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Auteur Sujet: quels et combien de pansements compressifs dans une trousse 1ers secours ?  (Lu 20092 fois)

10 mars 2014 à 12:16:30
Lu 20092 fois

Ulf


Bonjour.

Suite à un petit accident, je recharge et change quelques consommables de ma trousse de 1ers secours.

Je viens de recevoir des pansements Israeliens, dont 1 en plus pour l'ouvrir et le manipuler. Je les ai pris par curiosité et je ne sais pas encore quoi en panser penser (dsl, pet de l'esprit =).

J'ai bien entendu une paire de gants latex, un petit sachet et une couverture de survie.

Ma question est la suivante:

Dans un contexte de: rando, bivouac, bushcraft et chasse, est ce que ça vaut la peine d'emporter en plus:

- un ou plusieurs tampon compressifs de 7cm de large (bien sr doigt et membres)
http://www.securimed.fr/tampon-compressif-tampcompsecu.html

- un CHUT classique
http://www.securimed.fr/pansement-compressif-chut-coussin-hemostatique-0148.html

PS: on parle de 1ers secours, pas de soins. Merci.
« Modifié: 10 mars 2014 à 12:55:09 par Ulf »

10 mars 2014 à 13:47:33
Réponse #1

musher


Ca dépend de la taille de ta trousse et des risques rencontrés.
Le tampon compressif et le CHUT ont pas le même usage.

Le tampon compressif va bien pour de petite hémorragie mais en cas de grosse hémorragie, il va vite être saturé. Par contre il prend pas de place.
Le CHUT va pouvoir absorber beaucoup plus de sang et va donc pouvoir arrêter de grosse hémorragie.
Ces deux pansements nécessitent un système de fixation complémentaire de la bande. (Donc ses 2 mains)

Le pansement israélien est plus épais qu'un tampon compressif. Il peut se poser avec une seule main grace à son système de fixation.

Après, y a t-il des risques de blessures au torse ou d'amputation de membre, car là, il faut des pansements compressifs adaptés à la taille de la plaie.

Perso, le tampon n'est pas nécessaire si tu as un israélien (sauf si tu veux avoir 2 moyens de compressions et que tu as pas la place d'avoir un 2ème israélien)
Le CHUT peut compléter l'israélien si tu as des risques de grosses hémorragies.

10 mars 2014 à 15:27:25
Réponse #2

h


Ca dépend de la taille de ta trousse et des risques rencontrés.

çà ne pèse rien alors....
Maintenant, on en parle souvent ici, il te reste le bandana, le mouchoir, le t shirt, le cheche...

Dans un contexte de: rando, bivouac, bushcraft et chasse, est ce que ça vaut la peine d'emporter en plus:

Amha, dans ce contexte là, il faut rester basique, sinon t'en sors plus...

10 mars 2014 à 17:51:08
Réponse #3

Al Bundy


Pour le chut:
Sortir la compresse stérile de son sachet, l'appliquer correctement et ensuite appliquer le bloc mousse par dessus, ou appliquer la compresse sans la saloper sur le bloc pour ensuite tout mettre la ou ça pisse, c'est vraiment pas le plus pratique ni le plus rapide dans une situation perso, voir sur une victime, car je cite "Le pansement compressif CHUT est conçu pour se substituer à la compression manuelle et libérer le secouriste"
Alors déjà je ne crois pas, en étant témoin de certains cas ou des pompiers doivent garder une compression de tout leur corps du lieu d'un accident aux urgences pour juste freiner une hémorragie artérielle, qu'un chut puisse si bien et en toute confiance stopper les grosses hémorragies,  genre "Sa force de contention et la densité du tampon remplacent le point de compression nécessaire pour toute hémorragie importante (hémorragie externe, artérielle ou veineuse)." "Il absorbe le sang jusqu'à ce qu'il existe un équilibre entre la pression du sang dans les vaisseaux et la pression externe."

Donc tant que c'est pas grave un chut n'est pas nécessaire, et si c'est grave c'est pas le plus pratique à poser ni le plus efficace "par lui même"
Seul en foret avec une artère importante sectionnée bon courage, à plusieurs tu vas comprimer, et si plein de victimes avec plein d'artère coupées, bah tu garrot  ;D

L’israélien est cool  :doubleup:
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

10 mars 2014 à 19:34:30
Réponse #4

jepomat


Très intéressant ce fil  :up: je me posais un peu les mêmes questions, mais en pensant aussi au QuikClot Sport. Des avis et/ou retex sur ce dernier ?

