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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Comment rendre mon corps plus performant ?  (Lu 34997 fois)

27 juillet 2008 à 23:21:18
Lu 34997 fois

ivan


Je me suis penché, étant gosse, sur l'optimisation physique, ou : comment rendre mon corps plus performant ? pour la vie de tous les jours, en situation de survie, etc.

Qu'est-ce que cela veut dire ?
Notre corps a des limites. Mon but était de pallier au maximum à ces imperfections. Les psys appellent cela de la masturbation mentale.

J'ai finit par définir trois types de problèmes :
- les limites physiques (musculature, agilité, etc.)
- les limites physiologiques (vue, douleur, etc.)
- les limites environnementales (froid, maladie, etc.)

Rigolez pas, j'ai passé des heures à chercher ces mots dans le dico quand j'avais 9 ans pour que ça fasse un minimum sérieux.  ;D

Avec le recul, je me suis rendu compte que cette liste était vraiment mal foutue. Normal, faite par un enfant. Mais je m'y suis tenu par flemme d'avoir à tout re-cataloguer.

Il y a des choses que l'on ne peut pas faire :
- devenir plus petit
- avoir un troisième oeil derrière la tête
- la liste est longue..

D'autres qui demandent un entraînement connu :
- être plus musclé
- conditionner ses réflexes (en cas de combat rapproché par exemple)
- etc.

Et enfin il y a celles auxquelles je me suis intéressé :
- résister à la douleur
- ne pas craindre le froid
- autres..

Je ne prétend pas avoir trouvé la solution miracle à tous ces problèmes. Je tiens juste à partager mes expériences (du moins celles qui ont abouti à un résultat) avec vous.


Je me limiterais pour le moment à ces cinq points pour deux raisons : certaines de mes techniques sont plus ou moins efficaces, d'autres sont encore en test.

Comment éviter les ampoules ?
C'est le rêve de tout marcheur ; ne plus avoir d'ampoules. Pour cela une seule solution, la corne. Mais c'est très long. Pour me former une corne de qualité, j'ai commencé par marcher pieds nus dans la maison, puis sur les cailloux de l'allée de la maison de mes parents. Puis dans la forêt. Pendant des années. Encore aujourd'hui lorsque je dois sortir non loin de chez moi (tabac, boulangerie, etc.), j'y vais pieds nus, au risque de subir les regards interrogatifs ou moqueurs des passants que je croise.
Contrairement à ce que l'on pense, il y a peu de risque de coupure ou autres, et c'est très agréable. Un jour, en soignant une coupure au bras avec de l'alcool à 90°, j'ai remarqué que ma peau se parcheminait là où j'appliquais le coton. Je baigne depuis, presque tous les soirs, mes pieds dans cet alcool achetable en pharmacie. Il a de plus le mérite de faire une corne très douce et d'empêcher les crevasses qui peuvent apparaître sur une corne dure. J'ai essayé aussi de marcher pieds nus dans mes chaussures d'après un conseil que l'on m'a donné, mais je trouve cela trop désagréable (transpiration, frottements).

Comment combattre le froid ?
En un mot : conditionnement. Il y a un article là-dessus sur le wiki, donc je ne vais rien dire de bien nouveau. Pour faire rapide..
Ne pas utiliser de chauffage. En commençant par le baisser progressivement. Notre corps est fait pour résister au froid, c'est nous qui le conditionnons à la chaleur. Je me trimballe à poil dans mon appart en plein hiver, les fenêtres sont fermées bien entendu, mais je ne souffre pas du froid.
Prendre des douches froides. J'ai dis froides, pas glaciales, en commençant par tièdes pour s'habituer. En plus c'est bon pour la circulation du sang.
Éviter au maximum les chaud-froid. Donc ne pas trop se couvrir en sortant. Enlever un vêtement en rentrant dans un endroit chauffé.
Un ami s'est rasé les poils des bras, du torse et des jambes toutes les semaines pendant un an pour les rendre plus épais. Selon lui, la différence est insignifiante.

