toi ;D
On n'a jamais fini d'apprendre !
Remets-toi bien.
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en sachant que tu saurais me dire "on passe au plan B" si tu en avais besoin, et que s'il y a bien un mec qui me remercierait de l'en avoir fait un tout petit peu baver c'était bien toi ;D
Et comment ! :love:
À chaque fois que tu m'as dit qu'il fallait pas hésiter à dire stop, dans ma tête je me disais "c'est pas parce que ça me saoul de me casser la figure tous les 2 pas que je suis en danger ! J'ai chaud, pas en sueur, pas faim, plus soif et le paysage magnifique, à quoi bon s'arrêter ?" Au passage, c'était seulement ma seconde fois de nuit dans la neige et je dois dire que c'est... :love:
a+
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À chaque fois que tu m'as dit qu'il fallait pas hésiter à dire stop, dans ma tête je me disais "c'est pas parce que ça me saoul de me casser la figure tous les 2 pas que je suis en danger !
La flemme tue (copyright woodrunner ?) mais la fierté et le "même pas mal" tuent juste un peu moins bien (adaptation de FP).
Comme d'habitude, les démons extérieurs ne sont rien comparés à ceux de l’intérieur. ;)
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Tout à fait d'accord avec toi Did, sur le fond...
Attention à l'interprétation : c'est justement parce que je faisais constamment le "pour et contre" dans ma tête que j'ai continué. Objectivement, je n'avais pas de gros pépin. Subjectivement ça me soulais juste de tomber mollement à genoux dans la neige. Même pas mouillé, la neige était sèche (sauf la neige qui a réussi à rentrer dans ma guêtre gauche à un moment et qui a finit par mouillé ma pompe).
Et on a finit par rejoindre une piste :up:. À ce moment là, je ne me sentais pas trop de faire les 9 bornes restantes et les 2 cols venteux pour atteindre le refuge. Du coup, on a entamé la descente et bivouaqué.
Pour dépasser mes limites, j'ai bien assez d'un autre domaine d'activités pour le faire sur mes temps de repos :lol:.
a+
PS : J'oubliais : j'ai dormi les jambes sur mes pompes mais elles ont finit par se barrer. Je ne dors pas avec pour exactement les mêmes raisons que Karto.
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Guillaume: Lucas comment sais-ton que l'on est bien hydraté ?
Lucas: Ben quand l'on urine beaucoup je ne sais pas ??
Guillaume: Oui oui et quand elle est claire aussi ;)
Comme quoi le maitre peut oublier ses leçons lui-même ;#
A+
Lucas
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Histoire de continuer à apporter du signal sur ce post qui en a déjà plein, voici un petit retour de ce que je portais :
Pieds
-Chaussures Lowa Baffin, tout cuir. Si la neige n'était pas rentrée dans ma guêtre gauche à force de gamelle, j'aurais pu l'enfiler direct le matin, comme la droite ;#.
-Chaussette Karrimor. Laine + synthétique je crois. Chaudes mais mettent du temps à sécher. De toute façon, malheur à celui qui part sans chaussettes de rechanges en hiver...
Bas
-Caleçon long laine + chlorofibre armée française. J'adore ce truc ! Le bas était un peu mouillé (même histoire de neige qui rentre dans les guêtres). J'ai commencé à le sécher près du feu et il a terminer dans le sac de couchage (le seul truc que j'ai gardé avec un peu d'humidité).
-Pantalon Mountain Hardwear "Guide Pant". Trouvé en déstockage :love:. J'aurais pu garder ses mini-guêtres intégrées, peut-être cela aurait empêcher la neige de rentrer un peu dans la grolle (pas sûr que ça soit la neige mais plutôt la neige qui a fondue dans la guêtre...). C'est un truc en softshell je crois mais ça on s'en fout. L'important étant que ça soit très respirant, un minimum coupe vent et séchant vite.
-Caleçon en lycra. Il me semble avoir lu ici (Did) que le lycra pouvait garder de l'humidité. Je me suis posé la question en marchant mais au bivouac je n'ai pas senti la différence.
-Guêtre suisses en feutre. De la balle :love:. Contrairement à celles de Karto, celles-ci ne s'affaissent pas lors de la marche, elles rentent parfaitement droite. Mais cela n'a pas empêcher la neige de rentrer par endroit, surtout parce que je n'avais pas fermé le haut avec les cordons...
Haut
-Brynje manche longue noir. Je vais arrêter de dire du bien de ces trucs là parce qu'on va croire que j'ai des actions chez eux ;#. Sans dec, ça évacue la transpiration comme aucun autre vêtement et c'est super chaud sous un coupe vent.
-T-shirt manche longues en laine D4 par dessus le brynje. Un super produit aussi. J'aurais peut-être du pousser le vice jusqu'à prendre mon woolpower 200 qui, avec ces bouclettes, aurait encore mieux évacué la transpi. Mais déjà là, c'était super.
-Micro polaire Patagonia. C'est un truc apparemment faire pour disperser l'humidité à sa surface (Did ?). Perso j'en sais rien, je sais juste que la configuration brynje --> laine --> polaire a été vraiment top pour ces conditions. Même sous la gore-tex et en légère surchauffe (je sais, c'est pas bien), je n'ai pas eu, ou presque, à subir le refroidissement à l'arrêt.
-Parka gore-tex ECWCS avec la rallonge de la capuche en poils synthétiques. Je le mentionne parce ça changeait énormément la donne ces poils sur la capuche (vent moins désagréable).
-Doudoune primaloft pour le bivouac.
Mains
-Gants cuir + doublure en ? (Ensuquet ?) pour les travaux au camp
-Ensemble moufles en laine + sur-moufles avec paume cuir et isolant sur le dos de la main (ECWCS encore une fois). Tellement bien que Karto a voulu me les piquer ;D.
Tête
-Bonnet laine
-Buff
-Capuche
a+
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Si la neige n'était pas rentrée dans ma guêtre gauche à force de gamelle, j'aurais pu l'enfiler direct le matin, comme la droite ;#.
Faudrait arriver à mettre en ligne cette vidéo. Pour ceux qui feraient leurs premiers bivouacs hivernaux, elle serait plus convaincante que n'importe quel blabla ;D
-Guêtre suisses en feutre. De la balle :love:. Contrairement à celles de Karto, celles-ci ne s'affaissent pas lors de la marche, elles rentent parfaitement droite. Mais cela n'a pas empêcher la neige de rentrer par endroit, surtout parce que je n'avais pas fermé le haut avec les cordons...