Au fait, où trouver des israéliens à prix et FDP (France ou Suisse) corrects ?

Merci !

10 mars 2014 à 20:10:52
Réponse #5

fry


Après, y a t-il des risques de blessures au torse ou d'amputation de membre, car là, il faut des pansements compressifs adaptés à la taille de la plaie.

Si tu commences à envisager ces éventualités tu auras peut-être besoin de voir plus gros en terme d'équipement, puisque dans ces deux cas ( un peu extrêmes quand même ) le compressif n'est pas l'idéal ( dans le premier cas un pansement " 3 côtés " sera préféré sauf si hémorragie incoercible, et dans le second c'est garrot directement ).

Si on envisage de telles choses pour une rando, alors il faut partir avec un sac de sauvetage lourd pour le moindre événement, et on quitte effectivement un peu les 1er secours pour le soin à un blessé grave.

10 mars 2014 à 20:14:42
Réponse #6

rcp42


Bonjour
le pansement Israélien est très bien et permet de compresser très fort sur l'artère.
l'utilisation du QuikClot vien en complément, c'est à dire du pose le QuikClot et par dessus le pansement (attention ca chauffe)

d'un point de vue opérationnel, l'israélien est plus pertinent.

pas de pansement compressif sur une plaie au thorax mais un emballage pour la protéger de l'environnement et surtout la victime en position assise!

idem pour une plaie abdominal mais la position allongé les jambes légèrement sur élevées légèrement plier ( décontraction sangle abdominale) 

pour une section de doigt pas de problème de perte de sang en grosse quantité donc tu emballe la main et le doigt, alerte rapide. le doigt au frais quand possible et à défaut sous l'aisselle pour maintient à la température du corps ATTENTION si la partie couper est en contact avec de l'eau ...c'est mort pour la greffe...

faut penser trousse de bobologie et matériel de première urgence qui doit être accessible à tous moment et dans toute circonstance!
C'est quand tu vois un moustique se poser sur tes co...les, que tu sait que rien ne se résout par la violence!

10 mars 2014 à 20:27:03
Réponse #7

Ulf


Citer
l'utilisation du QuikClot vien en complément, c'est à dire du pose le QuikClot et par dessus le pansement (attention ca chauffe)

Est ce que les pompiers et urgentistes français sont formés pour reconnaitre et prendre le relai après utilisation de genre de poudres coagulantes ?

Sinon, au niveau des risques rencontrés, arrêtez avec vos histoires d'amputation  :D. J'ai dit randonnée, pas d'aller jouer à la marelle dans un champ de mines.

Petit topo des risques imaginés.

->Le plus probable: une coupures à la main jusqu'à l'artère. Le tampon compressif suffit.
->Le moins probable mais pas farfelu et aux conséquences graves: accident de chasse sur soi ou autrui. Ou encore assurer les premiers secours auprès d'un bucheron qui a eu un accident de tronçonneuse. Dans ce cas, l’israélien suffit ou il faut une éponge chut + compression manuelle en amont ?

J'ai bien envie de prendre les 3, quitte à laisser un item sur les 3 dans le sac.

Citer
faut penser trousse de bobologie et matériel de première urgence qui doit être accessible à tous moment et dans toute circonstance!

Ma "philosophie" c'est chaque personne doit avoir le kit minimum sur soi pour porter à soi même les secours ou à autrui. Après il y a la trousse à bobo commune qui peut être rangée au fond du sac: on s'en fout, un bobo, par définition, c'est lorsqu'il n'y a pas d'urgence.
« Modifié: 10 mars 2014 à 20:45:34 par Ulf »

10 mars 2014 à 21:03:05
Réponse #8

paquito


Perso, le CHUT reste mal-aisé à utiliser en dehors de parties de membres bien droite (c'est du vécu à plusieurs reprises) et absorbe trop (surtout en zone de plicature).

Un Duo pansement israelien / garrot semble suffisant sur ton utilisation envisagée.