Comment résister à la douleur ?
Optimisation qui a été la première que j'ai étudié. J'ai commencé par le SM (brûlures, électrocutions, etc.), en me disant que plus je subirais la douleur, moins je la craindrais. N'essayez pas, ça ne marche pas. La douleur est essentiellement psychologique et dépend surtout des circonstances. De plus, la douleur est un indicateur de notre corps pour que l'on sache ce qui ne va pas, je pense qu'il est donc dangereux de la supprimer complètement. Mais si j'en parle, c'est parce que mon prof de savate avait une astuce qu'il m'a fait partager et qui a fait ses preuves.
Se prendre un coup dans le tibia est assez douloureux, et c'est un endroit difficile à protéger. Pour pallier à cela, rouler sur le tibia un objet cylindrique (nous c'était une bouteille de bière) de haut en bas et de bas en haut, en appuyant fort, pendant 10 minutes par jambe tous les jours. Cela aura pour effet de faire glisser les nerfs qui couvrent le tibia sur les côtés. Je peux depuis encaisser les coups à cet endroit sans ressentir la moindre douleur. Juste une sensation de choc, comme quand quelqu'un vous tape (amicalement) dans le dos, ce n'est pas douloureux.

Comment améliorer sa vue, son ouïe ou son toucher ?
Pas facile. Pendant mes recherches je suis tombé sur un bouquin parlant d'une technique moyenâgeuse ninja/shinobi qui permettrait d'augmenter de près de 20% chacun de ces trois sens. Malheureusement de nos jours elle serait plus ou moins perdue.
Cependant il est de notoriété publique qu'un aveugle accroît son toucher et son ouïe, et même si c'est la vue qui m'intéressait le plus, je me suis prêté au jeu. Chez moi, je portais un bandeau (comme dans les avions pour dormir) sur les yeux (sauf devant l'ordi bien entendu). Après bien des maladresses, j'ai finit par pouvoir me faire ma bouffe, me raser et autres tâches quotidiennes sans l'aide de la vue. J'ai beaucoup entraîné ma mémoire de cette façon : savoir où sont les objets pour les trouver ou ne pas se prendre un mur dans la gueule. Puis je suis passé au stade supérieur. En ville ou dans les transports, je portais des lunettes noires. Comme ça les gens ne voyaient pas que je fermais les yeux et j'évitais la curiosité que ça pouvait inspirer, tout en pouvant les ouvrir quand je voulais. Je n'ai pas développé mon toucher avec cela, mais pour l'ouïe ce fut magnifique. J'ai appris à analyser les sons, les distinguer les uns des autres et les identifier. Bien sûr je me suis mangé des gens dans la gueule, des poteaux, j'ai plusieurs fois loupé mon arrêt de bus, etc. Mais au final, j'ai appris à écouter le bruit des pas, des conversations, des voitures, des froissements de vêtements pour me déplacer un peu plus facilement. J'ai maintenant, une très, très bonne ouïe.

Comment ne pas tomber malade ?

J'ai gardé le meilleur pour la fin. Parce que c'est ce qui a le mieux marché pour moi. J'entends par maladie, tout ce qui est viral ou bactériologique. Une fracture par exemple n'entre pas en compte. Pour cela donc, j'ai utilisé le principe de la vaccination, en partant de la base que le corps était fait pour se défendre de par lui-même.
Arrêter de prendre des médicaments. Surtout les antibiotiques. Le corps n'a plus à se défendre et donc en réalité, s'affaiblit. Le seul médicament que j'ai pris ces 19 dernières années, c'était du paracétamol. Une grippe et une angine la première année de test, puis plus jamais rien.
Rester en contact avec les malades, à petites doses.
Ne pas se laver les mains avec du savon après être allé aux toilettes. Juste de l'eau pour rincer.
Éviter les milieux stériles, désinfectés, aseptisés, les bactéries sont nos amies, il faut les aimer aussi (remix les inconnus). J'exagère, mais les germes et virus font partie de la nature et nous pouvons les assimiler, notre corps est fait pour ça. Que croyez-vous qui fermente votre yaourt, votre fromage ou votre vin ?


Voilà. Il me semblait que j'avais un sixième point à aborder, mais je ne me souviens plus. J'aurais dû faire la liste avant de me lancer dans la rédaction. J'éditerais s'il le faut.

Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout. Je tiens à souligner que la philosophie de la masturbation mentale (ou optimisation physique) n'est peut-être pas des plus saines, d'un point de vue moral ou médical. Et qu'il faut entreprendre ce genre de démarches avec prudence.