Ouaip elles ont l'air pas mal du tout ces guêtres. Et comme on les porte aux jambes la plupart du temps, le volume et le manque de compressibilité ne sont pas un souci.
Par contre, ça fait pas super froid quand elles sont toutes gelées ?
-Parka gore-tex ECWCS avec la rallonge de la capuche en poils synthétiques. Je le mentionne parce ça changeait énormément la donne ces poils sur la capuche (vent moins désagréable).
Les poils prennent vraiment tout leur sens quand il neige. Dans l'idéal les flocons restent assez secs sur les poils, n'accrochent pas, et tu t'en débarasses d'un revers de manche (fourrure de coyote, à ce qu'il paraît, jamais vu en vrai). Et dans la réalité, ils glacent sur les poils, mais au moins ils ne fondent pas dans ton cou...
-Ensemble moufles en laine + sur-moufles avec paume cuir et isolant sur le dos de la main (ECWCS encore une fois). Tellement bien que Karto a voulu me les piquer ;D.
Super sur-mouffles, surtout vu le prix. Tu dois même pouvoir utiliser confortablement un piolet avec ça. Z'en avaient pas d'assez grandes pour moi au surplus, du coup j'ai acheté à la va-vite une paire tout synthétique pour 12 euro le matin même (probablement armée britannique parce que sur l'étiquette ça dit "Mittens, Outer, Arctic, Mk II"). Très chaudes mais les mains sont rendues inutilisables tellement le matériau extérieur est glissant. Du coup j'ai préféré garder mes gants cuir + laine la plupart du temps, quitte à avoir parfois un peu froid à la dernière phalange. Je sais pas ce que je vais en faire, de ces mouffles, faut que je les améliore, parce que sinon quitte à ne pas pouvoir utiliser ses mains autant les garder dans les poches...
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D'où l'intérêt des thermos pleins de boisson bouillante et pas trop diurétique. Le bénéfice du double effet kiss-cool. Aucun effort à faire pour avoir de l'eau liquide -> on boit, pas de flemme tueuse à vaincre, et pas de mal au bide avec l'eau trop froide.
Bonjour,
celà m'interesse. Spontannément, je pense au café ou au thé pour remplir mon thermos... mais je crois que c'est diurétique :huh:
A quelle(s) boisson(s) penses-tu ?
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Bonjour,
celà m'interesse. Spontannément, je pense au café ou au thé pour remplir mon thermos... mais je crois que c'est diurétique :huh:
A quelle(s) boisson(s) penses-tu ?
Là dans un des thermos on avait un thé très léger.
Dans l'autre juste de l'eau bouillante sans rien du tout, comme dans Astérix chez les Bretons.
Selon les goûts, un truc un tout petit peu salé c'est bien pour fixer l'eau. Par exemple une soupelette très diluée, pour ne pas causer de fuites dans le joint du thermos...
L'important, à la fin, c'est quand même l'eau.
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OK, merci pour tes pistes.
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Juste une petite note là-dessus : le café et le thé, en fait la caféine/théine et ses dérivés sont diurétiques MAIS l'effet diurétique diminue avec l'habitude de la consommation. Autrement dit un gros buveur de café (comme moi, et oui je sais que c'est pas super pour la santé à force) peut carrément s'hydrater avec du café ou du thé.
J'ai découvert ça (et j'ai pu le vérifier sur mon propre corps) pendant mes recherches et expériences sur la caféine, son action, ses effets, sa consommation, ses voies d'administration, etc, etc ;)
Ciao ;)
David, l'homme cochon d'inde ;)
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Par contre, ça fait pas super froid quand elles sont toutes gelées ?
Aucune idée, elles n'ont encore jamais gelé ;).
a+
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Juste une petite note là-dessus : le café et le thé, en fait la caféine/théine et ses dérivés sont diurétiques MAIS l'effet diurétique diminue avec l'habitude de la consommation. Autrement dit un gros buveur de café (comme moi, et oui je sais que c'est pas super pour la santé à force) peut carrément s'hydrater avec du café ou du thé.
Ha, voilà qui fait plaisir à lire :up:
Car les conseils de Karto, bien que pertinents, ne laisaient que peu de place à la notion de plaisir.
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Car les conseils de Karto, bien que pertinents, ne laisaient que peu de place à la notion de plaisir.
Ah ouais ? Comment ça ? T'aimes pas la soupe en sachet trois fois trop diluée peut-être ? ;#
Sans déconner avec le -15°C et le vent à 100 km/h par endroits, n'importe quel liquide chaud c'est un plaisir.
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Ceci dit, je retiens ton idée de la soupe, surtout en raison de la possibilité d'y ajouter du sel... car le café ou le thé salé ^-^
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-Guêtre suisses en feutre. De la balle :love:. Contrairement à celles de Karto, celles-ci ne s'affaissent pas lors de la marche, elles rentent parfaitement droite. Mais cela n'a pas empêcher la neige de rentrer par endroit, surtout parce que je n'avais pas fermé le haut avec les cordons...
Les guêtres c'est un des trucs le plus difficile à choisir...
- elles ne respirent pas et tu es mouillé dessous : l'horreur.
- elles respirent mais ne sont pas assez imperméable : tu es mouillé si la neige fond ou grosse pluie.
- elles sont en "goretex" mais pas le bas sur la chaussure : dommage c'est là que ce serait le plus utile.
- que la fermeture soit sur le coté, derrière ou devant ce n'est jamais bien.
- les zips c'est nul, les velcros aussi et les autres solutions c'est pire!
- simple manchons sans ouverture : on y pense toujours une fois la chaussure mise.
- trop larges et pas adhérentes à la chaussure elles laissent passer la neige entre la chaussure et la guêtre.
- le haut est un élastique : c'est un garrot. Le haut est un lacet : il se détache tout le temps sauf quand il s'accroche à la végétation ou à l'équipement.
- la sangle de dessous est absente : la neige remonte directe dans la profonde ou la neige croutée.
- la sangle de dessous est en néoprène : elle s'abime très vite. Elle est en métal : elle gèle. Dans les deux cas une fois usées les sangles sont difficilement remplaçable. reste le cordon facilement remplaçable, mais il est fragile, gèle et se détache constamment.
- En Event, c'est génial (imper et respi)....mais pas longtemps car fragile et doit être régulièrement entretenu. Or une guêtre c'est toujours sale et humide...d'où délaminage des membranes.