10 mars 2014 à 21:10:59
Réponse #9

fry


Est ce que les pompiers et urgentistes français sont formés pour reconnaitre et prendre le relai après utilisation de genre de poudres coagulantes ?

Tout de même, les urgentistes en ont vu d'autres... et si les poudres hémostatiques n'ont pas d'usage dans le civil, prendre le relai d'un usage fait sur le terrain ne présente pas de particularité, le médecin saura quoi faire avec ou sans poudre mise au préalable, ça ne changera pas grand chose pour lui.

Pensez tout de même à préciser de quel produit vous parlez, le Quikclot est une gamme, il comprend notamment les poudres hémostatiques qui sont en train d'être progressivement abandonnées ou très réduites sur leur utilisation par l'armée française depuis la Lybie et le Mali ( des cas d'embolies artérielles ayant été rapportées sur leur utilisation ), et préfèrent désormais la Quikclot Combat Gauze qui est une gaze de bourrage imprégnée de produit hémostatique. Son usage n'est pas anodin, ça demande un peu de savoir faire. Généralement les personnels médicaux n'ayant pas de formation militaire n'ont jamais entendu parler ni de l'un ni de l'autre et ne s'en sont à fortiori jamais servi.

En contexte civil classique de secourisme, les pansements usuels et au pire les CHUT et autres pansements israéliens doivent être largement suffisants.

« Modifié: 10 mars 2014 à 21:23:45 par fry »

10 mars 2014 à 21:25:47
Réponse #10

Ulf


Je pense avoir muri mon besoin: 1 compressif et 1 israélien + 1 recyclage psc1 auprès de la croix rouge =).

Merci et n'oublions pas que le plus important, c'est la formation PSC1 ou SST.

Pas les consommables (mais c'est bien d'en avoir =).

10 mars 2014 à 22:07:45
Réponse #11

Ulf


Les garrots & tourniquets ne sont pas "proscrits" des formations psc1 (de mémoire) ?




10 mars 2014 à 22:19:44
Réponse #12

musher



Sinon, au niveau des risques rencontrés, arrêtez avec vos histoires d'amputation  :D. J'ai dit randonnée, pas d'aller jouer à la marelle dans un champ de mines.

Ou encore assurer les premiers secours auprès d'un bucheron qui a eu un accident de tronçonneuse.

Quand je parlais d'amputation (ou quasi amputation comme c'est arrivé au mari d'une amie), je pensai au bucheronnage.

En coupant un arbre sur un chantier, l'arbre a rippé et lui a écrasé la jambe : arrachage du mollet, fracture : Garrot + pansement abdominal autour du mollet recollé au tibia. Evacuation à dos d'homme par les autres bucherons jusqu'à chemin forestier ou le land des pompiers est venu le chercher. Il a failli perdre sa jambe.

Il y a un an, l'arbre, qu'un voisin débitait, a ripé. La tronconneuse lui est tombé sur la cheville. Pied coupé. (Il avait pas de bottes de bucheron, juste des chaussures coques).

Depuis, je mets le garrot tactique et le pansement israélien de mon EDC vert, dans ma salopette de bucheron quand j'utilise la tronconneuse.

 


10 mars 2014 à 22:33:18
Réponse #13

musher


Les garrots & tourniquets ne sont pas "proscrits" des formations psc1 (de mémoire) ?

Ils sont proscris en PSC1 et même en PSE d'après ce que j'ai vu dans les manuels d'instruction (sauf demande du médecin régulateur).

Après en recyclage du PSC1, le formateur nous a répondu que lorsque la compression ne faisait pas effet, en cas d'amputation ou lorsque la compression manuelle n'était pas possible (objet dans la plaie, plusieurs victimes et un seul secouriste...) la pose d'un garrot pouvait être nécessaire.
Mais il ne l'enseignait plus (comme les compressions à distance) pour éviter que n'importe qui pose un garrot si c'était pas nécessaire.

Par contre en secours montagne, on l'avait vu car dans certains cas, c'est ça ou la mort.

10 mars 2014 à 22:47:43
Réponse #14

Ulf


Bon, écoute musher.

Je croise parfois des forestiers au boulot et des chasseurs... et bien que n'ayant jamais été confronté au pire et pensant l'évènement peu probable... si il se produit quand même, la situation est grave.