Ces techniques ont toutes marché sur moi, et sur les quelques personnes qui m'ont aidé dans mes recherches en jouant les cobayes, merci à eux. Mais chacun est unique, c'est pourquoi il faut bien se connaître avant de vouloir optimiser son corps.

A vous les commentaires et critiques (surtout critiques je pense).
ivan.

27 juillet 2008 à 23:30:29
Réponse #1

wolf


"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

28 juillet 2008 à 01:50:02
Réponse #2

Ibis


Grace à tous ces merveilleux produits que j'ai acheté suite aux emails dont ma boite débordé :

Je ne peux plus dormir sur le ventre sans me réveiller collé au plafond
J'ai du remplacer le we par un modèle forgé à partir des dernières plaques de blindage de cuirassier disponibles
Je ne peux plus regarder un porno à la télé sans que mes voisins m'envoient leur avocat pour les trous dans le mur mitoyen
La dernière fois que j'ai déchargé, ma femme a dû être rapatriée via l'ambassade du Congo, après 3 semaines d'érrance

Si ça c'est pas un corps plus performant...

Par contre, sans le net, j'ai :

une ouïe qui m'a valu d'être recalé 3 fois aux tests militaires car on pensait que je trichais
une vision périphérique très développée (merci aux instructeurs)
une vision normale et de nuit pas mal non plus (merci papa maman pour les gênes)
rarement froid (vive le scoutisme en short en hiver)
toujours horreur de courir et d'avoir mal mais je suis tenace ^^
www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

28 juillet 2008 à 02:42:40
Réponse #3

** Mathieu **


Salut,

J'aime bien la fraîcheur de ton exposé ;
Tu fais tes petites expériences persos ; c'est chouette  :up:

Chercher par soi-même, tester, développer son style...

Notre corps a des limites. Mon but était de pallier au maximum à ces imperfections.

Perso, je pense que notre corps est parfait ; au sens de parfaitement adapté...

J'ai finit par définir trois types de problèmes :
- les limites physiques (musculature, agilité, etc.)
- les limites physiologiques (vue, douleur, etc.)
- les limites environnementales (froid, maladie, etc.)

Il faut savoir accepter ses limites, non ?
Et avant de commencer à s'endurcir, ne vaut-il pas mieux au préalable travailler une bonne préparation physique ?
Et ensuite se poser la question de la pertinence d'un travail de durcissement ?

----------------------------------------------------------------------------

Se prendre un coup dans le tibia est assez douloureux, et c'est un endroit difficile à protéger. Pour pallier à cela, rouler sur le tibia un objet cylindrique (nous c'était une bouteille de bière) de haut en bas et de bas en haut, en appuyant fort, pendant 10 minutes par jambe tous les jours. Cela aura pour effet de faire glisser les nerfs qui couvrent le tibia sur les côtés. Je peux depuis encaisser les coups à cet endroit sans ressentir la moindre douleur. Juste une sensation de choc, comme quand quelqu'un vous tape (amicalement) dans le dos, ce n'est pas douloureux.

Intéressant, quelqu'un d'autre aurait testé une méthode similaire ?

@+

28 juillet 2008 à 09:04:02
Réponse #4

Corin


Trois remarques de quadragénaire.

Le physique.
Plus l'on vieillit et plus la progression devient dure (et la régression certaine :D). Le corps semble s'ankyloser systématiquement (fonte musculaire, prise de graisse). Tu peux espérer progresser mais surtout, l'essentiel est de garder ses qualités. Donc, l'entraînement régulier (quasi quotidien) me paraît nécessaire car dès que l'on stoppe, les pertes sont rapides et le retour très difficile.
A mon avis, la performance physique (plus vite, plus haut, plus fort) n'offre pas de véritable intérêt. Dans le bushcraft, il faut avant tout durer. Je ne me souviens pas avoir vu que la force physique de quelqu'un ait été décisive. En revanche, l'endurance est pour moi la qualité principale à travailler en parallèle de la souplesse.
Pour progresser, il faut s'entrainer, et pour tenir dans la durée, j'ai constaté que l'élément plaisir est indispensable.
Conclusion: un entrainement quasi-quotidien privilégiant le travail sur l'endurance et la souplesse en ne forçant pas ("se faire mal" comme on l'entend souvent chez les sportifs ne sert souvent qu'à s'écoeurer, alors que la progression se fait avec le temps).