- trop large, ce sont des bottes qui s’affaissent en tire-bouchon. A l'extrême elles accrochent les crampons et c'est la cata.
- Trop étroite elles ne supportent que les chaussures fines, compriment le mollet et vous devez troquer vos grosses chaussettes et votre pantalon pour un système "short+soquette".
etc...
J'ai des guêtres suisses, elles sont isolantes, silencieuses et résistante à l'eau (de ce coté là je n'ai pas réellement testé sous un déluge) et hyper confortables car entièrement en laine feutrée paraffinée (?) à l'exception du renfort intérieur. Très bien pour des activités hivernales.
En revanche, je trouve qu'elles sont assez large sur le pied et ne sont pas moulantes et il n'est donc pas impossible que dans la neige, quand le pied s'enfonce... de la neige puisse s'insérer entre la chaussure et la guêtre et remonter le long de la chaussure pour la tremper.
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Did : excellent :lol:.
En revanche, je trouve qu'elles sont assez large sur le pied et ne sont pas moulantes et il n'est donc pas impossible que dans la neige, quand le pied s'enfonce... de la neige puisse s'insérer entre la chaussure et la guêtre et remonter le long de la chaussure pour la tremper.
Perso les miennes couvrent bien toutes les entrées par le bas. En revanche, du fait de la rigidité, si on ne sert pas le cordon, il y a du jour entre la cheville et la guêtre où la neige peut rentrer (ça permet aussi de ventiler pas mal par effet cheminée...).
a+
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Il y a un truc qui me turlupine depuis qqs temps.
Je constate en effet que lorsqu'on fait attention à avoir des vêtements imperméables, cette attention se limite ... au haut du corps. Celà s'explique peut-être par la difficulté à avoir des "bas" imperméable (moi, tout ce que j'ai trouvé, c'est des combi en pvc, hyper inconfortables).
Mais il me semble que par temps froid, il vaut mieux avoir l'intégralité du corps sec, non ?
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Raolux, merci de botter ce fil de discussion pour faire cracher le signal :)
Là, c'était du froid sec, bien froid (on a dû avoir un maximum à -10°C et un minimum vers les -20°C le matin à vu de nez ; la Suunto de Guillaume ne fonctionnait plus correctement à cause du froid quand il la retirait de son poignet, et pas de vrai thermomètre sous la main).
Dans ces conditions, selon mon expérience, quand on parle d'humidité l'ennemi c'est la condensation. Pas la neige, qui est bien sèche tant qu'on ne la laisse pas s'immiscer près du corps (par exemple dans les chaussures) ou qu'on ne se roule pas dedans pendant des heures, par exemple pour construire un abri dessous.
C'est là que le froid sec < - 5°C est bien plus facile à gérer que le froid humide dégueulasse entre -2°C et +5°C avec de l'eau et du vent. Parce que dès qu'il fait assez froid, on n'a pas trop besoin de fringues très techniques en fait. Alors que le confort d'un marcheur en montagne dans la pluie horizontale à 0°C se monnaye plus cher...
Ma coquille était en coton, et mon froc un premier prix en polycoton bien usé. J'étais parfaitement sec.
Guillaume lui avait une gore-tex. Hé bien elle était gelée à l'intérieur. Pleine de condensation gelée. Rien de méchant, rien de génant pour lui parce qu'il était très bien habillé par ailleurs, mais ça montre que l'imperméabilité n'est pas la voie à suivre dans ces températures.
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Là dans un des thermos on avait un thé très léger.
Dans l'autre juste de l'eau bouillante sans rien du tout, comme dans Astérix chez les Bretons.
Selon les goûts, un truc un tout petit peu salé c'est bien pour fixer l'eau. Par exemple une soupelette très diluée, pour ne pas causer de fuites dans le joint du thermos...
L'important, à la fin, c'est quand même l'eau.
En hiver, je mets juste un bouillon cube dans le thermos.
Je varie les gouts entre le bouillon de poule, le bouillon de boeuf et celui de legumes.
Apport de sel, et de matières grasses utiles par temps froids.
Par contre, j'utilise principalement des bouillons cube bio sans huile hydrogénée.
Technique utile aussi pour hydrater les chiens de travail (pulka/traineaux ou battés) qui ont tendance à bouder l'eau lorsqu'il fait très froid.
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Guillaume lui avait une gore-tex. Hé bien elle était gelée à l'intérieur. Pleine de condensation gelée. Rien de méchant, rien de génant pour lui parce qu'il était très bien habillé par ailleurs, mais ça montre que l'imperméabilité n'est pas la voie à suivre dans ces températures.
Exactement !
Lundi je suis passé au Décath du coin et je regardais amoureusement les softshell sans membrane me rappelant d'un truc qu'avait Lemuel de retour d'une expé en Finlande : "j'ai enfin compris à quoi servent les softshell" ;).
Si j'avais pu, je n'aurais pas gardé la goretex mais c'était ce que j'avais de mieux sous la main.
a+
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Cela me rappelle la couleur de ma pisse pour le test des cartouches Brita ;#
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Gaffe avec les softshells, hein, à pas tomber dans l'effet de mode.
Un bon coupe vent bien respirant et hydrophobe et pas inutilement cher et complexe, je ne crois pas que ça se trouve chez Décathlon. C'est pourtant un produit de base. Un truc comme mon Paramo rouge ou n'importe quel coupe-vent en Pertex, ou leurs versions plus cheap, ou leurs versions plus tradi comme les vestes Fjallräven sans membranes ou autres en polycoton ou... la plupart des bonnes smocks mili (OK là on peut repasser pour le côté hydrophobe, mais à ces températures ç marche nickel) ;)
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En hiver, je mets juste un bouillon cube dans le thermos.
Je varie les gouts entre le bouillon de poule, le bouillon de boeuf et celui de legumes.
Apport de sel, et de matières grasses utiles par temps froids.
Par contre, j'utilise principalement des bouillons cube bio sans huile hydrogénée.
Il y a aussi le bouillon cube aux crevettes, celui au poisson, et celui au mouton :) (épiceries hallal)
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Exactement !
Lundi je suis passé au Décath du coin et je regardais amoureusement les softshell sans membrane me rappelant d'un truc qu'avait Lemuel de retour d'une expé en Finlande : "j'ai enfin compris à quoi servent les softshell" ;).