Je vais me recycler déjà (sauf que la date est dans x mois et en attendant...), parler du tourniquet dans ce contexte précis (bucheronnage, rando) recueillir l'avis du formateur. Suivre éventuellement une formation complémentaire...

Et peut être au final rajouter un tourniquet.

Merci encore pour vos conseils et @+

10 mars 2014 à 23:43:53
Réponse #15

musher


La probabilité que tu arrives, en randonnée, au moment ou un bucheron ( ou un chasseur) se blesse  gravement et nécessite la pose d'un tourniquet est quasi nulle.

Par contre si tu manipules des engins coupants à moteur, des armes à feu, la probabilité augmente. C'est pour ça que j'ai un tourniquet dans mon EDC Vert car je peux être obligé de me l'auto poser.
Dans ma trousse de secours voiture, j'ai juste une sangle qui peut éventuellement servir de garrot au cas où.

En 30 ans de rando (à pied, cheval, traineau), j'ai jamais eu besoin d'un garrot, par contre j'ai utilisé des pansements compressifs (pansement US, tampon compressif...) sur des chiens, des chevaux et une fois sur un cavalier.
Et j'ai plus vu d'accident de voiture en 20 ans de permis qu'en 30 ans de rando.

Donc pour de la rando : pansement israélien et/ou tampon compressif suffit.
Bucheronnage, chasse,activités à risque... : pansement israélien + pansement abdominal + tourniquet.
En traineau, j'ai la totale (comme pour la tronconneuse) car j'ai une ancre à neige et j'ai bousillé quelque pantalon en me l'accrochant au futal lors de gamelle. Je suis même tombé à plat ventre dessus(Elle s'était planté dans la neige heureusement). Et des mushers qui se l'ont planté dans la cuisse, il y en a.

11 mars 2014 à 01:04:48
Réponse #16

bloodyfrog


Salut,

Citer
Dans un contexte de: rando, bivouac, bushcraft et chasse

On a là deux contextes un poil différent: l'un impliquant le présence d'armes à feu de gros calibre, le risque "forte hémorragie" (pour ne parler que de celui là puisqu'il est question de pansements) est multiplié par X.

Pour de la rando, bivouac, bushcraft, le risque le plus élevé, c'est la connerie, et concrètement pour nos activités, une lame qui finit sa course là ou on ne l'attendait pas.
Éventuellement une chute sur un objet tranchant/perforant.
Sur ces accidents, la pose d'un pansement israélien, et un retour maison rapide (ou un appel au secours) suffisent aux premiers soins.
Le tampon compressif comme pointé sur ton lien, Ulf, je mets ça dans la bobologie. Cela n'arrêtera pas une forte hémorragie.

Un pansement militaire dit israélien dans la trousse se suffit à mon sens amplement.
Garder à l'esprit que la meilleure des compressions est la compression manuelle sur la plaie, si le contexte de la blessure le permet.
Que bandana, t-shirt, chaussettes, etc peuvent venir appuyer le pansement israélien au cas ou.
Si vraiment grosse hémorragie qu'un pansement mili moderne ne peut résorber, c'est que l'emploi d'un tourniquet/garrot s'impose (au niveau première intervention toujours).

Hélas, s'en rendre compte après la pose d'un pansement fait souvent perdre de précieuses minutes... (D'où l'emploi désormais quasi systématique du tourniquet au combat, même sur des blessures qui au final ne l'imposaient pas...)
Je comprends tout à fait qu'on ne randonne pas avec un "combat tourniquet", ceci dit, rien n'empêche de driller son improvisation (importance d'un collier de serrage type colson (qui pèse rien et peut être scotché à l'emballage du pansement), la torsion du garrot improvisé peut être fait avec stylo, lampe, kydex du couteau, mousqueton, bout de bois si solide, etc... https://www.youtube.com/watch?v=Atm-CX-pZzI)

Comme le soulève Musher, dans un contexte ou l'arme à feu intervient (ou les outils potentiellement très dangereux, type bucheronnage), la risque forte hémorragie, arrachement (un coup de 12 dans le pied, ça se voit tous les ans, et à bout portant, ça laisse plus grand chose du pied en question) ou amputation, je prends moi aussi désormais l'habitude d'avoir au minimum, un pansement militaire moderne ET un garrot dit tactique, non pas parce qu'il est tactique, mais parce que si on sait s'en servir, c'est beaucoup plus efficace, rapide et définitif qu'un garrot improvisé sous stress.
J'ai avec moi aussi une "gaze", car peu de blessures de ce type sont très nettes, et il faut souvent effectuer un "packaging" de la plaie avant pose du pansement.
Combat gauze de Quiklot si on est riche, sinon une simple compressed gauze type H&H ou NAR bien employée fait aussi le job.