La gestion de la douleur.
J'ai eu l'occasion de mesurer les effets de la sophrologie sur la douleur. Elle ne peut rien contre la douleur immédiate mais permet d'anihiler celle de blessures sérieuses (arrachement ligamentaire, fractures).

Le mental. La capacité à se surpasser.
Faisant partie de la catégorie des chats maigres, j'ai souvent réussi là où des grands costauds lâchaient. C'est à chaque fois parce que j'ai réussi à utiliser ma "colère" que j'ai pu aller plus loin que ce que logiquement mes capacités auraient dû m'offrir.
Les fois où je me suis vu lâcher, le physique n'y était pour rien.
La préparation mentale, avec notamment la visualisation, permet de bien se préparer à ce genre de situations.

Une dernière considération (et ça fera une quatrième) par rapport à nos activités, ne faut-il pas apprendre à s'économiser? "Entraînement difficile, guerre facile", dit-on. Autrement dit, se pousser à l'entrainement pour être toujours en-deçà de ses possibilités lors de l'activité elle-même. Cela permet d'en garder sous le pied pour gérer les imprévus.

A+

28 juillet 2008 à 09:41:48
Réponse #5

Vulpus


Salut Ivan
C'est intéressant ce sujet. Je n'ai pas grand-chose à dire là-dessus, je ne peux qu'ajouter un peu de mes propres expériences en entraînement physique.
J'ai toujours fait du rugby. Quand j'avais 18 ans, j'ai commencé à faire de la muscu à côté. Je ne cherchais pas à gagner 40 kilos de muscles, mais j'allais au bout chaque fois. Je pèse 82 en ce moment pour 175 cm, donc ça va, niveau body-building :) Ça m'a bien aidé à devenir plus fort sur le terrain de rugby, mais par contre, lors de mes sorties je dois manger chaque heure. Si je ne le fais pas, j'aurai des vertiges. (Ça va être intéressant cet automne, sortie autarcie avec Lambda  :o)
Donc là c'est une différence avec des personnes 'chats maigres', qui souvent peuvent endurer plus longtemps sans avoir à manger. Dans un match de rugby, ces gens sont (souvent) moins forts que moi, mais en dehors pendant les randos, c'est moi qui doit prendre des poses tout le temps. Je suis champion à brûler beaucoup d'énergie en peu de temps. ;D

Depuis que je fais de la natation (depuis 2 ans), j'ai remarqué que mon coeur tient le coup beaucoup plus longtemps. Je peux m'efforcer beaucoup plus longtemps qu'avant. Quand je fais du footing ou du vélo, mon coeur ne bat pas très vite, c'est plutot mes jambes qui ne tiennent plus au bout du temps.

Et une dernière chose, Corin en raconte aussi; c'est le plaisir qu'on peut avoir dans son entrainement. Quand j'étais plus jeune, j'allais au bout à chaque fois. Je faisais 3 heures dans la salle à muscu, quand j'allais courir dehors, j'allais le plus vite possible le plus longtemps possible. Au bout du temps ça devient démotivant, quand tu t'efforces à te surpasser à chaque fois, c'est une masturbation mentale même avant de commencer son entraînement... Commencer devient le plus dûr!

Mais maintenant je fais du sport quand ça me plait, quand je n'ai plus envie, je m'arrête, salle muscu maximum une heure (ce qui m'oblige à bien refléchir et organiser mes excercises avant), je ne dois rien à personne, surtout pas à moi même. Ça me fait vraiment du plaisir d'y aller et me sodomiser juste un peu. Et je ne me suis jamais entraîné plus qu'aujourd'hui  :o

Mes deux sous...
« Modifié: 28 juillet 2008 à 09:47:15 par Vulpus »
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

28 juillet 2008 à 12:18:12
Réponse #6

lambda


+1 avec toi Vulpus, tres bonne philosophie!  :doubleup:

Je pense aussi, que l "optimisation" passe plus par une reelle connaissance de nos limites et une gestion de nos efforts tenant compte de ces limites. Le "plus haut, plus vite, plus fort" est interessant en soi, mais ca correspondrait plus a mes yeux a de la perf obtenues dans des conditions de stades ou de salle.  :huh:

