Bonjour, ou plutôt bonsoir.
Je n’arrive pas à dormir alors je profite de cette petite insomnie pour vous raconter ma petite excursion du weekend. J’ai malheureusement une fois de plus oublié l’appareil photo donc il n’y aura que de la lecture.
Alors voila, cela fait un moment que je trimballe quelque truc dans mon sac de rando pour la journée, j’ai toujours pensé que ces objets pourrais me sauver la mise en cas de situation difficile. Je me suis aussi poser la question du BOB pour une évacuation imprévu, mais comme je ne l’ai pas encore réalisé cette fois-ci ce sera ce sac. Je pourrais ainsi voir ce qui manque qui est inutile. Je voulais aussi essayer d’exploiter un maximum les ressources de la nature.
Me voila parti directement de chez moi, en vélo pour rejoindre la voie verte où je pourrai continuer à pied et rechercher eau et nourriture. Première constatation : je suis vraiment nul sur un vélo, je galère…je préfère incontestablement la marche. Ma progression est rapide mais très couteuse en énergie.
Arriver sur le chemin je continue a pied en poussant le vélo dès que le terrain m’empêche de rouler. Je décide de cacher le vélo. Premier test de camouflage, quelque touffe d’herbe assez longue sur le vélo, deux trois cailloux et surtout une branche morte en plein milieu du seul angle ou on peu voir le vélo. Bizarrement cette dernière est la plus efficace car elle casse la silhouette du vélo et ne donne plus l’impression d’un terrain dégagé.
Je marche en suivant mes fidèles bornes verte. J’observe la nature autour de moi, toutes ces belles fleurs et ces odeurs. J’essaie de les reconnaître mais mes connaissances très limité en botanique me désespèrent. Sur le chemin je trouve une énorme chambre a air, je la ramasse en me disant que cela peu toujours service. Une demi-heure plus tard je fais de même avec un filet. Même quand on part sans rien, des gens bien intentionné laissent de quoi survivre dans la nature. Ou pas.
Je me décide a rechercher des espèces comestibles A CONDITION DE LES RECONNAITRE FORMELEMMENT. Je sors donc le livre de Wiseman, le seul que j’ai parlant de plantes comestibles et voie que le plantain est comestible. Je fais donc ma cueillette. Autant dire que si il s’avère que c’est nourrissant, il en assez dans les alentours pour tenir plusieurs jours.
On est reparti d’un bon pas, je remarque à chacun de mes pas le manque d’équilibre de mon sac dû à sons manque de structure, vivement que le prochain arrive. Là je décide de quitter le chemin pour trouver un endroit où manger. En plein milieu de la route un oiseau me remarque puis s’envole. Et c’est ainsi 5 fois de suite. D’ailleurs si quelqu’un sais ce que c’est : 20-30cm d’envergure, brun clair avec les deux bouts des ailes noires.
Je commence à avoir faim. Pour rester dans mon optique de profiter un maximum de mère nature, je cherche une source d’eau autre que ma gourde. Je remarque que la végétation change en contre bas. BINGO ! Une rivière. Je remplie ma première gourde. Et tente de transvaser dans la seconde via un filtrage par bandana. D’abords dans l’épaisseur du tissu : échec. Après moult essais je réussi avec un tuyau qui trainée dans le sac, mais l’équilibre des bouteilles est précaire et le débit affreusement lent. Je pars donc monter le camp.
Observation du terrain pour trouver un lieu adéquate. Pas facile dans ce pays, des pierres partout. Tans pis, pour s’asseoir ça fera l’affaire. Montage du poncho en tarp avec un bâton en centrale. Il y a pas à dire avec des élastiques c’est tout de suite mieux tendu. Ramassage du bois pour le feu et création d’un cercle de pierre. J’arrache la végétation autour et arrose d’eau ce qu’il en reste. La garrigue ça s’enflamme vite.
Je décide de me confectionner des chaussures avec les chambres a air, autant qu’elles soit utiles non, après tout je les ai portés. Un couteau, de la ficelle et en 15min une paire de tong. Premier test, la semelle n’est pas assez rigide. Pas grave rajout d’une deuxième lanière et le tour est joué. L’adhérence est mieux que pied nu, la plante du pied est un peu protéger mais bon vu la faible épaisseur on sent encore bien les cailloux. Par contre c’est assez silencieux. La progression est lente et surtout hasardeuse dans les descentes. Ne remplace vraiment pas une paire de chaussure.
Je vais voir où en est l’eau. J’ai réussi a récupéré 30cl sur les 50 de départ. Vu la lenteur du procédé est le faible résultat je me demande si il ne sera pas plus efficace d’essayer avec des filtre a café. A tester donc. L’utilité du filtre n’est pas non plus a négligez. Trouver et consommer de l’eau rapidement est difficile contrairement a tombé en déshydratation.
Je prends mon quart et me sers du papier alu de mon sandwich pour faire son couvercle. Mon but est de porter l’eau à ébullition puis de faire cuire le plantain. Malheureusement je suis encore assez près du chemin est une voiture passe et repasse sans interruption. Je souhaite rester discret ce qui m’oblige malheureusement à arrêter après un long temps d’hésitation. Curieux je croque quand même une feuille de plantain, un peu amère mais pas si mauvais, moi qui n’aime pas les légumes. Je me rabats sur le jambon beurre. A non au final j’avais oublié le beurre.
Je défais le camp et par la même occasion un œillet de mon poncho. Je me décide a tester la marche pied nu pour comparer avec mes chaussures home made 100% recyclé. J’ai bien du faire 250. Lentement, très lentement. J’ai d’ailleurs croisé deux moto qui mon dévisagé un peu bizarrement quand ils on remarqué mes pieds. C’est agréable mais douloureux à la fois. La marche pas les regards. Mais on ne marche vraiment pas vite. Je me suis aidé des bâtons pour l’équilibre. J’ai aussi pu constater la démarche naturelle du pied qu’évoqué David. Autant en chaussure j’ai du mal, autant pied nu cette démarche est naturelle.
Reprise normal sur le chemin, bâtons et chaussures. On remarque alors toutes leurs utilités.
Cela fait un petit moment que je m’intéresse à l’empreinte laisser par la vie sauvage. J’ai réussi à en deviner une de sanglier mais surtout une d’un hérisson ! Cela parait bête mais j’étais tout content de la reconnaître.
Récupération du vélo et go home. Pour constater une fois plus que non je n’aime pas le vélo, mes fesses se souviennent encore de cette selle.
Voilà pour ma petite journée, 25km effectué et quelques leçons apprissent. En espérant que cela est utile à quelqu’un. J’espère repartir demain sur d’autre chemin et pouvoir enfin tester le plantain, la découverte et la purification d’eau.
Désolé pour els nombreuses fautes, je relirai dès demain mais pas à 3h du matin