Mes deux cents.

Manu.

11 mars 2014 à 20:27:41
Réponse #17

Mac Casimir


Bonsoir tout le monde,

Mes deux sous sur le sujet, commençons dans l'ordre :

Définition d'une hémorragie :"L’hémorragie externe est un épanchement de sang abondant et visible, qui s’écoule en dehors des vaisseaux au travers d’une plaie. Cet écoulement imbibe de sang un mouchoir de toile ou de papier en quelques secondes et ne s’arrête pas spontanément. " extrait du Référentiel PSE1

A cette  définition je n'apporterais qu'un seul et unique bémol : "imbibe de sang un mouchoir de toile ou de papier en quelques secondes ET/OU ne s’arrête pas spontanément."

Je m'explique, prenons l'exemple des varices ou d'un hémophile (Des extrêmes, je sais et c'est fait exprès  ;) ) toutes coupures même de petite taille, je les considérerais comme des hémorragies car le saignement ne s’arrête pas de lui même.

Et donc face a une hémoragie, "Plusieurs techniques de secours permettent au secouriste d’arrêter le saignement et de limiter ses conséquences. Les principales sont :
        • La compression directe ;
        • Le garrot."

Clarifions les chose immédiatement pour le garrot, il n'est pas enseigné au PSC1 et pour un PSE les consignes sont strictes : "Le garrot est posé au bras ou à la cuisse, si la compression locale est inefficace ou impossible à réaliser du fait du type de lésion, du nombre élevé de victimes, de la position de la victime et/ou lorsque l’accès au blessé est difficile."

La compression direct, la première et la plus efficace, c'est votre main voir vos deux mains, ensuite, si il faut vous libérer les mains, vous pouvez utiliser un pansement relais ou un coussin hémostatique d'urgence, ça a la même fonction, mais l'un est du bricolage, l'autre est conçu pour.
Dans tout les cas :
       • Le pansement compressif doit recouvrir la totalité de la plaie.
       • La compression doit être suffisante (le saignement s’arrête) et on doit pouvoir glisser un doigt en dessous (il ne fait pas garrot).
       • La compression doit être permanente.

C'est du théorique mais ça a au moins le mérite de cadrer le sujet.

Le premier lien proposé par ULF :
http://www.securimed.fr/tampon-compressif-tampcompsecu.html

AMHA, ça permet de traiter de la simple égratignure a la petite l’hémorragie ( Varice, petite coupure hémophile) en aucun cas ce n'est comparable a un Israélien ou un CHUT.
J'utilise ce genre de pansement, l'avantage que j'y trouve c'est une facilité de pose, t'as pas la compresse qui se barre, un seul emballage, etc etc
J'en ai mis un dans la trousse med de mon père qui fait énormément de trail et qui a de belles varices aux tibias. Objectif du truc, bouché le trou le temps d'arrivé au prochain ravito. Retex, ça marche.

Le CHU, coussin hémostatique d'urgence, y en a des tas de modèle, celui présenté par ULF, le CHUT, ben c'était celui qui était le plus répandu il y a quelques années parmi les secouristes. Depuis peu le pansement israélien prend le relais.
Pour moi le CHUT est galère a utiliser, pour toute les raisons expliqué plus haut. Le seul avantage que je lui vois sur l'Israélien, c'est que c'est difficile de mal le poser, c'est a dire de faire un garrot avec, je dit pas que c'est impossible, je dit que si t'essaye de pas faire un garrot, l’élasticité de la bande, permet de répartir plus facilement le serrage, même si t'as serré un peu fort sur les premiers tours.