J ai l impression (juste suivant mes constatations persos et petites experimentations) que l "excellence physiologique" poussee a bout peut conduire a ce paradoxe: grosses perfs au detriment de la "fiabilite du systeme"... typiquement, en musculation, il m est arrive da voir au fil des entrainements de bonnes perfs "mecaniques", mais au detriment de tendinites repetitives... et c est vrai que cote fonctionnalite, je me rends compte que c est pas bon.  :down:

donc, l optimisation physique, a mes yeux, c est autant, comme le dit Corin, un bon entretien de ces acquis naturels afin de mieux les exploiter, et en meme temps avoir une bonne prise de conscience de nos possibilites, afin de mieux envisager nos facons d agir et de se deplacer quand on est dans "la verte".

apres pour les sens, le fait de sortir, de se promener de nuit (perso, l astronomie m a beaucoup aide, vision peripherique... ainsi que l apprentissage de l ecoute, c est pas les bruits qui manquent en campane), d accepter de mener ses activites dans des conditions de luminosite sortant de l ordinaire de facon reguliere, mais sans se "forcer", est une bonne chose en soi:
Comme en ce qui concerne notre resistance au petites agressions du quotidien, il est bon, quand on a une hygiene de vie normale, d accepter les rhumes et petits coups de barres, sans medication, de laisser notre systeme immunitaire s entrainer et bosser. il est bien foutu et multi-barriere, notre systeme immunitaire. je lui fais confiance et le laisse bosser, sans le surmener. Afin qu il reste operationnel et pas "atrophie".
attention, ca veut pas dire refuser a tout prix, une medicalisation et renier les docteurs. c est juste faire la part des choses et apprendre a accepter en debut d hiver par exemple, un nez qui coule et le mouchoir qui va avec, un petit coup de fievre, ou un coup de fatigue sans se jeter sur des antibiotiques systematiquement, voir des traitements plus lourds...  :blink:

c est aussi accepter de faire une pause, un break dans nos activites, pour laisser a notre corps le temps de se "reparer" et finalement de " s entrainer a se proteger".
"la nature, elle est comme vous et moi, moins elle en fait, mieux elle se porte". ca veut pas dire faineanter, pour moi, ca veut dire, laisser notre corps utiliser ces outils de defense naturels bosser normalement, ni plus ni moins. c est aussi, laisser les sens s adapter de facon naturelle et progressive a un changement d environnement volontaire de notre part. Bref...
L optimissation pour moi, c est ne pas chercher a aller plus vite que la musique, c est se debrouiller pour que notre systeme organique et psychologique soit toujours, dans une situation donnee, dans un "puit de potentiel", bref, dans une situation stable ou il fonctionnera de facon optimale, ni en sur-regime, ni en sous-regime... bref le "regime de croisiere".

Apres, Le fait de se pousser dans ces derniers retranchement, n est pas forcement une mauvaise chose, mais si c est fait de facon ponctuelle et dans un but de justement connaitre les limites a ne pas depasser "dans la vraie vie"...
Pour moi, c est un peu tout ca "l optimisation physique"...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

18 août 2008 à 17:13:32
Réponse #7

DavidManise


Salut :)

Juste un petit mot concernant la douleur...  vu que j'ai donné pas mal à ce niveau là moi aussi.

Je constate une nette distinction entre la douleur, qui est une information sensorielle, et la souffrance...  qui est influencée directement par le ressenti, le vécu de cette douleur là...  Si la douleur n'est qu'une info, qu'est-ce qui fait qu'on la vit si mal ?  Les bouddhistes disent que la souffrance vient des désirs...  et de la frustration.  J'avoue que j'adhère assez bien.  Et c'est valable aussi pour la douleur et la souffrance. 

Le désir dans ce cas là c'est quoi ?  C'est le désir que la souffrance s'arrête.  Elle naît, comme tout désir, dans l'attachement que l'on a envers son corps, ou des parties de son corps, ou des activités qu'on pouvait faire, ou autre.  La souffrance liée à une blessure, de fait, est bien plus que la douleur.  C'est la privation de trucs...  y compris de parties de nous-mêmes auxquelles ou peut tenir...