Si j'avais pu, je n'aurais pas gardé la goretex mais c'était ce que j'avais de mieux sous la main.
a+
Tu te souviens de mon anorak "jaune canarie" en supplex tout simple dans le Vercors : c'est pour ça. :)
Note qu'une simple veste FJ aurait très bien fonctionné pour ces températures, mais plutôt dans la forêt car l'effet coupe vent est moyen. Il faut autre chose en plus quand on s'arrête (par exemple un anorak en pertex hyper léger qui tient dans la poche). Remarque que s'il fait très froid, la FJ va devenir plus résistante au vent : tout simplement parce que le gel va bloquer une partie des interstices du tissu.
Sinon le goretex (et équivalent) cela ne fonctionne pas trop mal SI :
- La goretex est taillée proche du corps et l'on ne porte pas beaucoup d'isolation dessous. Dans ce cas la condensation n'a pas lieu avant la membrane et comme la différence de température int/ext existe, cela fonctionne relativement bien.
- c'est une trois couches. Il suffit de l'enlever et de la secouer pour éliminer le givre éventuel. Si c'est une goretex deux couches ou à membrane séparée dans la doublure : le givre est "entre les couches" : c'est moins bien!
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... Guillaume lui avait une gore-tex. Hé bien elle était gelée à l'intérieur. Pleine de condensation gelée. Rien de méchant, rien de génant pour lui parce qu'il était très bien habillé par ailleurs, mais ça montre que l'imperméabilité n'est pas la voie à suivre dans ces températures.
Au Spitzberg, quand je mettais ma veste de bateau ;# en skiant, la transpiration gelait sur la membrane intérieure, et ça ne m'ennuyait nullement. Tant que le point de gelée est en dehors de la polaire, ça ne pose aucun problème. Conclusion : la couche imperméable ne doit pas coller au corps, alors que les couches thermiques si - ça se justifie d'ailleurs de façon purement théorique, mais là, c'est confirmé par l'expérimentation :up: ...
Edit : les grands esprits se rencontrent - Kilbith a dit à peu près la même chose que moi tandis que je rédigeais mon post :closedeyes: ;#
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Il y a un truc qui me turlupine depuis qqs temps.
Je constate en effet que lorsqu'on fait attention à avoir des vêtements imperméables, cette attention se limite ... au haut du corps. Celà s'explique peut-être par la difficulté à avoir des "bas" imperméable (moi, tout ce que j'ai trouvé, c'est des combi en pvc, hyper inconfortables).
Ce n'est pas le problème des "bas imperméable"...
Le problème c'est que quand tu marches, les muscles des jambes fonctionnent à fond et produisent de la chaleur et de la transpiration. De ce fait tu as rarement froid. S'il pleut, le pantalon imper/respi est rapidement une étuve.
La plupart du temps*, tant que tu marches, une simple pantalon hydrophobe va sécher assez vite ou rester suffisamment isolant pour que tu ne te refroidisses pas plus vite que tu ne "chauffes". Au final, c'est plus confortable. En plus autant c'est facile d'ajuster les fermetures et couches en haut du corps. Autant aérer un pantalon ou ajouter une couche c'est vite la galère....
A l'arrêt (ou blessé), sous la pluie il faut s’isoler de la pluie car tes jambes ne fournissent plus assez de chaleur.
* ce "plupart du temps" dépend de la force de la pluie, du vent et de la température. Tu peux repousser la limite d’utilisation d'un pantalon de pluie si ta parka imperméable couvre le haut des cuisses (ce qui est de plus en plus rare). Et par le port de guêtre. Attention aux vestes goretex actuelles, souvent très courtes pour faire "alpiniste avec baudrier", qui nécessitent rapidement d'avoir un pantalon de pluie, parfois même une salopette.
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Au Spitzberg, quand je mettais ma veste de bateau ;# en skiant, la transpiration gelait sur la membrane intérieure, et ça ne m'ennuyait nullement. Tant que le point de gelée est en dehors de la polaire, ça ne pose aucun problème. Conclusion : la couche imperméable ne doit pas coller au corps, alors que les couches thermiques si - ça se justifie d'ailleurs de façon purement théorique, mais là, c'est confirmé par l'expérimentation :up: ...
Edit : les grands esprits se rencontrent - Kilbith a dit à peu près la même chose que moi tandis que je rédigeais mon post :closedeyes: ;#
Pas tout a fait...
- Comme tu portais des couches hydrophobes (j'imagine) le fait que ta parka large soit tapissée de gel ne posait pas trop de problèmes. D'autant plus que "'humidite qui circule" c'est à dire la vapeur d'eau et/ou l'eau était piégée sous forme de glace. Tant que tu n'accumulais pas des kilos : pani problèmes. Mais j'imagine que ta veste permettait d'enlever facilement le givre accumulé à l'intérieur.
- L'autre système c'est d'avoir une membrane très proche du corps afin de maintenir un point de condensation "en dehors de la veste". Cela fonctionne quand on va vite, que l'on prévoit les bonnes couches...et que l'on se couvre hyper vite à l'arrêt dans une grosse doudoune.
Les deux fonctionnent.
Mais si on est certain que la température restera très basse, un simple coupe vent apportera plus de confort.
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Ouaip mais là tous les deux vous démontrez qu'on peut porter un imperméable dans le froid. Pas que c'est nécessaire, encore moins que ce soit la meilleure option ;) Je recible simplement par rapport à la question de Raolux.
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Ouaip mais là tous les deux vous démontrez qu'on peut porter un imperméable dans le froid. Pas que c'est nécessaire, encore moins que ce soit la meilleure option ;) Je recible simplement par rapport à la question de Raolux.
Yep ! Plus ça va et plus je me dis qu'effectivement un simple coupe-vent en nylon* aurait été sympa.
Cependant, même si une fine couche de givre se formait à l'intérieur de ma veste quand je l'enlevais pour ajuster mes couches, je n'ai jamais eu à en pâtir. Le phénomène était peu étendu (bas du dos) et mes différentes couches hydrophobes géraient bien le truc dès que je remettais la parka.
a+
* J'ai redécouvert ça après la lecture du backpacking book de Allen & Mike. Did va se marrer parce que ça fait longtemps qu'il le prône mais ça le fait vachement bien dans 90 % des cas :).
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OK, merci les gars.
Je vais prendre le temps de bien assimiler vos réponses maintenant.
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Juste un petit retour sur le début du topic, la blague du pipi très foncé...
Là, vu la couleur qui me parait brune (le café je pense), il ne s'agit plus seulement d'urines foncées. Quand un malade pisse marron ou noir, c'est qu'il a nécrosé ses reins et qu'ils partent en poudre dans les urines.