L'israélien, il est plus petit que le CHUT, a embarqué dans la poche c'est un sacré avantage. En terme d’absorption, les deux se tienne, le point irais a l'israélien vu qu'a encombrement équivalent j'ai deux israélien pour un CHUT et qu'on peut parfaitement mettre deux CHU l'un sur l'autre, de part et d'autre d'un objet dans une plaie ou même tout simplement l'un a coté de l'autre si la plaie est importante.

Le gros inconvénient de l'israélien c'est aussi son gros avantage, le système de pose a une main, quand tu te le pose tout seul comme un grand, ce truc c'est du pain béni, quand c'est un mec avec c'est deux main qui te le pose, ben si il sert trop fort au départ, ben f***k l'élasticité de la bande, ça reste serré et tu te retrouve avec un garrot.....

Donc de mon point de vu qui vaut ce qu'il vaut, soit pas grand chose de plus qu'un autre, pour l'utilisation indiqué, je prendrais :

2 petits pansements (compresse + bande) vu le tarif, ne pas hésité a y utilisé sur un "petit bobo" qu'on veut protégé. + de quoi nettoyer désinfecté (2 compresse, une dose de sérum Phy, une dose de chlorhexidine.
1 israélien voir 2 pour les utilisations si dessus et en cas de plaie par balle (entré et sortie)
On peut parfaitement utiliser un CHU sur un hémo au thorax ou a l'abdomen idem au cou, juste ne pas mettre la bande pour des raisons évidentes, mais la compresse reste tout aussi efficace.

Le garrot, si formé a l'utilisation. Un simple garrot coton suffit, ça ne prend pas de place et peut toujours servir, de là a choisir un garrot tourniquet, je pense que ce n'est pas indispensable.

Voili voilou, merci de m'avoir lu ^^

Bonne soirée a tous 

Edit : Suite a un problème de rafraîchissement de la page je n'avais pas le post de Bloodyfrog d'afficher. Je te rejoins dans ton résonnement sur l'utilisation du garrot. Le principal problème de celui ci étant qu’après un long temps de pose il peu être nocif, dans nos contrée la prise en charge étant assez rapide le risque est limité. Cependant et hors cas exceptionnel je préfère encourager la compression direct a un personnel non formé. Dans 90% des cas la compression direct suffit et est plus facile de mise en action qu'un garrot. Venir comprimer immédiatement vaut mieux que d'aller chercher le garrot qu'on sait avoir dans son sac. Bien sur, je caricature, juste que dans l'action, je préfère que le premier réflexe soit la compression que la pose du garrot.
Pas sur d'être très clair, on en rediscute par MP si tu veut, je voulais juste pas que mon poste soit prix pour du clavier jutsu.  :-\
« Modifié: 11 mars 2014 à 21:32:26 par Mac »

12 mars 2014 à 09:55:38
Réponse #18

fry


Concernant le garrot ce n'est pas une lutte entre opinions mais juste entre milieux.

Bloodyfrog est probablement influencé par son milieu ( militaire ), où l'indication du garrot a explosé surtout ces dernières années, aussi bien dans le domaine du secours au combat ( c'est en Irak en particulier que les retex ont le plus insisté sur une utilisation bien plus large du garrot qu'auparavant ), que son application dans les soins d'urgence ( les recommandations de soins avancés ont de plus en plus de mention du garrot y compris dans le milieu civil spécialisé ).

On parle ici soit de professionnels médicaux ( où l'indication du garrot n'est quasiment jamais mal posée et où elle n'est quasiment jamais mal réalisée, on voit fleurir les tactical tourniquet en SMUR depuis quelques années ), ou en milieu très dégradé ( milieu militaire, où on a souvent pas vraiment le choix ).

Le post de mac plus mesuré et faisant moins référence aux garrots, est le reflet de l'abord secouriste actuel, qui a longtemps averti de la mauvaise utilisation de cette manipulation, et qui tout en gardant quelques indications phares, conserve pour le moment son attitude minimaliste concernant la pose des garrots.