C'est pas pour rien que les méthodes de torture s'attaquent en priorité aux organes génitaux, ou à l'identité des personnes (visage), puis menacent les fonctionnalités de base : vision, mobilité...  on peut difficilement accepter d'être castré, aveugle, défiguré, handicappé à vie...  ou humilié...  l'humiliation étant pour certains une souffrance bien plus grande que toute souffrance physique.  C'est pas pour rien que, perso, je ne crains pratiquement personne sauf ma femme ;D

Bref, la douleur n'est vraiment qu'une information.  Si, faute de solution, on accepte pleinement la douleur et les autres conséquences de la source de cette douleur (perte de fonctionnalité, déformation, ou autre), elle reprend sa place en tant que signal sensoriel.  Et on peut vivre avec.

C'est la seule façon que j'ai trouvé de vivre avec des douleurs chroniques, que j'ai eu à endurer pendant un temps.  Et ça marchait très bien pour moi.  C'était là...  constant, présent...  et supportable parce que j'avais accepté.  J'étais psychologiquement prêt à vivre toute ma vie comme ça. 

Voilà.

Allez ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

18 août 2008 à 18:10:59
Réponse #8

BULLYSSON


Sur toutes ces questions, résistance au froid, au manque de confort, à la douleur etc... c'est d'abord ton mental que tu rends plus performant... une bonne partie de nos limitations physiques sont d'abord psychologique, d'où les dépassements surprenants observés chez des personnes qui avaient à sauver un membre de leur famille, un enfant etc...

corps et esprit sont indissociables, l'un pouvant venir au secours de l'autre à tous moments, de bonnes ressources physiques pourront permettre de tenir quand la tête ne suit plus et inversement on a coutume de dire quand on parle de la douleur et des difficultés ressenties que ça se passe d'abord dans la tête tout ça... il faut vouloir !

Perso je m'impose volontairement et très régulièrement des épreuves physiques que j'aborde presque exclusivement sous l'aspect d'épreuves mentales : course, marche, froid, humidité, inconfort, etc... tout ça avec un masochisme revendiqué  et recherché  ;D ;)

il faut adopter la culture de l'objectif, quoi qu'il arrive je termine, si je dis que je marche 25 km à 3 heures du mat' sur Panam, je le fais, qu'il pleuve, qu'il vente, que j'ai des ampoules aux pieds ou pas, je le fais, jusqu'au bout.

Petit à petit, avec les épreuves surpassées, les réussites qui se répètent, on a dans la tête la fermeté que l'on a dans les traits du front... ça s'appelle la détermination.

Perso, ça va paraitre peut être très con ou puéril d'avoir fait ça mais j'ai tenu à l'époque la sortie de mes dents de sagesse juste pour voir si j'y arrivais, c'est une vraie douleur, assez insupportable, je l'ai tenu, juste pour voir si j'y arrivais.. volontairement je dors systèmatiquement avec la fenêtre grande ouverte, je me douche à l'eau froide, je cours très tard dans la nuit ou très tôt le matin, exercice de musculation jusqu'à ce que j'ai les veines qui pètent, je mange de tout que j'aime ou j'aime pas etc...

tout ça dans un seul but, rien lâcher...
tu executes jusqu'au bout !!!

Pour te dire c'est mon principal travail pour la self, je ne bosse presque jamais la technique ou très peu, juste quelques bases, mais l'essentiel de mon entrainement, ce sont ces épreuves aussi diverses et variées...
par exemple le fait d'avoir vaincu ma phobie du vide en faisant un saut en parachute tout seul en ouverture automatique m'a fait énormément de bien... c'est comme tout ce qui est footing en parcours du combattant, faut aller chercher dans le fin fond de la tête pour sortir les dernières énergies qui te fond terminer.... c'est excellent !!!!
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

18 août 2008 à 18:32:29
Réponse #9

DavidManise


Je vais poser la question chiante, Bully...  Pourquoi ?

C'est une vraie question hein. 

Moi, quand je m'impose ce genre de trucs, j'ai toujours cette question en tête.  Pourquoi.  Et autrement dit "à quoi bon".  Et quand je ne trouve pas la réponse, je ne tiens pas...  alors que quand je trouve la réponse, je tiens. 

Alors ?  Pourquoi, si c'est pas trop indiscret ?  Et si c'est pas mes oignons, ou pas un truc que tu veux dire en public, respect hein.  T'as qu'à m'envoyer gentiment bouler...  ;)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

18 août 2008 à 18:36:12
Réponse #10

jerome13


Moi, j'aime bien aussi de m'imposer des trucs. Ainsi, je vois jusqu'où je peux aller. Ca forge la volonté petit à petit. Puis, on est satisfait de soi. Et ça j'aime bien.

