Le camo suisse de la tenue TASS 57 est une reprise des derniers camos du Reich pour combattre dans les ruines. Paradoxe, ce camo n'a jamais été porté par des Allemands, mais par des Lettons défendant l'Allemagne en janvier 1945.
Pour l'efficacité, l'héritage d'Otto Schick n'est pas trahi, le Leibermuster (ou cam suisse) maîtrise parfaitement l'environnement pour lequel il est prévu et joue le jeu des couleurs à distance, car le rouge devient marron de loin.
Aimer un camo ou pas fait partie du jeu. je ne reviendrais pas sur l'historique du camouflage français, j'ai assez ecris dessus. Par contre je parie que n'importe qui préférera porter un multicam qu'un vieux Strichetarn (cam gouttes de pluie de la RDA). En général est pris en compte l'aspect "national" d'un camo, histoire d'en avoir un différent du voisin, fût-ce au détriment de l'efficacité.
Certains pays achètent un camo étranger: Autriche, Pays-bas (avec une modif de couleur), Serbie, Congo...
Ne pas aimer un camo, c'est ce qui arrive quand on envoie au casse pipe des types avec des tenues trop voyantes. Dans certains pays d'Afrique, les gardes présidentielles sont en cam fluo...Pour enrayer les désertions.
Un camo, ce n'est pas qu'une zolie tenue pleine de couleurs, y a plein d'aspects autres qui font qu'on aime ou pas. Ben oui, les premiers créateurs étaient des artistes.
Pour info, je recommande le DPM book de Hardy Blechman qui recense tous les camos dans le monde (de 2004). Pour l'anecdote, j'ai participé à ce bouquin avec mes potes Henrik Clausen, Eric Larson, Steve Grammont et l'immense Dr borsarello qui a travaillé sur les faiblesse de l'oeil humain face à un motif disruptif. En fait, j'écris encore sur le camo mais chut!