Concernant la traumatologie grave le cycle est toujours le même. Les grands changement se font suite aux observations de grands conflits armés ( la prise en charge du polytraumatisé a pris, c'est triste à dire, dix ans de progrès d'un coup suite à l'Irak puis l'Afghanistan, comme le Viet Nam avant eux avait permis d'améliorer la survie de 20 à 30% des traumas graves dans le civil ), puis une fois que le milieu civil médical a fait l'usage de ces nouvelles pratiques, il en modifie parfois les recommandations de secourisme. Ce qui est bon pour les uns ( milieu spécialisé et militaire ) n'étant pas forcément bon pour les autres ( secourisme ), tant qu'on ne sait pas on reste comme on est.

Les actuels PSC1, PSE et co, remplissent leurs objectifs sur l'indication ou pas de poser un garrot pour une personnes relevant de ces formations.


12 mars 2014 à 12:16:39
Réponse #19

bloodyfrog


Merci à tous les deux, fry et Mac, d'avoir recadré l'emploi du garrot de manière moins "formatée" que je ne l'ai exposé. :)

Une remarque tout de même: les lecteurs de ce forum survie/préparation aux risques, secouristes formés (quelque soit l'origine de leur formation, médicale pro, mili, civile citoyenne...) doivent envisager des situations que le secouriste lambda, validé SST par son employeur ne doit pas imaginer un jour avoir à gérer.

Parce qu'isolés, parce qu'en milieu très dégradé, etc...
De même que notre paranoïa conscience du monde, doit nous préparer à des interventions "autres" que la petite hypoglycémie à la caisse du Carrouf.

PAVC: A titre perso, secouriste formé à plusieurs reprises (milieu mili, civil, sportif...) j'ai investi il y a deux ans dans une formation TCCC, parce que tireur sportif aux pratiques dynamiques, et chasseur, parfois en groupe (je ne suis plus mili depuis longtemps même si toujours très imprégné par ce milieu), je me trouvais très léger sur ce type de trauma.
Ca et l'actualité (risques terroristes type marathon de Boston ou attaque du centre co de Nairobi, emploi d'armes blanches de plus en plus courant lors de simples altercations, etc...): je voulais/veux pouvoir réagir efficacement si un jour confronté à ce type de blessures.


Pour lecture: http://sofia.medicalistes.org/spip/IMG/pdf/Le_choc_hemorragique_en_medecine_de_l_avant.pdf

Manu.



« Modifié: 12 mars 2014 à 14:37:05 par bloodyfrog »

12 mars 2014 à 12:35:18
Réponse #20

Ulf


En tout cas, je le répète. Merci pour vos interventions.

 :doubleup:

12 mars 2014 à 15:23:24
Réponse #21

musher


En dehors de notre paranoïa conscience du monde, il y a aussi le fait que si on est sur ce forum, on a le risque de se retrouver dans des situations critiques et dans des lieux isolés.

En formation PSC1, le formateur n'arrête pas de nous dire qu'on est à 20 minutes maxi des secours et donc notre rôle est de :
1er sécuriser
2ème prévenir
3ème maintenir les fonctions vitales jusqu'à l'arrivée des secours qui prendront le relais 

Mais en off, il nous a appris des trucs pour les situations où on est à plus de 20 minutes des secours (dont le garrot). Bon, il est aussi AMM donc il sait que les secours peuvent être long à arriver.

A l'époque du BNS, on apprennait à stabiliser un blessé et à partir chercher les secours (pas de GSM à l'époque)


Lorsqu'on fait des formations de secours plus spécialisées (montagne, spéléo...), on nous apprend des techniques aussi qui permettent d'attendre les secours pendant plusieurs heures.(gestion de l'hypothermie, immobilisation avec la pose d'attelle, de collier cervical, le déplacement sécurisé du blessé,...)

Ca peut expliquer les discours différents sur ce forum.

Après, la formation PSC1 apprend à porter secours mais pas à s'auto-soigner.(techniques nécessitant les 2 mains, exercices toujours sur un autre stagiaire, pas de médocs...)

C'est comme ça que pour les activités en solitaire, on m'a appris à poser un garrot préventif sur une hémorragie.
On pose le pansement compressif puis au dessus le garrot non serré. Et on donne l'alerte.
Si on se sent partir, on sert le garrot, ça évite que les secours trouvent un type vidé de son sang car il s'est évanoui et qu'il a pas vu que le pansement compressif n'était plus efficace (car on laisse jamais un pansement compressif sans surveillance).