18 août 2008 à 19:20:43
Réponse #11

BULLYSSON


Je vais poser la question chiante, Bully...  Pourquoi ?

C'est une vraie question hein. 

Moi, quand je m'impose ce genre de trucs, j'ai toujours cette question en tête.  Pourquoi.  Et autrement dit "à quoi bon".  Et quand je ne trouve pas la réponse, je ne tiens pas...  alors que quand je trouve la réponse, je tiens. 

Alors ?  Pourquoi, si c'est pas trop indiscret ?  Et si c'est pas mes oignons, ou pas un truc que tu veux dire en public, respect hein.  T'as qu'à m'envoyer gentiment bouler...  ;)

Ciao ;)

David

Pour faire très court et objectif, j'ai un objectif derrière d'ordre professionnel on va dire... je ne souhaite pas développer hein, c'est un truc très perso que je veux un peu garder pour moi tant que c'est pas fait  ;)

Et puis aussi parceque ça me plait. On subit la douleur et on est content de l'avoir subi après. On passe un peu pour des cinglés dégénérés consanguins... mais on est content !!!  ;D :lol:

Le culture de la mission accomplie, la détermination c'est important.
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

18 août 2008 à 21:06:33
Réponse #12

ivan


Je me suis déjà "amusé" à marcher à travers Paname toute la nuit comme toi.  :D
C'est amusant, parce qu'à chaque fois que je le fais, je rencontre une ou deux personnes très intéressantes.
un sdf qui me parle de sa philosophie de la vie.
Deux flics qui s'emmerdent à tourner en rond toute la nuit.
Un insomniaque qui utilise ses nuits pour réfléchir.
J'en passe et des meilleures.

Pourquoi ce genre de trucs ?
Comme Bully je ne fais pas ça gratuitement.
J'ai un objectif à long terme derrière la tête.
Qui je pense dois ressembler au tiens.
Mais aussi par plaisir.
Le dépassement de soi.
Ma chère vieille maman que j'aime de tout mon coeur m'a dit un jour que j'étais gosse :

Quand tu te fixe un objectif, mets y toute ta force, tout ton coeur et toute ton âme.
Si tu échoues, recommence. Encore, et encore.
Si tu échoues après avoir tout essayé, tu peux arrêter.
Tu n'auras pas abandonné, parce que tu auras tout donné.
Alors que si tu arrête avant d'avoir tout tenté,
toute ta vie tu te demanderas si tu aurais pu y arriver.
Si tu applique ce que je te dis, tu n'auras jamais de doute.
Car soit tu auras réussit, soit tu sauras que tu ne pouvais pas le faire.


Quand je ne trouve pas de réponse à ce pourquoi,
ou que celle que j'ai d'habitude ne suffit plus à me motiver.
Je repense à ces mots, et ça me suffit pour me défoncer.
Que je réussisse ou que j'échoue n'a pas d'importance.
Ce qui compte c'est de me pousser à bout.

C'est une manière aussi de se connaître.
Connaître ses limites. Mentales et physiques.
Mais il ne faut jamais hésiter à repousser ces limites.

21 août 2008 à 20:27:10
Réponse #13

BULLYSSON


Pourquoi ce genre de trucs ?
Comme Bully je ne fais pas ça gratuitement.
J'ai un objectif à long terme derrière la tête.
Qui je pense dois ressembler au tiens.
Mais aussi par plaisir.
Le dépassement de soi.

Nos objectifs effectivement, en lisant tes derniers posts ivan, doivent être assez similaires  ;)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

21 août 2008 à 20:30:43
Réponse #14

ivan


Bon courage et bonne chance.  ;)

21 août 2008 à 20:45:12
Réponse #15

BULLYSSON


Bon courage à toi aussi, et si en plus la chance peut t'aider..  ;)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

21 août 2008 à 21:06:47
Réponse #16

raphael


Nos objectifs effectivement, en lisant tes derniers posts ivan, doivent être assez similaires  ;)

des future chats maigres habillés en noir ?  ;)
Se connaitre et s'accepter


21 août 2008 à 22:40:50
Réponse #17

BULLYSSON


euh... non désolé.
Perso je préfère garder ça pour moi, merci de ta compréhension raphael  ;)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