L'autre chose qui peut colorer très foncé, c'est le sang. Marron rougeâtre.
Dans un cas comme dans l'autre, si ça vous arrive, c'est les urgences illico.
On a que deux reins.
A +
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Salut
Mis a part les symptômes liés a la couleur de l'urine.
Y a-t-il des douleurs quelconques a divers endroits ?
Lors de nécrose ou de sang
A+
Lucas
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Juste un petit retour sur le début du topic, la blague du pipi très foncé...
Là, vu la couleur qui me parait brune (le café je pense), il ne s'agit plus seulement d'urines foncées. Quand un malade pisse marron ou noir, c'est qu'il a nécrosé ses reins et qu'ils partent en poudre dans les urines.
L'autre chose qui peut colorer très foncé, c'est le sang. Marron rougeâtre.
Dans un cas comme dans l'autre, si ça vous arrive, c'est les urgences illico.
On a que deux reins.
A +
Il y a qqs années, j'ai pissé du sang (2 ou 3 fois)... Ce n'était pas du sang dans les urines mais plutôt un peu d'urine dans le sang ! :o :down:
Gros coup de flippe : direction le toubib qui me prescrit des exams (échographie du bas-ventre notemment) en déclarant que "les cancers de la prostate peuvent survenir tôt" :'(
Résultat des exams : RAS :blink:
Pas de vraie explication au shmilblick à part peut-être ce que j'ai fait avant, c'est à dire un long voyage en avion et une étreinte trés (trop) serrée de ma douce avant mon départ (position missionnaire classique mais l'intérieur de ses cuisses serrant énormément mes flancs, pour rentrer dans les détails :-[)
Celà ne s'est jamais reproduit.
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... Pas de vraie explication au shmilblick à part peut-être ce que j'ai fait avant, c'est à dire un long voyage en avion et une étreinte trés (trop) serrée de ma douce avant mon départ (position missionnaire classique mais l'intérieur de ses cuisses serrant énormément mes flancs, pour rentrer dans les détails :-[) ...
Il y a des gens comme ça qui aiment vivre dangereusement :'( :lol:
... Cela ne s'est jamais reproduit...
Que faut-il comprendre, là ? ;#
Plus sérieusement, j'ai vraiment du mal à croire à l'une ou l'autre de tes hypothèses pour expliquer ce phénomène ...
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la dernière fois que j'ai pissé de cette couleur (plutot thé noir trop infusé que café) , j'avais une hépatite .
Cette semaine j'ai abandonné le stockage de ma bouteille plastique dans la cabine des engins ou des camions pour une thermos directement dans mon panier à outils qui me suit dans la tranchée. Mon pack est stocké dans la cahute de chantier chauffée .
Aprés en avoir cassé deux en verre ,j'ai adopté le thermos double paroi ,l'eau est fraiche mais pas glacée .
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Salut,
L'hématurie (sang dans les urines) peut être due à un traumatisme du rein ou des voies urinaires (accident de la route, chute, coup, plaie par arme blanche, etc...), mais le plus souvent c'est due à un calcul qui cherche à s'évacuer : c'est la colique néphrétique. Cela donne une des douleurs les plus intenses que l'on puisse avoir... :blink:
Elle peut aussi (l'hématurie) être causée par un cancer du rein ou de la vessie (favorisé par le tabac, entre autres).
La nécrose du rein peut être liée à un problème de vascularisation (artère qui se bouche), à certains médicaments, à des phénomènes auto-immuns. Suivant les cas pas toujours de douleur ni autre signe.
Je résume, et je ne suis pas spécialiste du rein... Mais ce qui est important de retenir, je crois, c'est qu'en l'absence d'autre signe, si vos urines sont couleur café ou rouge, même si ça a l'air d'aller bien, il faut consulter. Pas se contenter de boire un thermos. ;#
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Bien ce post. Je ne randonne pas souvent par grand froid. Mais cette semaine je me suis rendu compte que boire de l’eau vraiment froide ça ne donne pas envie.
Je me doutais que ce n’était pas bon de ne presque pas boire. J’ai donc eu l’idée d’emmener du thé léger dans un thermos pour mélanger avec l’eau. Clairement boire redevient agréable.
Mais je n’imaginais pas que ça pouvait tourner mal aussi vite de ne pas boire assez.
J’ai souvent mal aux mollets en ce moment (à la limite de la crampe) quand je marche longtemps, je vais voir si ça s’améliore en buvant plus.
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L'hématurie (sang dans les urines) peut être due à un traumatisme du rein ou des voies urinaires (accident de la route, chute, coup, plaie par arme blanche, etc...)
Une info: les joueurs de djembe pissent parfois du sang après une session plus physique que les autres; ce n'est pas douloureux, mais assez impressionnant...
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Plus sérieusement, j'ai vraiment du mal à croire à l'une ou l'autre de tes hypothèses pour expliquer ce phénomène ...
Moi ausii, mais le problème c'est que je n'en vois pas d'autres (résultats des examens cliniques = RAS).
Je précise que j'urinais sans douleur physique.
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Une info: les joueurs de djembe pissent parfois du sang après une session plus physique que les autres; ce n'est pas douloureux, mais assez impressionnant...
Intéressant...
Peut-être que mes 11h d'avion (pour aller à la Réunion, justement ;)) et les vibrations que celà suppose est vraiment la cause de ce qui m'est arrivé.
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Les amis, on en revient aux discutions sur la randonnées hivernale svp, un post a été ouvert sur les coliques néphrétiques (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,55140.0.html).
a+
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Je me permets de revenir sur cette discussion ultra instructive pour apporter une petite nuance - qui n'est que mon vécu personnel.
Avoir des urines "claires et abondantes", c'est certainement bon signe!
Mais c'est parfois mission impossible, sauf gros gaspillage ...
Hors temps chaud et humide, si on transpire beaucoup, c'est souvent parce que l'on se livre à un effort physique intense. Du fait de cet effort, sauf à se nourrir comme un affamé, il arrive sur la durée que l'on "consomme" un tant soit peu ses réserves de lipides (surpoids adipeux présent même chez les allumettes). Et le résultat de cette "combustion" des graisses donne une urine plus ou moins colorée.
Dans ce contexte, pour éclaircir les urines, il faudrait boire outre mesure, ou emporter et consommer des kilos de glucides.
Perso, j'accepte des urines raisonnablement colorées, pourvu qu'elles restent raisonnablement abondantes.