Maintenant si Fry veut bien me donner son avis sure cette technique, je suis plus que preneur. ;)
,

12 mars 2014 à 16:00:41
Réponse #22

wolf




PAVC: A titre perso, secouriste formé à plusieurs reprises (milieu mili, civil, sportif...) j'ai investi il y a deux ans dans une formation TCCC, parce que tireur sportif aux pratiques dynamiques, et chasseur, parfois en groupe (je ne suis plus mili depuis longtemps même si toujours très imprégné par ce milieu), je me trouvais très léger sur ce type de trauma.
 


Manu.

Je connais pas cette formation.
Ça t’embêterai de nous faire un petit retex vite fait pour les incultes comme moi?
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

12 mars 2014 à 16:46:56
Réponse #23

fry


Musher: c'est une situation peut-être un peu tirée par les cheveux car catastrophique, mais sinon pourquoi pas.

En pratique, si tu perds connaissances sur un saignement dans la nature avec un compressif sur le jambe au fond d'un fossé, il y a deux possibilités:

- Soit tu as fait un malaise vagal ( de loin le plus fréquent ), sur la vue du sang, sur la douleur causée par la  blessure, etc... tu reviendras très rapidement à toi.

- Soit tu as réellement perdu connaissance sur un bas-débit dû au saignement. Chez un homme d'âge moyen en bonne santé, l'hypotension sur une hémorragie ne commence qu'à partir de 40% de perte de la masse sanguine totale. Pour que l'hémorragie fasse perdre connaissance en position allongée, le choc hémorragique doit être en plus assez cogné, il a donc fallut avant cet instant que tu saignes plusieurs litres... si c'est le cas c'est que tes compressifs sont inefficaces depuis un certain temps, tu auras déjà posé un garrot en principe.
Le garrot est effectivement une mesure de sauvetage, mais en pratique si tu en arrives à cette situation d'inconscience tu ne t'en sortiras probablement pas a moins d'être immédiatement découvert par des secours lourds ( médicalisé, héliporté ).

Le risque est de faire un petit vagal, de revenir à soi, par inquiétude de serrer un garrot alors que le compressif est efficace et la perte de sang minime... et d'attendre des secours qui n'arriveront que de très nombreuses heures après.

Il est quand même plus raisonnable selon moi d'en réserver l'usage à une hémorragie ne cédant pas sous une compression bien menée.

Wolf:

Le TCCC anglo-saxon est le pendant militaire du PHTLS ( pré-hospital trauma life support ), impliquant les soins d'urgence au combat, donc le soin en contexte tactique.
Son pendant français ( ils suivent les mêmes recommandations ) est le " sauvetage au combat ". Il en existe trois niveaux: SC1 ( tout personnel militaire projeté sur théâtre de guerre ), SC2 ( infirmiers, auxiliaires de santé des commandos ), SC3 ( médecins et infirmiers avec formation particulière ).

12 mars 2014 à 17:03:47
Réponse #24

musher


pour Wolf
http://www.nttc-france.fr/Main.aspx?numStructure=41836&numRubrique=540793
Voila un exemple de formation TCCC (mais il y en a plein d'autres notamment toutes les boîtes qui proposent des formations de contractor)

Pour Fry, Merci
Quand je parlais de perte de connaissance, je pensai malaise vagal du à la vue du sang, la douleur...
Pour le malaise par perte de sang, effectivement, là ça craint vraiment.

Donc tu confirmes que si l'hémorragie a été contenu par un compressif efficace, il y a peu de chance que l'hémorragie redémarre.

L'histoire du garrot m'a été donné par un formateur à qui j'avais raconté un accident qui m'est arrivé dans les années 90 (chute de cheval lié à une branche dans la tête, gros saignement de la tête et grosse douleur à la jambe, j'ai eu le temps de mettre un pansement US sur ma tête et je suis parti à cause de la douleur.
Je me suis réveillé un bon moment après, la tête en sang. 
Bon là de toute façon le garrot aurait servi à rien  ;D

Au départ le formateur parlait de pose préventive, en cas de doute, au cas ou le compressif soit pas efficace et donc pas perdre de temps à chercher et poser le garrot.

Merci encore

 


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