21 août 2008 à 22:44:28
Réponse #18

ivan



22 août 2008 à 16:28:54
Réponse #19

DavidManise


Allez avouez.  Vous êtes inscrits pour le concours de plus gros mangeur de tartes de l'Iowa ;)

David ;D
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

22 août 2008 à 16:40:29
Réponse #20

BULLYSSON


ben moi j'ai pas voulu là-bas : la tenante du titre pour la plus grosse mangeuse de tartes en toutes catégories est Mme Nakayama Shinokada, une japonaise de 87 ans, 1m49 pour 149 kg, surnommée "la picatchou qui bouffe tout"... donc j'ai flippé j'ai renoncé  :-[

j'ai préféré me concentrer sur le concours du plus grand mangeur d'accras de morue du loir et cher, je devrais mieux y tirer mon épingle du jeu en principe   ;) ;D
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

22 août 2008 à 16:53:30
Réponse #21

La Chose


Perso je m'impose volontairement et très régulièrement des épreuves physiques que j'aborde presque exclusivement sous l'aspect d'épreuves mentales : course, marche, froid, humidité, inconfort, etc... tout ça avec un masochisme revendiqué  et recherché  ;D ;)

La faiblesse de ton système, c'est que c'est toi qui choisis ce que tu t'imposes. Dans les stages d'endurcissement militaires, le facteur "inconnue" (je parle de ce qui t'attend...) rajoute un facteur stress avec lequel il faut apprendre à composer, néanmoins, beaucoup de mérite dans ta démarche !  :doubleup:

Pour ce qui est de rendre le corps plus performant, moi je suis un adepte des parcours naturels. A l'heure actuelle, je vois plein de jeunes (ça y est je deviens un vieux con tiens !  :lol:) qui sont des adeptes du milshakes, du fitness en salle avec des écouteurs mp3 dans les oreilles ... C'est pas du tout mon truc  :down:





22 août 2008 à 16:55:51
Réponse #22

La Chose


des future chats maigres habillés en noir ?  ;)

Bonne chance à vous deux alors ! ;)

22 août 2008 à 17:03:53
Réponse #23

BULLYSSON


La faiblesse de ton système, c'est que c'est toi qui choisis ce que tu t'imposes. Dans les stages d'endurcissement militaires, le facteur "inconnue" (je parle de ce qui t'attend...) rajoute un facteur stress avec lequel il faut apprendre à composer, néanmoins, beaucoup de mérite dans ta démarche !  :doubleup:

j'en ai conscience, tu as raison de le souligner, et c'est bien ce qui m'enm*rde !

Je me faisais justement la réflexion en discutant avec mon frangin, en ce moment mon entrainement part un peu dans les sens, j'alterne période de grande forme et période de fatigue... je crois que je dois chercher les réponses dans une meilleure alimentation, meilleure hydratation, plus de sommeil à heures fixes et dans plus de régularité dans les exercices... par exemple en faisant 10 bornes en courant tous les matins, des pompes, abdos et tractions tous les jours un peu et en me laissant 2 jours de repos complet genre le dimanche et le mercredi.

un truc bizarre je lme suis remis à boire 1,5 litres d'eau par jour et j'ai l'impression que ça me donne un peu mal à la tête, c'est normal ou c'est juste le traumatisme d'avoir arreté le coca ?   ;D

Bonne chance à vous deux alors ! ;)

merci pour tes encouragements La Chose  :up:

Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

22 août 2008 à 17:13:35
Réponse #24

DavidManise


un truc bizarre je lme suis remis à boire 1,5 litres d'eau par jour et j'ai l'impression que ça me donne un peu mal à la tête, c'est normal ou c'est juste le traumatisme d'avoir arreté le coca ?   ;D

T'as coupé aussi sur le sel récemment ?

En tout cas, n'oublie pas que c'est bien de se pousser...  mais que c'est bien aussi de savoir écouter les signaux d'alerte de ton corps.  Pas trop.  Mais un peu quand c'est nécessaire. 

Je sais, t'as pas besoin de lire ça, et surtout pas en ce moment.  Mais je le dis quand-même.  Te durcis pas trop.  Garde un peu de souplesse.  Tu en auras besoin aussi.

Ciao ;)

David
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