Tout en buvant quand même assez abondamment, en en emportant un max de lipides comme nourriture sur les randos de plusieurs jours, je ne fais pas de fixation sur des urines que je considère comme "normale" dans ce contexte.
Connais-toi toi même!
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je découvre ce fil fort intéressant ,karto parle de la joie d'un thermos bouillant le matin.
comment vous faites pour garder un thermos bouillant jusqu'au matin?
parce que d'expérience ,quand tu preleve la valeur d'une tasse a café ,en 2 ou 3 heures la température du thermos a chuté de moitié et tu te retrouve avec de l'eau tiède et l'utilisation du réchaud devient obligatoire.
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je découvre ce fil fort intéressant ,karto parle de la joie d'un thermos bouillant le matin.
comment vous faites pour garder un thermos bouillant jusqu'au matin?
parce que d'expérience ,quand tu preleve la valeur d'une tasse a café ,en 2 ou 3 heures la température du thermos a chuté de moitié et tu te retrouve avec de l'eau tiède et l'utilisation du réchaud devient obligatoire.
Tous les thermos ne sont pas égaux ;D !
Par expérience en milieu froid (par exemple Spitzberg en avril), je peux t'assurer qu'il y a un monde entre une bouteille isotherme générique et une bouteille de bonne qualité.
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Avant de remplir le Thermos, le remplir d'eau bouillante et le laisser se réchauffer. Quand au stockage, c'est dans le sac de couchage avec le bonhomme.
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Eh David... tu nous avais dit que tu ne connaissais rien des FS !!! alors je sais pas au Canada mais en France ce que tu dis est vrai... autocontrôle
Aurochs
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Avant de remplir le Thermos, le remplir d'eau bouillante et le laisser se réchauffer. Quand au stockage, c'est dans le sac de couchage avec le bonhomme.
+1 avec Lemuel: préchauffer son thermo avec une charge d'eau bouillante (qu'on utilisera à d'autres usages: hydratation, vaisselle, après la préchauffe), et remplir son thermo chaud avec sa charge d'eau finale.
On peut aussi entourer son thermo avec un bout de mousse (tapis de sol/isolant bâtiment) proprement enroulé dessus.
à+,
Lambda
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Tous les thermos ne sont pas égaux ;D !
Par expérience en milieu froid (par exemple Spitzberg en avril), je peux t'assurer qu'il y a un monde entre une bouteille isotherme générique et une bouteille de bonne qualité.
retour sur quelques sorties hivernales...
Les thermos de la marque THERMOS et du modèle "light & compact" sont ce que j'ai trouvé de mieux (ils sont chers). Ils sont relativement légers, très isolants et ont un bec verseur fiable et que l'on peut facilement nettoyer totalement.
Les thermos sont agréables pour le confort (et la sécurité), mais on peut s'en passer tant qu'il fait plus de -10°C sous réserve d'avoir de "bonnes pratiques".
Si on n'a pas de thermos, une solution correcte consiste à placer sa gourde, tête en bas, dans le sac avec des vêtements isolants autour. MAIS, il faut alors être certain de l’étanchéité de sa gourde...ce qui n'est pas évident si on change d'altitude et/ou si on a versé de l'eau chaude (les nalgènes sont souvent à serrer en deux fois).
La prudence recommande de placer sa gourde tête en bas dans une poche extérieure du sac...mais elle est alors peu protégée du froid.
On peut aussi utiliser une housse, mais c'est encombrant, lourd (moins qu'un thermos) et moins efficace qu'un thermos. Mais une housse dans le sac permet de garder de l'eau chaude.
Les gourdes nalgènes en plastique isolent plus que les Sigg en métal, mais je trouve les Sigg plus fiables. Sauf que les Sigg peuvent refroidir les mains très vite, explosent quand elles gèlent et on peut difficilement casser une couche de glace en formation.
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+1 pour les vrais thermos... j'ai rien trouvé de mieux non plus, ni pour l'ergonomie, l'étanchéité, ni pour la performance d'isolation...
C'est d'ailleurs toi, Did, qui m'a conseillé la marque. J'ai fini par craquer et m'en payer un vrai, et du coup par comprendre l'intérêt de ces objets en hiver, notamment ;)
Avoir INSTANTANEMENT a boire un liquide à 50°C quand il fait froid, c'est parfois un geste de survie. Et donc pas idiot d'en parler ici...
Ciao ;)
David
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Ce qui est superchiant avec les sigg c'est de bien viser le petit trou quand on verse. Par temps froid avec la vapeur, c'est pas si facile.
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Rien à rajouter à ce que j'avais écrit plus haut, et que kilbith et David ont confirmé : les thermos ne sont pas égaux. Les THERMOS sont ok :up:
Au bout d'une nuit au Spitzberg, il y a bien 20 ou 30° de différence ...
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Rien à rajouter à ce que j'avais écrit plus haut, et que kilbith et David ont confirmé : les thermos ne sont pas égaux. Les THERMOS sont ok :up:
Au bout d'une nuit au Spitzberg, il y a bien 20 ou 30° de différence ...
Les Thermos modèle "light &compact" sont supérieurs (a minima par la présence d'un bec verseur automatique), il existe un modèle moins cher (sans bec verseur automatique) qui m'a semblé moins performant (semblable aux modèles no mark).
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J'ai une petite Thermos rikiki (0.35l), qui vient de se voir confronter à son véritable usage. Conserver mon thé au chaud dehors, pendant deux journées sous la neige, et sans la protection thermique d'un sac à dos. Juste dans une sacoche en cuir. J'ai eu froid aux mains en dévissant le bouchon à midi, ... et je me suis brûlée en buvant alors que je pensais que le liquide serait tiède. 5 heures après la préparation, dont 4 dehors, sans protection. Le deuxième thé était même agréablement chaud 3-4 heures plus tard.
Même performance qu'une grosse bouteille isotherme. Donc assez exceptionnelle pour une petite contenance.
C'est ma première bouteille de cette marque, et je suis très surprise par la qualité. Isolation au taquet, système verseur coopératif et étanchéité encore pas prise en défaut.
(vérifié: c'est bien une light & compact)
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J'ai une petite Thermos rikiki (0.6l), qui vient de se voir confronter à son véritable usage. Conserver mon thé au chaud dehors, pendant deux journées sous la neige, et sans la protection thermique d'un sac à dos. Juste dans une sacoche en cuir. J'ai eu froid aux mains en dévissant le bouchon à midi, ... et je me suis brûlée en buvant alors que je pensais que le liquide serait tiède. 5 heures après la préparation, dont 4 dehors, sans protection. Le deuxième thé était même agréablement chaud 3-4 heures plus tard.
Même performance qu'une grosse bouteille isotherme. Donc assez exceptionnelle pour une petite contenance.
C'est ma première bouteille de cette marque, et je suis très surprise par la qualité. Isolation au taquet, système verseur coopératif et étanchéité encore pas prise en défaut.
Bonsoir,
Tu m'incites à aller au fond des choses avec ton retour intéressant :
C'est aussi un modèle de petite contenance que j'utilisais lors des sorties hivernales à la journée depuis quelques années, qui m'a convaincu de la qualité du Thermos Light&compact. Cette expérience m'a finalement décidé à acquérir un modèle 1L.
J'avais un petit doute sur le comportement du bec verseur automatique par grand froid, mais Eraz de RL l'a utilisé au Sptizberg et lors d'un bivouac il m'a confirmé qu'il n'avait pas eu de problèmes si ce n'est un très léger blocage du bouchon/gobelet. Mad confirme aussi ici cette qualité.
Il faut toujours trianguler les sources d'informations. ;D
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Question d'un citadin frileux qui ne randonne qu'en été:
Y a-t-il vraiment un intérêt physiologique à avoir toujours une boisson très chaude sous la main, ou est-ce seulement pour se remonter le moral ?
Je pose la question parce que d'après les seules lois de la physique, si j'ajoute 1 L de thé à 50°C à mes 80 kg de viande à 37°C, j'obtiens grosso modo 81 kg de viande hydratée à 37,16°C. Je doute que les 0,16°C supplémentaires suffisent à me sauver d'une hypothermie. Même en supposant que mon corps concentre cette chaleur dans 30 kg de tissus vitaux, le gain n'est que de 0,42°C.
Autre raisonnement avec la même conclusion: 1 L de thé à 50°C m'apporte (50-37)*4180 = 54 kJ. J'aurais pu produire la même quantité de chaleur en 68 secondes d'exercice physique intense (800 watts).
Edit: 54 kJ, c'est aussi la quantité de chaleur fournie par une chaufferette à acétate de sodium (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaufferette#Chaufferette_chimique) de 200 g. Certes ça n'hydrate pas, ça ne réchauffe pas en profondeur (on peut quand même se l'appliquer sur une grosse artère), mais ça prend 5 fois moins de place et de poids dans le sac.
Deux motivations pour emporter un Thermos, cependant: protéger l'eau contre le gel, et restaurer la motricité fine en tenant une tasse chaude entre les mains.
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@kilbith : avec moi tu peux quadraturer. C'est ce modèle que j'ai utilisé aussi. Rien a changer. Peut être le joint il faudrait que je le vérifie. Mais ça c'est bien après.
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Question d'un citadin frileux qui ne randonne qu'en été:
Y a-t-il vraiment un intérêt physiologique à avoir toujours une boisson très chaude sous la main, ou est-ce seulement pour se remonter le moral ?
Je pose la question parce que d'après les seules lois de la physique, si j'ajoute 1 L de thé à 50°C à mes 80 kg de viande à 37°C, j'obtiens grosso modo 81 kg de viande hydratée à 37,16°C. Je doute que les 0,16°C supplémentaires suffisent à me sauver d'une hypothermie. Même en supposant que mon corps concentre cette chaleur dans 30 kg de tissus vitaux, le gain n'est que de 0,42°C.
Autre raisonnement avec la même conclusion: 1 L de thé à 50°C m'apporte (50-37)*4180 = 54 kJ. J'aurais pu produire la même quantité de chaleur en 68 sedcondes d'exercice physique intense (800 watts).
Edit: 54 kJ, c'est aussi la quantité de chaleur fournie par une chaufferette à acétate de sodium (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaufferette#Chaufferette_chimique) de 200 g. Certes ça n'hydrate pas, ça ne réchauffe pas en profondeur (on peut quand même se l'appliquer sur une grosse artère), mais ça prend 5 fois moins de place et de poids dans le sac.
Deux motivations pour emporter un Thermos, cependant: protéger l'eau contre le gel, et restaurer la motricité fine en tenant une tasse chaude entre les mains.
Très bonne question. Je n'ai pas la réponse mais quelques pistes pour relativiser.
Faut il réellement diviser par le poids total du corps ? Quand t'es en hypothermie et bien avant il ya un phenomene de vasoconstriction qui concentre le sang au cœur de la masse pour éviter que les organes nobles ne perdent leur chaleur.
La température au centre de la masse n'est pas la même qu'à la périphérie.
Et en soit un membre gelé n'entraîne pas la mort.
De manière pragmatique par contre un litre d'eau très chaude ça te permet de préparer de la bouffe chaude donc consommable en deux deux avec plein de sucre et plein de gras. Outre le fait que ça t'évite de te refroidir pendant des plombes en statique. D'ailleurs dans mon Thermos et autre n'altère isolée, je ne m'était que de l'eau chaude. Le café ou le thé c'était une fois sorti du Thermos. Et vu la valeur du cl de flotte après avoir fait mangé seulement.
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Bonjour,
AC je réponds rapidement à tes interrogations en passant.
Je vois que tu parles de 80kg de viande -> après ou avant avoir enlever le poids de ton squelette ?
Je pars du principe que tu pèses 80kg sur la balance :
1) le squelette représente 15% du poids total, ce qui donne :
- 80*15/100 = 12
- 80-12 = 68
Sans squelette tu pèserais 68kg. ( inutile ici mais bon à savoir si tu veux tenter le régime Slim-FARC )
2) La masse musculaire représente 35% du poids total, ce qui donne :
80*35/100 = 28
C'est une approximation, ça varie un peu selon que tu es un poussin neurasthénique ou un nageur de combat.
3) La masse musculaire est composé à 75% d'eau, ce qui donne :
28*75/100 = 21
Tu as donc non plus 80kg à réchauffer mais 21. ( Plus en fait mais on va dire que tu ne réchauffes que les muscles qui vont après eux réagir et relancer les techniques physiologiques qui vont à leur tour te réchauffer. )
4) Tu as donc 21kg à 37 degrés auxquels tu ajoutes 1kg à 50 degrés.
Pour rappel, ta formule : (80*37+1*50)/(80+1) = 37,16
Je calcule : (21*37 + 1*50)/(21+1) = 37,59.
37,59-37,16 = 0,43
Conclusion : On constate qu'entre 80 et 21kg à réchauffer, la différence n'est que de 0,43°.
Ce qui oblige à penser que les données ne sont pas pertinentes car pas assez précises ou que d'autres facteurs doivent rentrer en jeu.
Hypothèse -> La chaleur d'une boisson apporte un chaleur immédiate. Je parlerai ici des soupes plus que du chocolat chaud ou du thé.
La soupe est salée, idéalement à 9g/l, ce qui permet un échange osmotique idéal et évite au corps d'avoir à produire de l'energie pour assimiler des nutriments.
Hypothèse -> Nous confondons Chaleur et Température :
- la chaleur est une des formes de l'énergie.
- la température une variable au sein d'un système.
- La différence de température entre 2 points fait se déplacer la chaleur.
D'ou la maxime voulant que ne pas avoir froid à la tête c'est réchauffer ses pieds, cf : le bonnet de nuit dans le paquetage des Zouaves.
Je ne vois que ça, en espérant que cela puisse répondre à tes questions ou ouvrir des portes à d'autres. :)
B.
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Quand on parle d'un apport de liquide chaud pour lutter contre le froid, on parle de physiologie humaine, pas de thermodynamique de bidons sans fond! :)
Le corps humain possède plein de mécanismes d'ajustement de son métabolisme. Boire une boisson chaude permet de faire jouer certains d'entre eux.
La température centrale importe, et en fonction de la vitesse de refroidissement, ou de la durée de celui-ci, arrive un moment où le corps "joue l'économie".
Dans ces conditions, boire une boisson chaude permet très certainement de prévenir des capteurs ad hoc, qui vont permettre une libération d'hormone pour relancer le métabolisme. Quand j'ai froid partout, je suis bien incapable de me réchauffer par gymnastique. Alors que 10-15 minutes après avoir bu du thé chaud, je commence à sentir mon corps se réchauffer. Quelqu'un a rallumé la chaudière, et c'est reparti pour un moment.
PS: quand j'ai froid, le thé chaud je le "respire" avant de le boire. Je sens que je me réchauffe par les poumons.
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Tafdak avec Nävis, boire chaud rallume la chaudière, (boisson chaude à base de légumes et une bonne tranche de fromage, recette savoyarde et ou Thé sucré, surtout pas d'alcool) plus bonnet, tu as froid aux pieds met un bonnet et couvre toi le cou ;)
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Oui certes ... Maintenant si la thermodynamique était parfaitement inutile elle ne s'enseignerai pas en médecine. ^^
Je le dis bien dans mon dernier paragraphe, il ne faut pas confondre température et chaleur.
Le lien entre les deux c'est bien ces "mécanismes d'ajustement du métabolisme" dont tu parles.
:)
B.
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Bonsoir,
AMHA, il est hors de question de penser "réchauffer" quelqu'un en hypothermie en lui faisant boire du thé chaud. D'autant plus que c'est totalement contre indiqué sur le plan médical (risque d'étouffement, risque de choc...).
En revanche, au-delà du confort, c'est pratique quand on est "sur la mauvaise pente" qui mène à l'hypothermie. On se réchauffe les mains, on respire la chaud et on ingère un liquide chaud ce qui est plus facile qu'un liquide froid. En ce sens le thermos est préventif : on n'hésite pas à boire abondamment et une bonne hydratation est un FCS dans la lutte contre l'hypothermie.
Sur le plan "curatif" : il y a tout de même un apport de chaleur en interne (combien faudrait-il en externe pour obtenir le même effet ?) et surtout on ingère un liquide souvent sucré et chargé en minéraux qui permet une assimilation très rapide des nutriments. Cela apporte du combustible très vite et selon mon expérience c'est souvent un bon starter (penser à un détonateur) qui va permettre de mobiliser la machine et de "relancer les feux". Le problème est là : nos ressources de combustible sont quasiment infinies, il faut juste les mobiliser assez vite, longtemps et en quantité suffisante. Une boisson chaude peut être suffisante.
C'est juste mon ressenti, rien de validé scientifiquement à part la nécessité d'être bien hydraté par temps froid et le thermos y participe grandement. Si je sais que je vais être exposé au froid longtemps : je prend aussi une chaufferette. ;)
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Dans ces conditions, boire une boisson chaude permet très certainement de prévenir des capteurs ad hoc, qui vont permettre une libération d'hormone pour relancer le métabolisme.
C'est exactement ça que j'essaie de cerner.
- Est-ce le fait d'avoir l'estomac chaud qui empêche l'organisme de passer en mode hibernation ?
- Est-ce que la chaleur dans l'estomac accélère la digestion ?
- Ou est-ce plutôt le transit de la boisson chaude dans la gorge qui réveille le cerveau en réchauffant les carotides ? Mais il me semble qu'on recommande de boire du thé chaud dans les régions arides pour surchauffer les carotides et stimuler ainsi les mécanismes physiologiques de refroidissement; selon ce raisonnement, par temps froid, il faudrait boire froid pour faire croire au cerveau qu'il est urgent de faire frissonner les muscles et de brûler de la graisse.
- Inspirer de l'air chaud comme tu le suggères, est-ce que cela agit sur les même mécanismes ? Est-ce aussi efficace ?
Bref, si j'ai 1 L d'eau chaude (ou une chaufferette) et que j'ai besoin de me réchauffer d'urgence, quelle est la meilleure stratégie ?
(après avoir pris soin de me couvrir la tête et le cou - c'est la première chose à faire comme beaucoup l'ont rappelé)
- Ingérer une boisson chaude (et sucrée comme le suggère Kilbith, en espérant que la chaleur va accélérer l'absorption du glucose) ? 1 L d'un coup, ou plutôt en plusieurs prises (espacées de combien de temps) ? Est-il utile de boire à 50°C, ou est-ce que 40°C produit le même effet physiologique (auquel cas on peut diluer avec de l'eau froide et faire durer le Thermos plus longtemps) ?
- Me l'appliquer sur la fémorale pour réchauffer la circulation générale ?
- Me l'appliquer sur le cou pour stimuler le cerveau via les carotides ?
- M'en servir pour réchauffer l'air que je respire ?
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La chaleur n'accelere pas l'absorption du glucose, c'est l'échange osmotique qui l'accèlere. Si tu veux du glucose en flash tu te fais une perfusion de serum physiologique saturé en sucre ...
tu bois de l'eau salé à 9g/l et sucrée ... enfin tu fais en sorte que l'échange osmotique puisse se faire sans avoir à dépenser de l'energie pour.